Alonso, le réflexe du scorpion
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Alonso, le réflexe du scorpion

Né le 29 juillet 1981 à Oviedo, Fernando Alonso est donc du signe du zodiaque du Lion. Mais le caractère en acier trempé du pilote espagnol pourrait en faire un Scorpion. Les récentes déclarations de l’Asturien sur le moteur Honda à Suzuka ont fait jaser.

Dans chaque génération de pilotes, on trouve un champion plus doué que les autres de façon assez incontestable, nourri au nectar et à l’ambroisie par des dons exceptionnels pour la haute vitesse :

-  Tazio Nuvolari aux dépens de Rudolf Caracciola, Bernd Rosemeyer, Guy Moll, Achille Varzi, Jean-Pierre Wimille ou Louis Chiron

-  Juan Manuel Fangio par rapport à Alberto Ascari, José Froilan Gonzalez, Nino Farina

-  Stirling Moss comparé à Mike Hawthorn, Peter Collins, Tony Brooks, Luigi Musso, Wolfgang Von Trips, Alfonso de Portago ou Jack Brabham

-  Jim Clark plutôt que G.Hill, Surtees, Lorenzo Bandini, Dan Gurney ou Bruce McLaren

-  Jackie Stewart aux dépens de Jochen Rindt, Jacky Ickx, François Cevert, Denny Hulme ou Chris Amon

-  Niki Lauda par rapport à Emerson Fittipaldi, Jody Scheckter, Gilles Villeneuve, Ronnie Peterson, Clay Regazzoni, James Hunt, Carlos Reutemann, Mario Andretti, Didier Pironi ou Jacques Laffite

-  Ayrton Senna comparé à Alain Prost, Mansell, Piquet, Keke Rosberg, Stefan Bellof, Elio de Angelis, Berger, Patrese, Martin Brundle, René Arnoux, Michele Alboreto, Derek Warwick, Alessandro Nannini ou Thierry Boutsen

-  Michael Schumacher plutôt que Mika Häkkinen, Damon Hill, Jean Alesi, David Coulthard, Rubens Barrichello, Jacques Villeneuve, Juan Pablo Montoya, Ralf Schumacher, Jarno Trulli, Olivier Panis, Mika Salo, Jos Verstappen ou Giancarlo Fisichella

-  Fernando Alonso par rapport à Kimi Räikkönen, Sebastian Vettel, Lewis Hamilton, Mark Webber, Daniel Ricciardo, Robert Kubica, Felipe Massa, Nico Rosberg, Jenson Button, Romain Grosjean ou Nico Hulkenberg

Dimanche 27 septembre 2015, le scorpion Alonso s’est réveillé à Suzuka, fief de Honda. Au 27e tour du Grand Prix du Japon, le double champion du monde espagnol se fait dépasser par le rookie néerlandais Max Verstappen. Furieux dans le cockpit de sa McLaren Honda, le natif d’Oviedo laisse exploser son courroux à la radio vers le stand de Woking : C’est un moteur de GP2 !

A l’arrivée, Eric Boullier, le directeur de la compétition de McLaren et bras droit de Ron Dennis à Woking, a souhaité dédramatiser en parlant d’un commentaire dans le feu de l’action. A chaud, mais pas tant que ça. En vérité, l’Espagnol savait très bien ce qu’il faisait, il attendait la première occasion pour dénoncer les progrès insuffisants de Honda cette saison. Une gestion attentiste aussi de la part du chef de projet F1, Yasuhisa Arai, qui refuse depuis des semaines sinon des mois de recruter en externe pour avancer plus vite. Selon la rumeur, McLaren demande sa tête depuis un moment.

Par cette phrase sibylline, Alonso humilie le motoriste Honda à domicile, au Japon, devant son public et surtout devant l’état-major du constructeur revenu en F1 début 2015. Il faut dire que le manque de puissance du turbo nippon est criant et handicape la compétitivité des McLaren. Sur la toile, Honda a vu son slogan La puissance des rêves parodié par les internautes : Les rêves de puissance. Le pilote asturien n’en est pas à son coup d’essai, vu son caractère en acier trempé.

Dès qu’il se sent menacé ou qu’il ressent le besoin politique de mettre la pression sur un ingénieur, un motoriste ou un team manager, le scorpion Alonso utilise le venin de son dard.

En 2005, Renault Nissan change de P.D.G., Carlos Ghosn surnommé 7-Eleven mais aussi cost killer, remplaçant Louis Schweitzer. Face à cette incertitude sur l’avenir de l’écurie du Losange et au niveau de performance des flèches d’argent de Montoya et Räikkönen, le natif d’Oviedo noue des contacts avec Ron Dennis. Le transfert en vue de la saison 2007 est officialisé dès le mois de décembre 2005.

En 2006, le champion du monde accuse Renault de favoriser son coéquipier italien Giancarlo Fisichella, au motif que le Losange protège le pilote qui sera leader en 2007, Alonso ayant choisi de partir vers McLaren Mercedes en 2007.

En 2007, une fois dans l’écurie de Ron Dennis, Alonso ne supporte pas la concurrence sportive du jeune rookie anglais Lewis Hamilton, champion de GP2 qui étonne par son niveau de performance. Certes, Black Senna calque ses réglages sur le double champion du monde, mais ce dernier accuse McLaren de favoriser le britannique pour de simples raisons de nationalités.

Le torchon brûle très vite avec Ron Dennis, et Alonso refuse publiquement de serrer la main de son directeur sportif de McLaren après sa victoire au Grand Prix d’Europe en juillet 2007, au Nürburgring. L’ambiance sent le soufre dans l’écurie de Woking, et la cohabitation explosive avec Lewis Hamilton devient irrespirable après l’épisode de Budapest où la FIA déclasse injustement Alonso de sa pole position sur le tourniquet magyar.
En septembre 2007, Alonso n’hésite pas à collaborer avec la FIA et à témoigner contre McLaren Mercedes dans le cadre de l’affaire d’espionnage du Stepneygate, l’ancien directeur technique de McLaren (Mike Coughlan) ayant eu accès via l’ancien chef mécanicien de Ferrari (Nigel Stepney) à 780 pages de documents confidentiels sur le bolide écarlate de la Scuderia, la F2007. Les deux hommes avaient monté ce projet par pur désir de vengeance, Coughlan car il n’avait pas été augmenté par Ron Dennis et Martin Whitmarsh suite au départ d’Adrian Newey vers Red Bull, Nigel Stepney car il n’avait pas été conservé chez Ferrari par Jean Todt suite au départ de Ross Brawn de la Dream Team. Brawn était parti en année sabbatique, faire de la pêche à la mouche, et orphelin de son mentor, Stepney avait sauté tel un fusible.

Aux yeux de Ron Dennis, l’Espagnol payé à prix d’or a franchi le Rubicon après ce témoignage de septembre 2007 vécu comme un coup de poignard, une véritable trahison, il deviendra, au même titre que Kimi Räikkönen, un rival pour la fin de saison. A Interlagos, l’objectif de Ron Dennis sera de permettre à Lewis Hamilton de devancer Fernando Alonso plutôt qu’Iceman pour le titre de champion du monde 2007.

En 2008 et 2009, Alonso revient au bercail, à Enstone et Viry-Châtillon sous l’égide de Flavio Briatore chez Renault, le temps de gagner deux courses et de voir l’épée de Damoclès du Crashgate s’écrouler sur le Losange juste avant son transfert chez Ferrari en 2010, où éclate la polémique d’Hockenheim face à Felipe Massa contraint comme son aîné brésilien Rubens Barrichello au rôle d’agneau sacrifié (en 2002 à Spielberg pour Rubinho).

Tutoyant la perfection en 2011 et 2012, s’attirant tous les superlatifs, Alonso a frôlé deux fois le titre avec la Scuderia, en 2010 et 2012, perdant tout à l’ultime course face au même pilote, Sebastian Vettel, figure de proue du team Red Bull dont les monoplaces étaient l’œuvre du génial Adrian Newey.

En 2013 et 2014, les banderilles verbales du Taureau des Asturies ne manquent pas envers la Scuderia Ferrari, le virtuose étant lassé de porter seul les espoirs de Maranello, peu aidé par de médiocres bolides écarlates. Par son refus viscéral de la défaite, Alonso a offert aux tifosi italiens des montagnes russes d’adrénaline, avec des victoires édifiantes de classe qui ont maintenu sa côte personnelle à un niveau stellaire.

Tirant la quintessence de son bolide écarlate, Alonso a porté à bout de bras une écurie italienne qui n’était plus que l’ombre de la Dream Team montée par Jean Todt entre 1993 et 2007. Le fiasco de 2011 à une erreur de soufflerie rendit la F150th Italia mal née est restée en travers de la gorge du marquis Di Montezemolo comme de son pilote vedette. Dans le même temps, Red Bull Renault affiche une forme stratosphérique et Vettel cannibalise la F1 à la façon d’un autre ogre allemand avant lui, Michael Schumacher. Perchée dans sa tour d’ivoire, la Scuderia ne comprend pas qu’Alonso est l’arbre qui cache la forêt. Même en 2014, après avoir manqué de respect publiquement à son écurie et avoir craché son venin sur Twitter, l’Espagnol fait son job, et dresse la guillotine face à Kimi Räikkönen. Entre les deux gladiateurs, le duel a tourné court.

En juillet 2013, juste après sa cinquième place en Hongrie, qui lui avait encore fait perdre quelques points sur le leader du championnat, Sebastian Vettel, Fernando Alonso avait assez ouvertement critiqué les performances de sa voiture : “En finissant 5e aujourd’hui, peut-être que nous avons réellement fait ce qui était à notre portée, car Mercedes, Lotus et Red Bull étaient plus rapides que nous. Cette course conclut un mois globalement difficile pour nous, avec Silverstone et Nürburgring, et fait partie d’un cycle où nous n’avons pas été à la hauteur”.

Une sortie médiatique qui n’avait guère plu au patron de Ferrari, Luca di Montezemolo. Le big boss, qui n’a pas non plus apprécié de lire dans la presse que le manager du pilote espagnol avait rencontré les dirigeants de Red Bull, a ainsi appelé le pilote espagnol à plus de retenue : “Tous les grands champions qui ont piloté pour Ferrari ont toujours été invités à placer les intérêts de l’écurie au-dessus des leurs. C’est le moment de reste calme, d’éviter les polémiques et de montrer de l’humilité et de la détermination en apportant sa propre contribution et en se plaçant aux côtés de l’équipe à la fois sur la piste et en dehors.”

Fin 2014, Alonso répond aux propos de Marco Mattiacci, estimant avoir prouvé sa motivation au cours de ses cinq années passsées chez Ferrari.

“J’ai entendu les commentaires et je ne pense pas qu’ils étaient très bons,  a déclaré l’Espagnol. S’il a tenté de dire que je n’étais pas motivé, il est arrivé chez Ferrari trop tard.”

“Il n’est là que depuis quelques mois et il ne m’a pas vu durant les cinq ans que j’ai passés ici et où je me suis battu à chaque course.”

Malheureusement pour lui, Alonso pourrait avoir un palmarès équivalent au maestro Juan Manuel Fangio. Avec deux points de plus en 2007 contre Räikkönen et Hamilton, cinq en 2010 contre Vettel , et quatre en 2012 contre Vettel, l’Espagnol serait quintuple champion du monde. Onze points seulement pour trois titres envolés à la dernière course, à Interlagos ou Abu Dhabi … Mais le miracle n’a pas eu lieu, et David Ferrari s’est incliné contre Goliath Red Bull à deux reprises.

Piégé par McLaren et la FIA en 2007 à Budapest, sort de victoire à la Pyrrhus de Lewis Hamilton qui décupla la volonté de son coéquipier espagnol, Fernando Alonso avait aussi perdu gros dans une sortie de piste sous la pluie du Mont Fuji cette année-là.
En 2010, son erreur aux essais à Monaco et son manque de sang-froid à Silverstone (écopant d’une pénalité) ainsi que sa sortie de piste à Spa Francorchamps lui avaient côuté cher. Mais l’erreur tactique de Ferrari à Abu Dhabi encore bien plus, Alonso passant la moitié du Grand Prix des Emirats derrière le pilote russe Vitaly Petrov.

En 2012 enfin, portant au pinacle l’art du pilotage d’une F1, l’Espagnol fut deux fois victime des lotus Renault aux départs des Grands Prix de Belgique et du Japon. A Spa Francorchamps comme à Suzuka, Alonso aurait fait parler son talent et ramené a minima deux podiums. Ces deux coups du sort lui ont finalement porté l’estocade face à Sebastian Vettel, phénix de l’automne avec quatre succès de rang dans les courses asiatiques …

Ayant gagné trop tôt et trop vite entre 2003 et 2006, doté de dons intrinsèques prodigieux, Fernando Alonso est victimedu complexe de Dieu selon Jacques Villeneuve, et a manqué de respect à son écurie, faisant volte-face à partir de 2013 dans ses déclarations, manquant de loyauté face au mythe du Cavallino Rampante, violant le totem de Ferrari dont l’ADN est d’abord la passion et la fidélité absolue. En octobre 1991, le triple champion du monde Alain Prost avait commis la même erreur en traitant indirectement sa Ferrari de camion après le Grand Prix du Japon. Le boomerang lui était revenu en pleine face, avec un licenciement sur-le-champ.

“Les Italiens aimaient Alonso, mais cet amour est mort très vite car il n’a pas soutenu l’équipe, déplore Villeneuve en mars 2015. “Ce n’est pas parce que vous gagnez 30 millions de dollars par an que vous devez abandonner la responsabilité d’aimer votre équipe. Où était le respect ?”

“Je n’ai jamais critiqué mon équipe, peu importe à quel point la voiture était mauvaise”, insiste le Canadien, passé chez Williams, BAR-Honda, Renault et BMW Sauber. “J’appelle cela le complexe de Dieu, quand vous pensez que vous êtes au-dessus de tout ; Vettel a annoncé qu’il quittait Red Bull et le sol s’est soudainement dérobé sous les pieds d’Alonso. Il pensait d’avantage à Twitter et au fait d’être politique plutôt qu’à l’esprit d’équipe”.

A l’hégémonie Red Bull a succédé ensuite la férule des Mercedes AMG. Quand Fernando Alonso remontera-t-il sur le trône de la F1 ? Son dernier titre mondial date de 2006 avec Renault, l’Espagnol avait alors 25 ans et tout l’avenir devant lui, il venait de vaincre le Kaiser Schumacher qui partait en retraite à 37 ans. A 34 ans passés, Alonso n’a plus beaucoup de temps devant lui, le projet McLaren Honda est sa dernière chance d’égaler les trois couronnes de son idole d’enfance, Ayrton Senna da Silva. Au scorpion de laisser place au phénix.

  1. avatar
    1 octobre 2015 a 14 h 01 min

    Ron Dennis a critiqué son pilote sur la forme mais l’a soutenu sur le fond. Honda a désormais une énorme pression pour se remettre au niveau des autres motoristes, déjà Renault ensuite Ferrari et enfin Mercedes.

    Les progrès annoncés à Spa et Suzuka ne sont jamais venus pour Honda, et Woking en pâtit.
    A supposer qu’Honda progresse en 2016, le retard est tellement énorme qu’Alonso pourra jouer les points mais pas la victoire, de temps en temps le podium si pluie ou course chaotique avec safety car.

    Je crains que l’Espagnol ne soit plus jamais champion du monde, il a déjà dépassé depuis 2013 le plus gros écart entre deux titres (7 ans) détenu par Niki Lauda (1977-1984), et désormais entre le premier et le dernier titre (10 ans) détenu par Michael Schumacher (1994-2014) car ce serait en miracle 2016 pour Fernando, soit 11 ans après 2005.

    Si Mercedes vire Rosberg et n’a pas peur d’une cohabitation Hamilton / Alonso, pourquoi pas en 2017 ?
    Mais s’il reste chez McLaren, j’ai peur qu’il s’impatiente et quitte la F1, Woking et Honda vont mettre un temps fou à revenir au sommet de la hiérarchie mondiale …

    Un mot sur Max Verstappen, quelle superbe saison du jeune rookie hollandais, excepté son crash à Monaco. Le fils de Jos a largement sa place en F1, comme Iceman en 2001 chez Sauber (Raikkonen ayant zappé F3 et F3000, venant directement de la Formule Renault).

  2. avatar
    1 octobre 2015 a 14 h 34 min

    Sinon rapidement :

    - ça pue pour Renault qui rachète Lotus se voit forcé de convaincre Ecclestone de son statut d’écurie historique malgré 34 saisons de présence en F1 (1977-1985 et 2002-2010 comme constructeur soit 18 saisons, 1986 puis 1989-1997 et enfin 2011-2015 comme simple motoriste soit 16 saisons), statut que Mercedes avait obtneu facilement en 2010 (malgré deux saisons comme constructeur en 1954-1955, et 17 saisons comme motoriste entre 1993 et 2009 dont deux sous le nom Ilmor en 1993-1994).

    - Vergne sera sans doute le pilote de base de Renault en 2016 en remplacement de Romain Grosjean

    - Grosjean fait un énorme saut dans l’inconnu chez Haas GP pour 2016

    - Grosse déception pour les lieutenants Nico Rosberg et Kimi Raikkonen une fois de plus battus par Hamilton et Vettel

    - Iceman fera sans doute en 2016 son ultime saison en F1. Ferrari ne l’a gardé que pour deux raisons : veto de Vettel sur la venue d’Hulkenberg et dédit contractuel (12 M€) demandé par Williams jugé trop cher par Marchionne pour Bottas. En 2017, Grosjean, Kvyat, ou Verstappen auront peut être leur chance à Maranello comme n°2 de Vettel. Et en plus, Iceman a vu son salaire divisé par 3.

    - Button est annoncé en 2016 chez McLaren mais attention tout reste encore possible pour Stoffel Vandoorne voire pour Kevin Magnussen.

  3. avatar
    2 octobre 2015 a 16 h 50 min

    Autant on peut comprendre les plaintes d’Alonso sur les performances de certains de ses bolides, autant je suis d’accord avec Jacques Villeneuve que le faire en public est égoïste, comme pour se dédouanner des mauvaises performances.

    C’est vrai que je n’ai pas de souvenir de Villeneuve se plaignant des (très) mauvaises performances de ses montures.

    D’ailleurs ces deux pilotes ont cela en commun: un mauvais choix de carrière les privant d’autres titres de champion. Villeneuve avait choisi de suivre son ami Craig Pollock dans l’aventure BAR.

    Évidemment on est d’accord pour dire qu’Alonso est largement supérieur à Villeneuve en terme de valeur intrinsèque (peut-être plus comparable au talent de Villeneuve père).

  4. avatar
    2 octobre 2015 a 18 h 09 min

    Salut Fabrice,

    A ce titre, je me souviens de Raikkonen qui n’avait jamais craché sur McLaren malgré de très nombreuses casses mécaniques en 2004 et 2005.

    Alonso est bien sûr meilleur que Jacques Villeneuve, pour Gilles Villeneuve oui et non. L’Espagnol est bien plus complet que la légende québécoise, mais sur un tour le Canadien et son phénoménal car-control digne de Peterson ou Senna était sans doute supérieur à l’as d’Oviedo.

  5. avatar
    2 octobre 2015 a 18 h 09 min

    Pour Alonso meilleur que Jacques Villeneuve, il suffit de se rappeler leur courte collaboration chez Renault fin 2004 pendant 3 GP, Chine, Japon et Brésil. L’Asturien pulvérisa le Québécois !!

  6. avatar
    5 octobre 2015 a 15 h 40 min

    Merci pour les précisions Axel.

    Évidemment j’ai dit “comparable” hein.

    Dommage que la vie du Québécois ait été fauchée si tôt dans sa carrière, il n’a pas eu le temps de commencer à récolter les fruits de son potentiel, au contraire de Senna par exemple, qui était déjà triple champion du monde. Évidemment la F1 regorge de champions appelés par la Camarde (terme cher à Tonton George) avant d’avoir pu cueillir les lauriers. Axel justement c’est ta spécialité. Tu citeras notamment Stefan Bellhof par exemple…

    Mais bon, en clin d’oeil du destin, le fils Jacques, bien que moins talentueux que son père, réussit tout de même à décrocher le titre suprême.

  7. avatar
    5 octobre 2015 a 19 h 12 min

    Salut Fabrice,

    Oui Gilles Villeneuve avait une chance unique de gagner le titre de champion du monde en 1982 face à Didier Pironi, car Alain Prost était affaibli par le manque de fiabilité de sa Renault (le petit moteur à injection Renix cassait tout le temps).

    Oui pour les héros fauchés trop tôt dans l’exercice de leur passion de la vitesse, trop longue liste, de Guy Moll en 1934 à Jules Bianchi en 2015, en passant par Bernd Rosemeyer en 1938, Achille Varzi en 1948, Jean-Pierre Wimille en 1949, Alberto Ascari en 1955, Alfonso de Portago en 1956, Peter Collins en 1958, Wolfgang Von Trips en 1961, Ricardo Rodriguez en 1962, Jim Clark en 1968, Bruce McLaren, Piers Courage et Jochen Rindt en 1970, François Cevert en 1973, Ronnie Peterson en 1978, Gilles Villeneuve en 1982, Stefan Bellof en 1985, Elio de Angelis en 1986, Ayrton Senna en 1994.

    Et parmi ceux là, Varzi, Wimille, De Portago, Collins, Von Trips, Rodriguez, McLaren, Cevert, Peterson, G.Villeneuve, Bellof et de Angelis n’ont pas eu le temps de conquérir le titre mondial que leur talent méritait sans doute, sans oublier Jochen Rindt titré de façon posthume en 1970 contre Ickx, retournant le couteau dans la plaie pour Bernie Ecclestone douze ans après la mort de Stuart Lewis-Evans.

  8. avatar
    5 octobre 2015 a 19 h 13 min

    Pour Jacques Villeneuve, oui beau clin d’oeil à Gilles même si on voyait bien dès 1997 qu’il n’arrivait pas à la cheville ni de son père ni de Michael Schumacher.
    Le fils honora le père en battant l’écurie de ce dernier, la Scuderia Ferrari.

  9. avatar
    6 octobre 2015 a 22 h 55 min

    Je cherchais à identifier les plus prometteurs fauchés avant d’avoir pu gagner un titre mondial. Pas le temps de vérifier ta liste, mais cela en exclut plusieurs.

    Cela exclut donc entre autres Jim Clark, Jochen Rindt (le seul champion à titre posthume; mince consolation) et Ayrton Senna.

    Est-ce que Bianchi avait l’étoffe d’un champion du monde ? Difficile de dire. Je dirais que non mais il avait seulement commencé à montrer son potentiel dans une écurie de pointe.

  10. avatar
    7 octobre 2015 a 8 h 29 min

    Salut Fabrice,

    Difficile de dire si avec une 9e place à Monaco sur sa modeste Marussia pour seule référence en F1, Jules Bianchi aurait pu être champion du monde.
    Il valait sans doute un volant dans un top team, mais impossible de dire s’il aurait pu réussir chez Ferrari.

    Réussir dans un top team veut aussi dire résister à la pression du résultat, aux enjeux financiers, à la pression médiatique (particulièrement en Italie pour un pilote de la Scuderia), les exemples typiques sont Fisichella et Frentzen.

    L’Italien étonne chez Jordan puis dans une écurie Benetton en déclin, rebondit chez Jordan puis Sauber avant d’arriver chez Renault, où Alonso le pulvérise en 2005 et 2006, sans oublier sa saison plus que moyenne en 2007 face au rookie Kovalainen.
    En 2009, Fisico nous sort une superbe saison avec Force India dont cette 2e place à Spa face à Raikkonen qu’il rejoint ensuite chez Ferrari pour remplacer Luca Badoer en intérim de Felipe Massa. Et rebelote comme avec Alonso, Fisico ne fait pas le poids face à Iceman, il est vrai sur une F60 bien pourrie.

    Quant à Frentzen, exceptionnel pendant 3 saisons avec Sauber, il se loupe chez Williams contre Jacques Villeneuve pourtant loin de la perfection lui aussi …
    Avant de rebondir dès 1999 chez Jordan où il finit 3e du championnat après 2 superbes victoires à Magny-Cours et Monza, sans oublier 1 pole position au Nurburgring.

    Autre exemple, Jarno Trulli, excellent le vendredi en libres, souvent très bon le samedi en qualif, très rarement tranchant le dimanche en course, quand ça comptait vraiment. Chez Renault, Trulli s’est fait dévorer par Alonso en 2003, n’a pas vraiment dominé Button en 2002, seule reste son beau début de saison 2004 avec le succès au GP de Monaco.

    Pour ma liste, nombreux sont ceux qui pensent que Stefan Bellof avait l’étoffe d’un champion du monde, idem pour François Cevert, Achille Varzi, ou Jean-Pierre Wimille.

    Pour Elio de Angelis, il en avait la rapidité mais pas forcément le mental, vu comment Ayrton Senna l’avait rapidement détruit en 1985 chez Lotus.
    Restent les champions sans couronne, Ronnie Peterson et Gilles Villeneuve, voire Bernd Rosemeyer, peut être aurait-il pu gagner en 1950 s’il n’avait pas péri sur une autoroute allemande en 1938 dans un vain record de vitesse, malgré les conseils de prudence de son rival Rudi Caracciola.

    Et après, tu as tous ceux qui auraient du gagner le titre mais qui sont restés en vie … Stirling Moss, Dan Gurney, Jacky Ickx, Clay Regazzoni (mort en 2006), Carlos Reutemann, Didier Pironi (mort en 1987 dans un accident de bateau), Jean Alesi s’il avait choisi Williams Renault et non Ferrari en 1991, Juan Pablo Montoya

  11. avatar
    7 octobre 2015 a 9 h 28 min

    Apparemment Ecclestone pourrait passer la main fin 2015, le Qatar est sur le coup.
    On verra ce qui va arriver pour la prise de pouvoir sur le pactole de la F1 …

  12. avatar
    19 octobre 2015 a 15 h 10 min
    Par Jayce

    Bonjour Axel. L’atmosphère actuelle est au Alonso-bashing… J’avoue que je me demande ce qui peut motiver cela. Je sais que la teneur de ton article ne suit pas cette tendance.

    Les commentaires de Jacques Villeneuve… Pfff, ont-ils de la valeur? Ramener cela à l’argent… Et puis, au-dela du fait que la médiatisation était moindre de son temps, le Québécois s’est fendu de quelques déclarations acerbes du temps de BAR. L’histoire entre Ferrari et Alonso s’est terminé comme elle devait le faire, dans l’amertume et le dépit. Les deux n’ont pas réussi à gagner, c’était logique. Et puis la Scuderia n’a pas pris l’habitude de se séparer de ses pilotes à l’amiable. Les exemples sont nombreux : Fangio, Lauda, Surtees, Ickx, Reggazzoni, Arnoux, Alboreto, Prost, Mansell, Alesi, Schumacher…

    Avant son départ, l’Espagnol s’est vu proposé une prolongation jusqu’en 2019. Mais il n’a pas cru au potentiel de Ferrari. James Allison a déclaré cette année “j’ai invité Fernando à venir voir les orientations futures, mais je sentais bien qu’il n’y croyait plus. On lui avait promis déjà dix fois que les choses allaient s’arranger”. Alonso a fait preuve de patience et d’implication depuis 2010, et méritait une autre sortie. A Interlagos en 2014, pour son dernier week-end de course en rouge, consigne a été donné aux ingénieurs et mécaniciens de ne rien manifester envers le pilote d’Oviedo (en référence à l’hommage reçu par Felipe Massa l’année précédente). Tant d’ingratitude a certainement blessé le double champion du monde, mais il a préféré se taire.

    Depuis le début de saison 2015, Alonso comme Jenson Button sont solidaires du projet McLaren-Honda. D’ailleurs, durant la première partie de saison, c’est plutôt le Britannique qui a eu tendance a émettre de serieuses réserves (à juste titre). Alonso, lui, entre deux questions posées sur les perfs de Vettel sur la F2015, a été provoqué par les observateurs mais n’a rien dit de négatif. Jusqu’à Suzuka. Les mots témoignant d’une frustration énorme, celle d’un champion déposé en ligne droite. Des mots prononcés dans le feu de l’action. Et qui ne sont pas franchement faux, soit dit en passant. A Sotchi, l’Espagnol a encore pesté contre son moteur, avec sourire cette fois. Quand Andrea Stella lui indiquait le retour de la Williams de Massa, indiquant au pilote d’Oviedo qu’il devait défendre sa place, Fernando s’est fendu d’un “j’adore ton humour!”. Pas de quoi fouetter un chat, tout de même.

    Quand Alonso crie son soutien à McLaren, on le taxe d’être aigri, faux, menteur. Quand transpire sa frustration (légitime), on l’accuse de destabilisation programmée. C’est très étonnant.

    Qu’est-ce qui peut motiver à aimer détester autant Alonso? Parce que c’est le meilleur? Certainement. Car on pardonne les frasques de Lewis Hamilton, on oublie les provocations de Sebastian Vettel, on ignore les échecs de Kimi Raikkonen. Qu’aurait été la F1 sans Alonso ces cinq dernières saisons? L’Espagnol a bien peu de chance désormais d’obtenir un troisième titre. D’autant qu’il ne semble pas décidé à poursuivre sa carrière au-delà de 2017. Il est en passe de devenir le pilote le plus mésestimé de l’histoire de la F1.

  13. avatar
    20 octobre 2015 a 16 h 32 min

    Salut Jayce,

    Une F1 sans Alonso entre 2010 et 2014 ? Inimaginable ?
    Sans lui, Vettel aurait encore plus écrasé la F1 avec Red Bull.
    Comme Schumi en 1997 ou 1998 contre Williams Renault puis McLaren Mercedes, le champion espagnol a frôlé l’exploit malgré une Ferrari moins rapide que la Red Bull de Baby Schumi.
    Pour moi, depuis la retraite du Kaiser fin 2006 (j’ignore son come-back foireux de 2010-2012), un seul pilote était potentiellement meilleur qu’Alonso : le Polonais Robert Kubica, véritablement génial avec BMW en 2008 puis Renault en 2010. Mais l’étoile de Cracovie a vu un terrible accident de rallye sonner le glas de ses espoirs début 2011.
    Tous les autres grands pilotes de la période lui sont inférieurs, de Kimi Raikkonen alias Iceman pulvérisé à voiture égale en 2014 à Felipe Massa laminé pendant quatre ans chez Ferrari, en passant par Lewis Hamilton (rookie qui copiait ses réglages en 2007, et moins complet que l’Espagnol, on l’a vu en 2010 notamment), Mark Webber, Nico Rosberg, Jenson Button (moins rapide sur un tour) ou encore Sebastian Vettel (exceptionnel mais gros trou noir en 2014 contre Daniel Ricciardo, là où le seul duel défavorable à Alonso reste 2007 contre Hamilton, désormais presque triple champion du monde).

    D’ailleurs je mets 1 Alonso 2 Kubica 3 Hamilton 4 Vettel 5 Raikkonen 6 Button 7 N.Rosberg 8 Webber 9 Massa 10 Ricciardo (qui doit encore digérer 2014)

    Alonso réunit toutes les qualités, pour un seul défaut, son fameux réflexe du scorpion que je détaille dans l’article : complet, rapide sur un tour, super combatif, charismatique, fédérateur, impliqué dans la technique, fiable sous la pluie, imperméable à la pression (plus que Schumacher jadis), tacticien génial, économe sur ses pneus et bon en dépassements.
    Le revers de la médaille est donc cette propension à sortir la guillotine trop vite.

    On ne peut en effet en vouloir à Fernando Alonso d’avoir voulu quitter Ferrari, mais il s’est retrouvé piégé par la clause que Vettel avait inclus en 2013 dans son contrat Red Bull pour 2014 face au risque de perte de compétivité du Taureau Ailé avec le redouté passage aux turbos.
    L’Allemand pouvait quitter Milton Keynes en vue de 2015 s’il n’était pas dans les 3 premiers après Monza, or il était devancé par Hamilton, Rosberg, Ricciardo , Alonso et Bottas !

    Jacques Villeneuve est une vipère, maintenant qu’il ne peut plus cracher sur Schumacher, il a changé de cible avec Alonso.
    Quant à Ferrari en effet, que d’histoires brisées, on aurait pu avoir Gilles Villeneuve car Enzo Ferrari n’avait pas vraiment soutenu le Canadien après Imola 82 et la trahison de Pironi. Mais le Commendatore avait eu vent du projet d’écurie sponsorisée par Camel discuté en 1981 par le Québécois avec deux escrocs milanais.
    On peut aussi rajouter Raikkonen viré comme un malpropre fin 2009 pour faire place à Alonso justement, Irvine fin 1999 pour que Barrichello reprenne le rôle de porteur d’eau exigé par contrat par Todt et le Kaiser.
    Ou Stirling Moss avant même de commencer en 1951 avec le fameux épisode de Bari !!

    Pour en revenir à l’Espagnol, il a tout donné entre 2010 et 2014 avec la Scuderia, la façon dont il a pulvérisé Iceman en 2014 montre qu’Alonso a continué de se battre comme un diable pour Maranello malgré son amertume légitime de champion sans couronne depuis 2006.

    C’est humain de vouloir aller voir ailleurs, et le natif d’Oviedo n’avait pas envie de patienter pour voir ce que donnerait l’effet James Allison, l’homme qui a justement remis dans l’ordre dans la mais on rouge en 2015, ce qui profite à Sebastian Vettel (3 victoires à Sepang, Budapest et Marina Bay).
    Chez McLaren Honda, pas choqué perso par GP2 engine car en effet c’est juste la vérité, le V6 japonais est juste NUL !! Pour la course russe, oui la répartie à son ingénieur sur le duel avec Massa était pleine d’humour, pas de quoi en faire une affaire d’Etat en effet.

    D’accord avec toi, parmi les pilotes titrés, l’Espagnol sera sans doute celui qui sera le plus passé à côté d’une carrière de titan, en 2010 et 2012 il mérite le titre sans aucun doute, pour 2007 je reste partagé car les 3 protagonistes avaient leur mérite cette année là.

    Meilleur pilote de tous les temps en F1 (pour moi), Jim Clark est aussi resté à 2 titres mais en partie par malchance (East London 1964, Mexico 1964) et surtout par son décès d’avril 1968 dans une anonyme course de f2 à Hockenheim.
    Ayrton Senna aurait pu atteindre 4 ou 5 titres sans Imola 1994 mais l’aura de l’archange brésilien reste intacte, on l’a vu pour les 20 ans de son décès au printemps 2014. Comme Gilles Villeneuve, le virtuose brésilien reste un mythe de la F1.

    Emerson Fittipaldi s’est fourvoyé chez Copersucar, mais il ne valait pas Alonso même si le Brésilien était un excellent pilote, on l’a vu face à Stewart, Lauda ou Peterson entre 1972 et 1975.

    A la limite, on peut parler d’Alberto Ascari qui aurait pu faire mieux sans sa mort en 1955, ou de Jack Brabham qui a passé trop de temps comme pilote constructeur.
    Jochen Rindt aurait pris sa retraite fin 1970. Et Lewis Hamilton rattrape le temps perdu chez McLaren (titres de champion s’entend, car 21 victoires en 6 ans tout de même), à vitesse grand V avec Mercedes AMG.

    Je mets donc volontairement les champions sans couronne, les Nuvolari, Caracciola, Rosemeyer (années 30) puis Wimille, Moss, Collins, Brooks, Ricardo Rodriguez, Gurney, McLaren, Cevert, Peterson, G. Villeneuve, Ickx, Reutemann, De Angelis, Bellof, Montoya ou encore Kubica.

    • avatar
      23 octobre 2015 a 12 h 47 min
      Par Jayce

      Si on devait faire un distingo des champions au palmarès flatteurs ou au contraire peu représentatif, je pense que ce serait long!!!

      Alonso aurait mérité la couronne en 2012, c’est un évidence. S’incliner au Mondial pour trois points en pilotant une voiture qui rendait 1″ pleine sur la Red-Bull en qualifs, c’est juste ahurissant. Pour 2010, je suis plus partagé car Alonso fait deux erreurs de débutant à Monaco et à Spa. En revanche, en 2007, l’Espagnol a selon moins plus de mérite que Raikko et Hamilton car la McLaren était intrinsèquement moins rapide que la F2007 et tout le développement de la monoplace de Woking lui revenait. De plus, il a du faire face à la face la plus sombre de Ron Dennis.

      Pour en revenir à 2010, Mark Webber fut le plus méritant, refusant d’être un numéro 2 et réussissant presque son coup. Pour 2008, je sais qu’on ne sera jamais d’accord mais Massa a été trahi par son team et sa mécanique, ce qui lui a couté la couronne au profit d’un Hamilton encore brouillon.

      Pour Kubica, je ne sais pas trop. Il m’a beaucoup déçu en 2009, Heidfeld faisant finalement mieux que lui. De manière plus globale, je trouve qu’il manquait de science en course pour être un top. Mais il aurait pu progresser sans son accident c’est un fait.

      Enfin, je suis d’accord sur le fait qu’Alonso deviendra sans doute le champion au palmarès le plus mince en regard de son talent et de sa domination intrésèque. Prost est aussi dans ce cas, car il aurait pu remporter deux à trois titres de plus sans qu’on puisse crier scandale (1983, 1984 et 1990). A l’inverse, Nelson Piquet est selon moi le multiple champion du monde le plus controversé (titre offert par Williams au dépens de Reutemann en 81, tricherie de BMW en 83 et chance insolente en 87).

  14. avatar
    20 octobre 2015 a 16 h 34 min

    Je mets donc volontairement DE COTE les champions sans couronne

    Pardon pour l’oubli.

    Et pour finir, oui je crains qu’Alonso quitte la F1 sans ce 3e titre qu’il mérite pourtant sans discussion vu son brio sans égal.

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