Giro : “Vincenzo Nibali, finalmente !”
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Giro : “Vincenzo Nibali, finalmente !”

La 16e étape du Giro, qui fête sa 100e édition, a vu la victoire de l'Italien Vincenzo Nibali (Bahrain-Merida). La première victoire des Transalpins sur ce Tour. Une délivrance pour tout un peuple, qui n'avait jamais connu ça auparavant.

Enfin ! “Finalmente !” comme disent nos voisins de l’autre côté des Alpes. Après une disette de 15 étapes – ça n’était jamais arrivé en 100 éditions du Giro, c’est dire ! – un Italien en a enfin remporté une pour ce Tour d’Italie anniversaire et centenaire, mardi 23 mai 2017. Et qui de mieux que Vincenzo Nibali (Bahrain-Merida), l’idole de tout un peuple de passionnés de vélo, pour mettre fin à cette hérésie.

Lors de l’étape qualifiée de reine par les spécialistes, entre Rovetta et Bormio, le leader de la Bahrain-Merida a su faire preuve de force et de courage dans la deuxième ascension du légendaire et mythique Stelvio par l’Umbrail Pass. Par deux attaques, le Requin de Messine est parvenu à faire exploser le groupe des leaders, où manquait Tom Dumoulin, un Maillot Rose sujet à des soucis gastriques avant l’ultime montée du jour.

Trois Italiens dans le Top 6 de l’étape reine

En compagnie d’Ilnur Zakarin (Katusha), Domenico Pozzovivo (AG2R) et Nairo Quintana (Movistar) au sommet de l’Umbrail Pass, Vincenzo Nibali a fait valoir ses talents de descendeur jusqu’à l’arrivée pour lâcher ses trois compagnons et revenir sur Mikel Landa (Sky), dernier rescapé de l’échappée de jour. Dans un final tortueux, le trentenaire italien a su prendre la mesure de son adversaire espagnol en négociant mieux le dernier virage pour s’imposer sur la ligne, après près de 6h30 de course. Au plus grand bonheur des tifosi.

Des supporters italiens triplement heureux, puisque dans le Top 6 du jour, Domenico Pozzovivo et Davide Formolo (Cannondale-Drapac) étaient également présents. L’étape reine de ce Giro, avec les ascensions du Mortirolo et du Stelvio par deux versants différents et avec plus de 5000 mètres de dénivelé positif, a fait la part aux costauds. Et donc aux Italiens.

Des absents de marque côté transalpin

L’autre bonne nouvelle pour la population de la botte ? Avec les problèmes rencontrés par le leader du général Tom Dumoulin et par la contre-performance du Français Thibaut Pinot (FDJ) qui a affiché ses limites, le vainqueur italien du dernier Giro revient sur le podium à 1’12″ du Néerlandais. Le Colombien Nairo Quintana est lui intercalé à 31 secondes de la première place.

Avec quatre autres étapes de montagne restantes avant l’ultime contre-la-montre de dimanche jusqu’à Milan, les Italiens sont en droit de rêver à de nouvelles victoires. Nibali a peut-être provoqué le déclic chez les coureurs italiens. Des petites formations comme Bardiani ou Willier se montreront certainement plus entreprenantes. Certes, des coureurs d’importance sont absents de ce Giro, comme Fabio Aru (Astana) ou Sonny Colbrelli (Bahrain-Merida). Certes, l’escadron italien représente moins de 25% du peloton, le plus faible total d’après-guerre. Mais il ne manque pas de talents, comme Giulio Ciccone (Bardiani) ou Edward Ravasi (UAE Team Emirates). Que les supporters se rassurent !

Vincenzo Nibali, bis repetita ?

Alors, Vincenzo Nibali peut-il refaire le même coup que l’année dernière avec une troisième semaine de folie ? Domenico Pozzovivo et Davide Formolo vont-ils confirmer leur bonne tenue du jour ? Dario Cataldo (Astana) ou Simone Petilli (UAE Team Emirates) sont-ils capables d’un coup de Trafalgar en prenant la bonne échappée ? Tous les scenarii sont possibles. Les jeux sont ouverts. Mais une chose est sûre, pour ce 100e Giro, ce serait de beaux cadeaux d’anniversaire.

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