L’orgueil du champion
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L’orgueil du champion

Les grands maillots jaunes du Tour de France ont tous un dénominateur commun, un orgueil démesuré qui fait d’eux des coureurs viscéralement attachés à la victoire.

En 1965, le Tour de France se retrouve orphelin de Jacques Anquetil qui a décidé de se lancer dans un défi gigantesque : un doublé Dauphiné Libéré / Bordeaux-Paris sans repos entre les deux courses.

Vainqueur du Dauphiné devant son rival Raymond Poulidor, le Normand quitte Avignon pour Nîmes et rejoint ensuite Bordeaux à bord d’un Falcon Mystère 20 affrété par le Général de Gaulle en personne !

Epuisé par son duel avec Poulidor et le transfert en avion, le champion est méconnaissable en début de course. Engourdi et pris par le sommeil, Anquetil laisse se développer une offensive de François Mahé. Connaissant l’orgueil de son coureur, Raphael Geminiani bluffe parfaitement pour relancer Anquetil : Fous le camp de là, monte dans la voiture balai, tu n’as rien à faire là !

Ce dernier, vexé, refuse viscéralement la défaite qui lui est promise et va renverser la vapeur au prix d’un effort colossal. Pantagruel des routes, Anquetil n’a pas été rassasié par la victoire au Critérium du Dauphine Libéré. Son appétit de succès lui commande d’étendre son hégémonie à ce Bordeaux – Paris. Dans la vallée de Chartreuse, le Normand dresse la guillotine et termine seul au Parc des Princes. L’impossible exploit a pris forme, et Anquetil devient le gladiateur du cyclisme …

En 1972, Eddy Merckx a toujours à l’esprit sa terrible de joute de 1971 contre Luis Ocaña. Bien que triple maillot jaune sortant, le Cannibale belge souffre du fait que bien des observateurs plébiscitent l’Espagnol comme le meilleur coureur par étapes. Le panache d’Ocaña vers Orcières-Merlette, exploit d’anthologie, avait marqué au fer rouge la mémoire collective des suiveurs du Tour, à la façon des démonstrations dans les cols de Gino Bartali, Fausto Coppi ou Charly Gaul. Le virtuose de Bruxelles en a plus qu’assez d’entendre dire qu’il ne l’aurait jamais emporté sans l’accident du col de Menté, surtout quand Ocaña met de l’huile sur le feu en accréditant ce type de commentaires.

Piqué au vif dans son orgueil, Merckx organise sa riposte verbale face à Ocaña. Le courroux du Belge s’abat sur l’Espagnol : En trois participations, j’ai gagné trois fois le Tour. En trois participations, Ocaña a abandonné deux fois. Un tel bilan ne l’autorise pas à parler aussi fort.

Alors qu’Ocaña rêve de porter l’estocade à Merckx après la banderille plantée dans les Alpes en 1971, c’est le Belge qui lave l’affront en gagnant son quatrième Tour de France consécutif. Le Cannibale s’offre même un deuxième doublé Giro – Tour en cette saison 1972. L’Espagnol, quant à lui, devra attendre 1973 pour inscrire son nom au palmarès de la plus grande course du monde, dans un Tour orphelin de Merckx, le Belge ayant fait le doublé Vuelta – Giro au printemps, après une triomphale tournée de classiques où il a imposé sa férule à des rivaux acharnés …

En 1990, Greg LeMond est condamné d’avance par les journalistes. Victime d’une mononucléose au printemps, le phénix de Californie est le fantôme du maillot jaune et champion du monde de 1989. Sur les routes du Giro, l’Américain est clairement indigne de son maillot irisé.

L’homme a vaincu le destin en sortant indemne d’un terrible accident de chasse à Rancho Murieta en 1987. Revenu de l’enfer, LeMond doit prouver que son come-back est crédible sur la durée en pérennisant des performances du même niveau qu’en 1989.

Seulement 10e du Tour de Suisse à quelques jours de la Grande Boucle, LeMond inquiète ses fans qui considèrent déjà utopique la perspective d’une troisième victoire.

C’est donc avec une épée de Damoclès que LeMond débute le Tour 1990 au Futuroscope de Poitiers. Prêt ? Pas prêt ? Le mystère demeure jusqu’à la fin du prologue, où LeMond apporte un démenti cinglant aux sceptiques qui l’avaient un peu trop vite enterré. Les Européens peuvent calmer leurs ardeurs, le maillot jaune sortant termine dauphin de Thierry Marie dans le prologue … Trois semaines plus tard, LeMond prend le maillot jaune à Chiappucci à l’issue du contre-la-montre de Lac de Vassivière. Le long travail de sape de l’Américain, pourtant menacé après la première étape au Futuroscope et sa performance en dents de scie dans le chrono Epinal – Vittel, a payé avec un moral retrouvé à l’Alpe d’Huez et deux étapes décisives, Saint-Etienne et Luz Ardiden où l’Italien a perdu plus de six minutes face au champion du monde. L’Américain est donc heureux de troquer son maillot irisé contre le maillot jaune à l’heure de rejoindre Paris pour l’ultime étape du Tour de France 1990.

En 1991, alors que le prologue du Tour approche à Lyon, dans le parc de la Tête d’Or, des journalistes demandent à Claudio Chiappucci, deuxième de l’édition 1990, qui sont ses favoris. Le petit Italien cite quelques noms : Bugno, Indurain, Breukink, Rooks et Theunisse.

Interloqués, les reporters questionnent de suite Chiappucci sur Greg LeMond, triple vainqueur du Tour et double tenant du titre. Le grimpeur toscan n’a pas sa langue dans sa poche, et exprime son opinion sans détours : On ne peut pas gagner au loto tous les ans !

Dauphin de LeMond en 1990, Chiappucci avait profité de l’échappée fleuve du Futuroscope pour devancer Erik Breukink et Pedro Delgado au classement général.

A Lyon, l’Américain règle ses comptes avec l’Italien, en lui prenant une minute ainsi qu’à Bugno et Indurain piégés dans le peloton. Seul Breukink a pu prendre le bon wagon dans le groupe LeMond réglé au sprint par Djamolidine Abdoujaparov dans la capitale des Gaules.

Pourtant, Chiappuci n’a pas tort. En une seule étape, LeMond passera du Capitole à la Roche Tarpéienne. A l’agonie dans le col du Tourmalet, le Californien doit laisser Miguel Indurain et Claudio Chiappucci se partager les dividendes d’une étape de légende vers Val Louron : le maillot jaune pour le Navarrais, l’étape pour le Toscan. L’ère LeMond est finie, l’ère Indurain débute… Chiappucci, lui, confirme ses pronostics faits à Lyon terminant 3e derrière Miguel Indurain et Gianni Bugno, les deux hommes forts de l’édition 1991, comme en témoigne leur insolente supériorité dans les lacets de l’Alpe d’Huez.

Toujours en 1991, Greg LeMond rompt le bushido du Tour à Paris, pénétrant avant l’équipe du maillot jaune sur les Champs-Elysées. Privant les Banesto dun plaisir qu’ils connaîtront ensuite quatre fois jusqu’en 1995, l’Américain envoie un signal fort à Miguel Indurain.

Non, il n’a pas abdiqué en vue de 1992. Non, rien n’est joué pour les futurs Tours de France. Mais LeMond ignore que l’EPO est la nouvelle potion magique du trio Indurain- Bugno – Chiappucci, et il ignore aussi que la myopathie va condamner sa fin de carrière.

En 1992, l’Américain devra plier sous le joug d’Indurain, le champion espagnol étant stratosphérique dans le chrono du Luxembourg. Humiliant le peloton, le roi Miguel colle quatre minutes pleines à LeMond, pourtant quatrième de ce CLM dantesque derrière Indurain, De Las Cuevas (à 3’00”) et Bugno (à 3’41”) !

En 1996, Miguel Indurain se vexe après l’étape des Arcs. Victime d’une fringale dans le final, le Navarrais apparaît en surpoids et sa contre-performance dans le chrono de Val d’Isère, loin d’Evgueni Berzin et Bjarne Riis, inquiète les suiveurs. Quintuple maillot jaune sortant, Indurain voit rouge quand il comprend que les journalistes voient cette édition 1996 comme son chant du cygne.

Tordant le cou à la thèse trop rapide de l’usure du pouvoir, l’Espagnol affirme qu’il n’a pas encore perdu le Tour. Perdant encore du temps sur Bjarne Riis à Sestrières, Indurain et ses Banesto ne tentent aucune offensive d’envergure vers Superbesse.

Epicier entre 1991 et 1995, le roi Miguel ne va pas s’improviser en attaquant fougueux par la seule force de sa volonté. C’est à Lourdes Hautacam que le Danois Riis enfonce le clou et scelle la défaite du champion espagnol.

Alors qu’Olano, Dufaux, Virenque, Leblanc, Rominger et Indurain se regardent en chiens de faïence, Riis démarre sur le grand plateau et finit en solitaire, parachevant son oeuvre par une victoire autoritaire dans le col pyrénéen le plus probant de l’édition 1996, Hautacam.

Le lendemain, dans le fief d’Indurain, à Pampelune, c’est la reddition de Miguel, battu de huit minutes par le groupe Riis.

En 1998, un an après avoir tutoyé la perfection trois semaines durant, Jan Ullrich est le favori numéro un à sa succession. Le jeune Allemand ne brigue rien d’autre qu’un deuxième maillot jaune consécutif. Celui qui attire tous les superlatifs a cependant du hâter sa préparation, la faute à des kilos superflus qui ont compliqué son entraînement durant l’hiver et le début du printemps.

Face à l’ogre de Rostock, Marco Pantani court sans pression après avoir été l’épouvantail d’Alex Zülle au Giro. Sortant ses fourches caudines au Plateau de Beille puis aux Deux-Alpes, Pantani vit son apothéose dans les Alpes en prenant le maillot jaune. Ullrich, lui, sombre sous la pluie cédant presque neuf minutes à son rival en haut des Deux-Alpes, son Golgotha. Implacable, le grimpeur italien a course gagnée avec six minutes d’avance sur l’Allemand.

Quatrième derrière Pantani, Julich et Escartin avant d’aborder l’étape d’Albertville, le tenant du titre réagit à l’orgueil et attaque dans le col de Madeleine.

Epoustouflant de percussion dans son démarrage, Ullrich ne tolère personne dans sa roue à l’exception du nouveau maillot jaune, Marco Pantani. Dans leur splendide isolement, les deux maîtres du Tour oublient Julich, Escartin et Boogerd rélégués ce jour là au rang de simples mortels de basse extraction, d’anonymes seconds couteaux.

La Madeleine prend alors des allures de montagne infernale où les avatars de Sisyphe sont condamnés au châtiment céleste par l’attaque violente de Jan Ullrich.

En 2000, quelques jours après avoir forcé l’admiration de tous sur les pentes rocailleuses du Mont Ventoux, Marco Pantani compte bien laver son honneur après les déclarations de Lance Armstrong. Le cadeau empoisonné fait par le Texan au sommet du Géant de Provence obsède l’Italien, qui ne supporte pas de voir Armstrong se vanter quotidiennement de son geste magnanime auprès des médias, comme si le lauréat 1998 était un anonyme du peloton.

Le leader de l’US Postal a ouvert involontairement la boîte de Pandore, libérant les démons de Pantani, coureur si orgueilleux, habité par un désir de perfection dans le culte de grimpeurs mythiques tels que Fausto Coppi ou Charly Gaul.

Vexé par la performance d’Armstrong à Hautacam, où l’Américain a tué le Tour dans l’oeuf, Pantani a besoin de se prouver qu’il reste le meilleur grimpeur du monde, rôle qu’il a incarné de façon indiscutable entre 1994 et 1999, depuis sa révélation au Giro 1994 face à Berzin et Indurain.

Armstrong a franchi le Rubicon de par ses déclarations méprisantes sur l’épisode du Ventoux, et doit donc payer sur la route son crime de lèse-majesté envers Pantani.

C’est donc dans l’Izoard, dans une étape qui sent le soufre, que le volcan Pantani rentre en éruption, bien décidé à infliger un camouflet à son rival américain. A plusieurs reprises, Pantani tente de désarçonner Armstrong mais le grimpeur romagnol est mis en échec à chaque démarrage par un maillot jaune implacable.

Toujours vert de rage, Pantani en remet une couche le lendemain vers Courchevel via un cavalier seul impressionnant, puis enfonce le clou vers Morzine où il lance une échappée kamikaze contrôlée à distance par l’US Postal. L’Italien abandonne le soir même après avoir sombré dans Joux-Plane, payant ses efforts démesurés du début d’étape.
Aveuglé par ses desseins de vengeance, le Pirate a fini l’étape de Morzine en charpie, victime de son péché d’orgueil.

Jamais plus on ne verra Pantani affronter Armstrong sur le Tour de France. Le désir de vengeance du Pirate, à peine assouvi à Courchevel, restera donc utopique…

En 2003, Lance Armstrong ne cesse de tomber de Charybde en Scylla dans un Tour de France où son vieux rival Jan Ullrich retrouve une seconde jeunesse.

La fontaine de Jouvence allemande a frappé fort entre Gaillac et Cap Découverte, avant de prendre de précieuses secondes au Texan dans le plateau de Bonascre.
A Loudenvielle, où il piège tactiquement Ullrich en laissant partir Vinokourov, le maillot jaune s’offre un sursis, ses jambes ne lui permettant pas de faire régner sa loi dans les cols pyrénéens. Le lendemain matin, Armstrong est fortement irrité par une interview de Rudy Pévenage qui pronostique  Jan Ullrich maillot jaune à Luz-Ardiden. Trouvant le mentor d’Ullrich trop arrogant, l’Américain a confirmation des certitudes exagérées du clan Bianchi quand l’ogre de Rostock porte une offensive prématurée au col du Tourmalet, à plus de cent de kilomètres de l’arrivée.

Retrouvant des jambes de feu au pied de Luz-Ardiden, Armstrong le stakhanoviste sonne le glas des espoirs de Jan Ullrich, qu’il renvoie au-delà de la minute au classement général, un gouffre au vu des écarts si serrés de cette édition du Centenaire.

En 2005, Lance Armstrong profite de la chute de David Zabriskie au chrono par équipes d’Arras pour reprendre le maillot jaune à son compatriote.

La CSC de Bjarne Riis s’insurge et dénonce la chance insolente du leader de la Discovery Channel, pourtant sextuple tenant du titre et impressionnant dès le premier jour en collant une minute à Jan Ullrich dans l’étape chronométrée de Noirmoutiers.

Apprenant la réaction de CSC, Armstrong crie à juste titre au scandale quand il se voit qualifier d’imposteur. Chance ? J’ai gagné 6 fois le Tour de France ! Je ne suis pas un petit coureur de merde. 

  1. avatar
    2 mai 2015 a 7 h 50 min

    Il sera intéressant de voir qui de Nibali, Contador, Froome ou Quintana laissera une trace comme champion orgueilleux !

    Contador avait réagi en 2014 à sa cuisante défaite de 2013 contre Froome, mais pas durant le Tour 2013, incapable de devancer même sur une étape le Kenyan Blanc.

  2. avatar
    7 mai 2015 a 12 h 34 min

    Même si il n’est pas un champion le coup de Landis en 2006 était identique à ces champions orgueilleux. Il y a Contador aussi en 2011 dans l’étape de l’Alpe d’Huez qui lance les hostilités dès le télégraphes.

    J’ai mis un commentaire sur ton article sur si Pantani avait fait le tour 1999, j’aimerai avoir ton avis a celui-ci pour savoir si je suis dans le vrai!

  3. avatar
    7 mai 2015 a 18 h 42 min

    Oui en effet pour Floyd Landis en 2006 à Morzine il y a de l’orgueil même si tout le monde le pensait battu après la Toussuire.

    Idem pour Contador en 2011 à l’Alpe d’Huez mais le maillot jaune était déjà utopique pour lui, dans ce cas il faut évoquer Fausto Coppi en 1951 vers Briançon étape gagnée même si le champion suisse Hugo Koblet était déjà certain d’emporter ce Tour de France.

  4. avatar
    7 mai 2015 a 18 h 51 min

    Je t’ai répondu dans l’article sur Pantani / Armstrong 99.

  5. avatar
    8 mai 2015 a 7 h 14 min

    On peut également rajouter Virenque en 1997 dans l’étape de Courchevel. Malheureusement les oreillettes bloquent les tactiques de courses et voire des attaques de favoris assez loin de l’arrivée, ça n’existe plus.

  6. avatar
    8 mai 2015 a 9 h 52 min

    Et Pantani sur Courchevel 2000 face à Armstrong, comme le dit d’article !

    Pour Virenque, orgueil certes mais surtout il pensait encore pouvoir renverser Ullrich en 1997 malgré 6 minutes 22 de retard après l’Alpe d’Huez.

    D’où son attaque dans les Vosgex complètement ratée le jour où le maillot jaune allemand souffrait d’une intoxication alimentaire.

    http://yourzone.beinsports.fr/festina-97-un-espoir-decu-dans-les-vosges-8091/

  7. avatar
    8 mai 2015 a 10 h 43 min

    En lisant ton ancien article sur pourquoi Armstrong a choisi le tour de france en 1999, tu oublies un point essentiel c’est qu’en voyant Julich sur le podium 98 qu’il s’est dit qu’il pouvait gagner le tourcar il considérait le coureur de l’équipe cofidis nettement inférieur à lui.

  8. avatar
    8 mai 2015 a 20 h 16 min

    J’avais lu cette anecdote dans le livre de Roussel ou il aurait pu prendre le maillot jaune mais je pense qu’il ne l’aurait pas conservé sur le dernier chrono.
    Anecdote aussi au championnat de France, il fait rouler son équipe alors que son ami Pascal Hervé est dans l’échappé ou il est le plus fort. Au finale Richard se fait battre par Jalabert et Leblanc.
    Un grand manque tactique pour Richard.

    • avatar
      9 mai 2015 a 12 h 24 min

      S’il avait payé Olano, Pantani et Escartin comme il se devait et que Telekom avait paniqué derrière, tout dépend l’écart. Au delà de 4 minutes, Ullrich aurait eu du mal sur le CLM d’Eurodisney malgré les 63 km du parcours.

      Surtout que le maillot jaune aurait boosté Virenque comme jamais …

  9. avatar
    9 mai 2015 a 13 h 09 min

    Fort possible bien que sur le 1 er chrono, il profite du fait que Ullrich le dépasse pour finir 2 ème de ce chrono à Saint Etienne

  10. avatar
    10 mai 2015 a 9 h 07 min

    Oui en effet à St Etienne en 1997 Ullrich lui offre un point de mire inespéré qui lui permet de battre Bjarne Riis de quelques secondes, pour Olano je pense que Virenque l’aurait quand même battu sans l’effet “point de mire” avec le maillot jaune allemand.

  11. avatar
    10 mai 2015 a 11 h 44 min

    Tu penses qu’il battait Olano mais pas Riis, il y avait que 6 secondes entre les deux. Je pense qu’il aurait été 4 ème. Après avec Virenque c’était le côté émotif qui lui permettait de se surpasser donc j’avoue que même sans le point de mire d’Ullrich on ne peut savoir car le dernier chrono du tour 96 montrait qu’il était capable de faire une perf dans les chrono.

  12. avatar
    11 mai 2015 a 8 h 30 min

    Au temps pour moi, oui Olano aussi aurait battu Virenque, je voulais parler de Pantani 5e à 3’42” de Jan Ullrich, soit 38 secondes derrière Richard Virenque.

    Ce dernier avait en effet montré depuis le CLM bordelais de 1996 qu’il avait progressé dans l’effort solitaire, même si son coéquipier Dufaux l’avait battu à cette occasion.

  13. avatar
    11 mai 2015 a 11 h 03 min

    On a toujours pas de successeur à Virenque, le seul qui m’en semble capable c’est Pinot, il faudrait qu’il gagne plus régulièrement en montagne.

  14. avatar
    11 mai 2015 a 14 h 48 min

    Pinot va déchanter cette année, il a fait 3e d’un Tour 2014 orphelin de Quintana et trop vite privé de Froome et Contador.

    Il a juste battu Valverde et Mollema, pas vraiment une référence …

  15. avatar
    3 février 2016 a 17 h 20 min
    Par YGDG

    Ah… Ullrich et Pantani, mes deux coureurs préférés…
    Ce constat est d’une tristesse, car on touche aux années de plomb (durci) d’un sport gangréné par la suspicion permanente.
    Et pourtant, quelle beauté dans la lutte des deux pur-sang face au cheval vapeur badgé Ferrari. Au fil de mes nombreux revisionnages des grandes boucles de l’époque je me perds dans les « et si… ? », mais rien n’y fait, à la fin, c’est toujours John Wayne qui gagne.

    Et depuis ? Les mêmes histoires : « quand j’étais pistard, je buvais de la bière, mais j’ai arrêté, alors du coup je reste avec les meilleurs en montagne », « je n’ai jamais été contrôlé positif et je suis fermement en faveur de plus de contrôles» ou encore des « ce mec est une honte pour notre sport, il ferait mieux de se taire ».
    Je devrais me réjouir, apparemment maintenant les roues tournent toutes seules, ça fait moins mal aux reins.
    Les duellistes, eux, ont disparus, il y a bien eu la lutte entre un Espagnol et un Luxembourgeois dans les cimes (non, pas Bahamontes contre Gaul), mais ce n’était qu’un succédané, une réminiscence de la période où les coureurs avaient de l’orgueil dans le porte-bagage.

    Je pense que je souffre d’une maladie, la nostalgie, celle qui fait voir le passé en rose Mercatone, et le présent en noir Sky, mais je ne suis peut-être pas le seul.
    En tout cas, c’est toujours un plaisir de lire tes articles, bravo, et merci !

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