Coupe Davis : comment faire du neuf avec du vieux ?
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Coupe Davis : comment faire du neuf avec du vieux ?

L’épreuve créée en 1900 ne laisse personne indifférent. Elle fait partie de l’Histoire du tennis et affiche un curieux paradoxe. Alors que les débats sur le calendrier pléthorique n’en fissent plus de déchirer les amateurs de la petite balle jaune, force est de constater que le poids de la tradition a convaincu chacun des membres du Big Four de relever (victorieusement) le défi du saladier d’argent : l’Espagnol Rafael Nadal en 2004, 2008, 2009 et 2011, le Serbe Novak Djokovic en 2010, le Suisse Roger Federer en 2014 et le Britannique Andy Murray en 2015.

En 1900, l’Américain Dwight Davis crée cette épreuve par équipes aujourd’hui partie intégrante du patrimoine sportif mondial, toutes disciplines confondues, au même titre que d’autres vénérables épreuves centenaires (ou plus très loin de l’être) : les Jeux Olympiques (1896), le Tour de France (1903), le Tournoi des Six Nations (1910), les 24 Heures du Mans (1923), la Coupe du Monde de football (1930). Si la règle du challenge round (le tenant du titre est qualifié directement pour la finale contre le vainqueur d’un tournoi désignant son challenger) a disparu en 1972, la compétition a subi peu de modifications, reposant sur des postulats simples :

-  Quatre tours de compétition des huitièmes de finale à la grande finale en clôture de la saison

-  Choix de la surface pour l’équipe qui reçoit son adversaire

-  Victoire de l’équipe ayant remporté au moins 3 points sur 5, avec des simples croisés et un double (tous les matches étant joués en trois sets gagnants)

Mais depuis deux décennies, le saladier d’argent a perdu une partie de son prestige. Monument en péril, la Coupe Davis souffre de plusieurs freins à son développement face aux tournois du Grand Chelem, aux Masters 1000 et à la Masters Cup qui monopolisent l’attention des fans.

Prise en sandwich par tous ces tournois, la Coupe Davis aurait grand besoin d’un coup de pied dans la fourmilière du calendrier tennistique, véritable Léviathan qui n’a pour l’instant subi que des réformes homéopathiques.

En respectant le mois de décembre dévolu au repos annuel des champions, il faudrait parvenir à réformer le calendrier de la façon suivante :

-  Janvier : tournois sur dur au Moyen – Orient (Doha), en Asie (Chennai) et en Océanie (Brisbane, Sydney) et Open d’Australie

-  Février : Premier tour de la Coupe Davis et Tournois de terre battue latino-américains (Acapulco, Buenos Aires, Rio de Janeiro, Sao Paulo, Vina del Mar) ou indoor européens (Marseille, Rotterdam)

-  Mars : Tournois sur dur américains (Indian Wells et Miami)

-  Avril : Quart de finale de la Coupe Davis et début de la saison européenne de terre battue (Monte-Carlo, Estoril, Barcelone)

-  Mai : Fin de la saison européenne de terre battue (Madrid, Rome, Nice)

-  Juin : Roland-Garros et début de la saison de gazon (Halle, Queen’s, s’Hertogenbosch)

-  Juillet : Wimbledon et deuxième saison européenne de terre battue (Gstaad, Stuttgart)

-  Août : saison américaine de dur (Cincinnati, Los Angeles, Montréal /  Toronto, Washington DC)

-  Septembre : US Open et saison asiatique (Bangkok, Pékin, Tokyo, Shanghaï)

-  Octobre : saison indoor européenne (Bâle, Vienne, Stockholm, Paris Bercy)

-  Novembre : Masters Cup (ATP World Tour Finales) et Final Four de la Coupe Davis (demi-finales et finales)

-  Décembre : Repos Annuel

Il suffirait de quelques idées simples pour réformer le tennis

-  Passer de 9 à 10 Masters 1000 en rajoutant un Masters 1000 sur gazon et en autorisant un deuxième joker (hors blessure) aux stars du classement ATP pour souffler, soit 1 Indian Wells 2 Miami 3 Monte-Carlo 4 Madrid 5 Rome 6 Halle 7 Montréal / Toronto 8 Cincinnati 9 Shanghaï 10 Paris-Bercy

-  Avoir 3 semaines entre Roland-Garros et Wimbledon

-  Enchaînement final avec les deux derniers tours de Coupe Davis via un Final Four dans l’un des pays qualifiés pour le dernier carré. Avoir les quarts de finales joués dès début avril, entre Miami et Monte-Carlo, permettrait aux pays de présenter leur candidature suffisamment tôt avant une décision par l’ITF en juillet, laissant ainsi le temps à la billetterie d’être vendue.

-  Offrir plus de points ATP pour les matches gagnés en Coupe Davis

Le problème numéro 1 de la Coupe Davis, c’est en effet ce manque de visibilité, ces week-ends en catimini même si la ferveur populaire est rarement démentie. Il faut donner de la visibilité et faire monter l’adrénaline, créer l’attente pour un véritable mini-tournoi où le public verrait quatre duels, soit vingt matches : deux demi-finales, un match de classement pour la médaille de bronze et la finale. Le seul inconvénient d’un Final Four serait celui d’une finale sur terrain neutre si le pays organisateur est battu en demi-finale. Mais on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs, et le pays organisateur pourrait au moins tenter de se consoler avec la médaille de bronze, tels ces hôtes du Mondial de foot qui ont échoué à se qualifier pour la finale, le Chili en 1962 (3e), l’Italie en 1990 (3e), la Corée du Sud en 2002 (4e), l’Allemagne en 2006 (3e) ou encore le Brésil en 2014 (4e).

Toute autre réforme serait farfelue, ubuesque, sans résoudre le problème de visibilité médiatique

Passer à une formule où les matches seraient joués en deux sets gagnants ? 

Cela tuerait l’essence de l’épreuve et convaincrait guère plus les réticents d’inscrire l’épreuve à leur calendrier. Le marqueur de la Coupe Davis, comme les tournois du Grand Chelem, reste ces matches de légende en cinq sets que les tournois ATP 250, ATP 500 et même les Masters 1000 n’offrent pas, ces joutes d’anthologie qui permettent au public de vivre des montagnes russes d’adrénaline pendant quatre ou cinq heures de pur bonheur tennistique.

Ne jouer que deux simples au lieu de quatre ?

Tout le sel de l’effort collectif serait ruiné puisque seul le double offrirait un aspect collectif, la tentation serait grande alors

Supprimer les matches élimination directe et faire 4 poules de 4 ? 

Ce serait l’erreur à ne pas commettre, car le tennis a toujours reposé sur des tournois à élimination directe, exception faite de la Masters Cup créée en 1970 pour le top 8 ATP. Un match couperet est tellement plus incroyable en terme d’intensité, puisque toute défaite est interdite, aucun calcul d’épicier n’est toléré. Panache et combativité sont récompensés, et l’exemple du football (premiers tours de Coupe du Monde et d’Euros, phase de poules de la Ligue des Champions) montre bien que rien ne peut remplacer des matches à élimination directe, forme ultime de la sélection naturelle de Darwin : le plus fort l’emporte à chaque étape du processus.

Une formule glissante sur deux ans, ou rendre la fréquence de la compétition plus irrégulière (tous les deux voire quatre ans) ? 

Ce serait le grand toboggan du déclin vers une mort lente mais inexorable … Changer la fréquence d’une compétition, c’est tuer son ADN, son identité, en créant une discontinuité dans le palmarès. Une formule glissante sur deux ans aurait l’inconvénient majeur de diluer encore un peu plus le feuilleton Coupe Davis au milieu du grand cirque tennistique de l’ATP. Quant à une Coupe Davis tous les deux voire tous les quatre ans, elle n’aurait d’intérêt qu’en cas de tournoi rapproché durant trois semaines voire un mois, telle une Coupe du Monde de tennis par équipes ? Mais comment insérer un tel évènement dans le calendrier actuel, si dense et pléthorique, a l’heure où rajouter le tournoi des Jeux Olympiques d’été tient déjà du puzzle et du casse-tête chinois infernal.

  1. avatar
    6 janvier 2016 a 14 h 01 min

    J’espère à titre personnel qu’on ira vers le Final Four, seul moyen de sortir cette épreuve de sa semi-léthargie.

    Et merci aux 4 membres du Big Six (Big 4 + Wawrinka et Berdych) d’avoir joué le jeu à tour de role depuis 10 ans, sans quoi le saladier d’argent prendrait vraiment la poussière dans l’antichambre des tournois du Grand Chelem

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      7 janvier 2016 a 12 h 28 min
      Par Guga57

      Salut Axel, vu le nombre de com’ j’ai bien l’impression que tu viens de jeter un pavé dans la marre !!!
      Perso je suis 100% d’accord avec ce que tu proposes. Je n’aime pas trop l’idée de changer la fréquence de la compète, ça dénaturerait le palmarès.
      L’idée d’un FINAL 4 est intéressante, à voir au niveau du calendrier. Un article de Léquipe à ce sujet proposait d’ailleurs récemment l’option du challenge-round… L’idée du challenge-round à l’ancienne ne me plait guère. Par contre, dans l’optique d’un final 4, pkoi pas. Le tenant du titre serait automatiquement qualifie pour le final 4 de l’année suivante. Ca permettrait d’éviter de se retrouver dans la situation de 2015, ou les Suisses ont délibérément décider de ne pas défendre leur titre pour alléger leur calendrier en simple (ce qui est comprehensible, soit dit en passant).
      Après, je suis de ceux qui pensent qu’il ne manque pas grand-chose pour redonner pluss de visibilité à cette épreuve, car comme tu le dis dès l’intro, le palmarès récent montre quand même que les top-players conservent toujours pas mal d’intérêt envers cette épreuve. Alors certes, la CD arrive au second plan par rapport aux GC mais n’est-ce pas un peu normal quand on parle de tennis qui reste tout de même avant tout un sport individuel ?

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        7 janvier 2016 a 15 h 35 min

        Salut Guga,

        Je suis contre l’idée du challenge round qui en plus rajouterait encore une date sur le calendrier, en plus de revenir à ce système un peu vétuste qui perdure encore en Coupe de l’America ou en Mondial d’échecs si je ne me trompe pas.

        La Coupe Davis est en crise depuis la fin des années 90, et de grands pays comme l’Australie (2003) et les Etats-Unis (1995) ne l’ont plus gagné depuis belle lurette.

        Intéressante ton idée sur la qualification du tenant du titre pour le Final Four l’année suivante.
        Du coup, cela ferait un tableau avec 3 quarts, 6 huitièmes de finale soit 12 équipes sur la ligne de depart en plus du tenant (total 13), voire 24 (total 25) si on faisait 12 seizièmes de finale.

  2. avatar
    6 janvier 2016 a 18 h 17 min

    Salut Axel, quelle bonne idée cet article.

    Très bonne idée que le Final Four, mais j’ai peur que ce ne soit trop révolutionnaire pour l’ITF, je ne crois même pas qu’ils soient capables d’avoir l’idée. Il faudrait bloquer deux semaines, ou au minimum 10 jours je pense.

    Chose certaine, concentrer les demies et la finale apporterait un sacré coup de projecteur sur l’épreuve. Aussi vu le nombre doublé de matchs, cela accroitrait l’importance des remplaçants.

    PS: il semble que le paragraphe “Ne jouer que deux simples au lieu de quatre ?” soit tronqué.

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      7 janvier 2016 a 15 h 30 min

      Salut Fabrice,

      Oui c’est le but en effet du Final Four, mettre un coup de projecteur sur cette Coupe Davis, qu’elle soit enfin sous les feux de la rampe.

      Mais complexe au niveau du calendrier et du bras de fer traditionnel ITF / ATP.

      Pour le paragraphe “Ne jouer que deux simples au lieu de quatre ?”, je me suis trompé de version au moment où j’ai posté l’article …

      Je voulais dire “la tentation serait grande de ne faire jouer que le leader de l’équipe, sauf si le règlement stipulait stricto sensu la participation de deux joueurs différents pour ces deux simples” …

  3. avatar
    6 janvier 2016 a 22 h 47 min
    Par Enzo29

    Salut Axel,

    Article super intéressant, mais tous les points sont discutables, et c’est d’ailleurs un peu le jeu. J’avais réfléchi à ça il y a quelque temps, et c’est vrai que le calendrier de la CD est délirant. En gros, je suis d’accord avec toi, on ne touche pas aux fondamentaux du format de la CD. Par contre, jouer la finale en terrain potentiellement neutre ne me semble pas de nature à attirer les foules…

    Pour ma part, je te fais les propositions suivantes suivantes :
    – faire le 1er tour de la CD AVANT le début de la saison régulière. Ca fait une rencontre de moins à caser dans le calendrier.
    – ensuite, une vraie saison sur dur (Afrique, Asie, Océanie), qui comprend le Masters de Shanghai. Je suis même tenté d’ajouter les tournois d’Indian Wells et de Miami à cette première saison, un des deux restant un 1000. Cette première saison s’achève avec l’Australian Open en mars, et est suivie du quart de la CD.
    – deuxième saison, la terre battue, d’abord en Amérique latine (et pourquoi elle ne comprendrait pas un Masters 1000 là-bas), puis en Europe, avec un seul 1000, Rome (ou éventuellement Madrid, mais l’histoire du jeu passe davantage par Rome).
    – troisième saison, le gazon. Et après Wimbledon, on joue les demi-finales de la CD, ce qui laisse ensuite 4 mois pour organiser la finale au lieu de 2 actuellement.
    – quatrième saison, le dur américain, avec un seul 1000, Cincinnati, surtout en cas d’année olympique.
    – enfin la saison européenne en salle, qui comprend le 1000 de Bercy et s’achève sur le Masters.
    – La finale de la CD se disputerait vers la mi-novembre, ce qui laisserait 6 semaines de repos aux protagonistes de la finale, 8 semaines aux participants du Masters et 10 semaines à tous les autres.

    Là où je te rejoins, c’est sur la levée de l’obligation de participer à tous les Masters 1000. Ils seront d’autant plus protégés qu’ils seront moins nombreux dans le calendrier, et les laisser obligatoires en l’état actuel des choses est le plus sûr moyen de provoquer des blessures.

    Mais surtout, les saisons reprendraient une unité de surface en vue du GC auquel elles seraient rattachées, et les rencontres de CD se disputeraient juste après, afin que les transitions de surfaces qu’elles génèrent obligatoirement se fassent à l’aube d’une nouvelle saison et non en plein milieu.

    Qu’en dis-tu ?

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      7 janvier 2016 a 15 h 43 min

      Salut,

      Compliqué pour réformer l’obligation de jouer les Masters 1000 qui reste un voeu pieux presque utopique, tant le lobbying de sponsors du circuit ATP comme Mercedes ou BNP Paribas doit être grand pour s’assurer que les superstars du tennis soient présents afin de maximiser la visibilité de ces tournois.
      Mais c’est pourtant la clé !

      Très bonne idée que l’Open d’Australie en mars, c’est clairement jouable d’un point de vue climat puisque Melbourne accueille aussi le Grand Prix de F1 à la meme époque depuis 1996, et seule l’édition 2010 a connu la pluie en 20 ans (1996-2015), si ma mémoire ne me trahit pas.
      Et de toute façon, la Rod Laver Arena a été un pionnier en terme de toit anti-pluie pour le court central, ensuite copiée par Wimbledon …

      Pour la saison de terre battue, tu retirerais le statut de Masters 1000 à Monte-Carlo ? Là je ne suis pas désolé, MC est plus légendaire que Rome !
      Quant à Madrid, vu le nombre de grands joueurs espagnols sur terre (Bruguera, Moya, Corretja, Ferrero, Nadal, Ferrer), le statut de 1000 n’est pas du tout usurpé.
      Pourquoi pas un statut de 1000 en alternance entre Rio de Janeiro et Madrid, pas mauvaise idée d’avoir un 1000 en Amérique du Sud en effet.

      Bonne idée pour les transitions de surface pour la Coupe Davis, mais c’est aussi le charme de l’épreuve de s’adapter à une autre surface, de passer du coq à l’âne, et le proper des grands joueurs de mieux vivre ces changements brutaux, comme les cyclistes prétendants au maillot jaune doivent s’adapter au changement de braquet entre plaine et montagne.

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        7 janvier 2016 a 21 h 55 min
        Par Enzo29

        Je me doutais que cette histoire de Monte Carlo te ferait réagir… Mais puisque ton propos initial est d’afficher des solutions pour rendre son importance à la CD, faisons de l’histoire jusqu’au bout.

        Et commençons par mettre de côté l’emprise espagnole sur terre battue, phénomène certes récurrent depuis 20 ans mais qui pourrait bien tourner prochainement. Dans les années 90, l’Allemagne réunifiée, avec Becker, Graf et Stich, occupait une position dominante sur la scène tennistique. Regarde ce qu’il en est aujourd’hui : à part les Allemands, qui s’insurge aujourd’hui de l’absence d’un MS en Allemagne ? D’autant plus que le mécène derrière Stuttgart/Essen dans les années 90, qui a énormément pesé aussi pour que le Masters se joue en Allemagne à la même époque, n’est autre que Ion Tiriac, celui qui a ensuite propulsé Madrid au rang de MS dans les années 2000… Ce ne sont que des effets de mode.

        Sur le papier, Monte Carlo est effectivement encore plus ancien que Rome. Mais le problème du tournoi monégasque, c’est son éloignement avec RG, qui explique d’ailleurs qu’il ne soit désormais plus obligatoire. Si tu mets de côté la période récente, les meilleurs joueurs du monde ont parfois zappé Monte Carlo mais se sont toujours rendus à Rome, deux semaines avant RG, LE tournoi majeur qui fait office de grande répétition générale sur terre battue. Enfin, je signale que Rome est également un tournoi féminin, et je te rappelle la longue tradition du tennis italien, nation majeure du tennis depuis ses débuts. La France a le GC sur terre battue, laissons à l’Italie le MS sur terre battue.

        Enfin, je suis un peu réservé sur le statut de MS à temps partiel. C’est déjà le cas pour l’Open du Canada, pour des raisons évidentes du point de vue canadien. Mais puisque toi et moi essayons de mettre sur les fonds baptismaux le nombre et la place des MS dans le calendrier (nous sommes de doux rêveurs), tâchons de rêver en grand, en tenant compte de la mondialisation désormais à l’oeuvre en tennis comme partout ailleurs. Je te propose le calendrier suivant :
        – Mi-janvier : Miami
        – Fin février : Shanghaï
        – Début avril : Rio de Janeiro
        – Mi-mai : Rome
        – Mi-août : Cincinnati
        – Mi-octobre : Bercy.

        Axel, essaie déjà de caser ces 6 tournois à ces dates, comme des MS (c’est-à-dire sans concurrence d’un autre tournoi), tu verras qu’il n’est pas si simple d’en caser beaucoup plus, surtout si tu envisages le cas d’une année olympique, et sans oublier de compter 2 semaines entre la fin d’un GC et une rencontre de CD (une semaine, c’est trop court). On peut à la rigueur remplacer Cincinnati par l’Open du Canada, mais Cincinnati a toujours eu la préférence des meilleurs, pour la même raison que Rome, c’est le grand tournoi qui précède immédiatement l’US Open.

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          8 janvier 2016 a 12 h 24 min

          Salut Enzo,

          Ne mettre que 6 Masters 1000 serait une grosse erreur pour moi en plus d’être utopique au vu du diktat des sponsors !
          Car seulement 6 M 1000, cela les raréfie et les rend donc plus côté par rapport aux 4 levees du Grand Chelem.
          Je propose plutôt de promouvoir Dubai et Rio de Janeiro ainsi que Halle (ou le Queen’s) en M 1000, afin de recompense des regions privées de grands tournois, comme le Golfe Persique, l’Amérique du Sud, sans oublier le besoin d’avoir un M 1000 sur gazon.

          1 Dubai
          2 Indian Wells
          3 Miami
          (Open d’Australie début mars)
          4 Rio de Janeiro
          5 Monte-Carlo
          6 Madrid
          7 Rome
          (Roland-Garros en juin)
          8 Halle / Queen’s en alternance entre 1000 et 500 une année sur deux
          (Wimbledon en juillet)
          9 Montréal / Toronto en alternance
          10 Cincinnati
          (US Open en septembre)
          11 Shanghai
          12 Paris Bercy
          (Masters Cup en novembre juste avant Final Four de Coupe Davis)

          Sur Rome, oui il y a un tournoi féminin mais là nous parlons du circuit ATP. Oui Rome est un monument avec son Foro Italico, mais je vois mal comment priver Monte Carlo de son statut de Masters 1000.

          Sur 12 M 1000, c’est assez équilibré que ce soit au niveau surfaces ou regions
          - 4 sur terre battue
          - 1 sur gazon
          - 7 sur dur outdoor
          - 1 sur dur indoor

          - 1 dans le Golfe Persique
          - 1 en Amérique Sud
          - 1 en Asie
          - 4 en Amérique du Nord
          - 5 en Europe

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    7 janvier 2016 a 5 h 27 min
    Par mwn44

    Salut Axel !

    Deux trois trucs à dire sur ton article. D’une, j’ai pas trop compris ton point de vu la dessus. Le Final Four ? Honnêtement ça fait trop de matchs en même temps, et ça joue trop sur la forme du moment, plutôt que sur la régularité d’une nation à être à haut niveau sur la saison. Mais après pourquoi pas, si ce n’est que comme Murray cette année, on joue les Masters en dilettante, sans forcer, et encore plus vu qu’on a attendu toute l’année pour ça. La Coupe Davis, c’est pas la Hoffman Cup, et dans ce que tu proposes, y aura les mêmes sacrifices à faire, sauf qu’au lieu d’être éparpillés sur l’année, ils seront dévoués à une semaine complète.

    Après, tout ce que tu énumères comme solution de secours que tu réprouves, je suis totalement d’accord avec toi. C’est de la merde. Mais une chose que je ne voudrais pas, ça serait des points ATP. La Coupe Davis c’est un sport d’équipe, c’est pas pour gratter des points pour le Masters en cours d’année. Ça dénaturerait toute la chose. Après si ça motive pas les joueurs de représenter leur pays, ça va au delà du sport, c’est le sport business.

    Pour en finir avec la Coupe Davis, tu contredis un peu ton article en remerciant le big six d’avoir jouer le jeu depuis… 10ans… Ça prouve que la Coupe Davis a encore de la valeur aux yeux des meilleurs, même si c’est à titre personnel pour rentrer dans l’histoire, je te le concède: on est loin du vrai esprit de nation, notamment concernant Fed, Murray et, à moindre mesure, Djoko, qui l’a rejoué après l’avoir gagné.

    Enfin, et là c’est une question… quand tu parles d’un Master1000 sur Gazon (ce que je souhaiterai), j’avais entendu parler d’un projet de complexe sportif sur gazon à Deauville il y a quelques années, je sais pas où ça en est ou si c’est resté à l’état de rumeur… En tout cas ça nous ferait un endroit intéressant pour la Coupe Davis puisqu’on est meilleur sur Gazon que sur TB si on analyse les performances des “mousquetaires” de ces dernières années (même Simon se met à faire 1/4 à Wimb…).

    Article intéressant en tout cas, et sujet à débats. J’ai pas encore tout pesé, donc à voir… je changerais peut-être d’avis sur le Final Four !

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      7 janvier 2016 a 15 h 55 min

      Salut Mwn et bonne année (ainsi qu’aux autres, pas pensé à souhaiter mes voeux dans chaque réponse),

      Jamais entendu parler de ce projet de tournoi à Deauville sur gazon, ce serait bien sympa !

      Ah désolé si ma position perso n’est pas Claire, mais je suis favorable :

      1. à une réforme du calendrier globalement sur la saison ATP
      2. à la mise en place d’un Final Four pour les 1/2 finales et la finale de la Coupe Davis
      3. à 2 idées de V.Boulard, pourquoi pas un Masters 1000 à Rio de Janeiro (alternance avec Madrid) et à un Open d’Australie en mars au lieu de janvier

      Pour les points ATP en Coupe Davis, ça motiverait encore plus les joueurs à y aller, surtout si on lève l’obligation d’aller jouer tous les Masters 1000 hors blessure et joker.

      Pas de paradoxe pour moi car comme tu le dis, Federer ne l’a joué qu’une fois sérieusement (2014 en faisant mouche), ne jouant sinon que les barrages pour éviter à la Suisse d’être retrograde, sans defender par la suite le titre.
      On verra si Murray defend la Coupe en 2016 avec l’équipe britannique.
      Chapeau à Djokovic et Nadal qui eux ont joué de nombreuses années pour le saladier d’argent.

      Mais je maintiens que l’épreuve manque de médiatisation et de visibilité, d’où le projet de réforme que je défends.

      Mais bon c’est comme l’arbitrage video en foot, la fin de l’oreillette en cyclisme ou encore les nombreuses réformes appelées en F1 (suppression des coms radio entre pilotes et ingénieurs, salary cap pour les pilotes, budget limité pour les écuries), que de vieux serpents de mer qui resteront sans doute lettre morte encore longtemps, tout comme l’extension de notre bon vieux Roland-Garros !

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        7 janvier 2016 a 21 h 26 min
        Par mwn44

        Salut Axel et Bonne Année en effet (je suis un mal poli du net) !

        Je comprends mieux ton point de vue désormais. L’idée que le tenant doive défendre son titre est une bonne idée. Après je comprends pas trop comment tu désignes les 3 autres et surtout quand ?

        Pour la refonte du calendrier, je suis assez pour, notamment concernant l’OA qui arrive très tôt mais en même temps ça permet de commencer la saison en trombe, et de récompenser ceux qui se sont bien préparés et pas ceux qui se sont gavés de dinde aux marrons pendant les fêtes :D

        Excellente idée qu’un Master 1000 en Amérique du Sud sur TB. Après entre Rome et MC, certes MC est plus mythiques, mais les plus beaux matchs sur terre que j’ai vu c’était à Rome (Coria-Nadal 2005 ; Federer-Nadal 2006 et même un Davydenko-Nadal en 1/2 en 2007 je crois), mais les finales étaient en 3 sets gagnants à l’époque. Après une alternance Madrid-Rio – ou Buenos Aires (je sais pas si y a un tournoi là-bas ni avec quelles infrastructures) car le tennis Argentin est plus prestigieux sur Terre Battue (à l’exception de Kuerten pour les brésiliens) – je suis totalement pour.

        Un Master 1000 sur gazon ? Oui, oui, et re-oui. Halle pourquoi pas, où alors un autre, mi-fin Juillet.

        Après pour la Coupe Davis en elle-même, je suis assez séduit par le principe de la Hoffman Cup. Pourquoi pas fusionner la Coupe Davis avec la Fed Cup, en gardant le nom plus prestigieux de Coupe Davis évidemment. Ça pourrait souder l’esprit d’équipe souhaité par Cullen, et nous offrir de belles affiches :
        Espagne : Nadal-Ferrer-Muguruza-Suarez Navarro et consorts…
        Serbie : Djokovic-Ivanovic-Jankovic et Ladovic ou Troicky.
        Suisse : Federer-Wawrinka-Bencic-Baczinsky-Hingis (oui c’est violent là).
        Rep. Tchèque : Berdych-Vesely-Rosol-Kvitova-Safarova-Pliskova.
        Et la France ou autre Russie, Pologne, USA ne seraient pas en reste.
        Vendredi : Simple femme, Simple homme
        Samedi : Double femme, Double homme
        Dimanche : Simple femme, Simple homme, Double Mixte
        Le premier à 4points, avec un simple max par joueur/joueuse auquel on peut ajouter un double et le mixte. Après le mixte on peut le mettre le vendredi si on veut.

        Je conçois ça serait assez osé car je ne connais pas de sport avec une “coupe du monde” mixte. Mais ça pourrait encourager certains à vouloir la regagner sous ce nouveau format, et ça ne fait qu’un simple max par joueur. Après ça change rien au calendrier dis comme ça c’est sûr. C’est juste une idée en l’air qui m’est passée par là, c’est juste que les calendriers ATP et WTA sont assez similaires, et les cash prize identiques alors pourquoi pas.

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          8 janvier 2016 a 12 h 11 min

          Salut Mwn,

          Fusionner Fed Cup et Coupe Davis ? Assez révolutionnaire mais cela pourrait être intéressant en effet !

          On pourrait avoir 7 matches dans cette formule, mais sur 5 jours et non sur 3 …
          - 1 double mixte
          - 1 double masculin
          - 1 double feminine
          - 2 simples masculins
          - 2 simples féminins

          Je suis assez séduit par l’idée du Masters 1000 en Amérique du Sud, cela pourrait donner ceci en terme de calendrier des M 1000

          1 Dubai
          2 Indian Wells
          3 Miami
          (Open d’Australie début mars)
          4 Rio de Janeiro
          5 Monte-Carlo
          6 Madrid
          7 Rome
          (Roland-Garros en juin)
          8 Halle / Queen’s en alternance entre 1000 et 500 une année sur deux
          (Wimbledon en juillet)
          9 Montréal / Toronto en alternance
          10 Cincinnati
          (US Open en septembre)
          11 Shanghai
          12 Paris Bercy
          (Masters Cup en novembre juste avant Final Four de Coupe Davis)

          • avatar
            9 janvier 2016 a 3 h 20 min
            Par mwn44

            Concernant la fusion FC-CD, pourquoi sur 5 jours ? En 3 jours c’est faisable. Je te donne un exemple :

            Suisse – Espagne

            Vendredi :
            Bencic / Muguruza
            Federer / Nadal

            Samedi :
            Hingis-Bencic / Muguruza-Suarez Navarro
            Federer-Wawrinka / Lopez-Nadal

            Dimanche :
            Baczinsky / Suarez Navarro
            Wawrinka / Ferrer
            Federer-Hingis / Nadal-Muguruza

            Je pense que c’est jouable. Et puis ça amène de la tactique de qui faire jouer le vendredi pour éviter qu’il y ait un joueur/joueuse à faire deux matchs le dimanche.

  5. avatar
    7 janvier 2016 a 11 h 26 min
    Par Cullen

    Bonjour à tous et meilleurs vœux.

    Pas convaincu par l’idée du Final Four. La formule actuelle n’est pas si mauvaise, c’est juste le calendrier qui n’est plus forcément adapté et trop contraignant pour les têtes d’affiche. Celui proposé plus haut est intéressant ( des saisons davantage compartimentées par surface de jeu ) même si, avec l’émergence du continent asiatique et la demande qui explose, il n’offre peut-être pas assez de place aux tournois organisés là-bas. D’accord également avec Mwn sur le côté inopportun d’accorder des points ATP en Coupe Davis. Si un joueur a besoin de ça pour enfiler le maillot de son pays, c’est qu’il n’a pas bien saisi le principe de la compétition et suffisamment gouté la substance si particulière de celle-ci.

    S’il y avait éventuellement une petite chose à modifier dans le format de la compétition ( qui est censée mettre en valeur la notion collective alors que ce sont souvent les équipes avec de fortes individualités qui gagnent ), c’est de ne faire jouer qu’un seul match en simple par joueur, soit 4 joueurs différents qui s’affronteraient par tirage au sort, le choix du double restant tel qu’il est aujourd’hui.

    • avatar
      7 janvier 2016 a 15 h 59 min

      salut Cullen,

      Oui je suis d’accord avec toi, c’est navrant de devoir motive les joueurs par des points ATP pour la Coupe Davis, mais je suis un peu “real politik”

      Un seul simple par joueur ? Dans une telle configuration, les cracks ne pourraient jouer qu’un simple et un double, soit 2 points sur 5 au lieu de 3 sur 5 actuellement. Cela ne motivera guère les stars à venir je le crains, meme si plus cohérent d’un point de vue récupération et d’un point de vue “mise en avnat du collectif” comme tu le mentionnes …
      Et notre chère équipe de France aurait plus de chances de dépoussiérer son palmarès qui attend un 10e saladier depuis 2001 déjà.

    • avatar
      7 janvier 2016 a 19 h 15 min

      Salut Christian, l’inconvénient de forcer 4 joueurs de simples différents est que cela donne l’avantage aux nations avec beaucoup de top joueurs comme la France et l’Espagne. Cela laisse la porte ouverte à d’autres nations qui n’ont pas forcément un bassin important de joueurs d’élite de remporter le trophée.

      • avatar
        10 janvier 2016 a 16 h 36 min
        Par Guga57

        Totalement d’accord avec toi Fabrice. Le système en 5 matchs est bon, pouvoir faire jouer 3 matchs au leader d’une équipe n’a rien de choquant à mon sens. La CD est une compétition par équipe mais le tennis reste avant tout un sport individuel, les individualités doivent donc pouvoir faire la différence en Coupe Davis aussi. Avec une formule remaniée imposant de faire jouer les 4 simples à 4 joueurs différents, on favorise clairement la France et l’Espagne par rapport à d’autres pays ne disposant que d’un seul top-player. Perso je trouve REMARQUABLE ce qu’a fait Murray pour son pays cette année. Et à tous ceux qui disent que la CD devrait être plus collective, je répondrai que la clef reste le double. La France des Tsonga-Gasquet & Co aurait certainement déjà gagné la Coupe Davis si on avait été capable de gagner plus souvent nos matchs de double (dernier exemple en date: 2015, car si Tsonga et Mahut avaient battu les frangins Murray, la France aurait certainement remporter le Saladier).

  6. avatar
    8 janvier 2016 a 2 h 30 min
    Par Nicolas

    Tout d’abord l’article est excellent et résume tout à fait ce que beaucoup pense tout bas de cette compétition bien encombrante.

    en aparté pourquoi touts les sujets sur le foot inspire si peu de commentaires il faudrait penser à le fermer un jour.

    Pour finir je remets mon prix du meilleur rédacteur 2015 du site à Guga et Axel.

    • avatar
      10 janvier 2016 a 16 h 29 min
      Par Guga57

      Merci Nico, ceci dit Axel mérite largement la palme je dirai ;)

  7. avatar
    8 janvier 2016 a 11 h 15 min
    Par Cullen

    L’Open d’Australie est disputé très tôt dans la saison pour une simple raison, c’est qu’il n’y a aucun autre évènement sportif majeur pour le concurrencer à cette période. Mais en effet, le repositionner au mois de Mars, après une plus longue saison sur dur – principalement en Asie, continent très demandeur – ne serait pas incohérent. Je vous propose donc à mon tour un calendrier des principaux tournois.

    Février : Shanghai

    Mars : Australian Open

    Avril : Buenos Aires

    Mai : Rome/Madrid une saison sur deux ( Monte Carlo n’aurait plus le statut M1000 )

    Juin : Roland Garros

    Juillet : Queens/Halle une saison sur deux puis Wimbledon

    Aout : Miami ( Indian Wells serait également disputé à cette période mais sans le statut M1000 ) et Cincinatti/Toronto une saison sur deux.

    Septembre : US Open

    Octobre : Paris

    Novembre : Masters ( sur un lieu différent chaque année ) et finale de Coupe Davis

    Et pour en revenir à cette proposition de Final Four, il me semble que ça a déjà été testé en Fed Cup il y a quelques années, et devant le fiasco que ça avait provoqué ( absence totale d’engouement lorsque l’équipe locale n’était pas en lice ), il n’a jamais été réédité.

    • avatar
      8 janvier 2016 a 13 h 33 min

      Salut Christian,

      Excepté l’ejection de Monte-Carlo des Masters 1000, je trouve ton calendrier assez coherent en effet.

      Pourquoi Buenos Aires plutôt que Rio de janeiro par contre pour le tournoi de terre battue sud américain ?

      • avatar
        8 janvier 2016 a 18 h 34 min
        Par mwn44

        Il a peut-être été influencé par mon commentaire plus haut :

        “Après une alternance Madrid-Rio – ou Buenos Aires (je sais pas si y a un tournoi là-bas ni avec quelles infrastructures) car le tennis Argentin est plus prestigieux sur Terre Battue (à l’exception de Kuerten pour les brésiliens) – je suis totalement pour.”

        Car tu parlais de l’importance de Madrid compte tenu du nombre de joueurs espagnols dans le top 100. Et, même si le tennis argentin est en perte de vitesse depuis les retraites de Coria puis Nalbandian ainsi que les blessures à répétition de Del Potro, j’ai l’impression qu’il a une plus grande histoire avec le tennis que son homologue brésilien, notamment avec Guillermo Vilas comme repère historique. Après comme je l’ai dis, je ne connais pas les infrastructures à Buenos Aires pour accueillir un M1000. Pourquoi pas là aussi une alternance avec Rio, si ce n’est pas avec Madrid.

        • avatar
          9 janvier 2016 a 15 h 12 min

          Salut Mwn,

          En effet une alternance Rio de Janeiro / Buenos Aires ne serait pas déconnante. Le plus grand joueur de terre battue de l’Histoire en Amérique du Sud était un Brésilien, Gustavo Kuerten (3 titres à RG) mais derrière, toutes les stars du continent, à l’exception du Chilien Fernando Gonzalez, furent argentines : Vilas, Coria, Del Potro ou encore Nalbandian.

  8. avatar
    9 janvier 2016 a 2 h 10 min
    Par Nicolas

    C’est sur qu’il y a trop de tournoi dans l’année, et cela bouffe les organismes car tu ne peut pas tenir tout le temps la forme quand on voit ça.

    Un allégement serait une bonne chose même si cela doit sacrifier certains tournois qui sont chiant quand on les regardent. C’est un peu à cause de ça que la génération Berdych, Nishikori et Cillic n’ont pas un si grand palmarès.

  9. avatar
    9 janvier 2016 a 15 h 09 min

    David Haggerty, le nouveau président de la Fédération internationale (ITF), a de nouveau expliqué sa volonté de modifier le format de la Coupe Davis et de la Fed Cup.

    Dans la dernière édition de l’ITF World Magazine, l’Américain répète qu’il souhaiterait voir les demi-finales et la finale de ces épreuves disputées, sur le modèle d’un Final Four, lors d’une seule semaine et dans un unique lieu, neutre. Ce Final Four aurait lieu en fin de saison, en novembre, avec les demies sur trois jours, un jour de repos, puis trois jours pour la finale.

  10. avatar
    9 janvier 2016 a 19 h 33 min
    Par Enzo29

    Salut Axel,

    Je reviens brièvement sur la Coupe Davis : le défaut principal, selon moi, de ta formule du Final Four est que cette phase finale se dispute sur un terrain potentiellement neutre. On touche alors à ce que je considère comme un fondamental de la CD : l’une des deux équipes a l’avantage du terrain et du public. C’est crucial. Essaie d’imaginer une finale Serbie-Japon qui se déroulerait sur le sol français : les deux nations seraient privées d’accueillir un événement tennistique de première importance qui les concerne toutes les deux, et essaie d’aller vendre des billets à des Français pour une telle affiche…

    Pour répondre à ton commentaire plus haut sur les MS, je crois que toi et moi raisonnons de manière radicalement inversée. Tu raisonnes à partir de l’hypothèse du diktat des sponsors, effectivement à l’oeuvre actuellement, alors que je raisonne sur une hypothèse qui s’affranchirait de ce diktat, mais qui tiendrait compte du fait qu’une année compte 52 semaines au total, et qu’il n’est pas possible qu’il ne s’y passe que des choses importantes.

    Je reprends ta liste de 12 MS. Et je fais un calcul simple :
    – 4 Grands Chelems = 8 semaines.
    – La Coupe Davis = 7 semaines dans mon hypothèse, celle d’un premier tour avant le début de la saison régulière, puis 2 semaines par rencontre en comptant un battement d’une semaine avant les quarts, les demis et la finale (utopique, je sais). Guère moins de 6 semaines dans ton hypothèse à toi.
    – Le Masters = 2 semaines si tu comptes la semaine de battement entre Bercy et le Masters, indispensable au tournoi parisien.

    Soit 17 semaines.

    Si tu mobilises en plus 12 semaines avec des tournois sans concurrence, les MS, tu montes à 29 semaines. Je prends le calendrier ATP de l’année 2016, je compte 23 semaines de tournois ordinaires (les 500 et les 250), certes moins importants que les MS mais qui ont le droit d’exister. Si tu veux maintenir ces 23 semaines, tu montes à 52 semaines, ce qui signifie qu’il n’y a aucun battement entre deux saisons.

    Un délai raisonnable pour permettre aux joueurs de se reposer vraiment et de se préparer pour la saison suivante me semble être de 6 semaines pour les finalistes de la CD, ce qui réduit l’année à 46 semaines, et donc les semaines de tournois ordinaires à 17 semaines, contre 23 actuellement. Et là je ne te rejoins pas, car les tournois d’importance moyenne ont aussi droit de cité dans un calendrier.

    Voila pourquoi j’ai une nette préférence pour la réduction du nombre de MS au lieu de son augmentation, parce qu’aucun joueur (ou presque) ne les dispute tous à l’heure actuelle, alors qu’ils sont censés être obligatoires.

    Dans ma proposition, nous avons 6 MS seulement, ce qui ferait au total 10 tournois obligatoires par saison, les joueurs ayant ensuite la possibilité de disputer 8 tournois où bon leur semble, et notamment dans des zones où le développement du tennis est nécessaire (Afrique, Asie, Amérique du Sud). 6 MS seulement, mais 6 tournois obligatoires, sur des continents différents et dans des conditions à chaque fois différentes. Quand je vois aujourd’hui certains MS se disputer sur 2 semaines consécutives sur la même surface, comment fait le deuxième pour ne pas être une redite du premier ?

    Je frémis à l’idée que Federer se rende pour la première fois, à 35 ans, sur le continent sud-américain pour les Jeux de Rio. En examinant de près les contraintes actuelles, est-ce si surprenant pour un joueur qui ne peut choisir que 4 tournois par an ?

  11. avatar
    10 janvier 2016 a 11 h 04 min

    Salut V. Boulard,

    Oui je reconnais que le Final Four a ce désavantage d’offrir une potentielle finale sur terrain neutre, et donc sans l’engouement populaire qui fait le sel de la Coupe Davis.
    Mais je ne vois pas quelle autre formule pourrait sortir la compétition de sa torpeur actuelle.

    Pour maintenir un battement de 1 mois en décembre, il suffit de compenser l’augmentation du nombre de MS 1000 par le déclassement de certains 500 en 250, et de certains 250 en Challenger.
    Mon idée est aussi d’offrir des Masters 1000 à chaque région du monde (sauf l’Océanie mais l’Australie a un Grand Chelem), à l’heure où l’Amérique du Sud et le Moyen Orient en sont privés, et à chaque surface pour que le gazon regagne quelques lettres de noblesse, car le tennis est né sur herbe ne l’oublions pas !
    Il fut un temps (jusqu’en 1974) où 3 des 4 tournois du GC se jouaient sur gazon, avant que Forest Hills (1975-1977) ne passe sur terre battue avant le déménagement de l’US Open (1978) sur decoturf (ciment), suivi dix ans plus tard par le déménagement de l’Open d’Australie (1988) de Kooyong vers Melbourne, sur rebound ace puis vers le plexicushion (2010).

    Donc en tenant compte du diktat des sponsors du circuit ATP, Mercedes et autres BNP Paribas, je propose 12 Masters 1000 avec 4 jokers pour les tops 20 de ne pas venir les disputer.

    Rio de Janeiro a les Jeux Olympiques cette année en 2016, mais le Brésil et l’Argentine mériteraient un tournoi plus côté qu’un ATP 500 je trouve.

  12. avatar
    16 janvier 2016 a 1 h 45 min
    Par Nicolas

    @ Axel, je serais toi je porterait ma candidature au président de la FFT que de bonnes idées

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