F1 : Bilan de la saison 2015
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F1 : Bilan de la saison 2015

Le cru 2015 de la F1 ne restera pas comme des plus palpitants. Mercedes a une fois encore outrageusement dominé la discipline, ne laissant que des miettes à la concurrence. Petit passage en revu de ce qui fut enthousiasmant durant la saison, et de ce qui fut énervant.

On a aimé…

La maestria de Lewis Hamilton

Un début de saison tonitruant lui a permis de mettre Nico Rosberg sous une pression infernale. Puis, la réussite s’en est mêlée, l’Anglais abandonnant pour la seule fois à Singapour, où les Mercedes n’étaient pas dans le coup. Profitant de l’apathie de son équipier puis de ses ennuis, Hamilton n’a jamais vraiment été inquiété pour la conquête de son troisième titre de champion du monde. Vainqueur à dix reprises cette saison, il a été sacré dès le GP des Etats-Unis, confirmant ainsi sa capacité à maintenir un très haut niveau sur une saison complète.

L’orgueil de Nico Rosberg

Il a de quoi nourrir des regrets. Vainqueur des trois derniers GP, poleman des six dernières courses, Nico Rosberg a été magnifique d’orgueil après une saison globalement loupée. Solide deuxième du Mondial, il a pris date pour 2016, se sortant enfin cet automne de la spirale négative qu’il avait provoqué à Spa en 2014, jouant le jeu de son équipier, la guerre psychologique. Rosberg n’est pas le pilote lisse que certains décrivent, et il a confirmé qu’il était toujours un champion du monde potentiel.

Le retour de Sébastian Vettel

L’Allemand avait fait un pari en rejoignant la Scuderia cet hiver. Avec trois victoires et une troisième place au Mondial, il a parfaitement rempli son rôle de catalyseur, écrasant au passage son équipier comme Alonso l’avait fait avant lui. Opportuniste, intelligent en course, il a prouvé qu’il n’avait rien perdu de sa pointe de vitesse et a donné l’illusion que la SF15-T pouvait parfois rivaliser avec les Mercedes.

La Scuderia relève la tête

Tout n’est pas parfait, mais Ferrari revient à un niveau plus en rapport avec son prestige. Les révolutions de palais avaient fait craindre le pire, mais force est de constater que les progrès sont sensibles, notamment sur le moteur, pas loin d’être l’égal du V6 Mercedes. Maurizio Arrivabene s’est imposé avec autorité comme étant le patron du team italien, et on sent que la sérénité est revenue du côté de Maranello. Trois victoires et une deuxième place au Mondial, voilà qui est bienvenu après un exercice 2014 franchement médiocre.

Nico Hülkenberg triomphe au Mans

Qui ignore le talent du pilote allemand? Toujours coincé en milieu de grille, Nico a illuminé sa saison avec une brillante victoire lors des 24h du Mans. Un triomphe mérité pour le pilote Force India, qui a parfaitement exploité l’opportunité saisie avec Porsche due à la non-participation de Fernando Alonso à l’épreuve mancelle. Cette performance a eu le mérite de la remettre en selle pour une deuxième partie de saison solide.

Daniil Kvyat sans trembler

Pour la deuxième année, l’erreur a été de penser que le plus jeune des pilotes Red-Bull se ferait manger. Il n’en a rien été. Devançant Daniel Ricciardo au Mondial, le Russe a prouvé sa valeur, démontrant au passage que sa promotion au sein de l’écurie Red-Bull ne devait rien au hasard. Quand on sait ce qu’à accompli Ricciardo en 2014, on admire sa régularité ponctuant par un podium à Budapest devant… Ricciardo.

Sergio Perez revit

Sa meilleure saison en carrière, clairement, avec à la clé un podium mérité à Sotchi. Oublié le marasme de la saison 2013, le Mexicain est revenu au tout premier plan, prenant la mesure de son talentueux équipier, qu’il surclasse au final de 20 points au Mondial. En prime, il fut acclamé telle une rock star pour le retour de la F1 au Mexique. Une très belle saison.

Romain Grosjean en patron

Lui aussi a fait impression cette année, accomplissant sa plus belle saison. Porte-drapeau d’un team Lotus désœuvré, il a surclassé le niveau de sa monoplace et s’est montré solide sur la durée, permettant à Lotus de finir à la 6ème place au Mondial, le meilleur résultat que le team pouvait espérer. Atomisant son équipier, il devient (enfin!) un pilote sur lequel on peut compter.

Max Verstappen, la révélation

Pour finir, la révélation de la saison, ce tout jeune néerlandais. Il a fait plus pour la F1 en 19 GP que son père dans toute sa carrière. Talentueux, très propre en piste, agressif, il n’a commis qu’une seule vrai erreur, à Monaco. Le schéma de ses week-ends impressionne. Il cherche la limite le vendredi, puis optimise sa monoplace le samedi et attaque le dimanche. Impressionnant de maturité, Verstappen s’est fait un prénom et un nom. Quand on le prononce désormais, plus personne ne pense à Jos…

 

On a pas aimé…

Le désastre de McLaren-Honda

Ni fiable ni performante, la MP4-30 doit ce statut à son moteur. Avec un record de pénalités pour ses pilotes, en prime. Jenson Button et Fernando Alonso ont fait de leur mieux, réussissant presque à doubler Sauber au Mondial. Mais le V6 d’Alonso a lâché à Austin alors que l’Espagnol occupait une brillante cinquième place. Seules éclaircies, la cohésion qui se maintient au sein de l’équipe, et le temps canon signé par Alonso dans les derniers tours à Abou Dhabi, les seuls où le moteur japonais fut libéré du bridage lui permettant de tenir le coup, parfois. Plus que n’importe quelle autre équipe, McLaren va être scrutée cet hiver.

Williams ne gagne pas

Le team de Grove est de nouveau troisième au Mondial, mais plafonne malgré de belles promesses durant l’hiver. Toujours pas de victoires en GP, voilà qui est presque injuste pour Williams. Il manque peut-être un top driver car Valterri Bottas et Felipe Massa sont certes solides, mais l’un peinent à franchir un cap quand l’autre ne semble pas capable de se sublimer, même à domicile.

Red-Bull, Renault, Santa et Barbara

Entre un moteur qui n’est ni fiable ni performant, un team qui est arrogant, irrespectueux, des orgueils mal placés, des déclarations acerbes… Le spectacle offert par Red-Bull et Renault cette saison fut lamentable, sur la piste et en dehors. Finalement, le team autrichien pourra sans doute quémander un V6 neutre de tout fabricant tandis que le losange reviendra à Enstone. Vite, la saison est à oublier…

Deux champions hors du coup

Jenson Button et Fernando Alonso ont mangé leur pain noir, espérons-le. Quelle tristesse, en effet, de voir deux pilotes si talentueux se débattrent en fond de grille. Peu d’enseignements à tirer cette saison donc, si ce n’est que l’Espagnol a été victime d’un bashing plutôt rare et que le Britannique a battu aux points le pilote d’Oviedo, ce que personne n’avait réussi avant lui. Vu les circonstances, cela peut paraître anecdotique mais la performance mérite d’être soulignée. Enfin, au-delà de l’entente entre ces deux grands champions, quelques pointes d’humour, notamment à Interlagos où les deux pilotes ont organisé un podium fictif, ont permis au team de Woking de sourire malgré le marasme de la saison.

Kimi Raikkonen n’y est plus, du tout

Que dire… Des accrochages où sa responsabilité ne fait aucun doute, des performances en demi-teinte, une nouvelle défaite cuisante face à son équipier… L’an passé, Iceman avait pointé du doigt le comportement de sa monoplace soi-disant développée pour Alonso. On attend encore la justification de son échec en 2015. Car il n’y a pas eu de match entre le Finlandais et Vettel. Malgré cela, de façon totalement incompréhensible, Raikkonen sera toujours en rouge l’année prochaine. Pour faire quoi?

L’arrogance de Lewis Hamilton

L’homme aime le bling-bling. Lui reprocher est absurde, tout comme commenter sa couleur de cheveux. En revanche, ses commentaires, son attitude en piste, ses reproches à son team, son irrespect lors de l’hommage à Justin Wilson, bref, il s’est passé bien des choses cette saison. Ayant réussi l’exploit de s’attirer un commentaire désagréable de la part de Button, le Britannique se veut l’égal de Senna. Le Pauliste était admiré, presque craint par ses adversaires. Lewis, quand à lui, les exaspère. Cette attitude pourrait lui jouer des tours en 2016, car Rosberg est regonflé à bloc après les incidents de cette fin de saison.

Le veto de Sébastian Vettel

Les plus grands pilotes de ce sport n’ont jamais craint personne à leur côté. Lauda, Prost, Fangio, Clark, Alonso, Mansell, Button, Hakkinen, Brabham, ils sont nombreux à avoir voulu battre leur équipier plutôt que le disqualifier. Si Senna a bloqué Warwick, son duel avec Prost reste dans les annales. Vettel ne semble pas faire parti de ceux-là. Rassuré de prendre le dessus sur un Raikkonen devenu inoffensif, l’Allemand a mis son veto à l’engagement de Nico Hülkenberg. Comme son compatriote Michael Schumacher, Vettel risque de constater que l’épaisseur du palmarès n’est pas suffisante à elle seule pour consacrer un champion parmi les plus grands. Hulk ne roulera pas en Ferrari, triste nouvelle. A vaincre sans péril…

La mort de Jules Bianchi

Tout le monde a cru à l’impossible. Mais la réalité a fait son œuvre. Miraculeusement vivant après son accident de Suzuka, Jules s’est finalement éteint. Tandis qu’Alonso n’a pas eu la force de se rendre aux funérailles, Jean-Eric Vergne a rendu un brillant hommage à son ami disparu. La Formule 1 a perdu un champion exceptionnel, et le monde a perdu un jeune homme rayonnant. Et pendant ce temps, Jean Todt ne fait rien. Du tout.

  1. avatar
    7 décembre 2015 a 15 h 28 min

    Salut Jayce, content de te lire, tu commençais à nous manquer sérieusement !

    Bravo à Mercedes, ils ont bien réussi leur monoplace et ont écrasé la saison, comme cela arrive régulièrement en F1 (McLaren 1988 surtout, Ferrari au début des années 2000…).

    En lisant les coups de coeurs, je me disais que tu allais oublier Max Verstappen… heureusement il n’en est rien. Quelle impression, quel talent, encore plus si l’on considère qu’il avait 17 ans pour presque toute la saison. D’ailleurs pour l’anecdote il a obtenu son permis de conduire normal seulement fin septembre…

    “Verstappen competed in Formula One for more than half a season before obtaining a road driver’s licence, which he did on his 18th birthday on 30 September 2015.”

    Je pense qu’il restera le plus jeune pilote de F1 pour longtemps (2 ans de moins que Alguersuari) car la FIA a mis un âge minimum de 18 pour la super license… Dommage d’ailleurs, dans certains cas on voit que ce n’est pas nécessaire. Seulement 3 abandons, et de nombreux top-10, surtout en 2e moitié de saison, ainsi que deux 4es places. Mon coup de coeur.

    Concernant Roseberg, espérons que sa fin de saison fulgurante (probablement que Hamilton avait quelque peu levé le pied) lui donne confiance afin de battre son coéquipier à la régulière.

    Très triste pour Bianchi naturellement. La première mort en F1 depuis Senna je crois. Que s’est-il passé avec Todt? Je vois qu’il a retiré son numéro 17…

    Et oui, je pense que Raikonnen devrait prendre sa retraite. Il doit avoir accumulé assez d’argent je pense, à moins qu’il ait mal investi et qu’il soit à court de liquidités. À mon avis Ferrari devrait essayer de recruter Verstappen à sa place. Mais je sais qu’il prennent rarement voire jamais des pilotes inexpérimentés. Mais ce gars-là est un joyau.

    Encore chez Toro Rosso l’année prochaine ? Je pense qu’une nouvelle année d’apprentissage lui sera bénéfique, mais dès l’année suivante, je pense qu’il devrait aller dans un top team pour viser des victoires, puis naturellement le titre !

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      8 décembre 2015 a 12 h 01 min
      Par Jayce

      Bonjour Fabrice. Max Verstappen est clairement la révélation de la saison, au point de masquer le bon exercice de Carlos Sainz Jr qui est pourtant très bon également. Le plus dur commence pour ces deux pilotes, à savoir confirmer leur potentiel sur une deuxième saison où ils seront forcément scrutés.

      Mercedes possède toujours une bonne longueur d’avance sur ses rivaux et j’ai bien peur qu’il conserve l’avantage en 2016. Néanmoins, Lewis Hamilton pourrait connaître une pression différente si Nico Rosberg poursuit sur sa lancée et si les Ferrari se rapprochent. Le Britannique est très fort quand il se concentre sur un seul concurrent mais se désuni quand il est attaqué de toutes parts. Quand je parle des Ferrari, je pense surtout à Sébastian Vettel car Kimi Raikkonen est clairement un numéro 2.

      Enfin, concernant Jean Todt, il faut bien avouer que la FIA se distingue par son immobilisme suite à l’accident de Jules Bianchi. Max Mosley avait en son temps combattu les teams pour imposer certaines règles de sécurité, mais Todt est plus sensible au contrôle des images afin d’épargner l’image de la F1. Bref, il faut reconnaître qu’il est pour le moment un piètre président.

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        8 décembre 2015 a 16 h 58 min

        Bonjour,

        Jusqu’ à preuve du contraire, Lewis Hamilton sera encore le favori en 2016.

        - Certes Nico Rosberg a bien réagi fin 2015 avec 3 victoires, mais psychologiquement il est très difficile d’inverser la tendance dans la meme écurie face à un pilote qui a gagné 2 titres de rang … Mark Webber face à Sebastian Vettel chez Red Bull en 2012 et 2013, Rubens Barrichello face au Kaiser Michael Schumacher entre 2002 et 2005 chez Ferrari, David Coulthard face à Mika Hakkinen en 2000 chez McLaren Mercedes, Gerhard Berger en 1992 face à Ayrton Senna chez McLaren Honda …

        - Ferrari devrait encore progresser mais ils ont fait la partie la plus facile du boulot en 2015, en l’occurrence se replacer comme 2e force du plateau. Aller déloger Mercedes AMG de la 1re place sera une autre paire de manches, et de plus Vettel n’a jamais prouvé sa capacité à émerger dans un championnat serré, en 2010 et 2012 c’est plus la malchance d’Alonso que son mérite qui lui a permis de conquérir la couronne.

        Pour Jean Todt, je suis d’accord. Il y a plein de choses à faire, comme le cockpit fermé par exemple, meme si en octobre 2014 à Suzuka c’est une erreur humaine sur la gestion du safety car qui a cause le coma de Bianchi.

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    7 décembre 2015 a 19 h 44 min

    Salut Jayce,

    Un bémol sur Rosberg, oui l’orgueil mais trop tard. Il avait déjà pris 11-5 en 2014 et aurait du réagir plus tôt, à Austin il était mené 10-3, voire 11-2 si on considère que Lewis aurait du gagner à Monaco !

    Mais les 3 victoires de Nico sont intéressantes en vue de 2016. Hamilton trop décontracté après son 3e titre ou vraie inversion du rapport de forces ?

    J’ai aimé l’incroyable adaptation de Max Verstappen, la classe de Lewis Hamilton, le coup de gueule d’Alonso à Suzuka (GP2 engine), la réaction de Vettel en 2015, le retour du team Renault pour 2016 !

    Pas aimé le naufrage d’Iceman, le manque de sportivité de Red Bull, la médiocrité de Honda et McLaren (Woking est un monument en péril), la non confirmation de Ricciardo, le décès de Bianchi, la non amélioration de la santé du Kaiser Michael Schumacher, les menaces d’Ecclestone envers Monza pour 2017 …

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      8 décembre 2015 a 12 h 12 min
      Par Jayce

      Bonjour Axel. Je suis d’accord avec toi sur la saison globalement ratée de Rosberg, l’Allemand trainant comme un boulet le litige de Spa 2014. Néanmoins, en voulant l’humilier, Hamilton a fait une erreur et c’est ce qui explique pour moi le regain de forme de Nico en fin d’exercice. Désavoué par son team, on a vu Hamilton reprendre de mauvaises habitudes, râlant auprès de son team, se fendant de commentaires déplacés… Lewis est le plus grand adversaire de Hamilton, et j’ai peur qu’il se démobilise après avoir rejoint son idole Senna au palmarès.

      Concernant Alonso, j’ai préféré l’échange de Sotchi : A. Stella “Fernando, tu te bats contre Massa” F. Alonso “J’aime ton humour!”. McLaren devrait être mieux placée en 2016, Honda a compris beaucoup de choses et les temps signés à Abou Dhabi en fin de course, où toutes les brides ont été supprimées, ont de quoi apporter un peu d’espoir à Woking.

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        8 décembre 2015 a 17 h 02 min

        Salut Jayce,

        Oui Rosberg n’a jamais digéré Spa 2014, et depuis Hamilton est libéré de la pression des 3 couronnes envolées bêtement à Woking (2007, 2010 et 2012).

        Après, oui soit il se relâche car il a égalé Senna (3 titres et 43 victoires pour Lewis, 3 titres et 41 victoires pour Ayrton), soit il continue sur sa lancée pour rejoinder Prost / Vettel en 2016, Fangio en 2017 voire M. Schumacher à horizon 2019-2022

        Je penche plutôt pour le 2e scenario, je pense qu’il a encore faim de victoires
        ¨
        Pour McLaren Honda, oui difficile de faire pire et la fin de saison montre quelques lueurs d’espoirs. Mais la vraie question est le seuil de tolerance d’Alonso qui ne pourra se contenter de points en 2016, il lui faudrait 1 ou 2 podiums pour croire à la victoire en 2017 et au titre mondial en 2018 (année il aura 37 ans).
        Sauf s’il venait à remplacer Rosberg chez Mercedes en 2017 aux côtés de Lewis Hamilton, mais l’image d’Alonso en pâtirait, il serait considéré comme un “mercenaire” n’ayant pas de fidelité, malgré les 5 ans passes chez Ferrari.

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    8 décembre 2015 a 8 h 16 min

    J’ai pas aimé non plus l’absence du GP d’Allemagne en 2015.
    Et j’ai aimé le retour du GP du Mexique, quelle passion à Mexico au pays de Sergio Perez, quelques jour savant de voir la ville dans cette superbe sequence d’ouverture du dernier 007 (Spectre), la seule scène intéressante malheureusement !

    Pour developper sur F1 2015

    - Sur Raikkonen, il a battu un Grosjean très moyen en 2012 et 2013. Une fois confronté à Alonso puis Vettel, Iceman a déchanté, prevue que personne ne revient en F1 plus fort qu’avant son depart, remember Lauda, Jones, Prost, Mansell, J.Villeneuve et surtout M.Schumacher ! Pourquoi il reste en 2016 ? Au vu du veto sur Hulkenberg de la part de Vettel et de la mort de Bianchi, il ne restait pas beaucoup de candidats : Grosjean et Vergne n’ont pas l’envergure, Rosberg a tout intérêt à rester chez Mercedes … Ne restaient donc que Bottas ou Verstappen (que Red Bull protégera avec un contrat en béton)

    - Sur Vettel, belle saison mais oui après avoir fuit Daniel Ricciardo fin 2014, le voilà qui a peur de Nico Hulkenberg et de Valterri Bottas, après avoir battu un Iceman si loin de ses grandes années (2003-2007). En effet il prend le meme chemin que Michael Schumacher mais en moins glorieux (Benetton n’était pas en 1994-1995 la machine implacable qu’était Red Bull entre 2010 et 2013), à lui d’aller jusqu’au bout en reconstruisant la Scuderia et en acceptant plusieurs saisons sans titre mondial.

    - Sur Red Bull, on a bien la preuve que sans Adrian Newey, le Taureau Ailé n’y arrive plus meme si Renault n’est pas exempt de tout reproche dans l’échec du top team autrichien. Un depart de Red Bull aurait été une catastrophe : perte de 2 teams (avec Toro Rosso), menace sur le GP d’Autriche et meme sur la F1 elle meme avec si peu d’équipes engagées.

    - Sur Lewis Hamilton, oui un peu trop arrogant. Qu’il ne confonde pas charisma et arrogance. Faire venir les grid girls en conference de presse à Sotchi, insulter Rosberg à Abu Dhabi comme il l’a fait c’est limite. Hamilton doit comprendre qu’il ne sera jamais Senna, car Ayrton était unique avec son statut de Rainmaster, ses poles à foison, et ses 6 victoires à Monaco. De plus, le Brésilien n’avait pas fait autant d’erreurs et ses 3 titres valaient bien plus. Le titer 2008 d’Hamilton a été gagné contre Massa (c’est dire), et ceux de 2014-2015 contre Rosberg sur une Mercedes ultra dominatrices. C’est un très grand pilote, mais pas encore du niveau des Senna, Prost et M.Schumacher voire meme Alonso pour moi. A lui de confirmer en 2016 en reprenant l’ascendant sur Rosberg qui a fini en trombe cette saison 2015 (3 victoires à Mexico, Interlagos et Abu Dhabi).

    - Sur Mercedes, 2016 devrait être l’ultime saison du tandem Hamilton / Rosberg, et on voit plutôt Rosberg quitter l’étoile que Black Senna … Du coup qui pour le baquet en 2017 ? Alonso ? Lui comme Hamilton en rêveraient … Max Verstappen ? Bon courage pour casser le contrat Red Bull … Bottas ? Trop tendre a priori … Hulkenberg ? Bien malin celui qui pourra prévoir qui sera le future coéquipier d’Hamilton chez Mercedes AMG en 2017 !

    - Sur McLaren Honda, je vois mal Alonso prendre une année sabbatique comme l’affirmait Ron Dennis, et je vois mal Button partir alors que l’équipe a besoin d’expérience. Donc ça sent la fin pour Kevin magnussen, et le poste d’essayeur pour Stoffel Vandoorne sauf si Woking le case ailleurs en fond de grille. Le moteur Honda est une catastrophe mais McLaren n’est pas exempt de tout reproche, cela fait 3 saisons que le chassis est un raté.

    - Sur Renault pour 2016, bon courage avec sans doute Alain Prost et Frédéric Vasseur en team managers. Mais avec des pilotes aussi peu côtés (Maldonado / Palmer), un moteur si loin du top niveau de Mercedes, une partie chassis à revoir à Enstone et un budget très loin là aussi du haut du panier, le Losange ne reverra pas une Marseillaise avant 2018 voire 2019 au mieux. Cela est cependant une bonne nouvelle dans l’optique de revoir un jour un GP de France mais je pense que cela restera utopique au moins tant qu’Ecclestone aura les clés de la F1 entre ses mains.

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    8 décembre 2015 a 8 h 18 min

    Pas aimé non plus le cafouillage de Jean Todt à Interlagos après les attentats de Paris, pour la minute de silence … Pas terrible …

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    5 février 2016 a 11 h 56 min
    Par Nicolas Karev

    Pour la reconduction de Raikkonen en 2016, c’est plutôt logique pour moi.
    Mark Webber était encore plus dominé par Vettel en 2013 (200 points de retard, 13 victoires contre 0) mais pourtant, Red Bull espérer qu’il reste pour plusieurs années. Pourquoi ?

    Car les gars de Ferrari (comme Red Bull) veulent un numéro 1 et un numéro 2.

    Raikkonen n’a plus son niveau d’avant, sela fait aucun doute. Pas seulement en terme de performance pure, mais surtout en terme de pilotage. Chez Mclaren, je me rappelle du GP de France de 2002, ou avec sa monoplace pas très rapide, ose attaquer Schumacher et Montoya (sur des autos plus rapide), et résiste à la pression de l’Allemand (ah, la flaque d’huile de l’ami Trulli !), avec un sens de l’attaque et de défense magnifique.

    Aujourd’hui, non seulement il n’attaque plus vraiment (enfin, hormis sa course de Monza et dans une certaine mesure Russie, j’ai jamais retrouver le Iceman agressif de la belle veille époque) et se défend même plus pour défendre sa place.

    Il a 36 ans, c’est un peu normal. Même si certain sportif reste toujours au top malgré l’âge, la plupart décline. Pas seulement en F1. Regardez Schumacher chez Mercedes, ou Villeneuve incapable d’être rapide en F-E. Mais pourquoi Ferrari le garde ?

    Plutôt logique, le soucis de Kimi aujourd’hui, n’est pas son manque de vitesse, du moins en course. En qualif, il est pas aussi rapide que Vettel (en moyenne, 0’300 ou 0’400) mais en course il reste toujours aussi rapide mais plus de manière régulière. Mais quand il s’applique, comme à Abu Dhabi quand tout va pour lui, il va vite. Chez Lotus, il était rapide. Mais surtout très régulier, rarement d’erreur de pilotage et très fort pour les dépassements. Depuis son retour chez Ferrari, il n’est plus régulier, fais des erreurs de pilotage et n’est plus fort dans les dépassements comme déjà dit plus haut. Puis l’aspect du comportement joue en sa faveur, il est beaucoup moins froid qu’avant, s’entend à merveille avec Vettel. Mais pourquoi il reste toujours alors ? Ba en 2015, qui était les candidats pour le poste de Kimi ?

    Bottas ? Il est guère mieux que Massa, ce même Massa qui pris la sortie il y a 3 ans. Donc pourquoi prendre Bottas qui n’a rien d’un futur champion en puissance malgré son jeune âge et qui domine pas un vieux pilote sur la fin de carrière ?

    Hulk ? Pérez le domine maintenant. Il est décoté.

    Grosjean ? Humilié par Raikko chez Lotus la plupart du temps. Un bon numéro 2 pour Vettel, mais pas plus.

    Non franchement, si Ferrari conserve Kimi, c’est aussi parce qu’en 2016, il va avoir des pilotes très intéressant de libre comme Verstappen, Ricciardo ou même Rosberg. Ferrari espère pas que Kimi fasse aussi bien que Vettel, mais qu’il récolte au moins 60/70% des points de Vettel, qu’il fasse plus de podium. Il en est capable si il s’applique plus. Ferrari le sait, et lui aussi.

  6. avatar
    5 février 2016 a 12 h 10 min
    Par Nicolas Karev

    Sinon, pas une saison bien glorieuse !

    J’ai vu récemment un top 10 des meilleurs dépassements de l’année par la chaine Youtube de la F1, et aucun dépassement marquant de nos 5 champions du monde !

    J’ai aimé : La révélation Verstappen, Vettel chez Ferrari, la fin de saison de Rosberg.

    J’ai pas aimé : la mort de Bianchi, l’arrogance de Hamilton assez antipathique malgré son talent, le flop de Mclaren-Honda, voir un pilote aussi talentueux que Raikkonen faire une saison pas terrible, la saison décevante de Hulkenberg et Ricciardo, les courses insipides.

  7. avatar
    5 février 2016 a 12 h 15 min
    Par Nicolas Karev

    “l’Allemand a mis son veto à l’engagement de Nico Hülkenberg. Comme son compatriote Michael Schumacher, Vettel risque de constater que l’épaisseur du palmarès n’est pas suffisante à elle seule pour consacrer un champion parmi les plus grands. Hulk ne roulera pas en Ferrari, triste nouvelle. A vaincre sans péril…”

    Pas du tout d’accord.

    Hulkenberg n’est pas un grand pilote. Il est régulier mais sans éclat. Pérez la battu avec pas mal d’avance. Pourtant Pérez n’est pas un tueur. D’ailleurs Hulkenberg – comme Grosjean – ne figure pas dans le top 10 des patrons des écuries, dire comment sa côte est basse maintenant. Je pense pas que Ferrari envisager sérieusement Hulk pour 2016. Non seulement avoir 2 Allemands chez Ferrari n’est pas bon pour le marketing mais Hulk n’impressionne plus personne. A mon avis, Vettel n’a aucune crainte d’un Bottas, Hulk ou Grosjean…Par contre, pas certain qu’il va vouloir d’un Verstappen ou Ricciardo :)

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      9 février 2016 a 14 h 41 min
      Par Jayce

      Bonjour Nicolas. Ton point de vue sur la reconduction de Kimi Raikkonen est intéressant, mais il faudra pour cela que Ferrari puisse attirer Max Verstappen et ça, ce n’est pas acté.

      Le veto de Sébastian Vettel est aussi rare dans l’histoire que risible dans sa justification officielle. Car il est établi que le poids de l’Allemand sur la Scuderia est déjà énorme. Par le passé, rares sont les cas où l’on a pu assister à de telles attitudes. Les vetos les plus connus concernent Ayrton Senna aux dépends de Derek Warwick chez Lotus en 86, Alain Prost chez Ferrari en 1991 puis chez Williams en 1993, et bien entendu le statut de premier pilote exigé par Michael Schumacher chez Ferrari dès 1996.

      Vettel, couronné mais en manque de reconnaissance, sait trop bien ce que l’éclosion de Daniel Ricciardo a coûté à son image. Alors oui, il s’entend bien avec Raikkonen mais surtout, il le bat nettement. Qu’en serait-il face à Nico Hülkenberg? Ca, personne ne le sait. Car il faut être clair, Hülk semble démotivé de ses combats en milieu de grille, et s’il n’a peut-être pas l’étoffe d’un champion du monde en puissance, il semble bien plus rapide que Raikkonen. Bref, le véto à sa venue démontre une certaine fébrilité de la part de Vettel. Et si il refuse la venue de son compatriote, alors qu’en sera-t-il face à un adversaire plus huppé…

      Je te rejoins sur le cas de Valterri Bottas, qui n’arrive pas à prendre le dessus de façon évidente sur Felipe Massa. Quand à Romain Grosjean, il n’a jamais été pressenti.

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        25 février 2016 a 13 h 49 min
        Par Nicolas Karev

        Salut, j’essaye de faire un seul commentaire cette fois-ci ;)

        Pour Verstappen, je doute le voir chez Ferrari en 2017 malheureusement, car l’ami Marko va pas le laisser partir aussi facilement du giron Red Bull. J’imagine plutôt RB laissé partir Ricciardo pour mettre Verstappen dans la Red Bull. Après on verra.

        Pour Hulkenberg, qu’il soit plus rapide que Raikkonen, j’en doute très fort. Peut-être aujourd’hui, maintenant que Kimi n’est plus que l’ombre de lui même, mais certainement pas dans la meilleur période du Finlandais. Même Montoya qui été pourtant très rapide n’a pas fait un pli contre lui. Alors oui, peut-être qu’un Hulk fera mieux qu’un Kimi sur le déclin dans la deuxième Ferrari, mais personne le sera, car courir contre Vettel, c’est pas la même chose que courir contre Pérez. Hulkenberg n’a pas fait beaucoup de coup d’éclat, il est régulier mais il n’a pas la petite pointe de génie. Pérez la possède. Checo est capable du pire comme du meilleur, mais c’est avec lui que Force India obtient les meilleurs résultats depuis 2 saisons. Encore une fois, j’ai aucune source d’un “véto” de Vettel sur le recrutement de Hulkenberg.

        Pour le futur champion, mais c’est sûr, gagner un titre est un mélange de plein de chose, de relation dans une équipe, du coéquipier en question, de la chance etc. Raikkonen gagne 2007 avec de la “chance” pour certain puisqu’il profite des tensions chez les gris, mais aussi avec beaucoup de mérite (après tout, c’est lui qui gagne le plus de course malgré 2 casses mécaniques de plus que les pilotes Mclaren). Hamilton gagne 2008 avec du bol c’est vrai, mais si Massa gagner le titre cette année là, c’est avec aussi beaucoup de chance vu la poisse d’Hamilton a certain moment de la saison. Et je parle même pas du titre de Vettel en 2010 en profitant de la bourde stratégique de Ferrari (mais aussi du piètre pilotage de l’espagnole en Belgique également…Alonso perd des points précieux sur cette course) ou de Button dans sa Brawn. Mais voilà, généralement j’arrive a reconnaître les probables champions. Comme j’ai déjà dit, j’ai automatiquement vu des futurs champions en voyant Button, Alonso, Hamilton, Raikko et Vettel dans des voitures relativement médiocre. Verstappen est clairement dans cette catégorie là. Mais rien ne dit qu’il le sera un jour.

        Pérez oui je le trouve intéressant comme pilote, et pas si mauvais chez Mclaren contre Button, je pense qu’il peut être un bon numéro 2 pour Ferrari. Honnêtement je mise plus sur la tête du mexicain que du Allemand de Force India ou du Finlandais de Williams.

        • avatar
          1 mars 2016 a 11 h 11 min
          Par Jayce

          Longtemps, j’ai été vraiment fan de Kimi Raikkonen. Le temps a passé, et il est clair qu’il n’a pas retrouvé son niveau depuis son retour, bien que cela ait été masqué par la domination qu’il exerça sur Romain Grosjean ou le niveau de la Lotus E20 de 2012. Ca n’enlève rien à sa carrière et à ses mérites mais Nico Hülkenberg et bien d’autres sont à mes yeux plus rapides aujourd’hui que le Finlandais.

          Ne retrouvant pas le lien car ça remonte un peu, je te confirme le veto de Sebastian Vettel sur la venue de Hülkenberg chez les Rouges au motif que le quadruple champion du monde ne souhaite pas faire équipe avec un Allemand… En revanche, il n’a rien dit semble-t-il concernant Valterri Bottas. Est-ce que l’Allemand pourrait menacer Vettel? Pas sûr en effet. Mais ferait-il mieux que Raikkonen? Vu le déficit accusé par Iceman, c’est probable.

          Je te suis sur le manque de coups d’éclats de la part de Hülkenberg, mais d’autres pilotes ayant son profil ont connu des heures glorieuses, Jenson Button en tête. Et puis il ne faut pas sous-estimer le niveau de Sergio Perez, qui pourrait surprendre encore bien des observateurs.

          Un petit mot sur la saison 2008. Tu évoques la poisse de Hamilton… A quel moment? Car à part des erreurs coupables, le Britannique a plutôt pu compter sur sa bonne étoile au contraire de Felipe Massa parfois maudit par son team ou par les circonstances.

          Enfin, concernant la prévision de champions, les exemples que tu cites sont des cas qui ont très rapidement crevé l’écran. Est-ce qu’il en serait de même avec Damon Hill, Niki Lauda, Nelson Piquet, Nigel Mansell ou encore Jody Scheckter? Car plus encore aujourd’hui, la prépondérance de la monoplace dans un titre est telle qu’on ne peut pas considérer que la question du pilote. Récemment, Mark Webber aurait été champion sans le barrage de Red-Bull en 2010. Même constat avec Felipe Massa en 2008, vaincu par le sort sur le fil. Pourtant, le Pauliste n’avait pas marqué les esprits à ses débuts. Quand à l’Australien, il a payé ses choix de carrière (Jaguar, Williams puis Red-Bull). Aujourd’hui, Max Verstappen est un ovni, de part son âge et sa fougue. Mais n’était-ce pas le cas de Jean Alesi? Avant le début de cette saison, je suis plus impressionné (pour l’instant) par le tandem Red-Bull ou par Sergio Perez. Pour le duo Toro-Rosso, j’attends de voir si les deux junior ont les épaules pour confirmer.

  8. avatar
    5 février 2016 a 12 h 28 min
    Par Nicolas Karev

    Je regarde la F1 depuis 96, donc maintenant 20 ans (déjà!), et généralement, j’ai toujours reconnu les futurs champions du monde.

    J’ai vu en Button un possible champion après sa formidable saison 2004 quand il récolte une douzaine de podium derrière les invisibles Ferrari. J’ai vu en Alonso un futur champion après sa saison 2003. J’ai vu en Raikkonen en futur champion après sa saison 2003, puis Hamilton en 2007, Vettel en 2008.

    Aujourd’hui, je retrouve que les gens surestimes beaucoup les jeunes. En 2007, on annonce Heikki Kova comme un futur champion. Puis non. Il est décevant.

    On annonce Bourdais comme un probable futur grand. Vettel va le détruire.

    On annonce un super Grosjean en 2012, censé mettre la misère à Raikkonen sur le retour. Finalement il va être détruit comme Bourdais, et le seul pilote qui aura battu s’appelle Pastor Maldonado. Aujourd’hui obligé de tenté le diable chez Haas pour rejoindre un top team. Carrière pas impressionnante malgré des autos très rapides en 2012 et 2013.

    Pérez en 2012 fait une excellente saison, on l’annonce chez Ferrari mais cette dernière préfère garder Massa soit-disant pour pas mettre en danger Alonso (rire) d’après les mauvaises langues. Finalement il va chez Mclaren, pour être viré par la suite car trop arrogant et dominé par Jenson Button.

    En 2013, Hulk sort du lot chez Sauber (pas difficile contre un Guitterez rookie), mais aucun top team l’engage. Il va chez Force India, censé pulvérisé Pérez, finalement après l’avoir battu de justesse en 2014, l’allemand va être battu par un copieux (au niveau de la Force India) 78-58 et 1 podium contre 0. On parlera plus de sa victoire au Mans que de sa saison.

    En 2014, Dennis annonce Magnussen comme un futur grand, le nouveau Hamilton. Finalement, il fait pas mieux que Pérez, et va être viré par Mclaren après seulement 19 courses.

    Finalement seul Verstappen est réellement un possible champion du monde, même si j’attend de voir sa 2e année, toujours difficile à négocier.

    • avatar
      9 février 2016 a 14 h 54 min
      Par Jayce

      Il est difficile de prédire qui sera un futur champion tant les variables sont nombreuses. En son temps, Carlos Reutemann en avait toutes les qualités, mais son manque de constance sous la pression et des conflits internes l’en ont empêché. D’autres ont été fauchés par le destin alors que l’on pouvait penser que leur trajectoire était limpide (François Cevert, Ronnie Peterson, Gilles Villeneuve, Didier Pironi, Jules Bianchi…). Et il y a ceux qui n’ont pas réussi à gravir les échelons malgré un très fort potentiel : Heinz Harald Frentzen qui s’est liquéfié chez Williams, Jean Alesi qui gérait sa carrière avec son cœur et pas avec sa tête.

      Aujourd’hui, je n’enterrerais pas trop vite Sergio Perez dont la saison 2013 a été gâchée par le niveau de McLaren tout comme de la mélonite aigüe du Mexicain. Dans les potentiels champions du monde, on pourrait évoquer Daniel Ricciardo, Daniil Kvyat (très belle saison malgré le contexte) ou bien sûr Nico Rosberg.

      Concernant tes exemples, Sébastien Bourdais avait été ignoré par Renault qui avait choisi Franck Montagny, Romain Grosjean n’a jamais prouvé la légitimité de ses ambitions tandis que Kevin Magnussen n’a été encensé que par McLaren. De manière générale, on est en France et dès lors qu’un pilote tricolore est présent, les observateurs nationaux perdent la raison. Mais Jules Bianchi et Jean-Eric Vergne étaient bien nos deux plus beaux espoirs.

      Un titre est aussi question de circonstances. Kimi Raikkonen a pu profité de l’atmosphère détestable régnant chez McLaren en 2007. Lewis Hamilton a eu de la chance en 2008. Enfin, Mark Webber a failli réussir à s’imposer contre son team en 2010. Sans compter Juan Pablo Montoya en 2003, qui fut à deux doigts de profiter des circonstances de cette saison indécise.

  9. avatar
    5 février 2016 a 17 h 31 min

    Pour Verstappen il lui faut confirmer 2 fois : d’abord en 2016 pour la saison de confirmation si difficile à gérer, ensuite en 2017-2018 quand le temps sera venu pour le jeune Max de rejoinder un top team (remember Frentzen chez Williams, Trulli et Fisichella chez Renault)

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