Deep Blue – Kasparov, le match du siècle (1996-1997)
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Deep Blue – Kasparov, le match du siècle (1996-1997)

Dans les grands duels sportifs, celui entre Gary Kasparov et l’ordinateur Deep Blue reste inoubliable. Le Tigre de Bakou et le super-calculateur d’IBM ont magnifié les échecs dans un combat demeuré légendaire.

Près d’un quart de siècle après l’affrontement mythique entre Bobby Fischer et Boris Spassky à Reykjavik en 1972, au pinacle de la guerre froide entre l’Union Soviétique de Brejnev et les Etats-Unis de Nixon, les échecs vivent un autre grand moment, une joute d’anthologie, une autre madeleine de Proust des passionnés du jeu inventé par Sissa, proche du shah d’Iran. Depuis la nuit des temps, les échecs fascinent les hommes.

En 1997, la guerre froide est terminée mais l’affrontement reste symbolique entre la Russie, gardien du temple de la tradition des échecs, et les Etats-Unis, via leur suprématie technologique représentée par IBM.

Dimanche 4 mai 1997, Equitable Center, un gratte-ciel de la 7e Avenue à New York. En plein Manhattan, Garry Kasparov souffre. Pour la deuxième partie de sa revanche contre Deep Blue, qu’il avait battu 4-2 en février 1996 à Philadelphie, le champion du monde russe (FIDE entre 1985 et 1993, PCA entre 1993 et 2000) subit une véritable torture lors d’une partie espagnole. Ce nouveau duel contre l’ordinateur d’IBM sera un juge de paix. S’il réalise la prouesse de gagner encore une fois face à la machine, alors Kasparov s’attirera tous les superlatifs. Mais tutoyer la perfection ne suffit pas pour vaincre un tel adversaire, il faut l’atteindre et changer de dimension, faire appel à des ressources inouïes pour ce virtuose des échecs. Pérenniser les coups magistraux, atteindre la quadrature du cercle, dresser la guillotine et faire passer sous ses fourches caudines ce Deep Blue aux allures de cannibale.

Les pièces noires du Tigre de Bakou sont en difficulté sur l’échiquier. Quelques étages plus bas, les spectateurs de ce duel de titans visualisent ce bras de fer cérébral par écran géant interposé.

Petit à petit, la machine d’IBM plante ses banderilles à Kasparov, sans pitié avant l’estocade finale. Dans sa froideur, l’ordinateur Deep Blue ne fait que calculer. Son seul langage est l’algèbre de Boole, ces 0 et ces 1 qui se démultiplient à l’infini. Il n’a pas plus d’âme que d’esprit, d’humour que d’empathie … Sa logique est binaire, manichéenne : blanc ou noir, victoire ou défaite, Est ou Ouest …

Comme réfugié dans une tour d’ivoire, coupé de toute réalité humaine et de toute émotion, Deep Blue ne sait même pas qui est Kasparov, et même s’il le savait, il n’en aurait que faire, tel un cyborg impitoyable dans un film post-apocalyptique.

Meilleur joueur de tous les temps, l’ancien protégé de Mikhaïl Botvinnik prend une leçon ce jour là à Big Apple. Car son rival n’est plus le brillant Anatoli Karpov, mais une machine de 1,80 m pesant 1,4 tonne. Il fallait vingt personnes pour que Deep Blue fonctionne. En juin 1997, il occupait la 259e place au TOP500 des supercalculateurs avec une puissance de calcul de 11,38 giga flops (soit 11.38 milliards d’opérations en virgule flottante impliquant des nombres réels et non entiers), pouvant calculer entre 100 et 300 millions de positions par seconde et 12 demi-coups de profondeur en moyenne. Les grands maîtres d’échecs Miguel Illescas, John Fedorowicz, Nick De Firmian et Joel Benjamin aidèrent à sa conception, notamment à sa bibliothèque d’ouvertures.

Déstabilisé par le 36e coup joué par Deep Blue, Kasparov finit par jeter l’éponge au 45e coup de cette deuxième partie. Le maestro est à l’apogée de sa carrière mais il doit abandonner, tel un orphelin déboussolé. Pourtant, Garry Kasparov, devenu à seulement 22 ans en 1985 l’alpha et l’oméga du monde des échecs, n’a plus rien à prouver tant il a tué dans l’œuf ses rivaux par le passé, éparpillant, atomisant, laminant une meute de dauphins qu’il a docilement mis à distance respectable au classement Elo. Mais, secret de polichinelle, clouer le bec une deuxième fois à Deep Blue, chef d’œuvre d’IBM, est un nirvana que le Tigre de Bakou veut s’offrir, une sorte de quête du Graal, un Everest personnel pour couronner son œuvre par un ultime récital, et parachever une carrière en forme de razzia. Mais tel Icare, Kasparov va se brûler les ailes à force de se rapprocher trop du Soleil. Affronter Deep Blue est un cadeau empoisonné, tel un problème à deux faces opposées, digne du dieu Janus aux deux visages : la gloire éternelle d’un triomphe au parfum de soleil d’Austerlitz, ou le goût amer d’un mur implacable, d’un Waterloo échiquéen.

Avachi dans son fauteuil, le champion russe doit se résoudre à l’inimaginable : abdiquer en cours de match. Tel un processus de Darwin, la sélection naturelle a fait son choix : l’électronique l’a emporté sur l’organique. Coup après coup, Deep Blue joue une partition sans fausse note aux airs de requiem pour Kasparov, le mortel le plus proche des Dieux certes, mais mortel. Deep Blue, lui, a forcé la porte de l’Olympe tel un bélier irrespectueux. Mais qu’il sorte vainqueur ou vaincu de l’arène, le gladiateur échiquéen qu’est Kasparov aura gagné le respect de tous, marquant de son génie et de son courage l’Histoire des échecs d’un sceau indélébile.

Avec Deep Blue, IBM a réussi l’exploit là où ne l’attendait pas : gagner sur le terrain psychologique et non calculatoire. Qu’un super-ordinateur surclasse un humain en capacité de calcul ou de mémoire, c’est de la simple logique si l’on suit la loi de Moore (1965), qui pendant près de cinq décennies vit la fréquence des micro-processeurs double environ tous les 18 mois …

Pourtant, le nombre de parties jouables suit une logique exponentielle, et l’on estime vertigineux, supérieur à celui du nombre d’atomes dans l’Univers.

Mais le renoncement de Kasparov montre que la victoire en première partie fut en fait une victoire à la Pyrrhus, tant le champion a laissé des forces mentales dans la bataille, problème que son rival n’a pas à subir … Le combat est inégal aussi bien physiquement que mentalement, et Deep Blue n’a aucun mal à maintenir un niveau stratosphérique voire stellaire, à rester à son climax, tandis que Kasparov oscille parfois en deçà du zénith, et la sanction va se payer cash … C’est une épée de Damoclès qui est suspendue au-dessus de la tête de Kasparov, tel un dilemme : jouer contre nature et trop vite, tenter des fulgurances pour mettre en défaut l’ordinateur d’IBM est une tentation, mais faire durer le combat au-delà du raisonnable, c’est faire gagner Deep Blue dont l’endurance est sans égal puisqu’il n’est pas organique, pas fait de chair et de sang, ne brûle pas d’oxygène et n’expire pas de dioxyde de carbone. Son cœur est vide mais son cerveau excelle, plus encore que les neurones du Tigre de Bakou. Tel un phénix, Deep Blue peut renaître de ses cendres après chaque partie, et déployer ses ailes chaque fois plus haut dans le ciel.

Tout le combat réside dans cette asymétrie, sur ce postulat bancal mais c’est ce qui en fait l’adrénaline et le sel. N’est-ce pas finalement la plus grande victoire de Kasparov que d’être confronté à un rival face à qui le combat est presque perdu d’avance, comme si le maillot jaune du Tour de France et un mutant extra-terrestre ayant répondu au fil d’Ariane de la plaque de Pioneer (1974) se toisaient sur les pentes rocailleuses du Mont Ventoux, comme si le plus grand footballeur au monde voulait marquer un penalty à un homme-pieuvre à huit bras – tentacules, comme si le meilleur pilote de Formule 1 voulait battre le chrono réalisé par un cyborg ayant une conception parfaite des trajectoires et des réflexes imbattables …

Les yeux dans le vague, la veine gonflée sur son front, Kasparov signe la feuille de partie après avoir tendu la main à l’ingénieur d’IBM. Malgré sa défaite, le champion russe est plébiscité, applaudi à tout rompre par le public, conquis par le spectacle de ce western spaghetti où chacun attend le moment propice avant de faire feu. Les spectateurs se consument d’impatience de voir la belle, après cette revanche gagnée par Deep Blue sur une sorte de KO mental … Paradoxe, Kasparov n’a jamais été autant admiré que dans la défaite tel un Eddy Merckx terrassé par le destin dans le Tour de France 1975 dans le Puy-de-Dôme, porté par l’effet underdog … Le public lui fait les yeux de Chimène au moment où, ni le péché d’orgueil, ni l’usure du pouvoir ni l’érosion du temps n’ont eu raison de lui : non, pour ce Keyser Söze des échecs, c’est tout simplement le plafond de verre face à ce rival inaccessible qu’est Deep Blue. En 1996, Kasparov avait accompli en quelque sorte une partie des douze travaux d’Hercule, battre le lion de Némée, nettoyer les écuries d’Augias ou encore cueillir les pommes d’or du jardin des Hespérides. Mais Deep Blue est comme l’Hydre de Lerne : coupez une tête, deux repoussent. L’ordinateur d’IBM sait que le temps joue pour lui, que Cronos est son allié objectif. Kasparov, lui, ne peut en dire autant et subit la loi du talion de Deep Blue qui rend coup pour coup : œil pour œil, dent pour dent ou plutôt échec pour échec, mat pour mat …

Au lendemain de ce camouflet, la situation s’envenime pour le Russe : les analyses montrent que Kasparov aurait pu arracher un match nul au moment de son abandon, en jouant un coup paradoxal en perdant une pièce pour miraculeusement mettre Deep Blue en état d’échec perpétuel !

Malgré ses dons exceptionnels pour les échecs, Kasparov gamberge et sa tendance paranoïaque reprend le dessus. Comment l’ordinateur peut-il à quelques coups de distance, jouer comme un champion puis commettre une bourde ?

Le champion du monde vient de briser l’omerta en jetant un pavé dans la mare. L’intouchable Deep Blue serait-il un maudit cheval de Troie, un ordinateur phagocytant un panel de grands maîtres formant un puzzle cérébral contre lui ? Kasparov a-t-il franchi le Rubicon en déclarant cela, en fendant l’armure de la machine diabolique ?

Nourri au nectar et à l’ambroisie par les fées du destin le 13 avril 1963, le Russe, qui ne déteste rien de plus qu’un phénomène inexplicable, se persuade qu’un joueur humain pilote en fait ce Deep Blue 2.0 … On ne peut renier son ADN, et Kasparov ne supporte pas de ne pas comprendre ce qui se trame en face de lui. C’est viscéral et implacable. C’est la théorie du complot d’un champion lessivé sur le plan mental, le concours Lépine de la spéculation pour se convaincre qu’on a encore une chance face à ce Pantagruel déshumanisé qu’est le super-ordinateur d’IBM. L’effet boomerang est terrible pour Kasparov : plus on a puisé dans ses réserves mentales et physiques pour gagner, plus la défaite est cruelle pour celui qui s’apprête à porter son rocher de Sisyphe sur les parties restantes en ce printemps 1997.

Après trois nuls, Kasparov est défait dans la sixième partie après une ouverture douteuse. En seulement 19 coups, le génie de Bakou est vaincu, marqué au fer rouge par l’imperméabilité de la défense des algorithmes de Deep Blue. C’est l’apothéose pour IBM qui brise un totem, mais pas le chant du cygne pour Kasparov qui ne cédera son titre aux mortels qu’en 2000 face à son compatriote Vladimir Kramnik.

Battu 3.5 à 2.5 points par la machine d’IBM, Kasparov passe du Capitole à la Roche Tarpéienne, brisé par la machine de silicium.

Cette victoire a été contestée par Kasparov car l’équipe de programmeurs de Deep Blue avait accès à toutes les parties de Kasparov, tandis que celui-ci n’avait pas eu accès à la liste chronologique des parties jouées par Deep Blue. Kasparov a également prétendu que certains coups étaient l’œuvre d’un grand maître humain, sans toutefois pouvoir en apporter la preuve.

Une autre cause est à rechercher dans la stratégie de Kasparov, qui s’est écarté rapidement des sentiers battus de la théorie dans certaines parties, ce qui s’est retourné contre lui dans la dernière partie.

Grâce à son incroyable force de calcul, Deeper Blue a joué lors de ce match quelques coups de la classe d’un grand maître, dont l’un, abondamment commenté dans les revues spécialisées, a complètement déstabilisé Kasparov. Ce fameux coup était en fait un bug et non une stratégie de l’ordinateur. Il n’a pas cependant complètement convaincu de la supériorité des systèmes informatiques d’échecs, comme le montre la première partie.

En dépit des demandes de Kasparov, il n’a pas été possible d’organiser un match revanche, l’ordinateur ayant été démantelé et ses concepteurs assignés à d’autres projets.

Un tel match n’aurait plus d’intérêt près de deux décennies plus tard, tel le combat inégal de David contre Goliath. L’hégémonie des machines est un processus inexorable, telle la prise de pouvoir de Skynet dans Terminator. Après tout, n’est-ce pas en 1997 que John Connor devait céder ?

Gagner serait utopique désormais pour n’importe quel grand maître humain, comme l’explique le Français Maxime Vachier-Lagrave, numéro 1 français d’échecs : Un match tel que celui de 1997 n’aurait plus qu’un seul intérêt : savoir combien de parties nulles la machine lâcherait.

Reconverti depuis 2005 en opposant à la férule de Vladimir Poutine, Kasparov confirme : De nos jours n’importe programme à 50 dollars tournant sur un ordinateur portable serait bien plus fort que Deep Blue à l’époque.

IBM a accompli le vieux rêve d’Alan Turing, l’informaticien britannique qui avait décrypté la machine Enigma des nazis depuis Bletchley Park durant la Seconde Guerre Mondiale. Génie de l’intelligence artificielle, Turing était obsédé par les échecs, rêvant d’un ordinateur capable de maîtriser le plus noble des jeux. Comme beaucoup de grands esprits, Turing avait les échecs pour violon d’Ingres.

Mais Deep Blue n’a aucune intelligence artificielle, il utilise juste ses incroyables capacités de calcul et la puissance de ses microprocesseurs pour estimer quelle est la meilleure combinaison à jouer face à une situation donnée sur l’échiquier.

Cependant, l’arborescence des positions étant colossale, il faut des algorithmes capables d’élaguer les branches de l’arbre des possibilités, trier le bon grain de l’ivraie en quelque sorte …

Ces contraintes avaient failli mettre Deep Blue KO lors de la première partie du match revanche de 1997 contre Gary Kasparov. Au 44e coup, incapable de choisir la meilleur coup parmi l’éventail de possibilités, le super-ordinateur d’IBM avait choisi un coup au hasard …

Et comme le fait remarquer le journaliste américain Michael Greengard,  collaborateur de longue date de Gary Kasparov, les grands maîtres n’aiment rien tant que trouver ces rares positions que l’ordinateur ne comprend pas.

Dans 2001, Odyssée de l’Espace (1968), chef d’œuvre intemporel de Stanley Kubrick (autre passionné d’échecs) avec son Beau Danube Bleu de Johann Strauss en fond sonore, HAL 9000 joue aux échecs avec Frank, le coéquipier de David Bowman … Et, tout sauf une coïncidence, les lettres H, A et L sont celles qui précédent I, B et M dans l’alphabet.

Kubrick et l’écrivain Arthur C. Clarke ne purent donc imaginer autre chose qu’un grand système omnipotent, qu’ils dotèrent de ce que les progrès de l’époque laissaient croire proches : la synthèse et la reconnaissance vocales parfaites, une reconnaissance visuelle, une interface homme-machine naturelle, des unités d’entrée extrêmement souples et, surtout, une émulation du raisonnement humain aussi fidèle que possible à son modèle.

Enfin bien des prouesses de HAL, compatibles avec le test de Turing, sont largement hors de portée des ordinateurs d’aujourd’hui (parler couramment, faire preuve de psychologie, reconnaître un visage d’après un dessin).

D’un point de vue cinématographique, le perfectionniste Kubrick a rendu le « personnage » de HAL 9000 plus marquant encore par quelques trouvailles géniales, prenant le contrepied des clichés de l’époque. Ainsi, au lieu de donner au calculateur une voix synthétique inhumaine, le génial réalisateur fit le pari risqué de lui donner celle d’un acteur shakespearien, Douglas Rain .

Comme dans la partie d’échecs qu’il joue avec Frank Poole, HAL porte stratégiquement ses coups et élimine un à un les membres de l’équipage qui vont tomber de Charybde en Scylla face à cet ordinateur de bord machiavélique.

Avant les travaux d’Alan Turing (1912-1954), c’est le mathématicien américain d’origine hongroise Johan Von Neumann (1903-1957) qui avait proposé en 1926 le théorème du Minimax en théorie des jeux. Comme Turing, Von Neumann avait joué un rôle décisif dans la Seconde Guerre Mondiale, participant à Los Alamos, avec bien d’autres savants (Robert Oppenheimer, Edward Teller, Enrico Fermi), au projet Manhattan décidé par le président Franklin Delano Roosevelt.

Avec son compatriote Anatoli Karpov, qui le précéda au palmarès du championnat du monde d’échecs, Kasparov avait offert des combats mythiques à Séville (1987) puis à New York et Lyon (1990). Mais l’Histoire retiendra comme plus redoutable rival de Garry Kasparov, le super ordinateur Deep Blue.

Deep Blue, quant à lui, a même eu droit à une chanson à son nom sur l‘album The Suburbs (2010) du groupe canadien Arcade Fire, immortalisant son existence pour la postérité.

  1. avatar
    18 avril 2017 a 12 h 42 min

    Incroyable duel entre l’homme et la machine, entre Kasparov et Deep Blue sur le roi des jeux, les échecs.

    Et le jeu de go qu’on disait à l’époque à l’abri de toute domination par les machines a lui aussi vu les ordinateurs triompher …

  2. avatar
    19 avril 2017 a 15 h 17 min

    Superbe article encore une fois, je me souviens bien du retentissement important à l’époque, bien supérieur à la suprémacie récente de l’intelligence artificielle au go que tu mentionnes.

    Petite précision, la loi de Moore réfère plus spécifiquement au nombre de composants et non à la fréquence. Dans les deux cas, c’est bien la performance qui augmente inexorablement.

  3. avatar
    20 avril 2017 a 9 h 12 min

    Salut Fabrice,

    Oui la loi de Moore c’est vieux pour moi, étudié en 1re année de fac en 2000-2001 ça date ! D’où la petite confusion de ma part !

    Pour le jeu de go, oui normal que le retentissement soit moins grand, les évenements échiquéens sont beaucoup plus médiatiques.

    De plus, Kasparov est tellement plus charismatique que ses successeurs champions du monde, Kramnik, Anand ou Carlsen …

    Je me souviens avoir fait un projet d’intelligence artificielle en école d’ingé, on avait code un jeu d’échecs en utilisant le theoreme du Mini Max de Von Neumann, une fois cet algorithme implémenté, l’ordinateur (un simple PC Dell de bureau) était devenu imbattable …
    C’était en 2003-2004, soit seulement 7 ans après Deep Blue versus Kasparov.

  4. avatar
    20 avril 2017 a 15 h 27 min

    Merci pour les précisions, intéressant ce théorème minimax, de Von Neumann en personne en outre.

    Pour le progrès des “machines” aux échecs et surtout au go, je suspecte que les progrès en apprentissage automatique (machine learning) a eu un grand rôle à jouer également.

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