Ces météores du football européen
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Ces météores du football européen

Loin des ogres du Vieux Continent comme le Real Madrid, le Bayern Munich, la Juventus Turin, le FC Barcelone, Liverpool, l’AC Milan ou encore Manchester United, ils ont eu leur heure de gloire, trop éphémère pour pérenniser leur présence au panthéon européen. Mais ces clubs ne doivent pas être oubliés pour autant.

Anderlecht (vainqueur de la C2 en 1976 et 1978, de la C3 en 1983, finaliste de la C2 en 1977 et en 1990, de la C3 en 1984)

Le club de la banlieue bruxelloise atteignit son climax avec le concours d’un virtuose, Robbie Rensenbrink, quoi offre des montagnes russes d’adrénaline au public du Parc Astrid. Surnommé le Von Karajan d’Anderlecht, Rensenbrink est un chef d’orchestre unique, capable de marquer et de faire marquer, sans doute le meilleur joueur hollandais derrière Cruyff dans cette exceptionnelle décennie des 70s pour le football batave. En 1976, la C2 s’offre au club belge. Anderlecht rate le doublé en 1977 contre le Hambourg SV mais revient plus fort en 1978, écrasant 4-0 l’Austria Vienne au Parc des Princes. La C1 demeure un bastion européen inaccessible à Anderlecht, maudit dans la plus prestigieuse compétition continentale. Le club bruxellois gagnera la C3 contre Benfica en 1983, perdant la finale de 1984 contre Tottenham. Des accusations de corruption viendront ternir le prestige de la victoire de 1983, des années plus tard … En 1990, Anderlecht vit son dernier frisson européen à Göteborg, mais perd la finale de C2 contre la Sampdoria Gênes, emmenée par Gianluca Vialli.

Borussia Dortmund (vainqueur de la C1 en 1997, vainqueur de la C2 en 1966, finaliste de la C1 en 2013 et de la C3 en 1993 et 2002)

Parmi les météores du ciel européen, le club de la Ruhr est une exception, revenant de temps à autre briller au zénith, tel la récurrente comète de Halley. Si on demandait aux Allemands quel club a le plus résisté au FC Hollywood, alias le Bayern Munich, depuis vingt ans, le Borussia Dortmund serait plébiscité sans nul doute, n’en déplaise aux aficionados de Schalke 04 ou de Leverkusen. Finaliste de la C3 en 1993, le Borussia Dortmund s’incline contre la Juventus Turin, plus exactement contre un Roberto Baggio en état de grâce, comme face au PSG en demi-finale. 1993 est l’année Baggio, l’Italien tutoye alors la perfection et s’attire tous les superlatifs, avant de recevoir le Ballon d’Or sans contestation en fin d’année. Encore battu par la Vecchia Signora en 1995 en demi-finale de C3, Dortmund passe en C1 en 1996 après avoir gagné la Bundesliga. L’ossature des Möller, Kohler, Chapuisat, Riedle et Sammer, sous l’égide d’Ottmar Hitzfeld, gagne en maturité avec les années tel le bon vin … 1996 n’est pas un grand cru car l’Ajax Amsterdam de Louis Van Gaal contrecarre les desseins européens du club allemand. Mais Dortmund conserve son titre national face au Bayern en 1996, et retente sa chance en 1997, qui sera un millésime exceptionnel du côté du Westfalenstadion. Manchester United et Eric Cantona, trop inexpérimentés en demi-finale, laissent le Borussia accéder à la grande finale de Munich contre l’ogre du moment, la Juventus Turin de Marcello Lippi, emmenée par Zinédine Zidane. C’est le combat de David contre Goliath mais l’effet underdog va frapper, l’outsider va l’emporter, avec un doublé de Karl-Heinz Riedle puis un but du jeune espoir Lars Ricken à peine entré en jeu, sur un lob somptueux rappelant celui du Milanais Dejan Savicevic trois ans plus tôt face au Barça. Roi d’Europe, Dortmund va perdre ensuite tous ses cadres, mais revient en finale de C3 en 2002. Surpris par le Feyenoord Rotterdam, le Borussia entame ensuite une longue période de jachère. C’est Jürgen Klopp qui va sortir le club de sa disette avec deux titres de champion d’Allemagne en 2011 et 2012, avec la génération des Marco Reus, Robert Lewandowski et autres Mario Götze. 2013 marque la renaissance du phénix de la Ruhr, avec en point d’orgue une finale perdue à Wembley contre le Bayern Munich, qui va jouer les sirènes pour attirer dans ses filets Götze en 2013 puis Lewandowski en 2014.

Dynamo Kiev (vainqueur de la C2 en 1975 et 1986)

C’est avec un jeune prodige du nom d’Oleg Blokhine que le club ukrainien s’installe pour la première fois sur le toit de l’Europe en 1975 avec une victoire en Coupe des Coupes. Onze ans plus tard, tirant la quintessence d’un jeu collectif sans pareil, les coéquipiers d’Igor Belanov pulvérisent l’Atletico Madrid au stade Gerland de Lyon, tel un clin d’œil du destin face à la toute récente catastrophe nucléaire de Tchernobyl en ce printemps 1986. Dix ans plus tard, le Dynamo Kiev est dans l’œil du cyclone avec une affaire de corruption et de manteaux de vison offerts à des arbitres. Le club ukrainien se voit exclu sur-le-champ de la C1, remplacé par les Danois d’Aalborg dans la poule de Nantes, Porto et du Panathinaïkos. En 1999, Andrei Shevchenko manquera de peu la finale de C1 face au Bayern Munich, avant de partir au Milan AC.

Etoile Rouge de Belgrade (vainqueur de la C1 en 1991)

Les clubs d’Europe occidentale, malgré la victoire du Steaua Bucarest en 1986, sont longtemps restés perchés dans leur tour d’ivoire, pensant que la C1 était une chasse gardée. Bourreau du grand Milan AC au printemps 1991, l’OM de Raymond Goethals produit un football superbe, avec le panache de Chris Waddle, la virtuosité d’Abedi Ayew Pelé, la technique de Dragan Stojkovic et le sens du but de Jean-Pierre Papin, sans oublier la défense virile et rugueuse de la tour de contrôle Carlos Mozer. Marseille se débarrasse ensuite du Spartak Moscou tandis que l’Etoile Rouge Belgrade élimine le Bayern Munich. A Bari en ce 29 mai 1991, l’OM s’emmêle les pinceaux. Face à ses anciens coéquipiers, Stojkovic rentre en fin de rencontre mais les tirs aux buts vont avantager les Yougoslaves, habitués à cette épreuve en cal de match nul dans leur championnat … Manuel Amoros rate sa tentative, Belgrade l’emporte 5-3 dans ce cruel money time, et Basie Boli inonde les tubes cathodiques de l’Hexagone par ses larmes de crocodile. Sans le savoir, l’Etoile Rouge vit déjà son chant du cygne, la guerre civile qui va faire exploser la Yougoslavie orpheline depuis 1980 du maréchal Tito. Croatie, Serbie, Bosnie Herzégovine, Slovénie, Monténégro, Kosovo, autant de nations désireuses de prendre leur indépendance.  Darko Pancev à l’Inter Milan, Dejan Savicevic au Milan AC ou encore Robert Prosinecki au Real Madrid vont lancer un exode massif en Espagne ou Italie, Eldorado des années 90 pour d’autres joueurs yougoslaves, Davor Suker, Zvonimir Boban, Alen Boksic, Srecko Katanec, Pedrag Mijatovic, Robert Jarni ou Sinisa Mihajlovic.

Everton (vainqueur de la C2 en 1985) 

On dit souvent que le Heysel a porté l’estocade au destin du Liverpool FC, mais ce postulat se vérifie également avec le voisin du LFC dans la cité de la Mersey, Everton. Champions d’Angleterre en 1985, les Toffees de Gary Lineker auraient été les incontestables favoris de l’édition 1986, n’en déplaise au FC Barcelone de Schuster ou à la Juventus Turin de Platini. Le gardien gallois Neville Southall, des années plus tard, jurait qu’Everton aurait remporté la C1 haut la main. L’UEFA imposa aux clubs de la Perfide Albion une suspension de cinq ans jusqu’en 1990. L’épée de Damoclès était tombée, les hooligans ayant franchi le Rubicon le 29 mai 1985 à Bruxelles. Une semaine plus tôt, à Rotterdam contre le Rapid Vienne, Everton avait soulevé la Coupe des Coupes. Battus en finale de FA Cup en 1986 par leurs frères ennemis du Liverpool FC, les Toffees perdent Gary Lineker à l’été 1986. Meilleur buteur de la Coupe du Monde mexicaine, l’attaquant anglais part s’exiler au soleil de Barcelone avec le Gallois Mark Hughes de Manchester United, suivis à l’été 1987 par Ian Rush, transféré lui de Liverpool à la Juventus Turin. Un an plus tard, fort de son lien viscéral avec Liverpool FC et de son échec italien, Rush revient en Angleterre. Everton gagne le titre de champion d’Angleterre en 1987, la FA Cup en 1995 mais n’atteindra plus jamais les sommets européens, perdant à l’été 2004 un jeune prodige du nom de Wayne Rooney au profit de Manchester United et de Sir Alex Ferguson.

Galatasaray Istanbul (vainqueur de la C3 en 2000)

Sur les rives du Bosphore, dans cette ville d’abord nommée Byzance puis Constantinople, Galatasaray règne sur la partie européenne d’Istanbul, tandis que Fenerbahçe est le fer de lance des quartiers asiatiques.  En 1996 puis 1997, le club stambouliote attire en Turquie deux joueurs qui furent des pierres angulaires de la sélection roumaine, Gheorghe Hagi puis Gheorghe Popescu. En disgrâce à Barcelone, les deux stars des Balkans font merveille avec le club d’Hakan Sukur, qui reste viscéralement attaché à Galatasaray jusqu’en 2000 malgré une courte expérience en 1985 au Torino. En mai 2000, le club turc devient le premier de son pays à gagner une Coupe d’Europe, à Copenhague face à Arsenal. Malgré l’armada des Bergkamp, Henry, Seaman, Vieira, Suker et autres Overmars, les Gunners sont piégés par les Turcs qui l’emportent aux  tirs aux buts. Après avoir coiffé le club londonien sur le poteau en C3, Galatasaray enfonce le clou trois mois plus tard en Supercoupe d’Europe, piégeant le Real Madrid galactique de Luis Figo à Monaco, au stade Louis II, grâce à la nouvelle recrue phare du club turc, le Brésilien Mario Jardel, transfuge du FC Porto où il a porté l’art du but au pinacle pendant quatre ans.

Hambourg SV (vainqueur de la C1 en 1983, de la C2 en 1977, finaliste de la C1 en 1980)

Hambourg fut au pinacle de sa propre histoire au même moment que la Bundesliga. Face à un Bayern orphelin de Beckenbauer parti au Cosmos New York, le club du nord de l’Allemagne va enrôler le meilleur joueur d’Europe à l’été 1977, Kevin Keegan. Comme les Beatles, Keegan va forger sa légende à Liverpool puis à Hambourg. Le futur Ballon d’Or 1978 et 1979 va étrenner ses nouvelles couleurs par un 6-0 en amical face au Barça … Keegan quitte Hambourg en 1980 mais Félix Magath prend le relais, ainsi que Beckenbauer revenu de son exil doré en NASL en 1982. En mai 1983, face à une Juventus Turin encore trop inexpérimentée dans les grands matches, Hambourg réalise le hold-up parfait au stade Olympique d’Athènes. 1-0 pour les hommes d’Ernst Happel, le coach autrichien devenant le premier entraîneur à gagner deux fois la C1 avec deux clubs différents (après sa vitoire de 1970 avec le Feyenoord Rotterdam. Happel sera rejoint ensuite par José Mourinho (FC Porto en 2004, Inter Milan en 2010), Jupp Heynckes (Real Madrid en 1998, Bayern Munich en 2013) puis Carlo Ancelotti (Milan AC en 2003 et 2007, Real Madrid en 2014). Symbole de cet âge d‘or hambourgeois, c’est dans la ville hanséatique que le mangaka Yoichi Takahashi (Captain Tsubasa) enverra le gardien Genzo Wakabayashi (alias Thomas Price dans la version animée) se former avec Karl-Heinz Schneider, dont le père deviendra docker dans le quartier de Sankt Pauli, proche du Red Light District et des clubs où jouèrent les Beatles au début des années 60. Inspiré de Rummenigge, le personnage de Schneider sera transféré au Bayern Munich. D’autres joueurs fictifs sont inspirés des meilleurs joueurs allemands de l’époque : Hermann Kaltz (Manfred Kaltz), Franz Schester (Bernd Schuster) ou encore Manfred Margas (Félix Magath). Le mangaka s’était même inspiré du brésilien Tostao pour son personnage de joueur retraité Roberto Hongo, victime comme l’ancien champion du monde 197à d’un décollement de la rétine.

Lazio Rome (vainqueur de la C2 en 1999, finaliste de la C3 en 1998)

Vainqueur du Scudetto en 1974, le club romain a vu ses ailes coupées après une suspension européenne faisant suite à des incidents contre Ipswich Town en C3 1974. Onze avant le Heysel (1985), le hooliganisme couve entre tifosi italiens et pseudo-supporters anglais. En 1976, Giorgio Chinaglia part en exil en NASL, au mythique Cosmos New York où il côtoiera Pelé et Franz Beckenbauer ainsi que Johan Neeskens et Carlos Alberto. La pression de son épouse et les tensions avec les tifosi, nées d’une houleuse dispute avec le sélectionneur Valcareggi au Londial allemand de 1974, ont convaincu le natif du Pays de Galles de traverser l’Atlantique, de délaisser la Ville Eternelle pour Big Apple. Les décès de l’entraîneur Maestrelli et de Re Cecconi sonnèrent la fin d’une ère, et c’est pourquoi la Lazio déjà amputée de Chinaglia fut un feu de paille dans le paysage du football transalpin des années 70, surtout que le Totonero condamnera le club au purgatoire de la Serie B (comme l’AC Milan de Franco Baresi). Sorti de l’antichambre au début des années 80, le club romain révèle le jeune danois Michael Laudrup qui part à la Juventus en 1985 rejoindre Michel Platini, mais il faut attendre les années 90 pour revoir la Lazio Rome occuper de nouveau le haut du pavé, avec un premier transfert à sensation en 1991, celui de Paul Gascoigne, l’excentrique Anglais révélation du Mondiale italien de 1990. Finaliste de la C3 en 1998 contre l’Inter Milan de Ronaldo au Parc des Princes, la Lazio franchit un énorme palier la saison suivante avec l’arrivée de Christian Vieri en provenance de l’Atletico Madrid.  Frôlant le Scudetto en 1999, le club romain perd le titre in extremis au profit du Milan AC de George Weah, Oliver Bierhoff et Leonardo. Mais la dynamique est lancée, car le trio magique Nesta – Nedved – Vieri est devenue la cheville ouvrière des succès de la Lazio, en témoigne cette C2 gagnée contre Majorque en 1999 au Villa Park de Birmingham. Au printemps 2000, le club laziale alterne les désillusions, avec une défaite 5-2 contre le FC Valence en quarts de finale de C1, avant de connaître une euphorie lors de l’ultime journée du Calcio. Au sens propre comme au sens figuré, la Juventus Turin de Zidane et Del Piero se noie sur la pelouse de Pérouse, et le Scudetto perdu en 1999 revient dans l’escarcelle de la Lazio, venant récompenser les énormes investissements du tycoon Sergio Cragnotti, Pantagruel du business laitier au colossal appétit de victoires. Le transfert de Pavel Nedved en 2001 vers la Juventus puis d’Alessandro Nesta en 2002 vers l’AC Milan signent le début de la fin pour la Lazio, qui perd ses catalyseurs. Le club romain a perdu ses meilleurs gladiateurs, après Christian Vieri parti dès 1999 à l’Inter Milan … Il ne se relèvera pas de ces départs multiples.

Naples (vainqueur de la C3 en 1989)

Hormis l’OVNI Cagliari en 1970 avec son buteur local Luigi Riva, aucun club d’Italie du Sud n’avait enlevé le Scudetto avant que Diego Maradona ne force le destin en 1987. Transféré de Barcelone en 1984, El Pibe del Oro était devenu la fierté principale de la ville, plus encore que les merveilles environnantes, le Vésuve, les ruines de Pompei ou Capri … Rebelle, inspiré par Che Guevara, Maradona deviendra un intime de Fidel Castro et de Hugo Chavez. L’Argentin sera courtisé par le Milan AC de Berlusconi comme par l’OM de Bernard Tapie, mais il demeurera fidèle aux tifosi du Napoli, symbole de la lutte du Mezzogiorno face à l’Italie du Nord, à la Juventus Turin du puissant Avvocato Agnelli. Dans son hagiographie Maradona filmée par Emir Kusturica, deux fois Palme d’Or à Cannes à dix ans d’intervalle (en 1985 pour Papa est en voyages d’affaires, en 1995 pour Underground), le virtuose sud-américain parle d’un complot italien contre Claudio Caniggia et lui après la défaite de la Squadra Azzurra lors du Mondiale 1990. C’était au stade San Paolo, dans son antre napolitaine, alors plus chaude que le Vésuve en éruption. Sans ce triste épilogue du printemps 1991, jusqu’où Naples serait-il allé ? Aucun joueur par la suite n’a bien sûr pu égaler le bilan de Diego Maradona et de son complice, le Brésilien Antonio Careca. Digne héritier de Michel Platini comme meilleur joueur de la péninsule, Maradona cèdera ensuite ce titre subjectif à Marco Van Basten, qui effectuera avec le Milan AC une razzia de Scudetti et de Coupe des Champions entre 1988 et 1994.

Nottingham Forest (vainqueur de la C1 en 1979 et 1980) 

Le club de Nottingham Forest est une exception en Europe, il est le seul à compter plus de Coupes d’Europe des Clubs Champions que de titres de champions nationaux. Roi d’Angleterre en 1978, Nottingham Forest est sacré roi d’Europe en 1979 à Munich contre le club suédois du Malmö FF, puis en 1980 à Madrid contre le Hambourg SV de Kevin Keegan, avant de progressivement tomber aux oubliettes de l’Histoire.  Mais il reste le troisième club anglais le plus titré en C1, derrière Liverpool et Manchester United. Et accessoirement, Nottingham Forest compte autant de Coupes aux Grandes Oreilles que le FC Porto, le Benfica Lisbonne, ou encore la Juventus  Turin, clubs bien plus huppés sur l’échiquier européen de par leur régularité au plus haut niveau continental.

Olympique de Marseille (vainqueur de la C1 en 1993, finaliste de la C1 en 1991, finaliste de la C3 en 1999 et 2004)

Ce n’est pas l’usure du pouvoir qui a tué l’OM mais l’affaire OM – VA, ce match acheté le 20 mai 1993 à six jours de l’apothéose atteinte en Bavière contre l’ogre de l’époque, le grand Milan AC de Fabio Capello, avec ses Van Basten, Rijkaard, Baresi, Papin et autres Maldini. Une tête de Basile Boli venge les déceptions des trois saisons précédentes : la main de Vata contre Benfica en demi-finale de l’édition 1990, les tirs aux buts perdus contre l’Etoile Rouge de Belgrade à Bari en finale en 1991, le péché d’orgueil contre le Sparta Prague en 1992. Il y aurait eu un coup à jouer cette année-là avec l’hégémonique AC Milan suspendu (après les incidents de mars 1991 au Vélodrome, Franco Baresi et ses coéquipiers rossoneri quittant la pelouse marseillaise avant la fin du match) et un seul titan en lice, la Dream Teamnaissante de Johan Cruyff, le FC Barcelone emmené par Ronald Koeman, Michael Laudrup et Hristo Stoïtchkov. Ironie du destin, c’est orphelin de son trio majeur Papin – Waddle – Mozer que Marseille décroche son Graal européen, sept ans après l’arrivée de Bernard Tapie dans la cité phocéenne, lui qui venait de gagner les Tours de France 1985 et 1986 avec Bernard Hinault et Greg LeMond. Mais Rudi Völler, Alen Boksic et Marcel Desailly remplacent parfaitement les trois joueurs clés partis sous d’autres cieux. Le 26 mai 1993, Didier Deschamps soulève la première C1 française dans le ciel munichois. Ce sera une victoire à la Pyrrhus compte tenu de l’affaire OM – VA. Le club tombera de Charybde en Scylla, avec une suspension européenne en 1993-1994 puis une relégation en D2 en 1994-1995. Le phénix marseillais va cependant renaître de ses cendres. En 1999, pour le centenaire du club, l’OM atteint la finale de la C3. La soirée moscovite tourne au cauchemar face à Parme, vainqueur sans appel sur le score de 3-0, le premier but étant consécutif à une inhabituelle erreur de Laurent Blanc. En 2004, l’attaquant Didier Drogba offre l’illusion d’une gloire passée aux supporters marseillais, mais Valence dressera la guillotine en finale de C3 à Göteborg. Fabien Barthez expulsé par Pierluigi Collina, penalty transformé dans la foulée, les Espagnols s’imposent 2-0 pour la dernière finale européenne d’un club français (avec celle de Monaco en C1 la même année, perdue contre le FC Porto de Mourinho).

Parme (vainqueur de la C2 en 1993, de la C3 en 1995 et 1999, finaliste de la C2 en 1994)

Avec Nevio Scala, entraîneur au style offensif, Parme va se hisser trois fois sur le haut des podiums européens en une décennie. Recrutant le jeune espoir Thomas Brolin en 1990, Parme est monté en Serie A et gagne une Coupe d’Italie dès 1992. En 1993 à Wembley, le club romagnol ne laisse pas l’ombre d’une chance au Royal Antwerp en finale de C2. La machine est lancée, surtout que Parme compte sur un virtuose, le meilleur joueur offensif d’Italie derrière Roberto Baggio, un certain Gianfranco Zola. Cédant au printemps 1994 sa Coupe des Coupes aux Londoniens d’Arsenal, le club parmesan sort vainqueur d’un bras de fer 100 % transalpin contre la Juventus Turin en finale de C3 en mai 1995. Chaussant ses bottes de sept lieues sur le marché des transferts, Parme attire le Bulgare Hristo Stoïtchkov en 1995, puis Lilian Thuram et Fabio Cannavaro en 1996, révélant aussi Gianluigi Buffon. Le Scudetto reste utopique pour Parme même si le club termine dauphin de Serie A en 1997 derrière l’implacable Juventus Turin de Marcello Lippi. En 1999, Parme et Lilian Thuram gagnent de nouveau la Coupe de l’UEFA, pulvérisant l’Olympique de Marseille 3-0 à Moscou. Le club perd ensuite ses principaux cadres, Thuram et Buffon en 2001 puis Cannavaro en 2002.

PSG (vainqueur de la C2 en 1996, finaliste de la C2 en 1997)

C’est en 1992-1993 que le club parisien démarre un quinquennat de rêve en Europe, avec cinq demi-finales consécutives, record du Real Madrid et de l’Ajax Amsterdam égalé. Battant Naples puis Anderlecht, le PSG de George Weah tire la quintessence de son énorme faim de conquêtes par un premier exploit au printemps 1993 en C3 face au Real Madrid. Le club castillan voit de nouveau la guillotine se dresser sur sa tête en mars 1994 en quarts de finale de C2. Jamais deux sans trois, et l’Espagne croise le fer avec Paris une troisième fois en mars 1995 en C1, via le grand Barça de Johan Cruyff. Superstitieux, le Ballon d’Or bulgare Hristo Stoïtchkov demander à loger au Trianon Palace comme avant le France – Bulgarie du 17 novembre 1993. Le talisman ne fonctionne pas et le PSG élimine la Dream Team catalane orpheline de Romario reparti à Rio de Janeiro en janvier 1995. Le Milan AC de Savicevic, tel un bulldozer insatiable, écrase les velléités parisiennes en demi-finale telle la Juventus de Baggio en 1993 ou Arsenal en 1994. 1996 est l’âge de raison pour le PSG de l’ère Michel Denisot, George Weah et David Ginola laissent Rai en patron du vestiaire, avec Youri Djorkaeff en recrue phare de l’été 1995. En C2, le club parisien élimine le Celtic Glasgow puis Parme dans une finale avant la lettre, puis le Deportivo La Corogne de Bebeto. En finale, le Rapid Vienne de Carsten Jancker ne peut rien face à la volonté du PSG, traumatisé par la remontée d’Auxerre en championnat de France mais galvanisé par Yannick Noah, grand artisan de la victoire d’Henri Leconte et Guy Forget en Coupe Davis en 1991 à Lyon. Tel Henri Leconte au creux de la vague en 1991, le PSG de Luis Fernandez l’emporte au stade du Roi Baudoin de Bruxelles, l’ancien Heysel, sur un coup franc surpuissant de Bruno N’Gotty. Perdant Youri Djorkaeff en 1996, le PSG recrute Leonardo qui complète un tandem offensif de grande classe avec son compatriote Rai. Proche de la sortie face au Galatasaray de Hagi, Paris réagit en champion et élimine ensuite l’AEK Athènes puis Liverpool. A Rotterdam en finale en mai 1997, le Barça de Bobby Robson utilise son arme absolue, le phénomène brésilien Ronaldo, qui marque sur penalty. L’ère Denisot est proche de son terme, et Paris va ensuite vivre une décennie de vaches maigres, entre victoires en Coupe de France et saison dans le ventre mou de la Ligue 1. Par l’entremise du président Nicolas Sarkozy, Qatar Sports Investments entre en scène en 2011. Avec sa manne providentielle digne des mécènes d’Abu Dhabi à Manchester City, QSI est une poule aux œufs d’or qui va booster les ambitions parisiennes en France d’abord, en Europe ensuite. Triple quart de finaliste face au Barça de Messi en 2013 et 2015 et contre Chelsea en 2014, le PSG de Zlatan Ibrahimovic reste encore trop inexpérimenté, et multiplie les camouflets face aux ténors. Pourra-t-il profiter  des chaises musicales des mercatos estivaux pour changer la donne ? Pas certain tant le fair-play financier lui met les bâtons dans les roues.

Real Saragosse (vainqueur de la C2 en 1995, vainqueur de la C3 en 1964)

David Seaman a subi deux buts gags dans sa carrière, le premier en 1995 avec Arsenal en C2 au Parc des Princes, le second en 2002 avec l’Angleterre en Coupe du Monde face au Brésil. Ronaldinho avait imité un certain Nayim, joueur du Real Saragosse qui sauva son club du guêpier des tirs aux buts contre Arsenal en finale de la C2 en 1995. Le club espagnol entraîné par Victor Fernandez avait capitalisé sur sa belle saison 1994, avec une troisième place en Liga et une victoire en Coupe du Roi. Avec l’attaquant argentin Juan Eduardo Esnaider, le Real Saragosse s’était hissé en finale de la C2, ravivant la nostalgie de ses plus vieux supporters, ceux qui avaient vécu la victoire de 1964 en Coupe des Villes de Foire, l’ancêtre de la Coupe UEFA et de la Ligue Europa. Mais plus qu’Esnaider, c’est Nayim qui a laissé une trace dans l’Histoire par ce lob parisien, cette inspiration de génie pour le joueur né à Melilla, cette enclave espagnole sur la côte marocaine, proche du détroit de Gibraltar …

Sampdoria de Gênes (vainqueur de la C2 en 1990, finaliste de la C1 en 1992 et de la C2 en 1989)

Gianluca Vialli et Roberto Mancini, avec le Brésilien Toninho Cerezo, furent les pierres angulaires des succès du club ligure au carrefour des années 80 et 90. Le Barça de Johan Cruyff fut deux fois la bête noire de la Sampdoria Gênes, lauréate du Scudettoen 1991 et finaliste à Wembley de la C1 en 1992, avant que Ronald Koeman ne fusille leur gardien de but par un boulet de canon digne de frappe de légende. Trois ans avant cette défaite londonienne qui sonnait le glas des espoirs génois, Barcelone avait déjà privé la Sampdoria d’une victoire européenne, en C2. Le club italien avait pris sa revanche en 1990 contre Anderlecht au stade Ullevi de Göteborg, permettant au Calcio de signer un Grand Chelem inédit pour un même pays avec les victoires de l’AC Milan en C1 et de la Juventus Turin en C3. C’était le signe de l’insolente suprématie de la Serie A sur le reste de l’Europe à cette époque bénie pour le Calcio.

Stade de Reims (finaliste de la C1 en 1956 et 1959)

Si les lauriers sont restés utopiques pour le Stade de Reims, la faute en revient en grande partie à un homme surnommé la Flèche Blonde, Alfredo Di Stefano. L’Hispano-Argentin du Real Madrid, clé de voûte des cinq succès du club castillan en Europe entre 1956 et 1960, fut le bourreau des Champenois le 13 juin 1956 au Parc des Princes. Malgré le départ de Raymond Kopa pour Madrid à l’été 1956, Reims continue d’imposer sa férule à l’Hexagone et revient en finale en 1959, au Neckarstadion de Stuttgart. Le Hongrois Ferenc Puskas, interdit de territoire par la RFA après ses propos sur le dopage supposé de la Mannschaft en Coupe du Monde 1954, n’est pas là mais Alfredo Di Stefano occupe le paysage à lui seul. Uomo squadra unique en son genre, leDivin Chauve marque pour la quatrième fois de rang en finale européenne. Il atteindra en 1960 la quadrature du cercle à l’Hampden Park de Glasgow, avec un triplé qui ajouté au quadruplé de Puskas offre au Real Madrid un festival offensif jamais revu depuis à un tel niveau de la compétition (7-3 contre Francfort). Sans la manne providentielle des producteurs de champagne (Mumm, Möet et Chandon, Taittinger, Dom Perignon, Laurent Perrier, Louis Roederer, Ruinart …), le club rémois tombe ensuite du Capitole à la Roche Tarpéienne. Un dernier titre de champion de France en 1962 clôt l’ère Kopa, avant que d’autres clubs ne reprennent le flambeau, Saint-Etienne puis Nantes, Bordeaux époque Claude Bez, le Marseille de Bernard Tapie, l’Olympique Lyonnais de Jean-Michel Aulas et l’actuel PSG qatari.

Steaua Bucarest (vainqueur de la C1 en 1986, finaliste de la C1 en 1959)

Le club roumain, vaisseau amiral sportif du régime communiste de Nicolae Ceausescu en vigueur depuis 1967, arrive en finale de l’édition 1986 de la Coupe d’Europe des Clubs Champions. La finale se joue au stade Sanchez Pizjuan de Séville, face au FC Barcelone de Bernd Schuster. Le président du Real Madrid, Ramon Mendoze, tient un piège au Barça en offrant une Mercedes et un futur contrat au gardien roumain, Helmut Ducadam. Ce dernier joue le match de sa vie en Andalousie et prive les Catalans d’une première couronne européenne, 25 ans après leur échec contre Benfica Lisbonne à Berne en 1961. Au retour de Séville, Ducadam perd le coupé Mercedes au profit de Nicu, fils du dictateur, homme violent souvent en prise à l’alcool et prisonnier de son addiction au jeu. Le gardien de but voit les doigts de sa main brisés un par un par les sbires de la Securitate. Son rêve d’aller au Real Madrid s’envole telle une chimère, mais le Steaua revient en finale européenne trois ans plus tard en 1989. Bien que la finale se joue au Nou Camp de Barcelone, ce n’est pas vraiment un terrain neutre tant les tifosi de l’AC Milan sont venus nombreux de Lombardie. 85 000 supporters rossoneri sont un puissant douzième homme derrière Ruud Gullit et Marco Van Basten qui signent chacun un doublé face à un Gheorghe Hagi impuissant. Le Maradona des Carpates rejoindra en 1990 le Real Madrid avant de connaître le purgatoire de la Serie B avec Brescia, puis de revenir en Espagne en 1994 via Johan Cruyff, dans la Dream Team du Barça, après la fin de l’idylle entre Michael Laudrup et Cruyff en Catalogne.

Zenith Saint-Petersbourg (vainqueur de la C3 en 2008)

Avec un tel nom, le club de Saint-Petersbourg était promis au nectar et à l’ambroisie de ceux qui gravent de façon immortelle leur nom sur le gotha des clubs vainqueurs d’une Coupe d’Europe. Emmené par Andrei Arshavin qui sera la révélation de l’Euro 2008, le club russe écrase tout sur son passage en C3 au printemps 2008, éliminant l’OM en demi-finale puis le Bayern Munich en finale. Même le grand Manchester United de Cristiano Ronaldo, Carlos Tevez et Wayne Rooney se fait piéger à Monaco en Supercoupe d’Europe trois mois plus tard.

  1. avatar
    26 juin 2015 a 17 h 26 min

    Souvent le destin d’un club météore est lié à un ou deux joueurs stars … Keegan à Hambourg, Maradona à Naples, Papin et Waddle à l’OM, Savicevic et Pancev à Belgrade, Lineker à Everton, Vialli à la Sampdoria Gênes, Rensenbrink à Anderlecht, Nedved et Nesta à la Lazio Rome, Zola puis Thuram / Buffon à Parme, Sammer, Möller et Kohler à Dortmund, Kopa à Reims, Arshavin au Zenith, Hagi au Steaua Bucarest …

  2. avatar
    27 juin 2015 a 12 h 43 min
    Par Cullen

    Certaines équipes ne méritent pas autant de louange je trouve ( Steaua 86, Saragosse 95, Galatasaray 2000 ou Zenit 2008 ) et d’autres ont au contraire été clairement oubliées. Alors bien sur, ces choix sont dans l’ensemble assez subjectifs mais certaines équipes ne peuvent pas ne pas figurer dans cette liste. Je pense bien sur au Benfica du début des années 60’, au Celtic de Jimmy Johnstone, vainqueur de la C1 en 67 et finaliste trois ans plus tard ( mais là je dois manquer d’objectivité :-)) mais aussi au grand Leeds de Brian Clough, volé en finale de C1 en 1975 et souvent malheureux en championnat ( on les surnomma d’ailleurs les “maudits” ) et surtout le Borussia M’Gladbach de Weisweiler dans les années 70’. Une équipe souvent oubliée du grand public ( très injustement ) qui a pourtant pratiquée l’un des football les plus chatoyant de l’Histoire. D’ailleurs, plus que Dortmund, c’est M’Gladbach qui aura été la principale alternative au Bayern. Le pragmatisme allemand incarné par Beckenbauer et Gerd Müller face au Football vertical, rapide et imaginatif des “poulains” emmenés par Simonsen et Heynkes.

    PS : on dit Juventus et Celtic, ces deux clubs ne sont rattachés à aucune ville, c’est notre habitude bien française de toujours vouloir associé un club à une ville.

  3. avatar
    27 juin 2015 a 16 h 21 min

    Salut Christian,

    J’ai hésité à mettre le Borussia Mönchengladbach mais clairement j’aurais du le faire je le reconnais, 2 C3 en 1975 et 1979 plus une finale perdue de C1 en 1977 contre le Liverpool de Keegan.

    Pour Leeds et le Celtic Glasgow, aussi en effet cela aurait du figurer.
    Le Celtic fut vainqueur de C1 en 1967 puis finaliste de C1 en 1970 et de C3 en 2003 contre le Porto de Mourinho, donc assez épisodique au top niveau européen c’est vrai.

    Pas du tout d’accord avec toi pour Benfica et je vais expliquer pourquoi. Certes seulement 2 C1 pour Lisbonne (1961, 1962), mais ce très grand club, symbole du football portugais même si Porto a pris la relève depuis 1987, a pérennisé sa présence au plus haut niveau avec 8 finales européennes perdues entre 1962 et 2014, 5 en C1 et 3 en C3, la fameuse malédiction de Guttmann.
    Benfica c’est le club qui met fin à l’hégémonie du Real de Di Stefano en 1961, battant en finale le bourreau des Madrilènes, en l’occurrence le Barça de Kocsis, Suarez et Czibor. Avant d’enfoncer le clou en 1962 contre le Real Madrid, malgré un triplé de Puskas au stade Olympique de Puskas.
    Benfica ce sont 5 finales de C1 entre 1961 et 1968 dont 3 perdues certes, pas un météore pour moi. Avec le Real Madrid, l’Inter Milan et l’AC Milan, le club lisboète est celui qui a le plus marqué l’ère latine de la C1 (1956-1966) avant que justement les Anglo-Saxons, le Celtic et MU inaugurant l’ère britannique qui se terminera en 1984 avec le 4e trophée de Liverpool.

    On aurait aussi pu mettre l’Atletico Madrid, C2 1962, C3 2010 et 2012, finales de C1 1974 et 2014 …
    Voire le Valence du début des années 2000, 2 fois finaliste en C1 (2000 et 2001) puis victorieux de la C3 en 2004 contre l’OM de Barthez et Drogba.

    Bref débat sans fin, mais sur M’Gladbach, Leeds et Celtic, je reconnais bien volontiers qu’ils auraient mérité leur place dans la liste.

    Pour Steaua, Saragosse, Zenith et Galatasaray, ce sont justement des météores, partis aussi vite qu’ils sont revenus, un coup d’éclat et rideau …

    • avatar
      28 juin 2015 a 10 h 53 min
      Par Cullen

      Mouais… J’ai du mal comprendre le sens de l’article alors. Parce que sinon, ça pourrait s’appliquer à un paquet de clubs, Aston Villa, Feyenoord, Tottenham, PSV, Arsenal, Valence, etc…

  4. avatar
    28 juin 2015 a 17 h 58 min

    Salut Christian,

    Il faut bien faire des choix aussi sinon ce genre de listes, et j’ai privilégié des clubs à individualités, entre l’insipide PSV de 1988 qui gagne la C1 sans gagner un match et en ne marquant que 2 buts dans les 5 derniers matches, et le Napoli de Maradona, le choix est vite fait par exemple.

    Autant Leeds, Celtic, Gladbach avaient leur place, autant je suis moins convaincu par Feyenoord, PSV ou Arsenal.

  5. avatar
    2 juillet 2015 a 16 h 12 min
    Par pancho

    En parlant de météores,le fc Malines de 1988,carl zeiss Jena,Aberdeen ou encore Tbilissi sont vraiment les archétypes d’équipes météores.
    La bonne vieille coupe des coupes me rappelle tant de bons souvenirs,c’était l’époque des 3 coupes toutes prestigieuses et où on avait de sacré bons match,on découvrait chaque saison de nouvelles équipes,c’était chouette.
    C’était aussi l’époque à 2 puis 3 étrangers par équipes,de vraies identités,des équipes différentes les unes des autres,des jeux et des approches différentes,un seul mercato en été…bref c’était le bon temps puis l’arrêt Bosman et la dérégulation sont passés par là.

    Je me souviens bien de la Samp du président Mantovani avec ses “gemelli del gol” Vialli et Mancini sans oublier Pagliuca,Vierchowood,Mannini ou Katanec.
    Le Dynamo Kiev du duo Shevchenko/Rebrov n’était pas mal non plus,étant à 2 doigts de la finale en 1999.

    Certaines autres équipes auraient à mon sens,méritait mieux comme l’as Monaco qui a enthousiasmé le championnat de France entre 1988 et 1998,ses duels mémorables avec le Marseille de Tapie,cette finale de coupe de France 1989 d’anthologie,cette défaite cruelle en 1992 au lendemain du drame de Furiani face au Werder Brême…
    La fiorentina a aussi laissé des traces grâce à des joueurs comme Baggio ou Batistuta.

  6. avatar
    2 juillet 2015 a 21 h 47 min

    Salut Pancho,

    Oui Aberdeen énorme coup de maître de Fergie en 1983 face au Real Madrid, le FC Malines de Preud’Homme aussi en effet.

    Oui Monaco – Werder Breme le lendemain de Furiani ce 6 mai 1992, on ne saura jamais si les Wenger boys auraient gagné contre les Allemands sans le drame survenu en Corse la veille.

    Pour la Fiorentina, n’oublions pas Antognoni ou encore Rui Costa dans l’Histoire de la Viola.

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