Quel avenir pour Boris Diaw ?

La tradeline est passée et Boris Diaw en est toujours au même point. Le Français n’a pas trouvé preneur dans les ultimes instants du marché et reste donc à Charlotte, pire franchise de la Ligue avec 6 victoires pour 36 défaites, soit un ratio immonde de 14%.

Pourtant, Bobo a des qualités indéniables. Tout d’abord, et c’est assez rare en NBA pour être souligné, il est collectif. Mais si, dans un sport d’équipe, penser à l’ensemble plus qu’à ses stats paraît logique, cette notion serait presque une insulte dans le championnat américain. Et c’est peut-être là tout le problème de Diaw : il ne pense pas assez à lui. Quand d’autres joueurs s’échinent à tirer encore et toujours pour enjoliver leur CV, souvent au détriment du pourcentage de réussite, le Most Improved Player de 2006 reste dans l’ombre malgré tout son talent. A Charlotte, il dépérit avec une moyenne de 7.6 points/match et un taux de réussite de 41.1%, le plus bas de sa carrière.

Par ailleurs, Diaw est polyvalent. Durant toute sa carrière outre-Atlantique, l’ancien Bordelais a évolué à tous les postes. Une faculté d’adaptation admirable qui fait de lui un parfait sixième homme mais qui l’empêche également d’avoir une visibilité auprès des coaches au moment où ils ajustent leur effectif… Et qui conduit souvent Diaw sur le banc malgré le flagrant manque de cerveaux dans le 5 de la franchise de Michael Jordan.

Dans l’optique des Jeux Olympiques de Londres, Diaw, pièce majeure dans le système de Vincent Collet, a besoin de jouer. Désormais, son seul espoir à court terme, c’est d’être coupé par les Bobcats ou de racheter la fin de son contrat afin de rejoindre une nouvelle franchise avant le 23 mars prochain -vendredi donc-. Selon les dernières rumeurs, les San Antonio Spurs souhaiteraient engager un 13ème joueur dans leur effectif. Taulier de la maison texane, Tony Parker essaierait de convaincre ses dirigeants d’embaucher son pote. Néanmoins, les Spurs seraient davantage à la recherche d’un deuxième meneur susceptible d’épauler Parker en cas de pépin et le possible buy-out de Derek Fischer, tradé des Lakers aux Rockets, pourrait modifier la donne.

La perspective de voir Bobo dans la rotation de Pop fait saliver ses supporters. Car dans une équipe aussi performante, il n’aurait pas besoin de forcer sa nature et pourrait s’affirmer comme un précieux passeur. Sans oublier non plus que, concernant l’équipe de France, la complémentarité entre lui et Parker pourrait s’améliorer.

Quoi qu’il en soit, il devient urgent pour Diaw de trouver une franchise qui lui convienne. La retraite de TJ Ford pourrait lui offrir un beau cadeau pour ses 30 ans. Après tant de frustrations, Diaw mériterait bien de retrouver la joie de jouer dans une équipe compétitive.

François Miguel Boudet

Boris Diaw n’est pas le seul Français de NBA dont l’avenir est incertain. A lire, par yann_lcdz : Ronny Turiaf dans le flou

  1. avatar
    21 mars 2012 a 16 h 32 min

    Les Bobcats l’ont libéré. A priori ce sera les Spurs ou les Mavs.

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Retrouvez Your Zone sur

Compatible Smartphone & Tablette

Iphone & iPad

Abonnez-vous à la Newsletter