Corse, Pays Basque, Sardaigne, Sicile : ces quatre régions oubliées des grands Tours
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Corse, Pays Basque, Sardaigne, Sicile : ces quatre régions oubliées des grands Tours

Giro, Tour, Vuelta… Les trois grandes courses par étapes ont chacune leurs régions oubliées, de la Corse à la Sardaigne en passant par le Pays Basque ou encore la Sicile, avec des apartheids plus ou moins volontaires.

Corse

Revendiquée par Pascal Paoli au XIXe siècle, l’identité corse (l’île a été rachetée en 1769 par la France à la République de Gênes) se manifeste politiquement lors des évènements d’Aléria en 1975 : En 1957 est créée par l’État français la SOMIVAC (Société pour la Mise en Valeur de la Corse) qui aménage un vignoble dans la plaine orientale d’Aléria. Elle attribue de nombreux lots de terrains aux nouveaux rapatriés d’Algérie : en 1964-1965, 75 % des terres sont distribuées aux pied-noirs dont quelques-uns plantent des cépages non sélectionnés, pratiquent la chaptalisation et vendent du vin frelaté. L’inculpation de grands négociants frauduleux provoque une campagne de presse qui aboutit au boycottage des vins corses, menaçant plus de 500 producteurs viticoles corses. Les nationalistes corses dénoncent ces colons producteurs détenant la majorité du vignoble corse, voulant le récupérer au profit de petits producteurs insulaires. Une révolte éclate le 21 août 1975, une trentaine d’hommes armés, dont Marcel Lorenzoni, Jean-Pierre Susini, Jacques Fieschi, Léo Battesti, Jacques Paoli, entraînés par Edmond Simeoni, occupent la ferme d’Henri Depeille, un viticulteur endetté d’Aléria d’origine pied-noir suspecté d’être mêlé à ce scandale financier. Le leader de l’Action régionaliste Corse (ARC) fait connaître les raisons de ce coup de force en ces termes : Il s’agit de dévoiler le scandale des vins mettant en cause le propriétaire de la cave et plusieurs de ses amis négociants. Après avoir bénéficié de prêts exorbitants, les responsables des caves vinicoles ont mis sur pied une énorme escroquerie de plusieurs milliards d’anciens francs, au préjudice de petits viticulteurs. Le président Valéry Giscard d’Estaing et le Premier ministre Jacques Chirac étant en vacances, c’est le ministre de l’Intérieur Michel Poniatowski qui décide d’y déployer 1 200 gendarmes et CRS afin de donner l’assaut avec l’appui de blindés et de six hélicoptères Puma, et faire sortir de la cave ses occupants. Le vendredi 22 août, face à la médiatisation de l’affaire, des jeunes corses sympathisants accourent de toute l’île pour soutenir les occupants. L’assaut des forces de l’ordre débute à 16 heures et voit la reddition des occupants de la ferme Depeille, après une fusillade de 3 minutes qui fera deux morts parmi les forces de l’ordre (le maréchal des logis chef Michel Hugel et le gendarme Jean-Yves Giraud) et un blessé grave (Pierrot Susini a le pied arraché) parmi les occupants. Les autonomistes quittent leur retranchement les armes à la main alors que de nouveaux renforts arrivent par hélicoptères. La foule tente alors de forcer les barrages, entonne l’hymne corse et finit par venir incendier les restes de la ferme et des bâtiments viticoles. Toute la nuit à Bastia ont lieu de violents affrontements. L’ARC est dissoute le 27 août par décision du Conseil des Ministres, ce qui donne lieu à de nouveaux affrontements armés à Bastia, qui se soldent par un mort et plusieurs blessés parmi les forces de l’ordre dépêchées du continent. Plus tard, le viticulteur Depaille admettra en partie le bien fondé des exigences d’Edmond Siméoni et de ses camarades : Leur revendication de la terre était légitime et l’émergence du nationalisme, normale. Le drame d’Aléria jette l’opprobre sur les finances et la politique locale, et portera même un grave préjudice aux vins corses. Ces trois minutes qui ébranlèrent la Corse marquent le point de départ de la radicalisation du nationalisme corse, marqué par la création du Front de libération nationale corse (FLNC) en 1976. Le nationalisme corse, qui fera comme victime notoire le préfet Claude Erignac en février 1998, n’empêche cependant pas la tenue d’évènements sportifs en Corse, tel le Tour de Corse (créé en 1956) comptant pour le championnat du monde des rallyes entre 1973 et 2008. Surnommé le rallye aux 10 000 virages, il fut gagné 6 fois par Didier Auriol et Bernard Darniche, 4 fois par Sébastien Loeb. En 2002 au Stade de France, la finale de Coupe de France de football Lorient / Bastia est gâchée par les sifflets de supporters corses pendant l’hymne national. Scandalisé par cet affront fait à la Marseillaise, le président Jacques Chirac tout juste réélu refuse de saluer les deux équipes sur la pelouse de Saint-Denis. Et Bastia s’inclinera 1-0 contre Lorient … retrouvé en 2003 à deux jours du référendum sur l’indépendance, Yvan Colonna est l’assassin présumé du préfet Erignac. La visite du Tour de France cycliste en 2013 fait suite à la venue du Critérium International de la Route à Porto Vecchio depuis 2010. A noter qu’en 1997, Jacques Goddet avait proposé, dans un parcours théorique des Tours de France 2000 et 2003, une visite en Corse pour l’été 2003, lors du Tour du Centenaire. En 2003, Jean-Marie Leblanc ne fit que passer par Marseille. La 100e édition de la Grande Boucle passe trois journées sur l’ile de Beauté : victoire de Marcel Kittel entre Porto Vecchio et Bastia, succès de Jan Bakelants dans l’étape Bastia – Ajaccio, et lauriers pour Simon Gerrans entre Ajaccio et Calvi. Faire partir le Tour de France 2013 de Corse, pour la première fois de son histoire, n’était pas une mince affaire, mais un véritable défi pour les organisateurs de la course que ce soit sur le plan logistique ou sur le volet de la sécurité. Un challenge qui semble pourtant à quelques heures du départ avoir été relevé malgré la topographie et l’insularité de l’Ile de Beauté. Et pour remédier au problème de place, et pour la première fois de son histoire, une salle de presse géante est ainsi installée pour ces trois premières étapes à bord d’un navire de commerce. Long de 171 mètres, ce car-ferry, abrite notamment le quartier général de la course et son centre logistique. Avec ses 500 cabines, le Mega Smeralda permet aussi de loger et de rapatrier sur le continent les personnels devant arriver la veille des étapes pour les préparer, et une partie des équipements de la zone technique d’arrivée. D’ailleurs plusieurs autres navires vont servir d’hôtels flottant assurant la desserte entre les quatre ports étapes. Ce dispositif donne donc la possibilité de surmonter l’obstacle que constituait la capacité hôtelière limitée de la Corse pour héberger les quelques 4500 personnes de la caravane du Tour. En ce qui concerne le retour sur le Continent le 1er juillet à Nice, le départ de Calvi va être effectué en une seule vague de six navires, ainsi que de l’Ile Rousse et de Bastia. Certains équipements lourds, notamment les grands autocars des 22 équipes embarqué la veille d’Ajaccio, sont prévus sur cette traversée. Si pour le directeur de l’épreuve, Christian Prudhomme, la difficulté majeure est l’absence d’itinéraire bis, en raison du relief montagneux et des limites du réseau routier corse pour délester les routes empruntées par la course, cela ne semble pas le déstabiliser outre mesure. L’étroitesse de certaines routes n’est pas un problème et, à quelques véhicules près la caravane publicitaire passera presque partout, explique le directeur de l’épreuve. Une île de beauté qui pendant le passage du Tour va également ressembler à un véritable « bunker ». Une Corse quadrillée par des milliers de policiers et gendarmes mobilisés pour éviter tout incident. Habituellement composé d’environ 1300 policiers et gendarmes, ce dispositif est ainsi renforcé par le déploiement de huit unités de CRS et de deux escadrons de gendarmerie mobile. Outre le côté terrestre, divers appareils de la sécurité civile et deux hélicoptères de la gendarmerie peuvent intervenir à tout moment. Enfin, sur mer, gendarmerie et brigades nautiques côtières vont être aux aguets. De plus, 600 pompiers et d’importants moyens de secours avaient été mobilisés dans les deux départements de Corse du Sud et de Haute-Corse. En raison de la chaleur et d’une végétation très fournie après les fortes pluies du printemps, les autorités craignent aussi le risque d’incendie et d’atteintes à la nature avec de possibles concentrations de public, notamment de touristes le long des routes.

 

Pays Basque

La région basque a accueilli le championnat du monde 1997 à San Sebastian (succès de Laurent Brochard pour la course en ligne et de Laurent Jalabert pour le contre-la-montre), sans parler de la Clasica San Sebastian organisée depuis 1981 (victoire de coureurs de talent comme Claude Criquielion en 1983, Miguel Indurain en 1990, Gianni Bugno en 1991, Raul Alcala en 1992, Claudio Chiappucci en 1993, Lance Armstrong en 1995, Udo Bolts en 1996, Davide Rebellin en 1997, Francesco Casagrande en 1998 et 1999, Erik Dekker en 2000, Laurent Jalabert en 2001 et 2002, Paolo Bettini en 2003, Alejandro Valverde en 2008 et 2014, Roman Kreuziger en 2009, Philippe Gilbert en 2011, Adam Yates en 2015, Bauke Mollema en 2016), avec l’Alto de Jaizkibel en juge de paix, ou le Tour du Pays Basque, organisé sans problème depuis son retour au calendrier en 1969 avec des succès de coureurs de prestige (Gino Bartali en 1935, Jacques Anquetil en 1969, Luis Ocaña en 1971 et 1973, Sean Kelly en 1984, 1986 et 1987, Erik Breukink en 1988, Stephen Roche en 1989, Claudio Chiappucci en 1991, Tony Rominger en 1992, 1993 et 1994, Alex Zülle en 1995 et 1997, Laurent Jalabert en 1999, Andreas Klöden en 2000, Denis Menchov en 2004, Danilo Di Luca en 2005, Alberto Contador en 2008, 2009, 2014 et 2016, Nairo Quintana en 2013 et Joaquin Rodriguez en 2015). La Vuelta de 1978 fut la dernière à accueillir des étapes au Pays Basque et en Navarre, côté espagnol lors du XXe siècle, le Tour de France 1992 démarrant lui de San Sebastian (victoire de Miguel Indurain au prologue), quatre ans avant une émouvante arrivée à Pampelune lors de l’édition 1996, dans le fief du quintuple maillot jaune (succès d’étape de Laurent Dufaux devant Bjarne Riis, qui donnera l’accolade à Miguel Indurain sur le podium). En Espagne au printemps 1978, Bernard Hinault y a remporté son premier grand Tour, avec notamment 5 victoires d’étapes. Pour les organisateurs de l’époque en revanche, ce fût une année difficile. L’Espagne est alors en pleine transition vers la démocratie après la chute du régime de Franco (décédé en novembre 1975) et lors de la dernière étape au Pays Basque, des indépendantistes perturbent la course. Ce 14 mai 1978, la 19e étape se divise en deux parties. Le matin, alors que le peloton arrive à Durango, des eucalyptus sont couchés sur la route. Une vraie barricade qui oblige les coureurs à monter en voiture pour reprendre le parcours plus loin et finir cette semi-étape. L’après-midi, Hinault signe d’ailleurs le meilleur temps du contre-la-montre avant que les organisateurs annulent purement et simplement les résultats. La raison? L’intervention de militants qui ont coupé la route à certains coureurs, allant parfois jusqu’à les attraper pour les faire tomber de leur vélo ! Déjà refroidis par des incidents à Bilbao trois jours plus tôt, les organisateurs (El Correo Español-El Pueblo Vasco) décident donc de jeter l’éponge. Ils refilent la gestion de l’évènement dès l’année suivante à Unipublic. Hormis une incursion rapide, presque clandestine, dans la région en 2005, le peloton de la Vuelta ne repassera jamais au Pays Basque, jusqu’en 2011. Déjà sinistrée par le manque de perspectives industrielles (qui mènera le maire de Bilbao à convaincre la fondation Guggenheim d’ouvrir une deuxième antenne européenne dans la capitale basque en 1997, après la collection Peggy Guggenheim de Venise ouverte en 1980), la ville de Bilbao manque cruellement d’exposition médiatique sur la Vuelta, même si San Mames accueillera plusieurs matches de la Coupe du Monde de football 1982 (Angleterre – France, Angleterre – Tchécoslovaquie et Angleterre – Koweït). La présence du risque ETA (Euskadi Ta Asatuna) n’arrange rien, étant considéré comme élevé depuis les deux premiers faits d’armes de l’organisation terroriste basque fondée en 1959. Le 7 juin 1968, l’ETA tue Meliton Manzanas, chef de la police de San Sebastian et ancien collaborateur de la Gestapo pendant la Seconde Guerre Mondiale. Le 20 décembre 1973 à Madrid, une bombe explose sur le passage de la voiture  de l’amiral Luis Carrera Blanco qui est tué. Ce dernier présidait le gouvernement espagnol et était considéré comme l’un des successeurs potentiels du général Franco. Le 5 septembre 2010, l’organisation indépendantiste basque annonce un cessez-le-feu dans une vidéo remise à la chaîne d’information britannique BBC. Le 10 janvier 2011, l’ETA annonce un cessez-le-feu permanent, général et vérifiable, ce qui correspond à l’appel dit déclaration de Bruxelles, signée par différentes organisations internationales, et à l’accord de Guernica, signé par les principales forces de la gauche abertzale, qui appelaient ETA à franchir ce pas. La devise d’ETA est Bietan Jarrai, ce qui signifie continuer dans les deux voies. Elle se rapporte aux deux figures de son symbole, un serpent (représentant la sagesse, et par extension la politique) enroulé autour d’une hache (représentant la force, et par extension la lutte armée). L’édition 2011 de la Vuelta résout le problème de 1978 au Pays Basque, privé de cyclisme sur le Tour d’Espagne pendant plus de vingt ans : une très bonne nouvellepour l’organisateur Javier Guillen, due à des conditions politiques [qui] ont changé depuis deux ans avec un nouveau parti au pouvoir dans la région. Les étapes de Bilbao et Vitoria sont respectivement remportées par Igor Anton et Daniele Bennati, à la veille de l’arrivée à Madrid de ce Tour d’Espagne qui aura révélé un certain Christopher Froome au monde entier, le Kenyan Blanc terminant devant son leader chez Sky, Bradley Wiggins … Avant les évènements de Durango durant l’édition 1978, la Vuelta passait assez régulièrement au Pays Basque et en Navarre, même sur la période 1968-1977 qui aurait pu conduire les organisateurs à mitiger le risque ETA …

o  1969 : étapes à Pampelune, San Sebastian, Vitoria, Llodio et Bilbao (arrivée finale de la Vuelta)

o  1970 : étapes à Vitoria, San Sebastian, Llodio et Bilbao (arrivée finale de la Vuelta)

o  1971 : étapes à Pampelune, San Sebastian, Bilbao et Vitoria

o  1972 : étapes à Vitoria et San Sebastian (arrivée finale de la Vuelta)

o  1973 : étapes à Bilbao et San Sebastian (arrivée finale de la Vuelta)

o  1974 : étapes à Bilbao, Eibar et San Sebastian (arrivée finale de la Vuelta)

o  1975 : étapes à Urkiola, Bilbao  et San Sebastian (arrivée finale de la Vuelta)

o  1976 : étapes à Bilbao  et San Sebastian (arrivée finale de la Vuelta)

o  1977 : étapes à Bilbao  et Urkiola

 

Sardaigne

L’insularité de la Sardaigne fut considérée comme un avantage pour la Coupe du Monde de football 1990, l’Angleterre jouant à Cagliari dans un groupe composé de l’Egypte, des Pays-Bas et de l’Irlande, les organisateurs considérant qu’il serait plus facile de circonscrire les hooligans sur l’île que dans la péninsule. Les trois matches de l’Angleterre furent donc joués en Sardaigne, les trois autres équipes de ce groupe F s’affrontant entre elles à Palerme au stade de la Favorita. L’île située au sud du détroit de Bonifacio organisa entre 1958 et 2009 un Tour de Sardaigne, gagné par des coureurs de prestige comme Rik Van Looy (1959, 1962 ,1965), Jacques Anquetil (1966), Eddy Merckx (1968, 1971, 1973, 1975), Roger de Vlaeminck (1976) Freddy Maertens (1977) ou Giuseppe Saronni (1982). Le Giro n’est passé qu’à trois reprises en Sardaigne avant l’édition 2017 : en 1961, 1991 et 2007. En 1961, la Sardaigne est visitée (avant la Sicile) lors de l’étape de Cagliari, Miguel Poblet conserve le maillot rose qu’il avait encore à Gênes. En 1991, la course propose quatre étapes en trois jours, à Olbia, Sassari et Cagliari, avec de la montagne et un petit chrono individuel précédant une étape de plaine. En 2007 enfin, le Giro débute par trois étapes sardes : un chrono par équipes vers la Maddalena, et deux étapes en ligne vers Bosa et Cagliari.

 

Sicile

Si la Sicile souffre plus que d’autres régions italiennes de l’assiduité du Giro sur ses routes, la région n’a jamais subi un apartheid comparable à la Corse sur le Tour de France. La présence pérenne de la mafia sicilienne, la Cosa Nostra (qui a inspiré le roman de Mario Puzo en 1968 et le film de Francis Ford Coppola qui en découle en 1972, le Parrain) et ses faits d’armes redoutables (assassina du général Della Chiesa en septembre 1982 à Palerme – quatre mois après sa nomination comme préfet de la ville, bombe placée sous l’autoroute faisant exploser la voiture du juge anti-mafia Giovanni Falcone en mai 1992, attentat à la voiture piégée contre le juge Paolo Borsellino en juillet 1992, représailles sanglantes à Palerme sur ordre du capo Toto Riina en 1993 …) n’ont jamais empêché le Giro de se rendre en Sicile. La plus grande île de la Méditerranée a accueilli en 1994 le championnat du monde sur route à Agrigente (victoire de Luc Leblanc pour la course en ligne et de Chris Boardman pour le contre-la-montre, disputé à Catane). Tout au long de ses 17 premières éditions, le Giro d’Italia ignore la Sicile, sans manquer de s’excuser. La Péninsule est trop longue pour pouvoir atteindre l’île, d’autant plus qu’il faut partir de Milan et y retourner après seulement quelques étapes (de 8 à 12), espacées par un ou plusieurs jours de repos. En ces années-là, les étapes sont très longues, avoisinant parfois les 400 kilomètres, mais il est impensable de s’aventurer également dans les îles. La Sicile sera satisfaite pour la première fois en 1930, la Sardaigne devra attendre jusqu’en 1961. Armando Cougnet, le premier directeur du Giro, décide d’honorer la Sicile avec l’édition programmée du 17 mai au 8 juin 1930, qui prévoit 15 étapes. La première étape part de Messine pour arriver à Catane, où s’impose Michele Mara, sprinteur et premier au classement général. À l’époque, cette position n’est pas encore distinguée par un symbole ; il faut en effet attendre l’année suivante, 1931, pour voir apparaître le maillot rose. Ce premier passage du Giro en Sicile dure trois jours, le temps d’adjuger deux autres étapes : celle du 18 mai, de Catane à Palerme, est remportée par Frascarelli. Le 20 mai, l’étape reliant Palerme à Messine est remportée par Luigi Marchisio, qui prend également le maillot rose et le garde jusqu’à Milan.  Pour le retour du Giro en Sicile, il faut ensuite attendre 1949 et la 32e édition, triomphalement remportée par Fausto Coppi. Ce Giro d’anthologie partit le 21 mai 1949 de Palerme pour rejoindre Catane, où l’on assiste à la victoire de Mario Fazio, qui bat au sprint Andrea Carrea et Giordano Cottur. Dans l’étape de Catane à Messine, Sergio Maggini devance Giordano Cottur et Fritz Schaer. Cinq ans plus tard, le peloton du Tour d’Italie revient en Sicile : le 37e Giro – 22 étapes du 21 mai au 13 juin 1954, célèbre à cause de l’échappée bidon qui couronne le Suisse Clerici vainqueur à Milan. On commence à Palerme avec un contre-la-montre par équipes sur 36 km. Cette étape préliminaire est remportée par l’équipe Bianchi de Coppi, Gismondi et Filippi – on mesure le temps réalisé par les trois premiers coureurs – qui devance l’équipe de Suisse emmenée par Guerra et celle de Belgique confiée à Girardengo. Ce Giro se poursuit par l’étape reliant Palerme à Taormina, remportée par Minardi qui portera le maillot rose pendant trois jours au cours de ce Giro. Le Giro du Centenaire de l’unification italienne (Risorgimento de 1861), la 44e édition, 21 étapes du 20 mai au 11 juin 1961, part de Turin et fait deux étapes en Ligurie avant de traverser la mer pour rejoindre d’abord Cagliari et ensuite, après une autre traversée, faire halte pendant deux jours en Sicile. L’étape de Marsala à Palerme est remportée par le Belge Louis Proost qui bat au sprint Schroeders et Vannitsen. La sixième étape, qui relie Palerme à Milazzo est remportée par Nino Defilippis battant au sprint Desmet et Vannitsen. Ce Giro a été remporté par le coureur régulier Pambianco. Quinze ans plus tard, le 59e Giro – 22 étapes, du 21 mai au 12 juin 1976 – revient en Sicile. Quatre journées de course, dont la première est sous-divisée en deux demi-étapes. À Catane, un sprint royal a propulsé Patrick Sercu devant ses compatriotes De Vlaeminck et Van Looy. Dans l’après-midi, Sercu renouvelle l’exploit à Syracuse, devançant Van Linden et De Vlaeminck. Les deux vaincus prennent cependant leur revanche : dans l’étape de Syracuse à Caltanissetta (De Vlaeminck) et dans celle reliant Cefalù à Messine (Van Linden). C’est Felice Gimondi qui est couronné vainqueur de ce Giro à Milan. Dix ans plus tard, lors du 69ème Giro – 22 étapes, du 12 mai au 2 juin 1986, remporté par Roberto Visentini – Urs Freuler remporte le prologue à Palerme, et, ce même jour, Sergio Santimaria devance de très peu les sprinteurs Rosola et Bontempi dans l’étape de Palerme à Sciacca. Jean-Paul Van Poppel remporte ensuite au sprint l’étape de Sciacca à Catane, tandis que l’équipe Del Tongo-Colnago remporte le contre-la-montre de 50 km entre Catane et Taormina. La Sicile revient sur le devant de la scène en 1989, à l’occasion du 72ème Giro (22 étapes du 21 mai au 11 juin) remporté par Laurent Fignon. Jean-Paul Van Poppel remporte l’étape de Taormina à Catane, tandis que le Portugais Acacio Da Silva domine sur l’Etna. La troisième étape, le contre-la-montre par équipe de 32,5 km entre Villafranca T. et Messina est remporté par l’Ariostea. Le 82e Giro – 22 étapes du 15 mai au 6 juin 1999, remporté par Ivan Gotti – prévoit des préliminaires ainsi que trois étapes dans l’Île. La première, reliant Agrigente à Modica est remportée au sprint par Ivan Quaranta. Dans la deuxième, de Noto à Catane, Mario Cipollini réalise un beau succès au sprint. Le troisième sprint de la série, à Messine, est remporté par le sprinteur néerlandais Jeroen Blijlevens. Chose curieuse, les trois vainqueurs de l’étape portent chacun un seul jour le maillot rose. En 2003, le passage du Tour d’Italie en Sicile est très bref: une seule étape, de Messine à Catane,  remportée par Petacchi, dans ce Giro parti de Lecce. C’était le 14 mai 2003. En 2011, Alberto Contador l’emporte sur les pentes du volcan sicilien Etna (étape partie de Messine), victoire qui reviendra sur tapis vert au coureur colombien José Rujano. En 2017, le Giro honore à la fois Sardaigne (étapes à Olbia, Tortoli et Cagliari) et Sicile (arrivées à l’Etna puis à Messine), régions des deux meilleurs coureurs italiens par étapes, le Sarde Fabio Aru et le Sicilien Vincenzo Nibali, surnommé le Requin de Messine.

  1. avatar
    24 mars 2017 a 14 h 04 min

    Le Tour de France a fini par venir en Corse, mais dieu que ce fut difficile !

    Le contexte était plus compliqué en Espagne où la Vuelta, en 1978, avait donc été prise directement pour cible au Pays Basque, par des indépendantistes.

    La Belgique n’a pas ce problem, elle, les classiques étant bien séparées entre Flandriennes côté flamand (Tour des Flandres, Gand Wevelgem) et ardennaises côté wallon (Liege Bastogne Liege et Fleche Wallonne)

    • avatar
      27 mars 2017 a 12 h 05 min
      Par Guga57

      et les Baleares Axel ???

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        27 mars 2017 a 15 h 56 min

        Salut Guga,

        Oui pour les Baléares j’ai pensé à en parler, mais îles beaucoup plus petites que Corse, Sardaigne et Sicile.

        D’autre part sur la Vuelta, l’exemple le plus intéressant était le Pays Basque du fait des incidents de Durango en 1978.

        Pour Majorque, le Tour d’Espagne y est passé en 1986 et 1991 en faisant de la rapide recherché via Google + Wikipédia.

  2. avatar
    26 mars 2017 a 9 h 41 min

    Très bel article mon ami

  3. avatar
    27 mars 2017 a 16 h 32 min

    Mais Axel écrit toujours de très beaux articles qui dépassent le plus souvent (à mon grand plaisir) le simple cardre sportif :)

  4. avatar
    28 mars 2017 a 11 h 21 min

    Salut Fabrice,

    Merci et @+ pour parler sport, dommage que 80 % de mes publications soient censures pour des raisons que j’ignore (longueur ? politique ?)

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      28 mars 2017 a 12 h 41 min
      Par La Redac

      Généralement nous ne les publions longtemps après leur envoi car elles sont intemporelles et que nous préférons les garder en réserve pour compléter les articles d’actualité qui nous arrivent chaque jour. Pour certaines elles sont effectivement trop longues ou constituent des énumérations de faits ou dates, peu propices au lectorat.

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        28 mars 2017 a 16 h 14 min

        Bonjour la rédaction, tout d’abord merci pour le site.

        Je me permets de manifester mon désaccord avec le deuxième énoncé: j’aimerais bien lire tous ces articles bien longs. Comme plusieurs intervenants sur ce site l’ont dit, la qualité de certains articles (et notamment d’Axel) est meilleure que de bien des articles écrits et publiés dans des journaux et sites spécialisés.

        D’autre part vous publiez parfois des articles de deux paragraphes bourrés de fautes qui n’ont que très peu d’intérêt.

        Je vous suggère donc d’être un peu moins stringents quant au filtrage de longs articles (surtout ceux d’Axel qui a déjà prouvé sa maîtrise), et de laisser les lecteurs décider :)

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          28 mars 2017 a 16 h 19 min
          Par La Redac

          Demande prise en compte avec intérêt. Ce n’est pas tant la longueur de certains papiers que leur côté parfois “encyclopédique”. Exemple avec l’extrait d’article ci-dessous :

          Calcio

          Arrivées

          1980 : Falcao (AS Rome), Prohaska (Inter Milan)

          1981 : Brady (Juventus Turin)

          1982 : Platini (Juventus Turin), Boniek (Juventus Turin), Passarella (Inter Milan)

          1983 : Zico (Udinese), Michael Laudrup (Lazio Rome), Gerets (Milan AC), Cerezo (AS Rome)

          1984 : Rummenigge (Inter Milan), Socrates (Fiorentina), Maradona (Naples), Elkjaer-Larsen (Hellas Vérone), Hateley (Milan AC), Briegel (Hellas Vérone), Souness (Sampdoria Gênes)

          1985 : /

          1986 : /

          1987 : Gullit (Milan AC), Van Basten (Milan AC), Rush (Juventus Turin), Völler (AS Rome), Dunga (Pise), Polster (Torino), Careca (Naples), Scifo (Inter Milan)

          1988 : Rijkaard (Milan AC), Matthaus (Inter Milan), Brehme (Inter Milan), Rui Barros (Juventus Turin)

          1989 : Klinsmann (Inter Milan), Balbo (Udinese)

          1990 : Hassler (Juventus Turin), Brolin (Parme), Taffarel (Parme), Francescoli (Cagliari), Simeone (Pise), Martin Vazquez (Torino), Chamot (Pise)

          1991 : Platt (Bari), Savicevic (Milan AC), Boban (Milan AC), Batistuta (Fiorentina) Gascoigne (Lazio Rome), Reuter (Juventus Turin), Stojkovic (Hellas Vérone), Scifo (Torino)

          1992 : Papin (Milan AC), Pancev (Inter Milan), Blanc (Naples), Sammer (Inter Milan) Kohler (Juventus Turin), Möller (Juventus Turin), Effenberg (Fiorentina), Brian Laudrup (Fiorentina), Hagi (Brescia), Asprilla (Parme), Winter (Lazio Rome), Jugovic (Sampdoria Gênes), Mihajlovic (AS Rome), Oliveira (Cagliari)

          1993 : Desailly (Milan AC), Bergkamp (Inter Milan), Boksic (Lazio Rome), Sauzée (Atalanta Bergame), Jarni (Juventus Turin), Dely Valdes (Cagliari)

          1994 : Deschamps (Juventus Turin), Angloma (Torino), Ayew Pelé (Torino), Futre (Reggina), Rui Costa (Fiorentina), Fernando Couto (Parme), Boghossian (Naples)

          1995 : Weah (Milan AC), Roberto Carlos (Inter Milan), Bierhoff (Udinese), Seedorf (Sampdoria Gênes), Karembeu (Sampdoria Gênes), J.Zanetti (Inter Milan), Ince (Inter Milan), Vieira (Milan AC), Stoitchkov (Parme), Ayala (Naples)

          1996 : Zidane (Juventus Turin), Djorkaeff (Inter Milan), Nedved (Lazio Rome), Davids (Milan AC), Zamorano (Inter Milan), Thuram (Parme), Dugarry (Milan AC), Kanu (Inter Milan), Sforza (Inter Milan), Crespo (Parme)

          1997 : Ronaldo (Inter Milan) Kluivert (Milan AC) Leonardo (Milan AC) Veron (Sampdoria Gênes) Klinsmann (Sampdoria Gênes) Recoba (Inter Milan) Ziege (Milan AC), Cafu (AS Rome), Simeone (Inter Milan)

          1998 : Salas (Lazio Rome), Stankovic (Lazio Rome), Ortega (Sampdoria Gênes)

          1999 : Shevchenko (Milan AC), Van der Sar (Juventus Turin), Laurent Blanc (Inter Milan), Seedorf (Inter Milan), Oliseh (Juventus Turin), Mijatovic (Fiorentina)

          Départs

          1980 :

          1981 :

          1982 :

          1983 : Prohaska (Austria Vienne)

          1984 : Gerets (Maastricht)

          1985 : Zico (Flamengo), Falcao (Sao Paulo FC)

          1986 : Socrates (Flamengo)

          1987 : Platini (retraite), Rummenigge (Servette Genève), Hateley (Monaco)

          1988 : Rush (Liverpool), Boniek (retraite), Polster (FC Séville), Elkjaer-Larsen (Vejle), Scifo (Bordeaux), Passarella (River Plate)

          1989 : M.Laudrup (FC Barcelone), Francescoli (Olympique de Marseille)

          1990 :

          1991 : Maradona (FC Séville)

          1992 : Völler (Olympique de Marseille), Klinsmann (Monaco), Brehme (Saragosse), Mätthaus (Bayern Munich), Cerezo (Sao Paulo FC)

          1993 : Rijkaard (Ajax Amsterdam), Sammer (Borussia Dortmund), Scifo (Monaco), Stojkovic (Olympique de Marseille), Careca (Kashiwa Reysol), Dunga (VfB Stuttgart)

          1994 : Papin (Bayern Munich), B.Laudrup (Glasgow Rangers), Möller (Borussia Dortmund), Effenberg (Mönchengladbach), Reuter (Juventus Turin), Hässler (Karlsruhe), Julio Cesar (Borussia Dortmund), Hagi (FC Barcelone), Raducioiu (Espanyol Barcelone), Caniggia (Benfica Lisbonne)

          1995 : Van Basten (retraite), Bergkamp (Arsenal), Gullit (Chelsea), Dely Valdes (PSG), Kohler (Borussia Dortmund), Platt (Arsenal), Gascoigne (Glasgow Rangers), Jarni (Betis Séville)

          1996 : Stoïtchkov (FC Barcelone), Seedorf (Real Madrid), Roberto Carlos (Real Madrid), Fernando Couto (FC Barcelone), Futre (West Ham)

          1997 : Ince (Liverpool), Angloma (FC Valence)

          1998 : Kluivert (FC Barcelone), Desailly (Chelsea), Savicevic (Etoile Rouge de Belgrade), Kanu (Arsenal), Chamot (Atletico Madrid)

          Liga

          Arrivées

          1980 : Schuster (FC Barcelone)

          1981 : Hugo Sanchez (Atletico Madrid)

          1982 : Maradona (FC Barcelone), N’Kono (Espanyol Barcelone)

          1983 :

          1984 : Archibald (FC Barcelone)

          1985 :

          1986 : Lineker (FC Barcelone), Hughes (FC Barcelone)

          1987 : Futre (Atletico Madrid), Rijkaard (Saragosse)

          1988 : Polster (FC Séville), Ruggeri (Logrones), Dassaev (Valence), Chilavert (Saragosse)

          1989 : Koeman (FC Barcelone), Michael Laudrup (FC Barcelone), Penev (FC Séville)

          1990 : Hagi (Real Madrid), Stoitchkov (FC Barcelone), Redondo (Tenerife), Poyet (Saragosse)

          1991 : Prosinecki (Real Madrid), Suker (FC Séville), Maradona (FC Séville), Esnaider (Real Madrid), Zamorano (FC Séville), Valderrama (Valladolid)

          1992 : Brehme (Saragosse), Bebeto (Deportivo La Corogne), Simeone (FC Séville), Salenko (Logrones)

          1993 : Romario (FC Barcelone), Mijatovic (FC Valence)

          1994 : Hagi (FC Barcelone), Kostadinov (Deportivo La Corogne), Raducioiu (Espanyol Barcelone)

          1995 : Figo (FC Barcelone), Popescu (FC Barcelone), Jarni (Betis Séville)

          1996 : Ronaldo (FC Barcelone), Rivaldo (Deportivo La Corogne), Seedorf (Real Madrid) Roberto Carlos (Real Madrid), Panucci (Real Madrid), Vitor Baia (FC Barcelone), Laurent Blanc (FC Barcelone), Fernando Couto (FC Barcelone), Illgner (Real Madrid), Stoitchkov (FC Barcelone), Finidi George (Betis Séville), Romario (FC Valence), Claudio Lopez (FC Valence)

          1997 : Vieri (Atletico Madrid), Dugarry (FC Barcelone), Sonny Anderson (FC Barcelone), Angloma (FC Valence), Ortega (FC Valence)

          1998 : Kluivert (FC Barcelone), Cocu (FC Barcelone), Makélélé (Celta Vigo), McManaman (Real Madrid), Denilson (Betis Séville), Chamot (Atletico Madrid)

          1999 : Anelka (Real Madrid), Frank de Boer (FC Barcelone), Ronald de Boer (FC Barcelone), Litmanen (FC Barcelone)

          Départs

          1980 :

          1981 : Krankl (Rapid Vienne)

          1982 : Simonsen (Charlton Athletic)

          1983 :

          1984 : Maradona (Naples)

          1985 : Stielike (Neuchâtel Xamax)

          1986 :

          1987 : Hughes (Bayern Munich), Valdano (retraite), Archibald (Blackburn Rovers)

          1988 :

          1989 : Lineker (Tottenham Hotspur)

          1990 : Ruggeri (Velez Sarsfield)

          1991 : Dassaev (retraite)

          1992 : Hagi (Brescia), Hugo Sanchez (Club America Mexico)

          1993 : Schuster (Leverkusen), Brehme (Kaiserslautern), Polster (FC Cologne), Futre (Olympique de Marseille)

          1994 : N’Kono (Bolivar La Paz)

          1995 : Romario (Flamengo), Koeman (Feyenoord Rotterdam), Stoïtchkov (Parme)

          1996 : M.Laudrup (Vissel Kobe), Zamorano (Inter Milan)

          1997 : Ronaldo (Inter Milan), L.Blanc (Olympique de Marseille), Prosinecki (Croatia Zagreb), Simeone (Inter Milan)

          1998 : Vieri (Atletico Madrid), Dugarry (Olympique de Marseille)

          Si l’on regarde les podiums entre 1982 et 1998, le Calcio écrase aussi la Liga, la Bundesliga étant elle laminée tout comme le championnat anglais

          Calcio (28 podiums)

          - 13 Ballons d’Or (Paolo Rossi 1982, Platini 1983, 1984 et 1985, Gullit 1987, Van Basten 1988, 1989 et 1992, Roberto Baggio 1993, Weah 1995, Ronaldo 1997, Zidane 1998)

          - 7 deuxièmes places (Elkjaer-Larsen 1985, Gullit 1988, Baresi 1989, Schillaci 1990, Mätthaus 1991, Bergkamp 1993, Roberto Baggio 1994)

          - 8 troisièmes places (Boniek 1982, Elkjaer-Larsen 1984, Rijkaard 1988 et 1989, Brehme 1990, Paolo Maldini 1994, Zidane 1997, Ronaldo 1998)

          Liga (10 podiums)

          - 1 Ballon d’Or (Stoïtchkov 1994)

          - 6 deuxièmes places (Lineker 1986, Futre 1987, Stoïtchkov 1992, Ronaldo 1996, Mijatovic 1997, Suker 1998)

          - 3 troisièmes places (Schuster 1985, Butragueno 1986 et 1987)

          Bundesliga

          - 1 Ballon d’Or (Sammer 1996)

          - 1 deuxième place (Klinsmann 1995)

          Ligue 1

          - 1 Ballon d’Or (Papin 1991)

          - 2 deuxièmes places (Giresse 1982, Tigana 1984)

          Premier League

          - 1 deuxième place (Dalglish 1983)

          - 2 troisièmes places (Cantona 1993, Shearer 1996)

          Eredivisie

          - 2 troisièmes places (Bergkamp 1992, Litmanen 1995)

          Si l’on regarde les top 5 entre 1982 et 1998, le Calcio domine encore très largement ses voisins européens …

          Calcio (37 tops 5)

          - 13 Ballons d’Or (Paolo Rossi 1982, Platini 1983, 1984 et 1985, Gullit 1987, Van Basten 1988, 1989 et 1992, Roberto Baggio 1993, Weah 1995, Ronaldo 1997, Zidane 1998)

          - 7 deuxièmes places (Elkjaer-Larsen 1985, Gullit 1988, Baresi 1989, Schillaci 1990, Mätthaus 1991, Bergkamp 1993, Roberto Baggio 1994)

          - 8 troisièmes places (Boniek 1982, Elkjaer-Larsen 1984, Rijkaard 1988 et 1989, Brehme 1990, Paolo Maldini 1994, Zidane 1997, Ronaldo 1998)

          - 6 quatrièmes places (M.Laudrup 1985, Elkjaer-Larsen 1986, Mätthaus 1989, Hässler 1992, Boksic 1993, Brolin 1994, Del Piero 1995 et 1996)

          - 3 cinquièmes places (Conti 1982, Rummenigge 1985, Baresi 1990)

          Liga (15 tops 5)

          - 1 Ballon d’Or (Stoïtchkov 1994)

          - 6 deuxièmes places (Lineker 1986, Futre 1987, Stoïtchkov 1992, Ronaldo 1996, Mijatovic 1997, Suker 1998)

          - 3 troisièmes places (Schuster 1985, Butragueno 1986 et 1987)

          - 2 quatrièmes places (Michel 1987, Hagi 1994)

          - 5 cinquièmes places (Lineker 1987, Prosinecki 1991, M.Laudrup 1993, Roberto Carlos 1997, Rivaldo 1998)

          Premier League (7 tops 5)

          - 1 deuxième place (Dalglish 1983)

          - 2 troisièmes places (Cantona 1993, Shearer 1996)

          - 4 quatrièmes places (Rush 1984, Gascoigne 1990, Bergkamp 1997, Owen 1998)

          - 1 cinquième place (Shilton 1989, Schmeichel 1992)

          Ligue 1 (5 tops 5)

          - 1 Ballon d’Or (Papin 1991)

          - 2 deuxièmes places (Giresse 1982, Tigana 1984)

          - 1 quatrième place (Amoros 1986)

          - 1 cinquième place (Chalana 1984)

          Bundesliga (5 tops 5)

          - 1 Ballon d’Or (Sammer 1996)

          - 1 deuxième place (Klinsmann 1995)

          - 1 quatrième place (Rummenigge 1982)

          - 2 cinquièmes places (Magath 1983, Klinsmann 1996)

          Eredivisie (4 tops 5)

          - 2 troisièmes places (Bergkamp 1992, Litmanen 1995)

          - 2 cinquièmes places (Koeman 1988, Kluivert 1995)

          Danish League (1 top 5)

          - 1 troisième place (Simonsen 1983)

          Scottish League (1 top 5)

          - 1 quatrième place (Strachan 1983)

          Soviet League (1 top 5)

          - 1 quatrième place (Mikhaïlichenko 1988)

          En conclusion, le Calcio de la période 1982-1998 fut un Pantagruel qui n’a laissé que des miettes du festin à ses rivaux européens pour le Ballon d’Or, mais ceci est vrai aussi au niveau des Coupes d’Europe les plus relevées, la C1 et la C3.

          - 5 Coupes d’Europe des Clubs Champions (Juventus Turin en 1985 et 1996, Milan AC en 1989, 1990 et 1994), aucun autre pays ne faisant mieux que 2 C1 (Allemagne 2 en 1983 et 1997, Angleterre 2 en 1982 et 1984, Espagne 2 en 1992 et 1998, France 1 en 1993, Pays-Bas 2 en 1988 et 1995, Portugal 1 en 1987, Roumanie 1 en 1986, Yougoslavie 1 en 1991)

          - 3 Coupes des Coupes (Juventus Turin en 1984, Sampdoria Gênes en 1990, Parme en 1993), l’Angleterre comme l’Espagne ne faisant mieux que la Botte avec 4 C2 (Allemagne 1 en 1992, Angleterre 4 en 1985, 1991, 1994 et 1998, Belgique 1 en 1987, Ecosse 1 en 1983, Espagne 4 en 1982, 1989, 1995 et 1997, France 1 en 1996, Pays-Bas 1 en 1987, URSS 1 en 1986)

          - 7 Coupes UEFA (Naples en 1989, Juventus Turin en 1990 et 1993, Inter Milan en 1991, 1994 et 1998, Parme en 1995), aucun autre pays ne faisant mieux que 3 C3 (Allemagne 3 en 1988, 1996 et 1997, Angleterre 1 en 1984, Belgique 1 en 1983, Espagne 2 en 1985 et 1986, Pays-Bas 1 en 1992, Suède 2 en 1982 et 1987),

  5. avatar
    28 mars 2017 a 16 h 50 min

    @Redac, pourquoi ne pas publier l’article et juste l’extrait dans votre commentaire de justification ? Voilà un traitement partial et partiel de l’information …

    J’appuie souvent pas mal d’article sur un aspect statistique en effet, et du coup cela prend pas mal de place avec de la donnée sur plusieurs années, et après je décrit le phénomène, ici en l’occurrence la predominance de la Liga sur le Ballon d’or depuis 1999.

    Mais ce qui me pose probleme n’est meme pas le veto, mais l’absence d’explications encore une fois …

  6. avatar
    28 mars 2017 a 16 h 53 min

    Exemple recent : article sur la domination suédoise à Roland Garros entre 1974 et 1988.

    A part quelques statistiques sur Borg et Nadal dans l’article, il n’y a que du texte et celui là n’est pas paru par exemple.

    Pourquoi, typiquement ?

  7. avatar
    28 mars 2017 a 16 h 57 min

    Idem pour tous les articles suivants où la partie texte fait au moins 50 % (voire bien plus chez certains), le plus ancient étant envoyé depuis le 28 juin 2016

    - Une brève Histoire de la Formule 1

    - Le postulat de Lineker, la nostalgie anglaise du totem de 1966 et une bête noire allemande appelée Squadra Azzurra …

    - Les sept vies de la Ligue des Champions

    - Bergerac 94 plutôt que Luxembourg 92, ou la fin du mythe de la plus grosse performance contre-la-montre de Miguel Indurain sur le Tour de France

    - Les palmarès officiel et officieux des Coupes d’Europe de football

    - Ces saisons de F1 sans le champion du monde ou sans numéro 1

    - Ballon d’Or, syndrome de Stockholm et jugement de Salomon

    - Ces circuits jamais apparus au calendrier mondial de la F1

    - Ces grandes équipes qui n’ont jamais gagné la C1

    - L’essoufflement psychologique en F1

    - Ces équipes mythiques du peloton cycliste

    - Marseille et Barcelone, le duel des dauphins du roi milanais

    • avatar
      29 mars 2017 a 9 h 14 min
      Par La Redac

      Nous avons en effet fait le choix de limiter ces articles rétrospectifs et trop longs, ce n’est pas de la censure c’est un choix éditorial assumé et même de mise en page. L’intérêt du propos est noyé dans la forme. Le fait de ne poster que la partie statistique d’un article en exemple tendait justement à montrer le gros volume de texte que cela représente déjà hors texte de fond.
      Il y a certes des articles à l’intérêt limité qui sont publiés sur ce site, mais il y en a surtout beaucoup d’autres qui sont de très bonne qualité et participent de l’actualité. Ils passeront toujours avant, sachant que nous n’avons pas des ressources humaines illimitées pour tout traiter chaque jour.

      Nous vous suggérons donc de mettre à profit votre expertise et votre plume pour participer de votre époque, ou malheureusement de prendre votre mal en patience et voir vos papiers publiés lentement par rapport au flot de papiers pré-écrits que vous nous faites parvenir (et nous vous en remercions).

      • avatar
        29 mars 2017 a 16 h 43 min
        Par Cullen

        Je remets une pièce dans le nourrain pour déplorer cette politique éditorialiste. Ce genre de forum a pour vocation première de proposer une lecture différente de l’actualité sportive mais aussi de l’Histoire du sport. A quoi bon reprendre les mêmes sujets que ceux qui sont déjà traités dans les médias traditionnels par les journalistes professionnels, sauf avoir un angle de vue différent et rectifier parfois certaines contre-vérités ? Alors tant mieux si ça permet à certains adolescents de jouer les apprentis journalistes ou si ça offre à d’autres la possibilité de s’octroyer beaucoup d’estime via les petits likes, mais ça n’est pas avec cette politique (ne traiter que l’actu immédiate et de manière très consensuelle – qui conduit souvent à l’abrutissement des masses) que le déficit culturel dont souffre cruellement la France vis-à-vis du sport sera comblé un jour.

        Je n’ai jamais eu trop à me plaindre des publications (même si j’attends toujours le croquis que je vous ai fait parvenir par mail sur mon dernier billet…) et globalement le site est plutôt bien tenu, mais l’absence d’un fil de commentaires réclamé depuis des mois, comme la mise en ligne une ou deux fois par jour seulement des différents commentaires, ne permettent pas suffisamment les échanges, et expliquent probablement qu’il y ait si peu de lecteurs aujourd’hui et que de nombreux anciens de SportVox (dont je suis toujours nostalgique) ne soient malheureusement pas restés ici.

        • avatar
          30 mars 2017 a 11 h 06 min
          Par La Redac

          Nous vous répondrons seulement que si nous avions les moyens de modifier le site de fond en comble pour coller aux demandes, notamment pour ce qui concerne les discussions entre rédacteurs, nous le ferions. La bannière beIN SPORTS ne fait pas tout.

        • avatar
          30 mars 2017 a 11 h 09 min
          Par La Redac

          Pour ce qui est de dénigrer les autres rédacteurs qui traitent l’actualité, pourquoi ne pas proposer des articles hors rétrospectives (qui ont leur place aussi bien entendu) propres à faire mieux que les leurs ?

        • avatar
          30 mars 2017 a 12 h 11 min
          Par Cullen

          Tout simplement parce que ce genre d’articles, qui s’apparentent souvent plus à des dépêches AFP qu’autre chose, n’apportent pas grand-chose aux débats de fond, et que ce type d’informations il est plus facile d’aller directement les pêcher sur les sites généralistes que sur les forums comme le vôtre. Mais attention, je ne dénigre personne, chacun est libre d’écrire ce qu’il souhaite, et je peux très bien aller voir ailleurs si ça ne me convient pas :-) Je donne simplement des pistes de réflexion afin d’améliorer ce qui peut encore l’être sur ce site qui, par ailleurs, est déjà très agréable sur la forme.

    • avatar
      29 mars 2017 a 16 h 50 min

      Pareil qu’Axel, les explications aident même si je ne suis pas totalement d’accord.

  8. avatar
    29 mars 2017 a 14 h 24 min

    Hello,

    Je comprends mieux votre politique éditoriale meme si je ne partage pas totalement votre ligne !

    En tout cas merci d’en avoir publié 2 ce mercredi !

    • avatar
      29 mars 2017 a 16 h 38 min
      Par La Redac

      Avec plaisir

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