Ces saisons de F1 sans le champion du monde ou sans numéro 1
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Ces saisons de F1 sans le champion du monde ou sans numéro 1

Il est arrivé que le champion du monde de F1 ne soit pas au départ la saison suivant son sacre, ou qu’a minima le numéro 1 dévolu au tenant du titre ne soit peint sur aucun capot de monoplace.

1958 (Juan Manuel Fangio semi-retraité)

En 1958, suite à son rapt par des partisans de Fidel Castro lors d’une course à la Havane, Fangio est un semi-retraité de la F1. Ce n’est pas l’épisode de Cuba qui a motivé son retrait mais les limites atteintes le 4 août 1957 au Nürburgring. Ce jour là dans l’Eifel, Fangio pilote de façon effrayante, dépassant les limites à coups de trajectoires sans cesses plus agressives. Malgré la fatigue, le maestro argentin parvient à atteindra la quadrature du cercle, battant le temps de sa propre pole position sur le majestueux circuit allemand. Après sa 24e victoire en F1 et son 5e titre de champion du monde acquis dans l’Eifel, Fangio fut victime d’insomnies. Il savait qu’il avait risqué sa vie lors de ce Grand Prix d’Allemagne 1957. Deux ans après la chute du régime de Juan Peron en Argentine, qui avait conduit le natif de Balcarce à poursuivre sa carrière en 1956 et 1957, Fangio tire sa révérence en 1958. L’homme qui a surpassé Nuvolari, Caracciola, Rosemeyer et Varzi dans la légende du sport automobile fait ses adieux à la course sur le circuit de Reims, dix ans après ses débuts en Europe lors de l’année 1948. 4e ce jour là en Champagne, le maestro sud-américain reçoit le plus beau des hommages du vainqueur du jour, Mike Hawthorn, qui reste sagement dans les rétroviseurs du quintuple champion du monde sans oser lui prendre un tour, ce qui aurait été une humiliation inutile. Le mot d’Hawthorn est resté dans la légende : On ne prend pas un tour à Fangio. Stirling Moss, trois fois dauphin de Fangio entre 1955 et 1957, ne parvient pas à franchir la marche décisive vers un titre qui reste encore utopique pour lui. Et c’est Mike Hawthorn qui devient champion du monde en 1958, brisant l’ère latine.

Ce qui a compté pour Fangio dans sa décision : le sentiment du devoir accompli en F1 en 1950 et 1957 avec cinq titres en six saisons complètes (hors 1952 et 1953), et surtout le désir de ne pas prendre de risques superflus dans un sport automobile soumis à l’épée de Damoclès d’un risque permanent.

 

1959 (Mike Hawthorn retraité)

Le décès de Peter Collins en 1958 au NÜrburgring porta un coup d’arrêt à la carrière de Mike Hawthorn. Certes, le pilote anglais trouva les ressources pour résister à Stirling Moss au classement du championnat du monde 1958. Couronné avec la Scuderia Ferrari, le gentleman driver qu’était Hawthorn ne trouvait plus de goût à la course automobile, étant orphelin de son meilleur ami Collins. Peter et Mike étaient comme le pouce et l’index, viscéralement liés par une amitié indéfectible. De plus, Hawthorn savait que l’ère des pilotes amateurs était révolue, et que le professionnalisme allait progressivement devenir la norme du paddock. En janvier 1959, doublant la Mercedes de son ami Rob Walker sur la route de Londres, Hawthorn trouva la mort dans un accident de la route au volant d’une Jaguar. Il n’avait pas encore fêté ses 30 ans, mais il était condamné depuis des années par une grave maladie affectant ses reins … Hawthorn devait se rendre à Paris chez un notaire pour reconnaître le fils qu’il avait eu avec une demoiselle champenoise après sa victoire à Reims, lors du Grand Prix de France 1953 … Orpheline du premier champion du monde britannique de l’Histoire de la F1, la saison 1959 verra Stirling Moss consolider sa légende de roi sans couronne et de champion maudit, le sceptre allant au pilote australien Jack Brabham.

Ce qui a compté pour Hawthorn dans sa décision : le décès de son ami proche Peter Collins, point de non-retour, et la mutation progressive de la F1 vers un sport professionnalisé, loin de l’ère bohème des pilote gentlemen tels Alfonso de Portago, marquis cousin du futur roi d’Espagne qui ne voyageait qu’avec une brosse à dents.

 

1974 (Jackie Stewart retraité)

Fin 1973, Stewart quitte la F1, lui qui n’avait mis que dans la confidence que sa femme Helen et son patron Ken Tyrrell. L’Ecossais s’en va au sommet, lui qui a vu deux amis proches périr, Jim Clark en 1968 puis Jochen Rindt en 1970. Stewart ne disputera jamais son centième Grand Prix, François Cevert se tuant à Watkins Glen. En hommage à son coéquipier français qui devait lui succéder comme leader du team Tyrrell en 1974, le triple champion du monde ne prend pas le départ du Grand Prix des Etats-Unis. Stewart en restera à 27 victoires en 99 Grands Prix. En 1974, le peloton est donc orphelin du champion du monde en titre, mais le Suédois Ronnie Peterson porte le numéro 1 par intérim chez Lotus Ford Cosworth, écurie championne du monde des constructeurs en 1973 avec son duo Emerson Fittipaldi / Ronnie Peterson. Ce numéro 1 ne portera pas chance au Scandinave dans sa Lotus noire et or JPS, même si le virtuose Peterson gagnera à Monaco, en France et en Italie. C’est Emerson Fittipaldi, parti chez McLaren après avoir rendu Colin Chapman responsable de la perte de sa couronne conquis en 1972 lors du Grand Prix d’Italie 1973 (doublé Peterson / Fittipaldi non arbitré par le patron de Lotus), qui reprend les lauriers mondiaux en l’absence de Stewart et de Cevert, tandis que Regazzoni et Lauda font de nouveau de la Scuderia Ferrari un challenger crédible pour le sceptre.

Ce qui a compté pour Stewart dans sa décision : l’usure du pouvoir après 6 années au pinacle de la F1 comme héritier de Jim Clark (décédé au printemps 1968) et la certitude de ne pas faire la saison de trop en 1974j sur le plan du risque et de la sécurité plus que du déclin sportif

 

1993 (Nigel Mansell en IndyCar)

Afin d’éviter que Williams Renault ne puisse offrir à Alain Prost ou Damon Hill le très convoité numéro de l’as en 1993, Ron Dennis prend comme précédent le départ de Prost de McLaren vers Ferrari à l’intersaison 1989-1990. Le pilote français avait emmené avec lui le n°1 en Italie sur le capot de son bolide écarlate. Afin d’éviter de décaler toute la grille, Williams-Renault se retrouve donc avec les numéros 0 et 2, Damon Hill prenant le 0 et Alain Prost le 2. Mansell, lui gagne le titre en IndyCar avec l’équipe de Paul Newman, tandis qu’en Europe le pilote américain Michael Andretti vit une saison ne forme de chemin de croix chez McLaren face à Ayrton Senna. Ron Dennis limogera le fils de Mario Andretti (champion du monde 1978) entre les Grands Prix d’Italie et du Portugal, titularisant le jeune pilote essayeur finlandais Mika Häkkinen aux côtés de Senna à Estoril. Häkkinen fera un malheur, et sera l’ultime coéquipier de Nigel Mansell en 1995, le Lion revenant en 1994 faire des piges chez Williams Renault avant de signer pour 1995 avec McLaren Mercedes. Mansell ne fera que deux Grands Prix en 1995 avec Woking, dont un médiocre course en Espagne où la cause de son abandon sera aux antipodes de la combativité légendaire montrée durant des années par ce véritable gladiateur de l’asphalte : Renoncement du pilote.

Ce qui a compté pour Mansell dans sa décision : le déclin confirmé de McLaren Honda en 1992, après le péché d’orgueil commis par le motoriste japonais en 1991 (passage au V12), renforce l’insolente suprématie de Williams Renault, fort de la supériorité du V10 du Losange sur les V12 Honda et Ferrari. L’hégémonie de Didcot aiguise les convoitises d’Alain Prost (en année sabbatique) et d’Ayrton Senna pour la saison 1993, le Brésilien proposant même à Frank Williams de quitter Woking gratuitement. L’argent n’a pas d’odeur, disait l’empereur Vespasien dans l’Antiquité romaine. Malgré le soutien de Renault, Frank Williams reste un Harpagon proche de ses deniers. Un conflit financier va motiver la retraite de Nigel Mansell. Au jeu des chaises musicales, Mansell est perdant face à Prost qui lui a coupé l’herbe sous le pied dès l’hiver 1992, après son licenciement par la Scuderia Ferrari en octobre 1991. Espérant recréer le duo Prost / Senna des années 1988-1989 chez McLaren Honda (malgré une clause du contrat du Français mettant un veto irrévocable à une telle pespective), Frank Williams humilie Mansell en refusant toute augmentation de salaire pour 1993. A Monza, où Mansell souhaitait offrir la victoire à son coéquipier italien Patrese sur ses terres de Lombardie, l’écurie anglaise bluffe et espère faire changer d’avis in extremis le champion du monde 1992 sacré un mois plus tôt à Budapest. Mais drapé dans son orgueil, Mansell ne fait pas volte-face devant les journalistes en conférence de presse, contrairement à sa vraie-fausse retraite de l’été 1990 après un terrible coup de blues à Silverstone (triomphe de son coéquipier Prost dans son fief). Il quittera la F1fin 1992 et rejoindra le championnat Indy en 1993.

 

1994 (Alain Prost retraité)

Afin d’éviter de décaler toute la grille, Williams-Renault se retrouve donc avec les numéros 0 et 2, Damon Hill prenant le 0 et Ayrton Senna le 2 (ensuite repris par David Coulthard et Nigel Mansell qui assureront l’intérim suite au décès du triple champion du monde brésilien le 1er mai 1994 à l’autodrome Enzo e Dino Ferrari d’Imola). Après le drame survenu en Emilie-Romagne et le décès de Senna à l’hôpital de Bologne (le même établissement verra l’autopsie de l’icône cycliste Marco Pantani en 2004), c’est Michael Schumacher, adoubé par Prost fin 1993 comme le meilleur pilote européen et le grand espoir face à l’idole Senna, qui va conquérir le titre mondial. La couronne du jeune pilote allemand de 25 ans se fait dans un contexte de rupture brutale avec un âge d’or qui durait depuis 1986, avec les duels au couteau de Prost et Senna, voire Piquet et Mansell. Plébiscité meilleur pilote du monde dans une F1 orpheline du triple champion du monde brésilien, le Kaiser domine Damon Hill en 1994 puis 1995. Schumacher possède l’étoffe des héros, et pérennise rapidement les exploits avec Benetton, avant de relever le défi Ferrari en 1996. Harcelé par Ron Dennis durant l’hiver 1993-1994, Prost ne reviendra jamais chez McLaren, ni en 1994 sous l’ère du V10 Peugeot pas plus qu’en 1995 pour la première saison de l’alliance entre Woking et Mercedes Ilmor.

Ce qui a compté pour Prost dans sa décision : c’est suite à son abandon de Budapest que le Professeur prend sa décision. Malgré une année de contrat restant en 1994, Prost est fatigué d’une année 1993 stressante : froideur de l’écurie Williams, mesquineries de la FIA qui descend de sa tour d’ivoire pour se venger des critiques du consultant Prost sur TF1 en 1992 (super-licence envoyée in extremis à Johannesburg alors que le Français était déjà parti de Paris vers Kyalami pour l’ouverture du Mondial), sévérité du pouvoir sportif à Monaco en représailles, mésaventures techniques à Donington qui lui vaudront la risée de la presse, sentiment de ne pas être désiré autant qu’Ayrton Senna par Williams comme par Renault dans l’optique du championnat du monde 1994, comparaison incessante faite par les journalistes avec la férule imposée par Mansell en 1992 … Certes, le titre mondial conquis en septembre 1993 à Estoril boucle une carrière magnifique, et fait de Prost le dauphin du grand Fangio au panthéon de la F1. Mais le Français ne se sent plus capable de tirer la quintessence d’un bolide face à un Ayrton Senna affamé de victoires tel un Pantagruel privé de son pain quotidien, avec un appétit colossal de revanche sur le destin qui privait l’archange de Sao Paulo des lauriers depuis 1991 … Nourri au nectar et à l’ambroisie par les fées du destin, Senna ambitionnait de rejoindre voire dépasser les cinq couronnes mondiales de Fangio, l’Argentin jugeant le Brésilien digne de battre son record. Il sera finalement battu en 2003 par Michael Schumacher. Comme Jackie Stewart en 1973, Prost tire sa révérence après son dernier titre mondial. Consultant pour TF1 en 1994 et 1995, le Français vient en 1996 conseiller Ron Dennis et Mercedes chez McLaren, avant de reprendre l’écurie Ligier sous le nom de Prost Grand Prix en 1997. Le mariage avec Peugeot imposé par Jacques Chirac et Guy Drut pour des raisons politiques, vire au cauchemar. Déficitaire, l’écurie Prost passe du Capitole à la Roche Tarpéienne en 2001, torpillée par des dettes abyssales et le come-back de Renault qui phagocyte Benetton en vue de 2002. Le coup de grâce viendra des attentats terroristes du 11 septembre 2001 touchant New York City, qui empêcheront l’entrée au capital d’investisseurs saoudiens en 2002. Mise en liquidation judiciaire, l’écurie Prost sort de la F1 par la très petite porte, là où Jackie Stewart et son fils Paul avaient rendu glorieusement leur team Stewart fin 1999 à Ford  (qui en fera Jaguar Cosworth) après une victoire inattendue de Johnny Herbert au Grand Prix d’Europe 1999. Mais après ces années de galère, Prost reprendra le volant dans les années 2000 en trophée Andros, loin des montagnes russes d’adrénaline qu’offrait la F1 avec les joutes d’anthologie contre Lauda, Senna ou Mansell, mais Prost voulait tourner le dos aux années Prost Grand Prix …

 

2015 (Lewis Hamilton délaisse le n°1)

Contrairement à 2009 où il avait accepté le prestigieux n°1 sur le capot de sa McLaren Mercedes,  l’as britannique préfère garder son numéro 44 en 2015 sur le capot de sa flèche d’argent Mercedes AMG, ce numéro lui rappelant ses années de karting, lui qui avait pour idole d’enfance Ayrton Senna. Le dimanche 11 avril 1993, alors que le Brésilien portait l’estocade au reste du peloton sous une pluie apocalyptique à Donington, un jeune métis de 8 ans était fasciné par la maestria du Pauliste devant sa télévision. Le jeune Lewis Carl, prénommé ainsi en janvier 1985 par son père en clin d’œil au héros Carl Lewis des Jeux Olympiques 1984 de Los Angeles, deviendrait pilote de F1. Pilote programmé entre 1995 et 2006 par Ron Dennis et Mercedes, Hamilton prendra logiquement un casque jaune, en hommage à Senna mais aussi au drapeau de la Grenade, pays d’origine de son père Anthony.

 

2016 (Lewis Hamilton délaisse le n°1)

Comme en 2015, Black Senna préfère porter le numéro 44 sur le capot de sa Mercedes AMG. Avec son numéro fétiche, Hamilton continue de tutoyer la perfection et de s’attirer tous les superlatifs même s’il perd sa couronne au profit de Nico Rosberg. Avec 10 victoires sur cette saison 2016, soit 53 en carrière à la fin 2016, le pilote anglais dépasse les 51 victoires d’Alain Prost, qu’il espère rejoindre dès 2017 au panthéon des quadruples champions du monde. Mais Hamilton souhaite poursuivre sa razzia, tandis que Mercedes a atteint la quadrature du cercle avec une W07 absolument intouchable en performance pure, qui a cannibalisé le reste du peloton.

 

2017 (Nico Rosberg retraité)

Le pilote allemand a préféré partir au sommet, à seulement 31 ans, plutôt que de poursuivre sa carrière chez Mercedes face à l’ogre Hamilton. Après deux défaites en 2014 et 2015 face à son coéquipier britannique, Rosberg a mis les bouchées doubles en 2016. Imposant de terribles sacrifices à sa famille, le fils de Keke Rosberg l’emporte sur le fil fin 2016, rejoignant son père dans le gotha (Keke sacré en 1982), faisant de la famille Rosberg la deuxième à compter deux champions du monde de F1 (tels Graham et Damon Hill, respectivement titrés en 1962 et 1968 pour le père puis en 1996 pour le fils). L’annonce surprise de sa retraite prend l’écurie Mercedes de court, Toto Wolff et Niki Lauda passent le mois de décembre 2016 à chercher le meilleur remplaçant possible, entre Fernando Alonso, Sebastian Vettel, Max Verstappen, Jenson Button, Pascal Wehrlein ou encore Valtterri Bottas.

Ce qui a compté pour Rosberg dans sa décision : la réalisation d’un rêve de gosse tout autant que le besoin de s’occuper de sa famille. Le rythme à la fois monacal et stakhanoviste d’un pilote de F1 perfectionniste n’est guère compatible avec le rôle de papa poule, entre une vingtaine de courses par an sur les cinq continents et des opérations marketing demandées par les sponsors des top teams.

 

A l’inverse, on peut considérer le cas de Mario Andretti en 1979 comme l’exception qui confirme la règle.

Ronnie Peterson décédé le 11 septembre 1978 à l’hôpital de Milan suite à un carambolage a priori anodin à Monza, Mario Andretti a vu son rêve virer au cauchemar. L’Italo Américain, qui avait pour idole d’enfance un certain Alberto Ascari (double champion du monde en 1952 et 1953), a donc assemblé son puzzle et obtenu son bâton de maréchal. Mario Andretti a aidé Colin Chapman à développer et perfectionner l’effet de sol depuis 1976, le devoir est accompli, l’Américain étant un argument commercial pour Lotus aux Etats-Unis, qui se fait également connaître par la fameuse Lotus Esprit visible en Sardaigne dans le dixième épisode cinématographique de James Bond 007, l’Espion qui m’aimait. Champion du monde en 1978, Mario Andretti avait donc obtenu ce qu’il voulait, comme il l’expliquera après le passage raté de son fils Michael en 1993 chez McLaren : En F1, on ne se bat pas que pour la gloire ou pour l’argent, on se bat pour faire retentir l’hymne de son pays à l’autre bout du monde. Je voulais que Michael connaisse cette joie. Or, Andretti, bien que né en Italie en 1940 dans la région d’Istrie désormais rattachée à la Croatie près de la mer Adriatique, a souvent expliqué que le plus beau jour de sa vie n’était pas une victoire à Indianapolis ou en F1, mais cette journée de 1964 où il devint citoyen américain. En 1978, Zandvoort fut le dernier circuit où Andretti fit résonner le Star Spangled Banner, avant de reprendre son casque gris à crête vermillon en F1 jusqu’en 1982. La mort de Peterson en 1978 a cassé le jouet d’Andretti, mais l’objectif atteint par l’Américain n’a pas motivé son départ de la F1. Loin d’être rassasié, Andretti essaiera de nombreuses années d’égaler la triple couronne de Graham Hill (titre en F1, victoire à l’Indy 500 et aux 24 Heures du Mans), cherchant désespérément à triompher dans la Sarthe, manquant de peu le succès sur le double tour d’horloge manceau en 1995. Féru d’histoire automobile vu que les succès implacables d’Ascari en 1952 et 1953 constituaient sa madeleine de Proust, l’Italo Américain n’égalera jamais Graham Hill, même s’il aura marqué le XXe siècle du sceau de l’éclectisme.

  1. avatar
    3 juin 2017 a 14 h 20 min

    Orphelin de Nico Rosberg en 2017, Lewis Hamilton semble incapable de se remotiver, tel Ayrton Senna perdu début 1994 sans Alain Prost en F1.

    Damon Hill et Michael Schumacher ne valaient pas le défi représenté par le Professeur dans l’esprit du Brésilien de Williams, et malgré le superbe début de saison de Vettel et la résistance correcte offerte par Bottas chez Mercedes, le pilote métis semble perdu sans son jumeau finno-allemand de 1985.

    Un seul pilote pourrait sortir Lewis de sa torpeur, Fernando Alonso, dont la probabilité de le voir chez Mercedes en 2018 semble proche de zéro (Niki Lauda n’aimant pas trop l’Espagnol), malheureusement …

    Hamilton semble parti pour une saison comme en 2011, sur courant alternatif. A lui de se réveiller très vite s’il ne veut pas laisser Vettel creuser l’écart (de 4-3 à 5-3) au nombre de titres mondiaux dans leur génération, même si Black Senna garde encore l’avantage aux victoires (55-45 après Monaco).

  2. avatar
    5 juin 2017 a 18 h 09 min

    Sage décision de Roseberg que se retirer en pleine gloire. Vouloir profiter de sa vie de famille est très compréhensible, et même si la F1 est plus sûre qu’auparavant, cela reste un soprt dangereux (cf Jules Bianchi).
    Il n’avait pas grand chose à accomplir de plus: un hypothétique 2e titre n’aurait pas eu de grande valeur, il y a pléthore de double champions. Il n’avait pas le calibre ni l’envie de marquer l’histoire, même s’il l’a un peu faite en devenant le 2e fils de champion du monde.

    D’ailleurs parlant de générations de champions du monde, Damon Hill a bien un fils pilote de course (Josh) mais il a fait une seule saison de Formule 3. Voyons si la fille de Nico Roseberg (ou un éventuel fils) seront capable de devenir champion du monde ! Réponse dans une vingtaine d’années ou plus :)

  3. avatar
    6 juin 2017 a 8 h 23 min

    Salut Fabrice,

    Je comprends tout à fait Rosberg mais garder son titre devant Hamilton et Vettel revigoré de 2017 aurait quand meme classé Nico dans le club de ceux qui ont su garder leur titre, cenacle qui exclut des pointures comme Clark, Stewart, E. Fittipaldi, Lauda ou Piquet par exemple

    Ascari 1952-1953
    Fangio 1954-1957
    Brabham 1959-1960
    Prost 1985-1986
    Senna 1990-1991
    M. Schumacher 1994-1995 et 2000-2004
    Häkkinen 1998-1999
    Alonso 2005-2006
    Vettel 2010-2013
    Hamilton 2014-2015

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