Coupe du Monde : 5 bonnes raisons de se méfier du Pérou…
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Coupe du Monde : 5 bonnes raisons de se méfier du Pérou…

Dernière nation qualifiée pour le prochain Mondial, le Pérou, supposée équipe la plus faible du deuxième chapeau lors du tirage, affrontera la France le 21 juin prochain. Voici cinq bonnes raisons de ne pas sous-estimer les Péruviens...

1. Parce que personne ne les attendait là…

Peu nombreux sont ceux qui auraient misé une pièce sur le Pérou, pourtant 11ème au classement FIFA. Absents de la plus prestigieuse des compétitions internationales depuis l’édition espagnole de 1982, “los Incas” sont parvenus à accrocher la cinquième place des éliminatoires de la très relevée zone sud-américaine aux dépens du Chili, pourtant vainqueur des deux dernières éditions de la Copa América.

Malgré un début de campagne raté (4 points pris lors des 6 premiers matchs), la Blanquirroja est finalement parvenue à inverser la tendance en empochant 22 points lors des douze dernières rencontres (6 victoires, 4 nuls et 2 défaites).

Sorti vainqueur de sa double confrontation face à la Nouvelle-Zélande en barrages (0-0 à l’aller, 2-0 au retour), le Pérou fut le 32ème et dernier pays à obtenir son billet pour la prochaine Coupe du Monde, après 36 ans d’absence…

2. Parce que la ferveur est énorme au pays…

Le football occupe une place importante au Pérou. Même si la sélection ne figure pas parmi les grandes nations sud-américaines et que le championnat local est loin d’atteindre le niveau de celui des voisins brésiliens, l’engouement des Péruviens pour leur équipe nationale est exceptionnel. La preuve : le gouvernement a même décrété un jour férié au lendemain de la qualification de la sélection aux dépens de la Nouvelle-Zélande.

Mais il y a encore mieux. Lors du premier but du match retour à Lima (2-0 score final), l’observatoire sismique du Chili a même décelé une vibration souterraine dans le district de la capitale péruvienne, générée par la joie des supporters lors de la célébration du premier but des Incas. Le Pérou a littéralement vibré le 16 novembre dernier…

3. Parce que Farfàn et Guerrero sont “on fire”…

Il faut bien l’avouer, la sélection péruvienne est loin d’être la plus effrayante sur le papier. Seuls quelques-uns de ses joueurs évoluent en Europe, et la majeure partie des autres sont de parfaits inconnus aux yeux du grand public.

Cependant, deux noms sortent clairement du lot. Le premier, Paolo Guerrero, fait office de véritable légende vivante au pays. Meilleur buteur de l’histoire de la sélection, le bad-boy formé au Bayern Munich évolue dans le championnat brésilien depuis 2012 (Corinthians puis Flamengo). Privé de barrages face à la Nouvelle-Zélande à la suite d’un contrôle antidopage positif, l’attaquant vedette de la Blanquirroja avait écopé d’une suspension par la commission de discipline de la FIFA, qui aurait dû lui coûter sa participation au prochain Mondial. Mais la grande instance du football en a décidé autrement et est finalement revenue sur sa décision quelques semaines plus tard en réduisant la durée de sa suspension. Sauf cas exceptionnel, “le guerrier” sera bien du voyage en Russie, lui qui a inscrit 6 buts en phase de qualifications, dont le coup-franc décisif lors du dernier match face à la Colombie, qui mena les siens en barrages.

Le second, bien connu en Europe, se nomme Jefferson Farfàn. L’ancien joueur du PSV Eindhoven et de Schalke 04, réputé pour sa vitesse, fait aujourd’hui les beaux jours du Lokomotiv Moscou, actuel leader du championnat russe. Désormais âgé de 33 ans, la “Foquita” a su prendre ses responsabilités pour mener les siens jusqu’à la qualification pour le Mondial. C’est d’ailleurs lui qui fit trembler tout un peuple en inscrivant le premier but des Incas face à la Nouvelle-Zélande. En guise de célébration, Farfàn, en larmes, avait alors brandi le maillot floqué du n°9 de son ami Guerrero, suspendu. Tout un symbole.

4. Parce qu’ils savent tenir tête aux grandes nations…

Depuis son arrivée à la tête du groupe en 2015, le sélectionneur argentin Ricardo Gareca et ses hommes peuvent se vanter d’avoir réalisé de jolis coups face à des équipes réputées sur la scène internationale. Troisièmes de la Copa América en 2015 (battus par le Chili en demies, futur vainqueur de la compétition), puis éliminés en quarts de finale de l’édition Centenario l’année suivante (en battant notamment le Brésil lors des matchs de poule), les rouges et blancs ont les capacités pour faire douter n’importe quel adversaire.

Lors des qualifications sud-américaines, les Incas sont par exemple parvenus à tenir en échec l’Argentine par deux fois (2-2, 0-0), mais aussi à vaincre les redoutables Uruguayens à Lima (2-1).

Plus récemment, fin mars 2018, les Péruviens ont réalisé deux matchs amicaux de qualité face à des équipes qui prendront part à la prochaine Coupe du Monde. Victorieux de la Croatie de Modric 2-0 le 24 mars, les hommes de Gareca ont enchaîné quatre jours plus tard face à la surprenante Islande sur le score de 3-1. De bon augure avant d’affronter le Danemark, la France et l’Australie en juin prochain.

5. Parce qu’ils ont déjà battu les Bleus…

Certes, la France et le Pérou ne se sont rencontrés qu’une fois au cours de l’histoire. Et même s’il n’y a aujourd’hui qu’une seule référence pour cette affiche, les chiffres parlent en faveur de la sélection sud-américaine. C’était en avril 1982, quelques jours avant la Coupe du Monde en Espagne, et la bande à Platini s’était inclinée 1-0 au Parc des Princes. Quelques semaines plus tard, les Bleus étaient éliminés en demi-finales du Mondial face à la RFA à Séville au terme d’un match au scénario catastrophe que l’on connaît tous…

Pour toutes ces raisons, la rencontre France-Pérou du 21 juin prochain s’annonce d’ores et déjà excitante. L’espoir demeure malgré tout côté français. Et pas seulement pour l’issue de ce match. Car si les Bleus feront largement office de favoris, la sélection péruvienne peut quant à elle être considérée comme un véritable porte-bonheur. En effet, la Blanquirroja a toujours affronté le vainqueur final de la compétition lors de ses quatre précédentes participations au Mondial (Uruguay en 1930, Brésil en 1970, Argentine en 1978 et Italie en 1982). Un bon présage pour les Bleus ?

Gildas Briand

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