L’évolution des vitesses moyennes sur le Tour de France
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L’évolution des vitesses moyennes sur le Tour de France

Sur le Tour de France, la vitesse moyenne du vainqueur n’a cessé de progresser. Plusieurs facteurs expliquent cette perpétuelle progression du record de vitesse, actuellement détenu par Lance Armstrong, maillot jaune en 2005 à 41.654 km/h. La difficulté relative de certains parcours, la nervosité de la course, la progression du matériel, l’amélioration des routes notamment en montagne dans les cols, et le dopage...

En 1948, Gino Bartali bat le record de vitesse sur le Tour de France avec une moyenne de 33.404 km/h.

C’est en 1953 que Louison Bobet dépasse Il Vecchio, ainsi que tout le peloton de cette édition ! Même la lanterne rouge du Tour 1953, Claude Rouer (76e à 4h09’10’’), fait mieux que le record du prestigieux grimpeur toscan !

Le record de Bobet est ensuite vaincu par Walkowiak en 1956 puis Gaul en 1958 (36.919 km/h). Jacques Anquetil pousse ensuite le record à 37.306 km/h en 1962. Cette année-là, le Normand est exceptionnellement fort, et fait une démonstration de son insolente supériorité dans le CLM Bourgoin – Lyon, où il laisse sur place Raymond Poulidor parti 3 minutes avant. Rouleur émérite, Anquetil prouve en 1962 qu’il mérite vraiment de reprendre la couronne laissée vacante par Fausto Coppi.

Jacques Anquetil est ensuite dépossédé de son prestigieux record par un autre phénomène, Eddy Merckx, qui établit en 1971 une nouvelle marque (38.084 km/h). Le Cannibale avait fini l’épreuve avec panache pour se montrer digne d’un maillot jaune qu’il n’avait obtenu qu’après l’abandon de son rival Luis Ocana dans les Pyrénées. Et le début du Tour avait été très animé avec la victoire de l’Espagnol à Orcières-Merlette, puis le festival offensif de Merckx vers Marseille (deux heures d’avance sur l’horaire le plus optimiste de la direction de course…). A l’arrivée de Merckx, échappé dans un petit groupe, sur le Vieux Port, les techniciens de l’ORTF étaient encore en train d’installer leur matériel en prévision de la diffusion de l’arrivée sur la cité phocéenne. En 1988, Delgado avait battu ce record grâce à un produit dopant interdit par le CIO mais pas par l’UCI, ce qui lui avait permis de passer à travers les mailles du filet…

Dès 1992, Miguel Indurain battait le “prestigieux” record de Delgado avec 39.504 km/h de vitesse moyenne. A part 1993 et 1994, plus aucune édition de la Grande Boucle ne passerait ensuite sous la barre des 39 km/h, seuil symbolique des années EPO, celles d’Indurain, Riis, Ullrich, Pantani, Armstrong, Pereiro, Contador, Sastre, Andy Schleck, Evans, Wiggins et Froome, maillots jaunes du Tour entre 1991 et 2013.

Marco Pantani allait ensuite battre le record de Miguel Indurain en 1998 (39.983 km/h), record facilité par l’annulation d’une étape de montagne vers Aix-les-Bains, étape censée ralentir la vitesse moyenne du parcours.

Dès 1999, Lance Armstrong effaçait le record de Marco Pantani, étant le premier à franchir la barre symbolique des 40 km/h avec une vitesse moyenne de 40.273 km/h. Longtemps considérée comme utopique, la barre des 40 km/h était franchie alors même que la suspicion était à son paroxysme, un an après le scandale Festina.

L’Américain, septuple maillot jaune avant son déclassement a posteriori pour dopage en 2012, battit deux fois son propre record, en 2003 (40.956 km/h) et 2005 (41.654 km/h).

A ce jour, aucun autre maillot jaune n’a franchi le seuil des 41 km/h atteint par l’imposteur Texan en 2005, pas même Alberto Contador pourtant si fort en 2009, notamment à Verbiers (vitesse moyenne de 40.316 km/h).

Pourquoi le record a-t-il autant progressé en plus de soixante ans après la Seconde Guerre Mondiale ?

La raison première est l’amélioration significative de l’état des routes. Au sortir d’un conflit très dur (1939-1945), la France doit se reconstruire. Dans les montagnes, les cols sont franchis sur des chemins en terre battue. Si encore aujourd’hui, certaines routes sont très spartiates dans des régions telles que la Corse, le Limousin ou l’Auvergne, la France des années 40 et 50 n’est pas encore équipée parfaitement au point de vue routier. Après 1945, 80 % des infrastructures portuaires sont détruites en France. L’Hexagone se reconstruit grâce, notamment, aux fonds américains du Plan Marshall. L’Europe se dote de nouveau de routes et de moyens transports modernes, et la France ne fait pas exception. Parmi les ouvrages les plus remarquables depuis la guerre, on note le pont de Tancarville (1959), le tunnel du Mont-Blanc (1965), le réseau TGV (1981), le tunnel sous la Manche (1994), le Pont de Normandie (1995) ou encore le viaduc de Millau (2004). L’important reste la reprise globale du réseau routier français, qui permet au Tour de France de vivre.

Le reste de l’Europe se reconstruit via la Communauté Economique Européenne fondée en 1957. L’Italie (hôte du Giro), également membre fondateur de la CEE, profitera des Trente Glorieuses (1945-1973). Quant à l’Espagne, hôte de la Vuelta, elle intégrera la CEE en 1986. L’année 1973 est un tournant à double titre … Le choc pétrolier de l’automne 1973, consécutif à la guerre du Kippour, anéantit la croissance exceptionnelle des pays d’Europe Occidentale. Quant à la CEE, elle accueille la Grande-Bretagne, ce qu’aurait refusé en son temps le général de Gaulle, qui voyait en la Perfide Albion un cheval de Troie pour les Américains. Mais avant de rentrer dans des années de croissance faible, l’Hexagone a eu le temps de retrouver des routes goudronnées sur son territoire, même dans les cols. Le temps de la poussière qui faisait suite au passage des champions est révolu, que ce soit dans les Pyrénées ou dans les Alpes. Sur des routes parfaitement goudronnées, le contact entre le boyau et le sol est amélioré, l’adhérence optimisée autorise donc des vitesses plus élevées, en l’absence d’un frottement et d’une résistance du parcours.

La deuxième raison de l’évolution des records de vitesse est la perpétuelle amélioration du matériel. En 1937, Henri Desgrange autorisa le dérailleur sur le Tour de France pour convaincre Gino Bartali de venir courir la plus grande course du monde. Dès 1938, le virtuose grimpeur toscan inscrivait son nom au palmarès du Tour. Les vélos sont de plus en plus légers de décennie en décennie. 1973 marque l’apparition du titane, notamment sur le cadre de Luis Ocaña, maillot jaune cette année là. Sur les étapes CLM, les roues lenticulaires et le guidon de triathlète (importé par Greg LeMond en 1989) permettent de mieux fendre l’air, tout comme les nouveaux casques aérodynamiques. Les coureurs sont aussi mieux équipés du point de vue vestimentaire. Les maillots en laine laissent petit à petit place à des maillots en nylon. La chaleur est donc mieux supportée par les organismes des forçats de la route, ce qui contribue à une meilleure récupération des efforts.

La troisième raison est l’humanisation des parcours. Les étapes marathon d’autrefois n’existent plus. Désormais, aucune étape ne dépasse 225 km, alors que jadis les champions dépassaient facilement les 300 km (record absolu 486 km entre Bayonne et les Sables d’Olonne en 1919). La plus longue édition du Tour de France fut celle de 1926 avec 5745 km au compteur, un véritable chemin de croix ! Depuis l’affaire Festina en 1998, le kilométrage a été revu à la baisse passant progressivement de 3900 km à 3300 km. Le châtiment de Sisyphe a été réduit, mais la somme de difficultés du Tour de France en fait toujours une épreuve inhumaine ! Cependant, sans l’affaire Festina en 1998, la tendance était déjà la réduction du kilométrage global. Dès 1999, le Tour proposa deux journées de repos au lieu d’une seule.

Jadis, Jacques Goddet, assimilé à Sir Alec Guinness dans le Pont de la Rivière Kwaï avec son chapeau colonial, considérait le Tour de France comme une épreuve mythique, un combat épique placé sous le signe du panache. En 1961, le directeur du Tour avait publié un éditorial pamphlet, Les nains de la route, ne supportant pas de voir l’étape reine des quatre cols pyrénéens (Peyresourde, Aspin, Tourmalet, Aubisque) escamotée par les rivaux résignés du maillot jaune ultra-dominateur Jacques Anquetil. En 1977, Jacques Goddet plaidait pour l’instauration d’une étape de 350 ou 400 km en fin de parcours, afin de mesurer la résistance et l’endurance des coureurs. Mais le pinacle de la souffrance fut atteinte dans les années Desgrange. En 1910, le futur vainqueur Octave Lapize jeta son vélo de rage après avoir vaincu les montagnes pyrénéennes. Vous n’êtes que des assassins, devait-il déclarer à Géo Lefèvre et Henri Desgrange, cerveaux de cette torture appelée Tour de France. C’était l’époque des forçats de la route, expression utilisée en 1924 par Albert Londres, de retour de l’Ile du Diable, sur le bagne de Cayenne. Désormais, plus aucune étape ne dépasse 225 km. Le record de l’échappée la plus longue (253 km pour Albert Bourlon entre Carcassonne et Luchon en 1947) restera donc à jamais inaccessible aux coureurs modernes.

D’une année à l’autre, la nervosité de la course peut expliquer certains écarts entre des éditions d’une même décennie. Ainsi 1969 marque l’avènement d’Eddy Merckx dont l’hégémonie fut manifeste après le Ballon d’Alsace. Seul Roger Pingeon refusa d’abdiquer face au maillot jaune, mais très vite le champion belge écrasa ses rivaux dans les cols. Les positions au classement général étant rapidement figées, le Tour de France 1969 prit des allures de procession, de sacre du nouveau roi, arrivé à Paris le jour où Neil Armstrong posait le pied sur la Lune… Deux ans plus tard, en 1971, Eddy Merckx battait le record de vitesse après un Tour marqué par son duel au couteau avec Ocaña . Même après l’abandon cruel du coureur espagnol, le Cannibale avait couru avec panache, honorant le souvenir de son infortuné rival.

Une quatrième raison est la professionalisation des coureurs. Primo, Fausto Coppi fut le premier à rendre la diététique et l’entraînement comme leitmotivs du coureur, ainsi que le processus de récupération, dans lequel son célèbre masseur aveugle Cavanna jouait un rôle prépondérant. Dans les années 60, le coureur suivait un régime composé de jambon d’York, de steak grillé, de riz créole, fruit, thé… Rares sont les champions à avoir fait exception à la rigueur prônée par Coppi, parmi eux on note Gino Bartali, qui fumait comme un pompier, ou Greg LeMond, qui ne dissimulait pas son penchant pour les glaces, les hamburgers ou encore le Coca-Cola. Depuis les années 90, le régime alimentaire des coureurs s’est axé sur la salade pour maintenir le poids de forme, et les féculents (pâtes) avant l’effort. Les coureurs modernes, depuis que Greg LeMond a entrepris de faire l’impasse sur les parties du calendrier qui ne l’intéressaient pas, se concentrent sur quelques objectifs bien précis. Ceux qui arrivent sur le Tour de France pour conquérir le maillot jaune ont moins de jours de course qu’Eddy Merckx ou Bernard Hinault jadis, véritables stakhanovistes du cyclisme, Pantagruels dont le colossal appétit de victoires n’était jamais rassasié.

La dernière raison de la progression des vitesses moyennes est bien entendu le dopage. D’un dopage artisanal dans les années Coppi avec la Bomba, le cyclisme européen est passé dans une autre dimension avec l’EPO, potion magique des années 90, avec l’image édifiante du maillot jaune Bjarne Riis vainqueur à Lourdes Hautacam en 1996, sur le grand plateau ! De plus en plus sophistiqués, les produits dopants ont permis aux champions à la fois de récupérer plus vite de leurs efforts mais aussi de gagner en capacité aérobie, afin de disposer de plus d’oxygène au paroxysme de l’effort, et donc de limiter la création d’acide lactique dans leurs jambes. D’autres produits ont fait parler d’eux en plus de l’EPO, tel le célèbre Aicar qui fait fondre les graisses.

  1. avatar
    15 novembre 2013 a 19 h 28 min

    Le dopage n’a cessé de progresser, comme le matériel, au fil du temps, le dopage sanguin et l’EPO étant la révolution ultime avec le 1er maillot jaune EPO signé Miguel Indurain en 1991.

    Voir des coureurs à 25 ou 30 km/h dans des cols après plus de 200 km, sous une chaleur de plomb, a quelque chose de surréaliste.

    Et des grimpeurs virtuoses certes, mais chargés comme des mules, tels que Pantani ou Contador qui voient la foule se séparer en deux in extremis comme la Mer Rouge devant Moïse, a quelque chose de terrifiant.

    La foule est parfois surprise de la vitesse du coureur, tellement les stars du peloton vont vite dans les cols du Tour de France.

    Chris Froome l’a bien montré en 2013 sur les pentes rocailleuses du Mont Ventoux, une vraie moto.

    Après, le professionnalisme des équipes, la récupération, le matériel cycliste, l’état des routes et l’humanisation progressive du parcours de la Grande Boucle sont bien entendu d’autres facteurs qui ont contribué à faire progresser la vitesse moyenne des maillots jaunes sur 3 semaines.

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    16 novembre 2013 a 1 h 22 min

    Faut vraiment ne rien y connaître pour oser dire que les années 2010 font partie des années EPO…

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      16 novembre 2013 a 17 h 07 min

      Ricco et Piepoli contrôlés positifs à l’EPO, c’était il n’y a pas si longtemps…

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        16 novembre 2013 a 17 h 52 min

        2008, et, justement, chaque coureur dopé à l’EPO s’est fait prendre immédiatement. Le produit est trop connu pour ne pas être détecté, et aucun des vainqueurs des cinq ou six derniers Tours n’a pu se doper à l’EPO. Ça se saurait si ça avait été le cas. Mais l’auteur de cet article est obnubilé par le dopage, qu’il n’arrête pas de ressasser dans ses articles, bafouant au passage des sports qu’il dit aimer.

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          17 novembre 2013 a 12 h 46 min

          @Paper back, j’ai fait des tas d’articles sur le cyclisme sans parler de dopage et en ne me concentrant que sur l’aspect sportif (tactique, mental …), et un tas d’autres sur le dopage.

          Après, si tu veux croire que Froome est clean avec son maillot jaune 2013 acquis au Ventoux, libre à toi …

          Mais que le produit s’appelle EPO, Aicar ou autre, qu’importe, le dopage sanguin est toujours là. Et ça tu ne peux le nier.

          Les vitesses moyennes le prouvent, cela va toujours aussi vite voire plus qu’avec Pantani, Ullrich ou Armstrong, qui étaient chargés à l’EPO.

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    18 novembre 2013 a 19 h 05 min

    oui, bon article. Et pour l’EPO, ben il y a toujours les microdoses, ce produit miracle certainement n’est pas mort.

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    19 novembre 2013 a 7 h 16 min

    Les microdoses ayant été une trouvaille de Ferrari pour Armstrong.

    En parlant de L.A., il a enfin publiquement confirmé ce qui était un secret de polichinelle, à savoir ses liens avec Hein Verbruggen, président de l’UCI qui a couvert son dopage et antidaté son ordonnance en 1999 pour étouffer son contrôle positif sur le Tour de France.

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    19 novembre 2013 a 20 h 54 min

    Qu’on se le dise une bonne fois pour toute, l’EPO, c’est terminé ! Parler de dopage d’accord, mais au moins faisons le bien. Se doper à l’EPO est désormais impossible, c’est détecté très facilement et c’est la première chose qu’on cherche. Les derniers à avoir pu l’utiliser avec succès sont les Saunier-Duval avec l’EPO Cera. Depuis, de Houanard à Di Luca en passant par Santambrogio, tout le monde se fait prendre quand il essaie.

    Ensuite, pour ce qui est des vitesses moyennes, c’est assez absurde de se baser là-dessus pour expliquer le dopage. Une course cadenassée en est la principale raison, il ne faut pas chercher plus loin. Quand vous montez un col avec des attaques de partout, et donc forcément des moments de répits, la vitesse moyenne est plombée. Mais quand un train (que ce soit l’US Postal en son temps, Astana il y a quelques années ou maintenant Sky), le spectacle est moindre mais le rythme bien plus soutenu !

    Sachant que cette tactique s’améliore année après année, la montagne est absorbée de plus en plus vite, et c’est ce qui fait la différence. Mais le dopage est loin d’en être la principale cause. Car évidemment, on n’a pas de preuve, mais il y a fort à parier que les années 95/2005 étaient les pires à ce niveau là. Suffit de regarder les classements, tous ceux ou presque qui ont pu jouer à un moment la victoire finale (voire ne serait-ce que le podium) ont eu des problèmes. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, loin de là…

    Malheureusement, ces dix années plus noires que les autres ont amené un climat de méfiance permanente, dans lequel plus aucun observateur n’ose accorder toute la crédibilité qu’ils méritent à certains coureurs. Evidemment, certains amènent des soupçons trop grands pour que l’on ferme les yeux sans s’y intéresser. Mais on en vient à soupçonner des mecs qui ne l’auraient pas été il y a 25 ans, même avec les mêmes performances.

  6. avatar
    20 novembre 2013 a 6 h 32 min

    Oui mais pour assurer un train dans les cols et empêcher toute vélléité offensive, il faut que les coéquipiers soient très forts dignes de leaders, comme Roberto Heras, Floyd Landis ou Tyler Hamilton (US Postal), Andreas Kloden ou Levi Leipheimer (Astana) ou désormais Richie Porte (Sky). Or on revient à la case départ, une équipe très en avance question dopage comme l’étaient USP ou Astana, et l’est désormais Team Sky.

    EPO ou pas EPO, le dopage de pointe existe toujours. C’est une réalité.

    Pour l’amélioration des vitesses moyennes, je dis juste que le dopage est la cause n°1. Mais encore une fois, je parle d’autres facteurs, comme le professionnalisme des équipes, la récupération, le matériel cycliste, l’état des routes et l’humanisation progressive du parcours de la Grande Boucle.

    Pour les gars propres ou pas propres d’il y a 25 ans, on sait très bien qui l’était et qui ne l’était pas.

    Dans les mecs cleans, on trouve des Greg LeMond, Gilles Delion, des Andy Hampsten (jusqu’en 1991) voire des David Moncoutié par exemple.

    Mais pour Indurain, Bugno, Rominger, Chiappucci, Jaskula, Riis, Pantani, Ullrich, Escartin, Olano, Berzin, Tonkov, L.Jalabert, Armstrong, Dufaux, Virenque, Contador, Evans, Andy et Frank Schleck, Froome, Basso, Vinokourov, Wiggins, Quintana, Valverde, Ricco, Heras, Landis, Rasmussen, Hamilton, Kloden, Leipheimer, Menchov, Beloki, Breukink, Leblanc, Moreau ou encore Ugrumov, non désolé tous ces gars là sont marqués au fer rouge du dopage

  7. avatar
    22 novembre 2013 a 8 h 42 min

    Je suis désolé, mais aimer le vélo et rentrer dans le cliché du “ils sont tous dopés”, ce n’est pas possible… On est là pour défendre notre sport, expliquer que justement, le dopage est en récession ! Bien sûr il ne s’agit pas d’être aveugle, et d’affirmer que le dopage n’existe plus. Mais faire croire qu’on est dans la suite de la période 95-2005, c’est assez malsain.

    Oui les vitesses moyennes augmentent, mais non le dopage n’en n’est pas la raison principale. Il y a dix ans c’était le cas, et il suffit de voir la tête des mecs dans les cols, on aurait dit des robots. Aujourd’hui évidemment, certains nous rappellent cette époque, mais c’est loin d’être le cas de tous ! Dans ta liste, tu énonces tous les coureurs qui ont fait le cyclisme de ces années noires, entre 95 et 2005. Mais après, alors ?

    Tu parles des coureurs actuels comme si c’était acté, et ça aussi, c’est un peu fort. Evidemment, on peut avoir des doutes sur certains. Comme Froome, qui entre 2010 où il est un inconnu et 2011, devient un mec capable de gagner un grand tour. Comme Contador je te l’accorde, qui reste invaincu sur les GT de 2008 à 2011. Mais ne s’est-il pas rangé ? En tout cas c’est l’impression qu’il donne, et si ce n’est pas le cas, quel déclin ! Pour Valverde on va dire que ça peut passer aussi, car les repentis n’auront jamais toute la confiance des observateurs. Mais les autres ?

    Evans, qui est l’homme à la carrière la plus linéaire possible, qui n’a été au top qu’un an et qui gagne un Tour de France, pourquoi l’accuser ? Peut-être qu’il était dopé, peut-être qu’il l’est encore. Mais c’est quoi qui justifie les soupçons ? Simplement une victoire sur le Tour ? Il m’en faudra un peu plus pour l’accuser… Comme Quintana, que l’on a vu mois après mois depuis deux ans progresser. C’est pareil, peut-être qu’il prend des trucs, mais l’accuser comme ça, c’est presque de la diffamation.

    Donc ne généralisons pas, le cyclisme est en phase de rédemption, le cyclisme va mieux et même s’il n’ira jamais parfaitement bien, il faut essayer d’oublier un peu les années du dopage de masse, ça nous fera du bien ! Même si je le répète, cela nous a appris à être méfiant, ce qui n’est pas plus mal. Mais ne le soyons pas trop…

    Enfin, concernant l’EPO, je voulais juste signaler que ce n’est plus avec ça qu’on se dope.

  8. avatar
    22 novembre 2013 a 13 h 23 min

    Hello,

    Pour Contador, ma théorie est qu’il est revenu sur des produits moins risqués là où Sky a repris le fond de commerce de l’US Postal avec un dopage d’avant-garde.

    Ceux qui sont propres sont au fond du peloton et dans le gruppetto, je ne dis pas que tout le peloton est dopé, loin de là. Pas d’amalgame de ma part, mais je répète qu’à une ou deux exceptions près, désolé mais je ne crois pas à des victoires clean sur le Tour ou des grosses courses.

    Pour l’EPO, j’en parlais comme produit majeur des années 1991-2005, après en effet on sait que l’Aicar domine désormais, voire d’autres produits qu’on ne connaît pas encore.

    Tu parles d’une rupture après 2005, soit. Mais regardons les faits sur les coureurs qui gagnent, et les différents vainqueurs des 3 Grands Tour (Tour, Vuelta, Giro) et du Mondial depuis 2006. Est-ce vraiment plus propre qu’Indurain, Pantani, Ullrich, Armstrong, Riis, Bugno et Virenque ?

    Tour : 2006 Landis / Pereiro, 2007 Contador, 2008 Sastre, 2009 Contador, 2010 Andy Schleck, 2011 Evans, 2012 Wiggins, 2013 Froome

    Giro : 2006 Basso, 2007 Di Luca, 2008 Contador, 2009 Menchov, 2010 Basso, 2011 Contador / Scarponi, 2012 Hesjedal, 2013 Nibali

    Vuelta : 2006 Vinokourov, 2007 Menchov, 2008 Contador, 2009 Valverde, 2010 Nibali, 2011 Cobo, 2012 Contador, 2013 Horner

    Mondial : 2006 Bettini, 2007 Bettini, 2008 Ballan, 2009 Evans, 2010 Hushovd, 2011 Cavendish, 2012 Gilbert, 2013 Rui Costa

    Tout un paquet a été confondu de dopage : Vinokourov, Landis, Valverde, Contador, Di Luca, Basso.

    Pour Wiggins et Froome, le médecin des Sky a pour nom Geert Leinders, ancien chef d’orchestre du dopage chez Rabobank, dont a bien profité Denis Menchov pour gagner le Giro 2009 et la Vuelta 2007.

    Pour Andy Schleck et Sastre, ils ont travaillé avec Bjarne Riis et sa sulfureuse formation. OK pas de preuve formelle mais le doute subsiste.

    Chris Horner a fait partie du réseau Astana – Radio Shack d’Armstrong et Bruyneel. Pas de preuve formelle certes, mais voir un coureur de 42 ans gagner une Vuelta aussi montagneuse a de quoi interpeller. Etonnantes capacités de récupération.

    Quant à Rui Costa, Cavendish, Gilbert ou encore Nibali, perso je ne demande qu’à les croire, mais pourquoi seraient-ils capables de lutter avec les Hercule cités plus haut en étant à l’eau claire ?

    Le seul que j’ai envie de croire c’est Cadel Evans, carrière linéaire, maillot jaune à 34 ans sur un Tour de France 2011 aux performances légèrement moins spectaculaires au niveau des watts.

    Et transition entre les époques Astana Contador (2008-2010) et Sky Wiggins Froome (2012-2013)

    Pour Quintana, en effet pas de preuve formelle je te l’accorde … Mais le système n’a pas changé. L’UCI est toujours assez opaque avec Pat McQuaid qui ne vaut pas mieux que Hein Verbruggen, et il suffit d’analyser les vitesses moyennes et les watts dans les cols pour voir que Chris Froome et Nairo Quintana sont à des niveaux de performance bien suspects, même en l’absence de preuves … Sans même évoquer la partie de moto du Kenyan Blanc dans le Mont Ventoux sur le Tour 2013.

    Si tu n’es toujours pas convaincu, je publierai des articles bien plus complets sur le dopage dans le Tour de France, que j’avais précédemment publié sur Sport Vox …

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      22 novembre 2013 a 21 h 26 min

      Le frère d’Andy ne s’est-il pas fait aussi prendre avec un produit diurétique interdit.
      Je vois plutôt les choses sous ce prisme : je ne suis pas certain que le cyclisme soit particulièrement en rédemption au niveau du dopage. En revanche, on ne me fera pas croire que dans les autres sports où les enjeux financiers sont bien plus importants, il n’y a pas de dopage (il y a bien eu un rapport récent où le rugby en prenait plein la tronche).
      On peut bien sûr arguer que ce sont des sports plus techniques, mais le physique prend une proportion de plus en plus importante (facile de faire un pressing soutenu pour récupérer des ballons quand on a trois poumons). Nos bleus qui étaient partout sur le terrain mardi dernier ont peut-être aussi goûté à la potion magique ?
      Bref, je pense qu’il est surtout écœurant que le vélo soit le seul sport qui ramasse quand on parle de dopage. S’il n’y avait pas eu l’affaire Festina en plein jour, l’UCI aurait probablement complètement fermé les yeux pour ne pas ouvrir la boîte de Pandore.

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        23 novembre 2013 a 16 h 17 min

        En effet, autant le cyclisme n’est pas plus propre qu’en 1997-1998, soit l’âge d’or de l’EPO, autant ce sport est victime d’une terrible apartheid médiatique. Football, tennis, natation, rugby, athlétisme ne sont pas plus propres que le cyclisme, pourtant seul ce dernier est dans l’oeil du cyclone des journalistes.

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    22 novembre 2013 a 23 h 11 min

    Le problème n’est pas de savoir si je suis convaincu ou non, je me force à me limiter aux faits, c’est tout. Evidemment, j’ai de gros doutes sur certains, mais imagine un seul instant qu’ils soient propres ? T’imagines ce qu’ils endurent ? Donc je préfère laisser leur chance aux coureurs, en étant méfiant, plus encore avec certains, mais sans affirmer des choses dont une part de doute persiste toujours.

    Concernant les coureurs douteux que tu me cites ayant gagné après 2006, la grande majorité courraient bien avant, et avaient eu le temps d’assimiler les pratiques. Vino, Basso, Valverde, Di Luca, Landis (pour ne citer que ceux qui se sont fait prendre), ne sont pas apparus en 2006.

    Alors évidemment, on peut avancer plein d’arguments pour montrer que le dopage existe, et je ne le nie absolument pas. On n’est loin d’avoir éradiqué le cyclisme de ce fléau, et c’est parfois tellement flagrant que ça en devient gênant. Donc je pars du principe que malgré les doutes, il faut laisser le bénéfice du doute aux coureurs. Tu dis de Contador “qu’il est revenu sur des produits moins risqués.” Alors je ne veux pas particulièrement le défendre, mais qu’en savons-nous ?

    Depuis son retour, tous les signes peuvent laisser penser qu’il a fauté par le passé, et qu’il est rentré dans le rang. Un coureur dont les perfs sont devenues humaines, et qui ne suit pas ceux qui sont les plus soupçonnés. Franchement, il doit faire quoi pour qu’on le pense clean ? Alors oui, peut-être qu’on se plante, mais on ne peut pas affirmer qu’il prend des produits alors que tous les indices vont fans le sens inverse…

    Et on ne peut pas non plus dire qu’untel est dopé parce que son manager a déjà été impliqué dans des affaires de dopage. Je suis persuadé que chez CSC puis Saxo, il y avait des dopés et des mecs propres. Il ne faut pas généraliser, et encore heureux qu’avoir Riis comme DS ne veut pas dire que toute l’équipe est chargée !

    Les repentis, les vrais, existent. Et les surdoués aussi. Gagner le Tour sans être dopé ? En fonction des circonstances, j’ai envie d’y croire. Pas en 2013, je te l’accorde. Ni en 2012. Mais en 2008 ou en 2011, pourquoi pas ? J’ai aussi envie de croire des mecs comme Nibali, Rui Costa, Rodriguez, Sagan, Cavendish, Kittel, Cancellara, Boonen and co. Sûrement que dans le lot, il y en a pour qui je ne devrais pas. Mais je préfère me tromper dans ce sens là plutôt que de penser coupable un innocent…

  10. avatar
    23 novembre 2013 a 16 h 13 min

    Moi aussi j’ai eu des doutes dans le passé, moi aussi j’ai eu envie de croire bien des fois que les présumés innocents l’étaient vraiment.

    Mais au risque de me faire traiter de cynique, j’assume …

    1/ En comparant les performances des coureurs dopés (avéré à 100 %) et ceux qui bénéficient du doute en l’absence de preuve formelle, les coureurs de la 2e catégorie font soit aussi bien, soit mieux, soit à peine moins bien que des Pantani, Ullrich, Indurain ou Armstrong chargés à l’EPO. Ce qui pour moi, est une convergence vers la preuve. Et qu’on ne fasse pas le coup de dire que les coureurs du 2e groupe ont du meilleur matériel avec à chaque fois une meilleure météo et des
    conditions de course plus favorables à une vitesse élevée (tempo régulier dans le col versus banderilles successives). Cela a bien du arriver une fois ou deux, OK, mais pas systématiquement.

    2/ Rien n’a changé en matière de dissuasion entre 2005-2006 et 2013. Suspension de 2 ans ? Presque tous les moutons noirs reviennent, Contador, Vinokourov, Valverde, Basso, avec quelques exceptions comme Landis, Rasmussen. L’UCI ? La politique “Ponce Pilate” de l’instance de Lausanne n’a pas changé entre Verbruggen et Pat McQuaid,
    il faut à tout prix sauvegarder la poule aux oeufs d’or. Les sanctions financières contre les coureurs ? Inexistantes … La coordination européenne ? Inexistante … L’omerta du milieu ? Toujours vivace, le procès Fuentes l’a bien prouvé.

    3/ Contador est certes moins fort en 2013 qu’avant sa suspension, mais de là à affirmer qu’il nous sort des performances “humaines” là désolé mais je suis à 100 % contre. En quoi le gars est-il devenu humain ? Parce qu’il ne gagne plus la Vuelta haut la main comme en 2008 ? Parce qu’il ne finit que 4e du Tour 2013 ?
    Il faut rappeler qu’il fut le dernier à accompagner un certain Chris Froome dans le Ventoux sur le Tour de France 2013, avant que ce dernier ne se mue en véritable moto. Non, désolé, mais Contador n’est pas devenu humain, il est justement “moins inhumain” qu’à Verbiers en 2009 ou que sur les pentes de l’Etna en 2011.

  11. avatar
    26 juillet 2014 a 19 h 41 min
    Par charlesschneider

    Alors maintenant vs penser quoi ??? Que seul nibali est charger ? Avec un 25 eme temps dans hautacam et que 3 fracais ds les 6 avec un vieux francais de 37ans deuxieme et ag2r meilleur equipe ??? Vous pensez quoi j amerai bien savoir

  12. avatar
    13 septembre 2014 a 18 h 33 min
    Par Dupont

    Et les autres sports tennis athlétisme foot rugbys et j’en passe a l’eau claire,la vous ne faite pas de commentaire?.Pourquoi?.

  13. avatar
    12 septembre 2015 a 22 h 22 min
    Par suire

    j’ai promis de ne plus parler de ça

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