« Rumble for all » : quand la WWE met en lumière sa division féminine
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« Rumble for all » : quand la WWE met en lumière sa division féminine

Le 28 janvier dernier, à Philadelphie, avait lieu le traditionnel Royal Rumble, l’un des quatre événements phares de la WWE, devant près de 18 000 spectateurs. Son slogan était en réalité une promesse : « Rumble for all » avec l’appropriation par la catégorie féminine d’un nouveau match réservé auparavant uniquement aux lutteurs masculins, le Royal Rumble. Un signal supplémentaire envoyé par la WWE qui, depuis 2015, a développé une politique globale de mise en avant et de rééquilibrage des forces en présence entre catcheurs hommes et femmes.

Royal Rumble 2018 : les femmes à l’honneur !

C’était pour ainsi dire une première et quelle première ! En effet, pour la première fois de son histoire, la WWE permettait aux catcheuses de la fédération de s’affronter lors d’un Royal Rumble Match (voir ci-dessous pour le descriptif de ce match*) lors du Pay Per View éponyme. Le Royal Rumble est une institution dans l’Histoire de la WWE, le moment le plus attendu par les fans de cette fédération après Wrestlemania. Avant cette édition, ce format de match était uniquement réservé aux catcheurs masculins, match qui venait conclure l’événement.

La symbolique était déjà forte mais la WWE a décidé de faire de ce Royal Rumble féminin un véritable étendard de sa politique de mise en lumière de la division féminine en plaçant ce match en main-event de son PPV. Une décision historique dans un événement aussi important pour la compagnie et un véritable gage de confiance envers ses lutteuses. Et un pari réussi, à tous les niveaux : des surprises, une écriture poussée du scénario du match, de grandes performances sportives au rendez-vous de l’attente suscitée par ce type de match et une ambiance qui, bien qu’un peu plate au début, a vite réussi à décoller grâce notamment à l’arrivée d’anciennes légendes féminines de la WWE. Bref, un succès !

La fédération avait fait le choix de frapper vraiment très fort lors de cette nuit, pour le coup déjà historique, avec l’arrivée « surprise » post-match de l’ancienne championne de l’UFC Ronda Rousey. Un atout de plus pour la division féminine, au moins ne serait-ce qu’en terme d’exposition et de visibilité (en attendant de pouvoir évaluer la réussite de sa transition UFC/catch). En effet, Ronda Rousey cumule, en plus de son passé de combattante à l’UFC, une carrière d’actrice dans plusieurs blockbusters. Ses carrières, ainsi que son autobiographie, lui confèrent une véritable notoriété aux USA et sur les réseaux sociaux. Les nombreuses retombées médias autour de son arrivée à la WWE, aux USA et en France sont un gage de son influence.

Le lendemain de l’événement, suite à la réussite du PPV, la WWE a annoncé continuer ses efforts de valorisation du roster féminin en ouvrant un autre match réservé uniquement aux hommes, l’Elimination Chamber Match, lors de son prochain PPV qui aura lieu dans 3 semaines.

Une politique de développement de sa catégorie féminine dans l’ère du temps

Ces prises de position pourraient être anecdotiques si celles-ci ne s’inscrivaient pas dans une politique plus globale de mise en valeur de la division féminine de la WWE.

Depuis 2015, la WWE a fait le choix fort de réinventer sa division féminine en lui apportant beaucoup plus d’attention et de crédit : des recrutements de catcheuses basés sur leurs talents techniques et athlétiques plutôt que sur le physique ; des rivalités et des matchs plus développés, servis par plus de temps d’antenne ; une personnalité charismatique pour diriger la division en la personne de Stéphanie McMahon, ancienne catcheuse, vice-présidente de la division création de la WWE et fille du président de la compagnie et enfin des symboles forts et des barrières abattues, fortement relayés par une communication appuyée sur le sujet sur les réseaux sociaux de la marque et lors de leurs shows.

Depuis 2016, dans les faits, plusieurs décisions ont donc déjà « fait » l’histoire comme se plait à le rappeler la compagnie : premier match Hell in a Cell féminin (2016), premier match Money in the Bank féminin (2017), une semaine où les catcheuses ont fait le main-event de tous les programmes de la WWE (Raw, Smackdown et NXT) et donc les premiers Rumble Match et Elimination Chamber Match en 2018. La WWE semble aujourd’hui être passé dans la « phase 2 » de sa politique en faveur de son roster féminin, communiquant abondamment afin de faire oublier l’image parfois controversée de la femme véhiculée lors de l’Attitude Era.

Cette politique trouve un écho particulier aujourd’hui, surtout depuis novembre 2017 et l’émergence des nombreux mouvements féministes. La question qui se pose maintenant est de savoir jusqu’où la WWE est-elle prête à aller pour jouer sur l’égalité entre catcheurs masculins et féminins. Gageons qu’un main-event féminin à Wrestlemania est aujourd’hui possible. Dès cette année ? Et pourquoi pas !

*Le Royal Rumble Match est une bataille royale (composée cette année de 30 participants et 30 participantes). Deux des participants commencent et les autres catcheurs arrivent l’un après l’autre toutes les 90 secondes. Le but est de faire tomber ses adversaires du ring en les faisant passer par-dessus la troisième corde, le vainqueur étant le dernier à être sur le ring.

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