Des Bleus qualifiés mais peu convaincants : la faute à Didier Deschamps ?
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Des Bleus qualifiés mais peu convaincants : la faute à Didier Deschamps ?

Ouf, les Bleus sont qualifiés et verront la Russie ! Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que le jeu français n’emballe pas les supporters depuis quelques mois. Et le responsable de la façon dont joue une équipe, cela reste l’entraîneur. Les joueurs sont évidemment essentiels, mais on ne peut pas dire que Deschamps manque de solutions. La génération actuelle est talentueuse comme elle l’a rarement été. De nombreux joueurs sont titulaires ou importants dans les plus grands clubs européens. Didier Deschamps a la réputation d’être un « gagneur » mais cela va-t-il être suffisant pour amener les Bleus sur le toit du monde ?

Deschamps, l’homme au palmarès impressionnant

Didier Deschamps s’est forgé un palmarès impressionnant au cours de sa carrière. En tant que joueur tout d’abord : il a notamment remporté 2 titres de champion de France avec Marseille (1990, 1992), 3 scudettos avec la Juve (1995, 1997, 1998) et a soulevé la coupe aux grandes oreilles dans chacun de ces deux clubs (Marseille 1993, Juventus 1996). Il a aussi été champion du monde et d’Europe avec les Bleus à la fin des années 90. Difficile de faire mieux.

Depuis qu’il est entraîneur, son palmarès s’est encore étoffé : il a permis à l’Olympique de Marseille de mettre fin à une disette de 17 ans sans titre, en réalisant le doublé en 2010 (championnat et Coupe de la Ligue). Il a remporté de nouveau la Coupe de la Ligue avec l’OM en 2011 (sa 3e personnelle, après la 1ère avec Monaco). Avant cela, il avait mené l’AS Monaco en finale de la Ligue des Champions en 2003, après avoir éliminé le Real de Zidane et Chelsea. A la tête de Bleus, on soulignera sa belle place de finaliste à l’Euro 2016.

C’est clair : Deschamps est un « gagneur ». Partout où il est passé, il a glané des titres. Leader charismatique, il sait motiver et mobiliser ses troupes. Qui n’a pas en tête les images des « yeux dans les Bleus » et ses discours courageux dans les vestiaires à la mi-temps des matchs ? La motivation, l’implication des joueurs et la cohésion du groupe sont des parties importantes du succès. Mais ce ne sont pas les seules : quel football son équipe propose-t-elle depuis qu’il est à la tête des Bleus ?

Des schémas tactiques et des compositions très pragmatiques

Pour ses débuts en tant que sélectionneur, Didier Deschamps privilégie souvent le 4/3/3, notamment lors des qualifications à la Coupe du Monde 2014. Il s’agit d’un schéma de jeu classique et très répandu. Mais ce n’est pas une idée fixe pour autant. La preuve, il aligne un 4/2/3/1 pour le match aller des barrages en Ukraine, afin de positionner Samir Nasri au poste de meneur de jeu. Le match est catastrophique avec une défaite 2-0 et Nasri n’est plus jamais sélectionné. Les Bleus repassent en 4/3/3 pour le match retour à domicile et réussissent à retourner une situation bien mal embarquée. Cette victoire 3-0 marque un tournant, car elle constitue une référence pour construire la suite. A partir de là, les Bleus jouent quasiment tous leurs matchs dans ce système en 4/3/3, notamment lors de la Coupe du Monde 2014 et jusqu’aux matchs à élimination directe de l’Euro 2016.

Un nouveau tournant a alors lieu à la mi-temps du match face à l’Irlande en 8e de finale : voyant les Bleus en grande difficulté, Deschamps décide de sacrifier N’Golo Kanté et de faire entrer Kingsley Coman, afin de passer dans un schéma en 4/2/3/1 (qui ressemble à un 4/4/2). Griezmann, dans une position d’attaquant reculé, brille de mille feux aux côtés de Giroud, et ce schéma tactique s’impose pour faire oublier le 4/3/3. Ce nouveau schéma préférentiel tient la corde depuis, même si Didier Deschamps peut selon les circonstances le mettre de côté, comme en Bulgarie où il a de nouveau aligné un 4/3/3. Plusieurs raisons pourraient avoir guidé sa volonté : intégrer la nouvelle star Kylian Mbappe et le mettre dans les mêmes conditions qu’au PSG (attaquant droit dans un trio), densifier le milieu de terrain en l’absence de Paul Pogba ou placer un Blaise Matuidi en pleine forme dans les meilleures conditions, avec plus de liberté pour se projeter vers l’avant.

Il est patent que l’équipe de France et son staff s’adaptent peu à leurs adversaires, en tout cas au niveau du schéma de jeu. Le sélectionneur cherche le système qui fonctionne le mieux possible par rapport aux forces et aux individualités dont il dispose et essaie de conserver ce système sur le long terme. La volonté est certainement de mettre les joueurs dans des conditions qu’ils connaissent bien, pour qu’ils aient leurs habitudes en sélection et ainsi ne pas trop les perturber. Il s’agit d’une approche conservatrice. On sait qu’en sélection, l’entraîneur a peu de temps pour mettre en place ses idées, les joueurs n’étant à sa disposition que quelques semaines par an…. Tout ceci peut expliquer pourquoi l’équipe de France n’est flamboyante à regarder. Mais entrons dans les détails : où est-ce que le bât blesse ?

Un jeu de position inexistant

Le jeu des Bleus depuis plusieurs années n’est pas des plus emballants. A l’exception de quelques fulgurances, notamment contre la Suisse à la Coupe du Monde 2014 ou encore face à l’Islande en quart de finale de l’Euro 2016, l’Equipe de France enthousiasme très rarement ses supporters sur le plan offensif. Ceci est dû à un problème majeur qui n’a jamais été réglé par Deschamps : le jeu de position des Bleus est défaillant voire inexistant.

Le jeu de position, c’est ce qu’on peut vulgairement définir comme la construction patiente d’offensives avec de nombreuses passes et mouvements permettant de déstabiliser le bloc adverse et de se créer des occasions. Ce style de jeu est l’apanage des équipes voulant dominer totalement les matchs. Il est superbement représenté par l’école barcelonaise ou encore par les sélections allemandes et espagnoles. Les Bleus ne font pas partie de ces équipes, car le style Deschamps est beaucoup plus conservateur et basé sur l’équilibre défensif. Malheureusement, les adversaires de la France sont bien souvent craintifs, et ils lui abandonnent le monopole du jeu. Or, quand l’équipe se retrouve avec le ballon face à un bloc compact, elle a beaucoup de mal à trouver des solutions et à se procurer des occasions. Les matchs d’ouverture face à la Roumanie puis l’Albanie lors de l’Euro 2016 sont emblématiques : il a fallu compter sur des petits miracles et des exploits individuels pour s’imposer dans les dernières minutes (cf. le magnifique but de Payet).

La relance depuis la base arrière est symptomatique du problème. Florent Toniutti le démontre régulièrement sur son blog des Chroniques Tactiques. Les défenseurs centraux prennent trop peu d’initiatives pour casser des lignes par la passe ou en avançant avec le ballon. On sent bien que les consignes de Deschamps brident ceux-ci et qu’ils ne doivent en aucun cas s’aventurer trop vers l’avant, sous peine de mettre en danger l’équilibre de l’équipe. Il est malheureusement très difficile de déstabiliser un adversaire bien en place dans ces conditions.

Pogba sous le feu des critiques, Giroud en cache-misère

Le cas Pogba est représentatif, au niveau individuel, de ces problèmes collectifs. En tant que milieu récupérateur ou relayeur, il doit veiller à l’équilibre de l’équipe, mais Deschamps lui confie également le rôle de chef d’orchestre imprimant le tempo et orientant le jeu. Il redescend souvent très bas sur le terrain pour assurer les premières relances à la place des défenseurs centraux. De leur côté, les supporters attendent plutôt de lui des éclairs offensifs. Il n’est pas facile d’être efficace dans autant de domaines. Avec de tels problèmes collectifs dans la construction du jeu, dont il est censé être le leader, il n’est guère étonnant que le Mancunien se retrouve sous le feu des critiques, d’autant que sa nonchalance occasionne trop souvent des pertes de balles agaçantes, qu’il ne compense pas avec les éclairs de génie qu’il peut parfois produire en club.

Ces problèmes expliquent finalement l’importance que peut avoir Olivier Giroud chez les Bleus, malgré toutes les critiques dont il fait l’objet. En effet, lorsque l’on est défaillant dans la construction du jeu, une option intéressante consiste à envoyer de longues balles vers l’avant et à être présent sur les seconds ballons pour pénétrer le bloc adverse, mais aussi à envoyer de nombreux centres dans la surface. Posséder un avant-centre capable de prendre les ballons de la tête est alors crucial. Giroud est celui-là, tel un phare dans la tempête. On se rappellera du second but des Bleus face à l’Irlande à l’Euro : une longue ouverture de Rami, pour la tête de Giroud qui remise sur Griezmann après avoir gagné son duel en embarquant deux défenseurs. Le début de match face à la Biélorussie au Stade de France a également bien illustré l’importance du jeu de tête de Giroud.

Tout changer avant la Coupe du Monde ?

Il semble peu probable que Didier Deschamps révolutionne sa philosophie avant le Mondial en Russie. Les Bleus ne vont pas devenir du jour au lendemain une équipe dominant les matchs de bout en bout et multipliant les occasions après de longues phases de construction : un jeu de position efficace ne s’apprend pas en quelques semaines. Il faudra compter sur le talent individuel des joueurs offensifs, un Griezmann au top comme à l’Euro ou l’explosion d’un Mbappe. Ils ne seront d’ailleurs pas les seuls à pouvoir faire des différences, et c’est ça qui peut être rassurant. Les Français pourront aussi espérer rencontrer des équipes prenant le jeu à leur compte et procéder alors en contre, là où ils sont beaucoup plus à l’aise.

Ces difficultés à marquer des buts face aux adversaires regroupées ou solides vont forcer les Bleus à être solides eux-mêmes et à ne pas encaisser le premier but. Courir après le score face à des équipes refusant le jeu pourrait être un chemin de croix. A l’inverse, marquer rapidement devrait faciliter les matchs et ouvrir des espaces, permettant aux talents individuels de mieux s’exprimer, même si on a vu en Bulgarie que cela n’était pas garanti.

Didier Deschamps va également devoir régler le problème des deux Gunners, Lacazette et Giroud. On l’a dit plus haut, le second semble indispensable aux Bleus, à moins de tout révolutionner. Malheureusement pour le sélectionneur, c’est le premier qui est titulaire à Arsenal. Quelle solution va trouver Deschamps ? Cela va-t-il l’obliger à revoir ses plans, se passer de Giroud, changer de philosophie et faire prendre des risques offensifs à son équipe, au risque de mettre en péril l’équilibre défensif qui lui semble si cher ? On ne parierait pas là-dessus. Lacazette n’a pas du tout le même profil que son coéquipier en club, il participe plus au jeu. Surtout, il n’est pas aussi performant de la tête, mais aucun autre attaquant français ne pourra l’être autant que Giroud.

La question du schéma de jeu va aussi se poser : Didier Deschamps va-t-il maintenir ce 4/2/3/1 ou 4/4/2 dans lequel l’équipe semble être le plus à l’aise ? Mais alors, quid de l’intégration de Kilyan Mbappe si Giroud et Griezmann sont les deux attaquants titulaires ? Réponse dans les prochaines semaines.

Et après ?

Un cycle de 6 ans à la tête d’une sélection nationale, cela semble raisonnable. Il sera certainement temps après la Coupe du Monde de remercier Didier Deschamps, quel que soit le résultat. Il pourrait d’ailleurs décider de partir de lui-même. Sonnera alors l’heure pour la Fédération de nommer un sélectionneur plus novateur, plus créatif et ambitieux, qui osera faire prendre des risques à cette équipe et la faire briller. Cela ne garantira aucunement des résultats, mais cela maximisera la probabilité d’en avoir et cela attirera surtout une grande sympathie sur les Bleus. Leur potentiel actuel, peut-être inégalé dans l’Histoire du football français, doit être exploité à fond. Quitte à nommer un sélectionneur étranger pour la première fois, car on ne voit pas bien quel entraîneur français pourrait avoir le profil. Zidane peut-être, mais malgré ses résultats exceptionnels, pas sûr que ce soit la bonne solution. Ce sera à la Fédération de trancher en n’hésitant pas à s’ouvrir et en laissant de côté ce conservatisme ennuyeux qui peut la caractériser.

Jérémy Gérardin

  1. avatar
    11 octobre 2017 a 15 h 44 min
    Par Cullen

    Excellente analyse mais on a tendance à faire la même erreur qu’en 2002 où, sous prétexte qu’on avait à l’époque le meilleur buteur de Premier League (Henry), de Série A (Trezeguet) et de Ligue 1 (Cissé), on aurait forcément dû être champions du monde (alors qu’on n’a pas marqué 1 seul but), ou bien qu’en 2010 où on pensait avoir une superbe équipe dirigée par un entraineur incompétent alors qu’en fait on avait simplement une équipe moyenne coachée par un entraineur lambda. On a actuellement de très bons joueurs mais de là parler de génération exceptionnelle, c’est aller vite en besogne.

    Deschamps est certainement un peu frileux, il n’est pas issu du sérail de la DTN mais il a entrainé en Ligue 1, un championnat très dense où le moindre point compte pour le maintien et empêche bien souvent les entraineurs de se lâcher. Et le souci (qui peut aussi être un avantage) qu’a Deschamps (et n’importe quel sélectionneur des Bleus), c’est que la France n’a pas d’identité de jeu bien marquée qu’elle serait quelque part obligée de conserver par tradition comme le jeu direct et physique (sans parler de kick n’ rush) en Angleterre, le tiki-taka en Espagne ou la rigueur défensive en Italie.

    En France, on a navigué entre le football champagne dans les années 80’, le bloc équipe sous Aimé Jacquet, et le jeu de possession dont a voulu s’inspirer des Espagnols Laurent Blanc lorsqu’il est arrivé à la tête des Bleus, du coup le sélectionneur est sans cesse obligé de trouver sa patte sans que les joueurs dont ils disposent aient forcément ce schéma tactique dans leur ADN.

  2. avatar
    11 octobre 2017 a 19 h 29 min

    Merci Cullen pour ton retour ! Je te rejoins sur de nombreux points. L’absence d’identité footballistique française peut effectivement être un problème, d’autant que nos meilleurs joueurs sont disséminés à travers l’Europe. On n’a pas la chance d’avoir un “noyau Barça” comme en Espagne, un “noyau Bayern” comme en Allemagne ou un “noyau Juve” comme en Italie. C’est effectivement plus difficile pour un sélectionneur français de construire quelque chose.

    Là où je suis moins d’accord, c’est sur notre potentiel. Griezmann, Pogba, Kanté, bientôt Dembélé et Mbappe (pour ne citer qu’eux !) sont des joueurs extraordinaires et pétris de talent. Prenons le cas Pogba que je connais bien : quand je lis qu’il ne progresse pas depuis ses 18-19 ans ça me fait sauter au plafond. Le Pogba de Manchester United n’a plus rien à voir avec le Pogba de la Juve, il s’est transformé : il touche beaucoup plus de ballons, c’est lui le chef d’orchestre, ce qui n’était pas le cas à la Juve. Mourinho est en train de le façonner en milieu de terrain plus complet : ça s’est fait la saison dernière au détriment de son influence offensive, mais avec le recrutement de Matic cette année il devrait passer un cap, ce qu’on a d’ailleurs pu apercevoir en début de saison. Vraiment dommage qu’il se soit blessé.

    Même derrière ces talents exceptionnels, on a des joueurs qui ont peu à leur envier : Tolisso, Rabiot, Umtiti, Sidibé, Mendy et j’en passe sont eux aussi d’excellents joueurs. Il ne me semble pas incongru de réclamer un sélectionneur qui saura bâtir une équipe pour faire briller tous ces joyaux. Même sans “identité française”, un sélectionneur avec des idées plutôt offensives a de quoi construire une formation dominant le football mondial avec les espagnols et les allemands. Ce serait dommage de passer à côté de cette génération !

  3. avatar
    12 octobre 2017 a 11 h 36 min
    Par Guga57

    Domenech était quand même un sacré incompétent… Si on avait eu un mec un chouia meilleur tactiquement en 2006, on aurait deux étoiles sur le maillot à l’heure actuelle. Sinon par rapport à Deschamps, moi je trouve qu’il fait plutôt du bon boulot. Sans la boulette de Lloris en Suède et la frappe sur la barre de Griezmann face au Luxembourg, on aurait fini avec quatre points de plus et personne n’aurait rien eu à redire après le festival réalisé contre la Hollande. Après faut être réaliste, OK on a un bon groupe avec Griezmann et Mbappé comme têtes de gondole… le souci, c’est que pour gagner le Mondial faudra être très costaud derrière !!! Et c’est là que le bât blesse. Lloris je l’aime bien, mais s’il faisait vraiment partie des meilleurs gardiens du monde (comme on peut l’entendre ici et là dans nos médias), il ne serait pas à Tottenham… Et puis la défense, c’est quand même encore assez loin du niveau de l’Allemagne. OK, Umtiti et Varane sont de très bons défenseurs, mais ils peinent à devenir titulaires au Barça et au Real, Koscielny est un battant mais ce n’est pas non plus un monstre. Et Rami, bah c’est Rami quoi… Même constat pour les latéraux, Sidibé, Digne, Kurzarwa, Mendy, c’est pas dégueulasse, mais pour gagner une Coupe du Monde, ça me parait un peu léger. Alors certes, au milieu, avec Kanté-Matuidi-Pogba c’est franchement pas mal (pour ne pas dire « très bien »), et devant aussi avec une profusion de talents… Ceci dit, je peux évidemment me planter, mais selon moi la France ira au mieux en demi-finale l’année prochaine en Russie. Pour le titre, ça se jouera certainement entre l’Argentine, l’Allemagne, le Brésil et l’Espagne.

    • avatar
      12 octobre 2017 a 14 h 37 min
      Par Cullen

      Pour 2006, difficile de définir l’impact de Domenech. Sans lui la France aurait peut-être une deuxième étoile comme elle aurait pu se faire sortir en huitième par l’Espagne ou en quart par le Brésil. Les prestations exceptionnelles de Zidane sur ces deux rencontres altèrent un peu (beaucoup) la portée du sélectionneur.

      Sinon, il est très rarement arrivé qu’une équipe venant d’accueillir un évènement international (Mondial ou Euro, la Copa America je ne sais pas) fasse mieux ensuite hors de ses bases. C’est arrivé en 1982 quand l’Italie a été sacrée championne du monde après avoir terminé deuxième de sa poule à l’Euro 80, et en 1990 quand l’Allemagne est devenue championne du monde après avoir été éliminée dès les demi-finales chez elle 2 ans plus tôt. Sur un siècle, c’est quand même très très peu. Si l’on se fît à ces stats, la France a du coup peu de chance de faire mieux qu’une demi-finale (ce serait déjà pas si mal). Et même si la qualification a été très compliquée pour l’Argentine, je vois bien également l’Albiceleste triompher en Russie, ce qui serait un couronnement pour Messi. L’Allemagne ne sera pas loin non plus (quand elle se loupe elle est quand même en demi) même si je ne l’imagine pas conserver son titre, quant à l’Espagne qui vit actuellement des moments compliqués, ce sera quitte ou double. Maintenant, le tirage au sort sera primordial, et tant qu’il n’est pas fait, difficile de se projeter réellement sur tel ou tel dénouement.

      • avatar
        16 octobre 2017 a 9 h 48 min
        Par Guga57

        En 2006, Domenech s’était permis de laisser à la maison Ludovic Giuly et Robert Pirès (pourtant respectivement vainqueur et finaliste de la Champions League cette année-là) pour de sombres raisons de SMS envoyés par l’un et l’autre à Estelle Denis… Ça te montre quand même le niveau du mec. D’autant plus que Giuly était vraiment en feu à cette période-là, il aurait cent fois mérité de participer au Mondial teuton. Et qui sait si c’est pas lui qui aurait pu nous débloquer la situation en finale contre les Ritals ? Dans tous les cas, en 2005, sans le retour de Zidane, Thuram et Makelele, la France de Domenech était mal barré pour se qualifier. Et après 2006, l’Euro 2008 et le Mondial 2010 auront fini d’écrire la légende de « Raymond La Science ». D’ailleurs s’il y a bien une raison pour laquelle je suis content que la France n’ait pas gagné le Mondial 2006 c’est bien celle-là, Domenech ne méritait absolument pas d’entrer au panthéon des coaches champions du monde. Quand je le vois aujourd’hui consultant-sport ça me dégoute. Ce mec est juste une arnaque, un imposteur.

  4. avatar
    13 octobre 2017 a 16 h 25 min

    J’avais cru poster un commentaire hier mais j’ai dû oublier d’appuyer sur le bouton.

    Je disais que c’était l’un des meilleurs articles que j’aie sur le jeu en tant que tel.

    Sinon pour la France une bonne prestation est au minimum une finale, sinon une défaire honorable en demie contre le futur vainqueur.

  5. avatar
    14 octobre 2017 a 22 h 59 min

    Merci Fabrice ! Malgré un jeu peu spectaculaire, on espère tous que les Bleus iront très loin en Russie…

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