Le plus grand Old Firm de l’Histoire ?
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Le plus grand Old Firm de l’Histoire ?

3 ans. 3 longues années que les fans du Celtic et des Rangers attendent ce moment-là : le retour du Old Firm, sans conteste l’un des derbys les plus passionnés de la planète football. Devenu le match de l’inimitié par excellence, le Old Firm va renaître de ses cendres dimanche prochain à l’occasion des demi-finales de la League Cup. Alors cette rencontre, déséquilibrée sur le papier et disputée dans le cadre d’une modeste compétition, ne peut-elle pas malgré tout devenir le plus grand match de l’Histoire entre ces deux clubs ?

“Le prochain Old Firm sera probablement le plus grand de tous les temps” avait ainsi déclaré le défenseur des Rangers, Stevie Smith, le 11 décembre 2013. S’il s’est exprimé ainsi à l’époque, ça n’est pas parce qu’il imaginait voir Messi ou Ronaldo rejoindre les deux clubs phares de la ville quelques années plus tard, mais parce que jamais il ne s’est écoulé autant de temps sans que cette affiche de prestige, qui fait partie intégrante de l’identité écossaise, ne soit disputée.

Plus qu’une simple rencontre de football, le Old Firm déchaîne les passions de l’autre côté de la Manche depuis plus d’un siècle. Car l’histoire de ce derby ne se résume pas à une simple rivalité sportive entre les deux plus grands clubs d’Ecosse. Un match entre les “Hoops” et les “Gers”, c’est aussi l’affrontement de deux communautés. Alors non, contrairement aux clichés véhiculés en France, les fans du Celtic ne sont pas tous guidés par le pape, et les supporters des Rangers pas non plus forcément protestants.

Plus que la religion, le principal critère qui divise ces deux rivaux c’est le sentiment national. Aucun camp ne revendique ainsi la croix de Saint-André, emblème de l’Ecosse. Les fans du Celtic, proches des travaillistes, ont adopté les couleurs de l’Irlande en soutenant son indépendance ; ceux des Rangers, presbytériens, conservateurs et unionistes, se sont fédérés derrière l’Union Jack. Pour faire simple, les Anglo-Ecossais s’opposent aux Irlandais d’Ecosse. Il existe ainsi une banderole à Ibrox, dont s’est peut-être inspiré Nicolas Sarkozy plus tard, où il est écrit : “la Grande-Bretagne, tu l’aimes ou tu la quittes”

Mais aujourd’hui, laissons de côté l’aspect communautaire de ce derby pour se focaliser sur le sportif. (Pour plus de précisions sur l’origine du conflit entre ces deux clubs, je vous invite à lire cet article)

Car depuis le 29 avril 2012, et la victoire 3-0 du Celtic sur les Rangers, les meilleurs ennemis d’Ecosse ne se sont plus affrontés. Et comme le football écossais ne vit aux yeux du Monde que pour ce derby mythique, la perspective de cette rencontre qui s’annonce rude du côté d’Hampden Park dimanche prochain nous fait saliver d’avance malgré les ennuis financiers qui entourent actuellement les “Light Blues”. Ainsi, plus de 500 000 demandes de billets ont d’ores et déjà été recensées, de quoi susciter la crainte des autorités, moins habituées ces derniers temps aux tumultes provoqués par cette affiche.

Les Rangers, relégués dans les bas-fonds du football écossais en juillet 2012, après avoir cumulé des dettes colossales, ont depuis, et comme on pouvait s’y attendre, réussi à gravir les échelons pour se retrouver aujourd’hui en Scottish Championship (2ème division). Actuellement 2ème à 13 points de l’incontestable leader qu’est Hearts of Midlothian, les Gers sont pourtant dans un brouillard qui s’épaissit jour après jour tant sur le plan sportif que décisionnel. Pour faire simple (si vous n’avez pas eu la chance de suivre les articles d’Erwan Answer publiés ici même et traitant chaque semaine de l’actualité du football écossais), le club aux 54 titres de champion n’a aujourd’hui plus d’entraîneur. Après 3 ans à la tête du club, Ally McCoist a quitté le navire fin décembre, laissant la place à son adjoint Kenny McDowall qui a tenu trois matchs avant de démissionner à son tour de son poste. Depuis, les Rangers n’ont plus personne à la tête de l’équipe première…

C’est donc la cacophonie sur le plan sportif mais ce n’est rien en comparaison à ce qui se passe du côté de la direction des “Light Blues” puisque ce sont de véritables combats de coqs qui se disputent au sujet du rachat du club. Entre les offres de Robert Sarver (notamment propriétaire de la franchise NBA des Phoenix Suns) et celles des “Three Bears” (3 businessman écossais fan des Gers qui veulent eux rentrer dans le board) pendant que Mike Ashley (propriétaire de Newcastle) tire les ficelles dans l’ombre, on en viendrait presque à se demander si toutes ces âmes charitables qui déclarent sans cesse vouloir aider le club ne sont tout simplement pas en train de le tuer une deuxième fois en 3 ans… Bien évidemment du côté des fans, cette situation inquiète de plus en plus, au point que des groupes de supporters ont désormais lancé des pétitions demandant le départ du board et appelant au boycott. Boycott qui se fait ressentir par la baisse de l’affluence moyenne dans les travées d’Ibrox Park depuis le début de saison. Affluence dont se contenterait largement néanmoins n’importe quel club français dans une telle situation.

Tout n’est pas rose pour autant chez les “Hoops”. Les fans du Celtic, chauffés par des gigues et le “Dirty Old Town” des Pogues, se sont d’abord réjouis de la chute des Rangers, mais quelques-uns, plus éclairés, ont compris qu’à long terme le Celtic avait besoin des Rangers. Deux ennemis irréconciliables mais finalement inséparables. En 2005, une étude avait ainsi montré que le tandem Celtic-Rangers avait un impact de 120 millions de livres sur l’économie écossaise.

Et il n’y a pas qu’en coulisses que les choses vont moins bien pour le Celtic car le rectangle vert offre quelques petites surprises également. Au lendemain de la faillite des “Gers”, l’ensemble des observateurs avaient compris que le Celtic allait outrageusement dominer la première division écossaise, au moins jusqu’au retour des “Light Blues” dans l’élite. Et si ce scénario a bien eu lieu lors de deux dernières saisons (doublé coupe-championnat en 2013 accompagné d’une retentissante victoire face au grand Barça de l’époque en 2014), la saison 2014-2015 est bien plus complexe. Et pour trouver un début d’explication, il ne faut pas aller chercher plus loin que sur le banc de touche. C’est en effet une petite révolution qui a eu lieu du côté du Celtic Park l’été dernier.

Emmené par le légendaire Neil Lennon depuis 2010, le Celtic a vu arriver sur son banc Ronny Deila, le premier entraîneur non-britannique depuis le Slovaque Jozef Venglos en 1999, et seulement le 3ème en 127 ans d’existence du club. Et ce serait gentil de dire que l’arrivée du technicien norvégien s’est faite dans la douleur. Décrié en début de saison par le peuple vert et blanc pour ses choix un peu trop “patriotes” qui lui faisaient préférer des joueurs comme Jo Inge Berget ou Teemu Pukki au détriment d’un Kris Commons par exemple, meilleur joueur de SPL la saison précédente, l’ancien coach de Stromsgodset IF a depuis mis de l’eau dans son vin et son équipe a retrouvé des couleurs.

Si les deux clubs ne se croisent plus sur le terrain depuis 3 ans, ils se retrouvent en coulisses pour déplorer l’inadéquation du championnat d’Ecosse, dont l’intérêt était déjà discutable puisque, depuis 1986, le titre n’a plus échappé à la ville de Glasgow. En conflit avec la Ligue, Charles Green, patron des Rangers, avait menacé il y a quelque temps que son club quitte l’Ecosse pour rallier le championnat anglais, à l’instar des meilleures équipes galloises (Swansea et Cardiff). “Le pays ne compte que 5 millions d’habitants, et les droits télé ne nous rapportent que 1,8 millions de livres”, avait constaté son homologue du Celtic, Peter Lawwell, dans la foulée. “Quand vous êtes relégué de la Premier League anglaise, vous bénéficiez encore de 7 millions…Il y a un abîme vertigineux entre le potentiel du Celtic, qui compte des millions de fans à travers le monde, aux Etats-Unis et en Irlande notamment, et l’étroitesse de notre championnat. La Corée du Sud est devenue notre deuxième marché depuis que deux joueurs, Ki Sung-yueng et Cha Du-ri, ont récemment porté nos couleurs. Pour nous, le partenaire naturel serait l’Angleterre.”

En attendant un éventuel exil en Angleterre, maintenant que l’Ecosse a dit “non” à son indépendance, que peut-on attendre de ce match qui sera ni plus ni moins que le 400ème entre ces deux équipes toutes compétitions confondues ? Sans surprise, sur le papier c’est le Celtic qui est le grandissime favori. Si le début de saison avait laissé la place à quelques doutes, les dernières sorties du Celtic montrent que Deila a trouvé son équipe-type, et hormis la défaite fin décembre sur la pelouse de Dundee United, les vert et blanc restent sur une série de 11 victoires lors des 13 dernières journées de Premiership et volent désormais vers un nouveau sacre.

Pour venir à bout du rival, les fans des Hoops espèrent pouvoir compter sur le talent créatif de Stefan Johansen sur cette rencontre. Laissé au repos ce week-end après avoir pris un coup face à Motherwell la semaine dernière, le transfuge de Stromsgodset IF en janvier 2014 et meilleur joueur norvégien l’année dernière régale à chacune de ses sorties par sa vista. Soulagé par l’énorme travail de récupération du duo Scott Brown – Nir Bitton au milieu, le numéro 25 des Hoops est une rampe de lancement idéale. Reste à avoir l’attaquant capable de conclure. Si Guidetti l’a été pendant quelques semaines, Deila semble compter sur le retour de Leigh Griffiths depuis quelques rencontres. A lui de profiter de cette confiance. Et quelle meilleure occasion qu’un Old Firm ?

Le Celtic sait toutefois que la bataille sera rude face à des Gers bien parti pour jouer les play-offs qui décideront de leur montée dans l’élite. Au club depuis 2007, le capitaine Lee McCulloch est cette saison encore l’homme de base chez les “Light Blues”. Capable d’évoluer en défense centrale, au milieu de terrain et même en position d’avant-centre (44 buts lors de ses 3 dernières saisons tout de même), l’ancien joueur de Wigan est ancré en défense cette saison et reste une fois de plus le patron de l’équipe. Devant lui, Nicky Law est également un pion essentiel du dispositif depuis son arrivée en provenance de Motherwell il y a 2 ans. Enfin, et même s’il est plus habitué au banc qu’au onze de départ cette année, le Old Firm pourrait être LE match de Kris Boyd. Revenu au club après s’être perdu depuis son départ en 2010, celui qui avait scoré à 125 reprises en 173 apparitions sous le maillot bleu des Rangers est de retour chez lui et a déjà inscrit 9 buts en 29 apparitions. Même s’il n’a jamais été trop en réussite face au Celtic, le sang qui coule dans son corps est bleu et le Old Firm pourrait bien réveiller son instinct de buteur.

Bien sûr, l’effectif des deux formations a bien changé depuis l’arrêt Bosman et la refonte des compétitions européennes. Les grands noms qui composaient autrefois la feuille de match comme Gascoigne, Larsson ou Laudrup ont disparu aujourd’hui, et la rencontre de dimanche ne sera pas non plus décisive pour l’obtention du titre de champion comme de nombreuses autres avant elle ont pu l’être. Mais ce match a pourtant le potentiel d’éclipser toutes les rencontres passées entre ces deux équipes, les plus sombres comme les plus belles, car il est de loin le plus attendu de tous. Devant la ferveur générée par cette opposition, qui soutient aisément la comparaison avec le “superclasico” argentin entre Boca Juniors et River Plate, la ligue écossaise a vite compris en effet l’intérêt de multiplier ces confrontations fratricides. Le championnat local est ainsi organisé de telle sorte que les deux ennemis se rencontrent quatre fois lors d’une même saison, sans compter les matchs de coupes. Et si la redondance de cette affiche n’a jamais réussi à lasser les deux parties durant un siècle entier, comment pourrait-il en être autrement aujourd’hui alors que le peuple écossais en est privé depuis bientôt 3 ans.

Il n’y a aucun doute sur le fait que des choses détestables ont été faites au nom de cette rivalité. Mais tant qu’elle existe, la vie est plus intéressante à Glasgow. C’est peut-être un peu sauvage mais c’est devenu une partie intégrante de l’identité de la ville. Les supporters des deux camps ont passé tellement de temps à essayer de se faire la peau que cette rivalité est maintenant comme une seconde peau pour la ville. Et Glasgow a la peau très épaisse. Quoi qu’il en soit, même si vous n’êtes pas adeptes du kick n’ rush, si vous ne deviez voir qu’un seul match écossais cette année, soyez devant votre streaming dimanche à 14h30, heure française, le Old Firm en vaut vraiment la peine.

  1. avatar
    29 janvier 2015 a 12 h 26 min
    Par Cullen

    Pour ceux que le sujet intéresse et qui n’aiment pas beaucoup lire, voici un très bon reportage en complément : http://www.vice.com/fr/rivals/rangers-celtic-part-1

  2. avatar
    29 janvier 2015 a 13 h 24 min

    z’ont qu’à rejoindre la premier league. Point. ;-)

    Merci pour l’article, pas grand chose à dire dessus.

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      29 janvier 2015 a 15 h 56 min
      Par Cullen

      Salut Général.

      Accéder à la Premier League anglaise ? Ca semble en effet être le choix le plus judicieux aujourd’hui. Maintenant, étant donné la position très radicale du Celtic vis-à-vis de l’establishment britannique, si ça se matérialisait un jour, il ne faudrait pas qu’ils s’attendent à recevoir des cadeaux au niveau du calendrier ou de l’arbitrage… Et pas question bien sur d’être parachuté en PL sans franchir les différents paliers, ce qui signifie que ça n’est pas encore pour demain…

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        29 janvier 2015 a 17 h 23 min

        La question du Celtic ou des Rangers en PL s’est déjà posée, sujet compliqué, tout comme Monaco en Italie (Serie A) ou le Barça en Ligue 1 en cas d’indépendance de la Catalogne.

        Je pense qu’ils y perdraient leur identité, mais y gagneraient sportivement sur le long terme, car accéder à la C1 via l’étrier anglais plutôt qu’écossais leur donnerait de vrais chances d’aller en 1/2 voire finale de Champions League.

        Ce que Glasgow n’a pas vécu depuis 1970 (Celtic) et que la ville frôla en 1993 (Rangers)

      • avatar
        30 janvier 2015 a 9 h 19 min
        Par Cullen

        Je ne crois pas qu’il perdrait son identité. Le Celtic n’est attaché à aucune ville ( même si on l’appelle souvent à tort Celtic Glasgow – vision très française que d’associer automatiquement le nom d’une ville à un club ), il aurait tout aussi bien pu s’implanter à Liverpool ou Dublin, d’où sont originaires de très nombreux fans. Le seul truc qu’on pourrait craindre c’est ce que je disais plus haut, que le Celtic bénéficie d’un “traitement de faveur” dans un pays à tendance protestante anglicane. Et pis quand on voit l’effectif très cosmopolite qui compose l’équipe depuis quelques années, on se rend compte que le club n’est pas plus à l’abri en Ecosse qu’en Angleterre de cette mondialisation du football.

        En revanche, il n’est pas dit qu’il disputerait chaque année la coupe d’Europe car la concurrence serait bien plus forte. Et c’est un peu ce qui freinait l’ardeur des dirigeants jusque-là à rejoindre la Premier League car la coupe d’Europe c’était la vitrine du club, le seul moyen avec le Old Firm de faire parler de lui sur la scène internationale. Mais maintenant que le football écossais n’est plus aussi compétitif et que les tours préliminaires se sont multipliés en coupe d’Europe, le Celtic n’est de toute façon plus certain de la disputer, même en restant isolé en Ecosse, alors…

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          30 janvier 2015 a 13 h 39 min

          Salut Christian,

          Fans à Liverpool et Dublin pour le Celtic, c’est indéniable mais tu ne peux pas couper un club d’une ville aussi facilement.

          Ce n’est pas comparable à la notion de franchise en sports US pour moi.

          Pour la compétitivité en Premier League, il faudrait un vrai levier financier pour le club catholique.
          Car si l’on regarde l’histoire de la PL depuis sa création en 1993, un seul club a réussi à briser l’hégémonie du Big Four (Manchester United, Chelsea, Arsenal, Manchester City) : Blackburn Rovers et son magnat de l’acier Jack Walker, avec un buteur vedette nommé Alan Shearer.
          Mais c’était en 1995, avant Bosman et l’année de la suspension de Cantona pour MU, alors que la génération dorée de 1992 n’était pas prête (seul Giggs était titulaire, pas Scholes, Beckham, Butt ou les frères Neville).

          Depuis, M. City et Chelsea ont réussi une percée spectaculaire grâce à l’argent des mécènes du Golfe Persique ou de Russie …

          Des clubs réguliers comme Everton ou Tottenham n’ont jamais fait mieux qu’une qualification pour la C1 (et encore très peu de fois), gagner le championnat d’Angleterre est devenu utopique.

          Notons que le Celtic avait atteint la finale de C3 en 2003 contre le FC Porto de Mourinho, mais bon déjà à l’époque la C3 était loin de valoir la C1.

          • avatar
            31 janvier 2015 a 8 h 34 min

            Il y a aussi Liverpool. Depuis l’ascension de Man City avec les petrodollars, c’est un big five qui se bat pour 4 places

  3. avatar
    29 janvier 2015 a 13 h 32 min

    Salut cullen,

    Super article, je ne savais pas pour les 120 millions d’impact sur l’économie écossaise.

    Qui vient de battre un ennemi a besoin qu’il reste en vie (Nietzsche).
    Les Celtics ont besoin des Rangers et inversement dans la bonne ville de Glasgow.
    Et le championnat écossais vu qu’en effet depuis Aberdeen et Ferguson, personne n’est venu troubler l’aigle bicéphal de Glasgow, chacun des deux clubs ayant un record de 9 titres d’affilée (1966-1974 pour le Celtic, 1989-1997 pour les Rangers), là où Lyon n’a réussi “que” 7 fois consécutivement à être roi des pelouses de France (2002-2008), le Real Madrid 5 fois en Espagne (1986-1990), la Juventus 5 fois en Italie (1931-1935), le Bayern 3 fois en Allemagne (1985-1987 et 1999-2001), MU et Liverpool 3 fois chacun en Angleterre (1982-1984 pour Liverpool, 1999-2001 et 2007-2009 pour Manchester Utd) …
    Cela situe bien le peu de suspense de la ligue de football située au nord du mur d’Hadrien, avec comme clé de voûte ce Old Firm.

    Mais c’est sans doute le plus beau derby du monde, devant Buenos Aires (Boca – River), Rome (AS Rome – Lazio), Liverpool (LFC – Everton), Milan (Inter – AC Milan), Londres (Tottenham – Arsenal historiquement, Chelsea – Arsenal désormais), Manchester (City – United), Madrid (Real – Atletico), Istanbul (Fenerbahçe), Turin (Juventus – Torino) ou Barcelone (Espanyol – Barça).
    La passion est unique à Celtic Park et Ibrox Park, sans doute les stades les plus exceptionnels d’Europe, oubliez Anfield, Dormtund, la Luz, le Nou Camp, le Vélodrome, Geoffroy Guichard, Bernabeu, Old Trafford ou San Siro.

    Toutes proportions gardées, on avait eu une rencontre de ce type en France, un PSG – OM en avril 1995, demi-finale de la Coupe de France gagnée 2-0 par Paris alors que Marseille végétait en D2 depuis un an.

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      29 janvier 2015 a 16 h 04 min
      Par Cullen

      Salut Axel et merci pour ton commentaire.

      D’abord les Celtics jouent à Boston et ils pratiquent le Basket-ball :-) Ceux qui nous intéressent ici sont plus communément appelés les Bhoys, le h faisant référence à la langue gaëlique. Ensuite, je ne sais pas si c’est le plus grand derby au monde ( c’est toujours très subjectif ) mais il fait partie des meilleurs, c’est sur. Et si on met de côté l’aspect purement sportif, pour ne prendre en compte que la passion qu’ils génèrent et l’impact qu’ils ont dans la société, ceux d’Istanbul, d’Athènes ou de Rosario sont bien plus intenses que les célébrissimes Milan-Inter, Real-Atlético ou Liverpool-Everton, souvent surévalués. Quant aux plus belles ambiances, là encore, mettre sur le même pied d’égalité celle de Dortmund et celles du Bernabeu, du Camp Nou ou d’Old Trafford, c’est osé tant ces trois derniers sont devenus de vrais repères de touristes.

  4. avatar
    29 janvier 2015 a 17 h 21 min

    Salut Christian,

    Bien vu pour Boston.
    La vraie importance d’un derby est l’impact sur la société en effet, plus que sur la presse sportive et l’ambiance dans le stade.
    A ce titre, River – Boca, club bourgeois contre un rival populaire, est emblématique à Buenos Aires.
    Le clivage bourgeois / club populaire fut vrai dans le passé à Turin entre Juventus et Torino, à Milan entre Inter et AC Milan, à Madrid entre Real et Atletico, dilué de décennie en décennie par la suite.

    Clivage Locaux / Immigrés entre City et United aussi à Manchester dans le temps, mais désormais MU fédère plus de cyberfans que de supporters locaux, grâce aux télévisions omniprésentes, au merchandising, à Facebook et Twitter

    Pour les stades, en effet Dortmund est largement devant les 3 que tu cites, nous sommes d’accord. Après tout dépend si l’on cherche à voir une ambiance ou voir les meilleurs sur la pelouse.

    J’ai fait Anfield en novembre, j’ai vraiment apprécié la passion des Scousers, match correct contre Chelski malgré la victoire des Blues …

  5. avatar
    2 février 2015 a 12 h 58 min

    @Albert, oui Liverpool faisait partie du Big Four auparavant, désormais remplacés par M. City plus réguliers depuis 2009 / 2010 dans le top 3-4 de la PL.

    Mais Reds ou pas Reds, cela ne change pas le problème qu’il serait très difficile pour le Celtic de se qualifier en C1 via la ligue anglaise, à moins d’un mécène providentiel …

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