Davor Suker, précurseur du football croate
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Davor Suker, précurseur du football croate

Affiliée à la FIFA après la Coupe du Monde 1994, la Croatie est rapidement devenue une nation qui compte sur la carte du football mondial. Un intérêt et des résultats qu’elle doit essentiellement à Davor Suker.

Luka Modric, Ivan Rakitic, Mario Mandzukic, l’équipe Croate actuelle possède des joueurs titulaires dans les plus grands clubs du monde. Depuis la chute de l’ex bloc soviétique, l’équipe au maillot à damier s’est construite, développée, au point de rivaliser avec les plus grandes nations. Une ascension qui place les coéquipiers de Modric comme la meilleure nation de l’Est et un outsider potentiel à chaque compétition internationale. Pourtant la première génération de joueurs croates a déjà fait mieux que celle précédemment citée. Robert Prosinecki, Igor Tudor, Alen Boksic et surtout Davor Suker représente une génération couramment nommée « génération dorée ». Un quart de finale à l’Euro 1996 avant une troisième place à la Coupe du Monde 1998, le tout impulsé par Davor Suker, meilleur buteur de la sélection croate avec 45 buts en 69 sélections. Le buteur croate aura porté son équipe durant ces années, en même temps qu’il a impressionné l’Europe avec Séville ou le Real Madrid. Malgré un physique qui a décliné subitement, il a réussi à couver et faire éclore footballistiquement sa nation.

 

1990 – 1998, une ascension ininterrompue

Arrivée à Séville sur la pointe des pieds pour un montant équivalent à 2,1 millions d’Euros en 1991, Davor Suker va rapidement faire l’unanimité au Sanchez Pizjuan. Aujourd’hui encore il est régulièrement cité dans les meilleurs XI de l’histoire sévillane. Cinq saisons durant, il aura enchanté le public andalou avec son style très particulier. Très puissant, capable de résister dans les duels, il était doté d’une finition remarquable. En cinq saisons sous le maillot du FC Séville, Davor Suker inscrira 90 buts en 177 matchs toutes compétitions confondues (76 buts en 153 matchs de Liga). Des statistiques qui attirent les convoitises des grands clubs européens. Durant l’Euro 1996, le Real Madrid et enrôle le meilleur joueur croate des trois dernières saisons.

L’Euro 1996 fera passer un cap à Davor Suker. Après une campagne de qualification convaincante, il arrive à l’Euro dans un rôle de leader d’une équipe avec peu d’expérience internationale. La compétition mettra en avant de nombreuses qualités du néo-madrilène. En phase de poule il se permet de lober Peter Schmeichel pour permettre aux siens de s’imposer 3-0 face aux danois. Une deuxième place derrière le Portugal permet aux croates de rencontrer l’Allemagne en quart de finale. Là encore Suker se montrera à son avantage en effaçant le portier Andras Kopke d’une roulette avant de faire trembler les filets. Une réalisation qui n’empêchera pas l’élimination de la Croatie devant les futurs vainqueurs allemands.

Avec l’expérience internationale, Davor Suker arrive au Real avec une grande confiance. Fabio Capello l’installe en pointe de l’attaque, et incorpore deux jeunes de la Castilla, Raul et Fernando Morientes. Sous la tunique blanche, Suker fera une première saison de haut vol. 24 buts en championnat, et un titre de champion d’Espagne gagné par le club meringue. Le mariage s’annonce alors heureux entre un club mythique et un joueur qui n’a rien à envier aux meilleurs attaquants de l’époque. Physiquement à son apogée, le croate va connaître trois saisons satisfaisantes. Malgré l’ascension de Morientes et quelques blessures, il parvient à conserver un niveau correct, le tout en remportant la Ligue des Champions 1998.

Une année qui représente aujourd’hui, avec du recul, l’apogée de la carrière du joueur. Avec la Croatie, il terminera le mondial avec le titre de meilleur buteur du mondial, du haut de ses 6 buts, sur la troisième place du podium. En quart de finale, les damiers terrassent l’Allemagne 3-0, avant de tomber face à la France en demi. Des performances qui vont lui permettre de terminer deuxième au classement du Ballon d’Or France Football, derrière un certain Zinédine Zidane.

 

Une Coupe du Monde jamais digérée

Après avoir tutoyé les sommets, Davor Suker redescend de son nuage. Le croate enchaînera trois clubs en trois saisons. Un transfert à Arsenal tout d’abord à l’été 1999, où il aura beaucoup de mal à s’imposer, avec seulement 11 buts en 39 matchs. Puis West-Ham et enfin Munich 1860 ou il ne marquera que 8 buts en deux saison. Son physique, aspect clé de son jeu a décliné, et il n’a pas eu le temps de s’adapter. La Croatie vit également un trou d’air au même moment que son joueur clé. Une non qualification pour l’Euro 2000, avant d’être éliminé au premier tour de la Coupe du Monde 2002.

Lucide sur son niveau et sur son physique, Davor Suker met fin à sa carrière en 2003. Le temps de s’éloigner du football avant de revenir en tant que président de la fédération croate de football. Une façon pour lui de récolter les fruits qu’il a lui même planté.

  1. avatar
    11 juillet 2017 a 10 h 34 min
    Par DENTSDESABRE

    Je me rappelle avoir tellement tremblé à chacune de ses interventions en demi-finale de la coupe du monde. Pour sur, à l’époque il était très craint !

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