Tour de France 2017 : Les cinq étapes à ne pas manquer
Photo Panoramic

Tour de France 2017 : Les cinq étapes à ne pas manquer

Le Tour de France, version 2017, débutait ce samedi 1er juillet, à Düsseldorf, pour un départ inédit. Au programme, 21 étapes pour rallier les traditionnels Champs-Elysées. Trois semaines de compétition où les Christopher Froome, Nairo Quintana, Richie Porte, Alberto Contador et Romain Bardet s’affronteront pour le Maillot Jaune. Pour eux, comme pour nous, spectateurs, cinq rendez-vous sont à ne pas manquer. Présentation.

Il est de retour, le Tour. Ce samedi 1er juillet 2017, sonne le top départ de la 104e édition de la Grande Boucle. Au programme du jour : un contre-la-montre de 14 km dans les rues de Düsseldorf, qui ne devrait pas échapper à un spécialiste de la discipline, genre Tony Martin, le coureur de la Katusha. Ensuite, ce sont 20 autres étapes qui attendent le peloton de 198 coureurs (22 équipes de 9 coureurs chacune).

Avec cinq étapes de montagne – dont trois arrivées au sommet -, cinq étapes dites accidentées, neuf étapes de plaine et deux contre-la-montre, les organisateurs ont décidé de faire la part belle aux baroudeurs et aux costauds. Autant de jours de course qui promettent d’être intense, entre la chasse aux victoires d’étapes et aux différents maillots distinctifs. Un Tour qui s’annonce donc passionnant.

Pour ceux qui ne pourraient suivre le Tour dans son intégralité, voici cinq étapes à ne surtout pas manquer cet été sur les routes de France, mais aussi d’Allemagne, de Belgique et du Luxembourg. Autant par leur décor que par leur enjeu et leur probable scénario de course, ce sont des étapes où l’on ne risque pas de s’ennuyer. Même pour les néophytes en matière de bicyclette. En selle !

 

Lundi 3 juillet, étape 3 : Verviers – Longwy (212,5 km)

 

C’est le premier rendez-vous des costauds dans ce Tour. Sur l’une des plus longues étapes de l’épreuve, avec ses 212,5 km, les puncheurs, et donc les attaquants, auront la meilleure part du gâteau. Sur un parcours légèrement accidenté avec trois côtes de quatrième catégorie et deux de troisième catégorie – dont l’arrivée -, les jambes des coureurs risquent de brûler. En partant de son Verviers natal, après avoir traversé le circuit de Spa-Francorchamps, nul doute que Philippe Gilbert (Etixx – Quick-Step) sera l’un des animateurs du jour. Son coéquipier Zdeněk Štybar ne devrait pas être loin non plus. Côté français, pourquoi ne pas miser sur la jeunesse, avec Elie Gesbert (Fortuneo – Oscaro) qui court, là, son premier Tour de France.

 

Mercredi 5 juillet, étape 5 : Vittel – La Planche des Belles Filles (160,5 km)

 

La première arrivée au sommet, sur les trois au programme. Et quelle arrivée ! L’ascension, sèche, de La Planche des Belles Filles. Après une étape relativement plane, cette montée courte mais pentue (5,9 km à 8,5%) ne laissera pas la place à un coureur en méforme. Ces pourcentages, allant jusqu’à 20% dans sa partie finale, sonnent, déjà, comme un premier juge de paix pour jauger les forces en présence. Christopher Froome (Sky, vainqueur en 2012 sur ce même sommet), Nairo Quintana (Movistar), Richie Porte (BMC), Fabio Aru (Astana), Alberto Contador (Trek) et Romain Bardet (AG2R). Tous sont attendus au tournant, dès cette cinquième étape, avec une préférence pour le troisième nommé. En 2014, Vincenzo Nibali s’y était imposé, avant de remporter le Tour. Bis repetita cette année pour un Astana ?

 

Dimanche 9 juillet, étape 9 : Nantua – Chambéry (181,5 km)

 

4000 mètres de dénivelé positif. Trois cols hors-catégorie, à des moyennes de pente autour des 10%. Des passages jusqu’à 22%. Oui, Christian Prudhomme et ses équipes ont décidé de ma gâter pour mon anniversaire. Ils ont décidé de vous gâter, spectateurs et téléspectateurs. Les coureurs, peut-être, un peu moins. Si l’on rajoute les deux troisième catégorie, ainsi que le quatrième et deuxième catégorie, c’est un kebab salade-tomate-oignon qui attend les protagonistes du jour. Gare à l’indigestion, surtout pour les sprinteurs, qui devront se concentrer à ne pas arriver hors-délai. Devant, les coureurs de pois rouges seront à l’attaque, avec de nombreux et gros points à empocher. Un Thibault Pinot pourrait s’y illustrer dans notre contingent tricolore. Chez les favoris, ce menu gargantuesque risque d’être escamoté, autant dans le col de la Biche que dans le Grand Colombier. Par contre, le Mont du Chat (8,7 km à 10,3%) pourrait faire l’écrémage et créer de réels écarts. Le Tour ne se gagnera, certainement, pas en ce dimanche 9 juillet. Mais il pourrait très vite se perdre. Gare à la défaillance !

 

Jeudi 20 juillet, étape 18 : Briançon – Izoard (179,5 km)

 

C’est le dernier rendez-vous pour s’expliquer en montagne. Les derniers points importants à aller conquérir pour le maillot du meilleur grimpeur. Les attaquants seront, donc, nombreux à vouloir tenter l’aventure. Pour aller jusqu’au bout ? Tout dépend de la bagarre chez les leaders. Avec l’Izoard en arrivée finale, et ses 14,1 km à 7,3% de moyenne, il s’agit, là, du dernier terrain de bataille pour s’expliquer dans la montagne. Le maillot jaune et son équipe devront veiller à ne pas trop subir les attaques, après presque trois semaines de course. Les jambes seront lourdes et les défaillances encore plus plausibles. Quid, par exemple, d’un Nairo Quintana, sortant du Giro d’Italia. Sera-t-il capable de surmonter cette troisième semaine en France, et cet Izoard ? Quoi qu’il en soit, le contre-la-montre, à la veille de l’arrivée à Paris, ne plaide pas en sa faveur. Ni en celle de Romain Bardet ou Fabio Aru. Il faudra pour eux attaquer. Ça promet du grand spectacle !

 

Samedi 22 juillet, étape 20 : Marseille – Marseille (22,5 km)

 

Quel décorum ! Départ et arrivée dans l’enceinte du stade Orange Vélodrome de l’Olympique de Marseille, il fallait y penser ! Pour ce contre-la-montre, court de 22,5 km, les écarts ne seront pas importants entre les leaders, mais ils seront décisifs avant de rejoindre les Champs-Elysées. La montée jusqu’à Notre-Dame-de-la-Garde permettra aux grimpeurs comme Nairo Quintana ou Romain Bardet de limiter la casse dans un exercice qu’il n’apprécie guère. Pour Christopher Froome et Richie Porte, s’ils sont toujours en lice pour le Maillot Jaune, cela laisse augurer d’une belle bataille dans les rues de la cité phocéenne. Quoi qu’il en soit, ce ne sera pas le moment de sa caguer dessus !

 

Pour ceux qui en veulent encore plus…

Vous avez encore faim ? Vous prendriez bien, alors, un peu de fromage et de dessert, non ? Ça tombe bien, voici deux étapes qui pourraient vous rassasier. Car le spectacle risque d’être au rendez-vous. Et les surprises aussi !

 

Vendredi 14 juillet, étape 13 : Saint-Girons – Foix (101 km)

 

Un sprint de côtes. Voilà comment l’on pourrait résumer cette étape de jour de Fête Nationale. Seulement 101 km, mais un programme copieux, avec pas moins de trois ascensions, toutes classées en première catégorie. Les cols de Latrape (5,6 km à 7,3%), d’Agnes (10 km à 8,2%) et enfin le Mur de Péguère (9,3 km à 7,9%), dans un format aussi condensé, devraient être propices à une course d’attaque et de mouvement. Si certains chercheront la victoire d’étape (Janez Brajkovic pour Bahrain-Merida, Pierre Rolland pour Cannondale, Lilian Calméjane pour Direct-Energie, Thomas de Gendt pour Lotto-Soudal, Laurens Ten Dam pour Sunweb…), d’autres tenteront de gratter quelques pois rouges sur un maillot blanc, comme Thibault Pinot pour la FDJ, Rafal Majka pour Bora-Hansgrohe, ou encore le prometteur Français Guillaume Martin, pour Wanty – Groupe Gobert. Chez les leaders, peut-être essaiera-t-on de s’attaquer dans un format de course aussi animé. Fabio Aru (Astana) en est capable. Une chose est sûre, on ne risquera pas de s’endormir avant le feu d’artifice !

 

Samedi 15 juillet, étape 14 : Blagnac – Rodez (181,5 km)

 

Remis du bal populaire sur la place du village, on enchaîne, le lendemain d’une étape de folie en montagne, par une étape de transition. Une étape pas si plate que ça, avec une arrivée en haut de la côte de Saint-Pierre à Rodez. Alors, là, difficile d’établir un pronostic. L’échappée, qui sera nombreuse à ne pas en douter, ira, très probablement, au bout. Les baroudeurs pourront se faire plaisir, avec un peloton lui laissant de la marge. Certains tenteront de s’y glisser pour effectuer un rapproché au général. D’autres ne seront là que pour la victoire d’étape. Parmi les spécialistes du genre, comment ne pas citer Stephen Cummings (Team Dimension Data). Le Britannique offre toutes les garanties pour lever les bras sur la ligne. Côté français, Pierre Latour (AG2R) pourrait briller également, à moins qu’il soit bridé pour protéger son leader Romain Bardet.

Crédit photos : www.letour.fr

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