Jérôme Pineau : ” Montrer que l’équipe Vital Concept est une grande équipe”
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Jérôme Pineau : ” Montrer que l’équipe Vital Concept est une grande équipe”

Il vient tout juste de mettre un terme à sa carrière sportive et il se lance déjà dans un projet fou celui de manager dont il espère réussir sa reconversion.

Après avoir mis terme à sa carrière de cycliste professionnel, Jérôme Pineau se lance dans un nouveau projet, celui de Manager. Avec sa nouvelle équipe, l’ancien coureur professionnel espère briller dès le début de la saison avec un objectif : le Tour De France 2018 qui partira de la Vendée. Un effectif placé autour de Bryan Coquard, leader de l’équipe Vital Concept dont son manager attend beaucoup de lui. Jérôme Pineau veut construire un groupe fort et participer aux plus belles courses du monde. Il espère ainsi réussir sa reconversion, un de ses objectifs d’après carrière qu’il avait en tête depuis plus de dix ans.

Après avoir été professionnel pendant plusieurs années, vous allez maintenant donner votre expérience aux jeunes coureurs. Qu’est ce que ça représente pour vous de gérer une équipe ?

Déjà, c’était un objectif d’après carrière. Je suis assez fier de ça car je suis plutôt jeune dans ma reconversion, j’ai juste fini ma carrière il y a à peine deux ans et c’était mon objectif depuis très longtemps, j’avais ça dans la tête depuis un moment d’être à la tête d’une équipe, pas pour être le chef, ce n’est pas du tout mon idée. C’est surtout que j’aime manager, j’aime les hommes, j’aime connaître, toucher un peu à tous les domaines et pas uniquement le sport. C’est aussi pour ça que je voulais pas forcément être seule uniquement le directeur sportif. J’ai l’âme d’un leader dans l’organisationnel, dans tout ce qui se passe autour d’une équipe, pour moi la réussite d’un groupe ne dépend absolument pas uniquement du sport mais surtout du staff, de l’entourage de cette équipe, de la construction, de la structuration de l’équipe. C’est pour ça, que moi, aujourd’hui je voulais monter ce projet-là avec nos idées car je n’ai pas été tout seul avec mon frère et bien d’autres et on a posé toutes ses choses là pour aujourd’hui aboutir. C’est une fierté mais c’est que le début, je crois que je serai heureux, combler quand j’aurai fait vingt ans ou vingt cinq ans dans ce milieu et que mes coureurs auront gagné les plus grandes courses. C’est surtout que l’équipe aura une assise financière et une sérénité auprès des partenaires, les fidéliser et les accompagner dans leurs investissements. C’est vraiment mon objectif premier.

Est-ce que c’était un de vos rêves d’être manager ?

Rêve non, c’était un objectif. Mon rêve, j’en avais qu’un c’était d’être sportif professionnel. D’abord, j’ai essayé par le football ensuite j’ai vu que je n’avais peut-être pas les capacités pour ça. Donc, j’ai fait du cyclisme et là je peux te dire que j’ai atteint mon rêve, en tout cas mon objectif de première partie. Mon deuxième, c’était de bâtir une belle famille et d’avoir des enfants, ça c’est fait aussi. Mon objectif c’est d’être manager d’une équipe mais mon but c’est de réussir ma vie et de réussir ma reconversion, de montrer à tous ses jeunes que le cyclisme est le plus beau sport du monde. Après le vélo, il y a autre chose et que même si on ne réussit pas dans le vélo, on peut se créer des opportunités. Ce n’est pas un rêve, c’est plutôt l’objectif que je mettais fixer en seconde partie de carrière, c’était celui-là, c’était de réussir ma reconversion. Après ma reconversion, elle pouvait être dans les médias qui c’est plutôt pas mal passé jusque-là. Ça pouvait être ailleurs mais j’avais décidé d’aller au bout de mes idées, de me former à l’université de Limoges au centre de Droit et d’économie du sport et ensuite de monter ce projet. D’y aboutir aussi vite c’est une fierté mais je peux pas dire que c’était un rêve, c’était un objectif.

Depuis combien de temps, avez-vous l’intention de créer votre équipe ?

Ça fait pas loin de dix ans. Quand j’ai vu évoluer mes différents managers que ça soit Jean-René Bernaudeau, Patrick Lefevere ou Michel Pétain. J’ai eu cette envie de monter mon équipe, je me suis servi de toutes les bonnes choses que j’ai pu voir dans chaque équipe pour mettre en place des choses dans l’équipe Vital Concept. J’ai toujours voulu mener des hommes, travailler avec l’humain, c’est ce qui m’importe le plus, mettre des projets en place, collaborer avec des gens. Je crois que dans la constitution de mon staff, je suis aussi allé chercher des personnes avec qui j’ai eu beaucoup de plaisir à travailler par le passé, j’ai aussi été chercher des personnes qui ont la même idée que moi du développement économique d’une équipe et pas seulement sportif donc c’est aussi pour ça qu’aujourd’hui on est dans l’aboutissement d’un travail de quasiment dix années en tout cas au moins cinq ou six années, ça c’est sur.

Quelles seront les objectifs sportifs de l’équipe Vital Concept ?

Les objectifs sportifs c’est clairement d’être performant dès le début de saison, de gagner des belles courses et très vite, de participer aux plus belles épreuves du calendrier ça c’est une évidence, de montrer que l’équipe Vital Concept est une belle équipe, une grande équipe et puis aussi de gagner des courses avec un maximum de coureurs dès la saison prochaine, montrer aux jeunes que l’on recrute, qu’on s’est pas trompé, qu’ils ont bien fait de nous choisir et qu’on a bien fait de les choisir. Former des jeunes, ça c’est mon objectif premier et puis de faire aboutir Bryan à un très haut niveau et enfin qu’il décroche ses premières victoires en World Tour, je crois que l’objectif principal de l’année mais l’objectif pour moi c’est de développer économiquement mon projet, de mettre en place des choses novatrices et notamment commencer à mettre en place ce centre de formation, cet équilibre avec l’équipe amateur, rendre un peu aussi à ce milieu car c’est d’eux que proviennent nos talents, c’est l’usine de talents. Il faut savoir être reconnaissant envers eux, tout ça c’est mon objectif, mon objectif c’est que le sponsor soit ravi de cet investissement, que les partenaires qui font partie du club soient remplis de plaisir de venir sur les courses avec nous, qui soient contents de l’investissement qu’ils ont fait, qu’on puisse pérenniser très vite le projet pour pouvoir voir plus haut, ça c’est mon objectif à moi. Sur le terrain, c’est de gagner le plus vite possible avec un maximum de coureurs et qu’ils soient épanoui1s et heureux dans ce qu’ils font. Ça c’est un projet que je donne entre les mains de mon staff sportif qui ne sera pas mon travail principal à moi.

Vous avez parlé de Bryan Coquard, qu’est ce que vous attendez de lui en tant que leader de l’équipe ?

J’attends que Bryan assume et soit notre leader. Le leader pour moi ce n’est pas uniquement un garçon qui gagne des courses, c’est aussi quelqu’un qui mène un groupe vers le haut, c’est quelqu’un qui mène la politique sportive de l’équipe sur le terrain, c’est quelqu’un qui remporte des courses de très haut niveau et qui sait dire merci à ses équipiers. Il veut passer ce cap, il veut passer très vite dans le castre très restreint des grands vainqueurs de World Tour et dans les vainqueurs d’étapes de courses par étapes, il veut gagner des étapes au Tour de France donc voila tous ça c’est ça que j’attends de lui, c’est qu’il soit à la hauteur des grands sprinteurs, la place qu’il doit avoir quand on a fait deuxième pour si peut dans un sprint du tour, quand on a fait troisième d’une classique si difficile comme l’Amstel Gold Race. L’étape d’après c’est d’aller gagner ce genre de course.

Savez vous déjà les courses auxquelles vous allez participer l’année prochaine ?

Aujourd’hui, notre classification ne nous permet pas de dire on va participer, on va faire ça. Par contre, on a des objectifs ça c’est sur, Bryan a le profil pour gagner des courses comme Milan San Remo, l’Amstel Gold Race. Nous avons une équipe très complète pour les classiques pavés avec Jonas Van Genechten, Bert de Backer, Kris Boeckmans, Johan le Bon, donc on a des objectifs très clairs sur les classiques pavés, les classiques flandriennes mais aussi d’aller au Tour de France, à Paris Nice, au critérium du Dauphiné, d’aller sur les classiques ardennaises, d’aller sur les courses comme au Tour de Bretagne, au Tour de Normandie, les coupes de France, les belles courses en France, Poitou Charente, Limousin, voilà on a un objectif très clair avec tous nos coureurs c’est de participer à toutes ses belles courses là, à performer. Le Tour de France bien sur qu’on y pense, bien sur qu’on veut y être mais pour l’instant tout le monde c’est que ça passe par du grand professionnalisme, du travail, des valeurs qu’on doit développer ensemble, montrer au monde, aux sportifs, au monde du cyclisme que l’équipe fait partie du paysage aujourd’hui et qu’elle est là pour performer sur les plus belles courses du monde mais ça c’est notre responsabilité à nous.

Vous avez pas énormément de grimpeurs dans votre effectif, est ce que les cinq places qui restent seront basés sur un profil plus montagneux ?

Nous, on a très clairement affiché nos objectifs, on va bâtir une équipe de vingt coureurs autour d’un leader qui est dédié au sprint avec des coureurs très solides autour de lui pour l’accompagner. On est une équipe Continentale pro avec un budget qui nécessite de recruter malin, de recruter bien, précisément. On a dans les cinq coureurs qui vont nous rejoindre des profils différents, on s’est attaché à essayer de recruter des coureurs qui sont capables de performer dans la montagne mais pas dès l’an prochain, mon objectif ce n’est pas d’aller chercher mon leader dès la saison prochaine pour la montagne. Pas une seule équipe Continentale pro peut se vanter aujourd’hui d’avoir un leader dans chaque domaine, des baroudeurs on en aura, Quentin Pachet, Yohan Bagot sont des coureurs qu’on a recrutés aussi pour aller devant dans les étapes difficiles, il y aura d’autres coureurs qui vont arriver bien sur mais à aucun moment on a la prétention de ce dire : « on va jouer sur tous les terrains », je pense que c’est une erreur. On a la prétention de jouer sur certain terrain dont le sprint et les classiques. Dans les étapes, on a des coureurs qui sont capables de passer les bosses, qui sont capables de gagner des courses et des étapes au sprint. Maintenant, regarder comme moi ce qui se passe dans les grands tours, dans les étapes au sommet, sur le dernier Tour de France, peu de second couteau est capable de remporter des étapes de montagne ou peu ou pas. Alors, si c’est se dire on va embaucher un leader pour la montagne puisque les étapes montagneuses sont remportées bien souvent par des coureurs qui sont dans le classement général, on n’a pas les moyens financièrement. De deux, je veux pas prendre des coureurs pour prendre des coureurs. Il faut qu’on construise quelque chose, dans trois-deux ans, on aura les coureurs capables de performer en montagne, ça j’en suis sur. On s’attache à essayer de recruter de très jeunes coureurs talentueux pour la montagne mais je pense qu’il ne faut pas mélanger et vouloir courir après tous les lièvres. On a d’abord décidé de s’orienter vers un maximum de victoires et des victoires de très haut niveau avec un leader, avec un sprinteur, avec un coureur qui est capable de faire un peu mieux que du sprint mais on ne pouvait pas non plus prendre un grimpeur pour prendre un grimpeur, un grimpeur seul ça sert à rien non plus, il faut voir une équipe, un dispositif autour de cette personne-là, lancer dans la nature un coureur tout seul pour dire : « aller dès qu’il y a une étape de montagne et bien c’est à toi de jouer, il ne faut pas que tu te loupes ». Ça sert à rien, je crois qu’il faut construire collectivement, il faut construire intelligemment une équipe. J’ai deux choix, j’avais deux objectifs, c’est de gagner et d’encadrer Bryan au mieux possible pour faire des performances sur les classiques et sur les sprints sur les courses par étapes. De deux faire de la formation, la formation qui est pour moi très importante pour demain avoir une équipe très solide pour essayer de gagner des grandes courses par étapes, il fallait faire des choix, on les a fait, on les assume. Quand je fais l’analyse et dieu sait si j’en vois des courses et si j’en commente, je pense qu’on a fait le bon choix.

Sur quoi, collectivement, allez vous travailler quand toute l’équipe sera réunit ?

Dans un premier temps, on va travailler sur le collectif, sur l’ambiance, sur les réglages collectifs qu’il faut faire pour que la mayonnaise prenne, ça c’est sur. Il a des automatismes à prendre. On va vivre beaucoup de temps ensemble, on va essayer de faire un maximum de rendez-vous tous ensemble, puis par petit groupe, par groupe de travail car c’est aussi vivre ensemble et se connaître qui amène à la performance, donc on va d’abord travailler sur ça. Ensuite, très vite on va travailler sur les qualités de chacun, je crois qu’il y a un groupe de coureurs qui sont expérimentés autour de Bryan, qui connaissent leur capacité, qui savent ce qu’ils doivent faire, qui savent comment le faire, on va travailler sur leurs qualités. Enfin, chers les jeunes, on va travailler sur le développement humain, le passeport cycliste car ils seront encore très jeunes chez certains et ne connaissent pas leur limite, ne connaissent pas ce qu’ils sont capables de faire aujourd’hui. On va travailler sur toutes ses choses là et créer un esprit collectif. Je crois qu’aujourd’hui, n’importe quel coureur qui soit un super-cycliste ou un cycliste moyen, s’il aime le coureur avec qui il est et s’il a du plaisir à être avec lui, il sera plus performant que s’il se passe rien entre eux.

Avez-vous enfin trouvé le bon directeur sportif ?

Bien sur qu’on a trouvé. On est déjà en ordre de marche. Maintenant, on n’a pas besoin de tout dévoiler non plus. Depuis le début, vous savez très bien comment on travaille, on n’a pas dévoilé les noms des coureurs tout de suite, on a voulu attendre et construire dans le calme, dans la sérénité. Je crois que la communication est très importante pour nous aussi mais pas n’importe comment. Il ne faut pas brûler les étapes, on travaille bien. Mon staff sportif est en place, on a déjà commencé à travailler ensemble mais à aucun moment je dévoilerai les noms, au mois d’août, des directeurs sportifs qui vont travailler à partir de Janvier. On a le temps, on a des dates pour ça. On doit respecter aussi les engagements de chacun qui est engagé dans d’autres équipes, dans d’autres clubs car c’est aussi ça le projet, c’est d’aller chercher ce qui existe aussi ailleurs. Pour l’instant, on a effectivement identifié des personnes qui vont travailler avec nous mais on ne peut pas communiquer dessus. Je crois que ce n’est pas l’essentiel, l’essentiel c’est de bien construire, de s’attacher les services des gens compétents qui eux croient en notre projet et qui ont envie de travailler avec nous. Enfin plus tard, il sera temps de communiquer dessus.

Quelques mots sur la retraite d’Alberto Contador qui va lui aussi prendre son équipe en main ?

J’ai couru avec lui, c’est quelqu’un de très discret, quelqu’un qui a amais fait de vagues à part ce contrôle positif mais c’était un coureur qui était calme, qui pour moi a parfaitement le profil d’être à la tête d’une très belle équipe dans plusieurs années. En plus, c’est quelqu’un qui sera très bien encadré les jeunes et qui travaille déjà sur la formation des jeunes coureurs et ça, ça me plaît beaucoup car Alberto est un grand champion, il s’est très bien que le renouveau passe par la formation des jeunes et pas par l’achat de coureurs ou l’achat de mercenaires, ça c’est une très belle chose. Contador, rien que par son nom aurait pu se dire : « je cherche un partenaire et je fais une équipe World Tour ». Je pense qu’il l’aurait trouvé. Mais c’est pas du tout ça son objectif, aujourd’hui, son objectif c’est de construire sur du long terme avec de très jeunes, ce qu’il a déjà fait avec sa formation, ce qu’il va continuer à faire dans les années à venir et ça peut-être que très bon pour le vélo. C’est encore une fois de plus avec moi et d’autres qui vont suivre, j’espère. La suite, le renouvèlement des cadres du vélo et ça c’est une très bonne chose. On a des aînés qui nous ont beaucoup appris, moi j’ai beaucoup appris auprès des différents managers que j’ai croisés et j’apprends toujours à écouter, à observer ce que font les managers actuels des équipes françaises. Maintenant, c’est aussi important que des jeunes profils comme moi prennent la succession sans prendre la place de qui que ce soit. Mais continué dans la continuité de ce qu’il se fait aujourd’hui dans le cyclisme français. On a un super niveau dans le vélo français aujourd’hui et il est important que notre jeune génération à nous, les jeunes retraités prennent la succession, préparent l’avenir car tous ses managers sont là depuis un moment. Il arrivera un jour où ils auront peut-être envie de prendre un peu de recul et on sera déjà formé pour continuer ça. Le vélo en France et dans le monde a un bel avenir, c’est maintenant qu’il faut le préparer.

  1. avatar
    14 septembre 2017 a 23 h 40 min
    Par PIRAULT

    Jérôme devrait relire ce qu’on lui fait dire !!!
    Cet article est consternant, bourré de fautes et même pas écrit en français …
    Le mec qui a écrit cette grosse merde devrait traire des vaches …
    C’est dommage pour Jérôme …
    Sans rancune,
    WP

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