Où en est Renato Sanches ?
Photo Panoramic

Où en est Renato Sanches ?

Golden Boy, Champion d'Europe avec le Portugal, transféré pour 35 millions d'Euros, Renato Sanches a défrayé la chronique la saison dernière avant de disparaître dans le brouillard allemand.

En un peu plus de 15 mois, Renato Sanches est passé de l’anonymat de la réserve du Benfica à l’effervescence d’être champion d’Europe avec sa sélection et transféré pour 80 millions d’euros au Bayern Munich (35 millions + 45 de bonus). Alors qu’il a été élu Golden Boy en fin d’année dernière, le jeune Portugais de 19 ans peine à s’installer dans le milieu du Bayern, la faute à plusieurs facteurs.

Un statut difficile à digérer

Même si l’intéressé dément formellement que son transfert le perturbe, il n’est pas aisé de devenir en l’espace de quelques mois la coqueluche d’une nation championne d’Europe. Dans les colonnes d’A Bola, Renato s’explique : « le coût du transfert ne me pose aucun problème, ça me gêne plus de ne pas jouer que de coûter 35 millions. Maintenant que c’est fait personne ne peut le changer. J’ai 19 ans et j’ai réussi une bonne saison l’année dernière donc cela donne une valeur. Aujourd’hui je suis dans un club qui me permet d’évoluer et de faire de moi un meilleur joueur. » Une confiance qui contraste avec son temps de jeu famélique depuis le début de la saison. Avec une vingtaine d’apparitions et un peu plus de 700 minutes de jeu depuis le début de la saison (0 but), il ne parvient pas à s’immiscer dans la rotation au milieu de Thiago, Vidal, Xabi Alonso ou encore Kimmich.

Une adaptation compliquée

Une situation compliquée que Renato Sanches explique sans mal : « je savais que ce serait difficile, mais cela fait partie du processus d’intégration. La solution, ici, c’est de ne pas abandonner, de continuer à travailler et je sais que mon heure viendra. Ça va venir car je travaille sérieusement, je fais tout pour, alors je garde le moral. Évidemment, tous les joueurs veulent jouer, mais il n’y a que onze places sur le terrain ». Il ajoute ensuite : « Je suis énervé intérieurement et même un peu révolté par le fait que tout ne se passe pas forcément pour le mieux depuis mes débuts ici, mais je dois être patient et attendre mon moment. J’essaie de donner le meilleur de moi au quotidien, de progresser à chaque match. Comme je l’ai déjà dit, je sens que ça vient. » Le joueur qui a signé un contrat de 5 ans l’été dernier dispose encore de temps pour pouvoir s’installer dans le milieu de terrain munichois.

Carlo Ancelotti, son coach, vient à son secours, osant même la comparaison avec Michel Platini : « Renato a quelques problèmes d’adaptation. Platini a aussi eu des difficultés quand il a rejoint la Juventus. C’est à cause de la nouvelle langue, du nouveau pays, du nouveau club, de la nouvelle équipe. Et il est très jeune, nous devons être très patients avec lui. Il progressera. J’ai déjà travaillé avec beaucoup de jeunes joueurs. C’est très difficile de rejoindre un nouveau pays, un nouveau club, d’apprendre une nouvelle langue. Mais j’ai confiance en lui et il va arriver à montrer toutes ses qualités. J’ai parlé avec lui. Je lui ai dit qu’il devait rester calme. Il aura sa chance. Nous devons attendre. Je n’ai jamais vu un joueur avec autant de pouvoir au milieu de terrain. » Dans une saison où le Bayern n’est pas exceptionnel, le technicien italien a du mal à intégrer sa philosophie de jeu et faire en sorte que les joueurs progressent sous ses ordres.

À chemin entre immaturité et ambition

Conscient que le chemin jusqu’aux sommets est encore long, Renato Sanches est parti très tôt pour progresser. Son sens tactique, un défaut chez lui, est en train d’être façonné par Carlo Ancelotti. « Il a besoin de temps pour adopter le style du football allemand. Il est très fort physiquement, mais il a des manques tactiquement. Il tente beaucoup quand il joue, mais il a besoin d’être plus calme et de jouer plus intelligemment » estime le technicien italien. Des faiblesses que le joueur reconnaît lui-même : « ici, le championnat est plus tactique et physique. J’ai décidé d’aller en Allemagne pour me donner un nouveau défi. J’apprends beaucoup avec le coach au niveau tactique. » La relation affective entre le joueur et son coach laisse augurer de très bonnes choses pour le futur. À condition que le joueur délaisse un peu sa vie extra-sportive et ses activités nocturnes qui nuisent à ses performances. Le style de vie au Portugal et en Allemagne est totalement différent, et ce train de vie ne peut pas être compatible avec l’exigence du football allemand et de Carlo Ancelotti.

Et même si le joueur est un adepte des soirées et des festivités nocturnes, il n’en reste pas moins un ambitieux qui a remporté plusieurs distinctions individuelles prestigieuses en juin dernier. « Je ne suis pas venu pour l’argent ou autre chose, mais pour travailler. Tous les joueurs ambitieux veulent rejoindre un club plus huppé, même si Benfica était déjà un grand club. Ça, tout le monde le sait. Mais Benfica aura du mal à gagner une Ligue des Champions alors qu’ici, au Bayern, je peux y arriver. C’est une question d’ambition. Tous les joueurs veulent être bons, meilleurs, les meilleurs du monde. Et pour ce faire, ils veulent rejoindre les meilleurs clubs. » Maintenant qu’il est dans l’un des meilleurs clubs du monde, il ne reste plus qu’à confirmer tout son potentiel pour franchir un cap et justifier tous les louanges qu’il a reçu depuis plus d’un an.

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Retrouvez Your Zone sur

Compatible Smartphone & Tablette

Iphone & iPad

Abonnez-vous à la Newsletter