F1 : Et si on rêvait de 2016 ?
Photo Panoramic

F1 : Et si on rêvait de 2016 ?

La saison 2015 est à peine lancée, mais la supériorité des Mercedes semble si manifeste que le cavalier seul des Flèches d'Argent ne laisse pas beaucoup d'espoir. Mais certaines équipes laissent entrevoir le potentiel d'une très belle bagarre en 2016. Alors, un peu de fiction, et on se prend à rêver.

Lewis Hamilton aborde l’exercice 2016 auréolé d’un deuxième titre consécutif, acquis au terme d’une saison 2015 maîtrisée. Il n’y aura pas eu match avec Nico Rosberg, qui n’a pas réussi à se remettre de sa défaite l’année précédente. Pire, alors que l’Allemand semblait revenir à hauteur de son équipier, il fut frappé de malchance à Monaco puis à Montréal, abandonnant deux fois sur problème mécanique alors qu’il dominait les débats. Le duo est donc reconduit pour 2016, mais la hiérarchie semble clairement établie. Plus serein que jamais, Hamilton n’a laissé aucun espoir à la concurrence, grâce à un début de saison brillant, alterné de victoires et de podiums, l’isolant en tête du championnat. La W07 Hybrid est prête et descend en droite ligne de sa victorieuse devancière. Le champion du monde en titre s’enthousiasme déjà d’en prendre le volant. Mais il sait aussi que la concurrence sera rude, car il a pu constater lors de l’année 2015 les progrès de la concurrence. A commencer par ceux de la Scuderia Ferrari.

Le team de Maranello a effectivement fait un pas de géant la saison passée. Sebastian Vettel a réussi à enlever trois GP en Malaisie, à Monaco et au Mexique. Nouvelle clé de voûte de l’équipe italienne, il a réussi l’exploit de devancer Rosberg au Mondial grâce à une très belle régularité, et fait taire ainsi les critiques qui sont nées de sa saison 2014 ratée. Tout ceci n’est qu’un lointain souvenir désormais, et la SF16T-H une nouvelle fois dessinée par James Allison promet beaucoup. Vettel est incontestablement l’un des grands vainqueurs de la saison, car il a donné, enfin, la dimension que l’on attendait à sa carrière. Adulé par les tifosi, comme en témoigne la communion vécue sur le podium après sa troisième place acquise à Monza, il semble déterminé à se battre pour le titre mondial, ce que sa nouvelle monoplace semble lui permettre. Enthousiaste et prudent cet hiver, le quadruple champion du monde semble se réjouir de voir que les Flèches d’Argent ne sont plus invicibles. Mais comme il l’a justement fait remarquer, la saison qui s’annonce sera très ouverte. A ses côtés, on retrouvera donc Jean-Eric Vergne à la place de Kimi Raikkonen, débarqué sans élégance par Maurizio Arrivaberne en fin de saison. Le Finlandais, pourtant méritant et régulier, a payé son manque de vélocité en piste face à Vettel et son manque d’implication technique. Résigné, Iceman a décidé de raccrocher son casque au terme de la saison.

L’autre candidat à la couronne pourrait être à coup sûr Fernando Alonso. En fond de grille en début de saison, les McLaren ont chaussé les bottes de sept lieues à partir de Barcelone pour devenir en fin de saison les monoplaces les plus véloces avec les Mercedes. Malheureusement, elles n’ont pas été les plus fiables. Vainqueur en Belgique et au Japon, Alonso aurait pu faire mieux si sa voiture ne l’avait pas trahi à Monza et à Singapour. En fin de saison, handicapé par l’adoption d’un sixième moteur, il a tout de même prouvé son potentiel en prenant la deuxième place au Brésil et à Abou Dhabi. Un GP du Brésil marqué par l’émouvante victoire de Jenson Button dans des conditions dantesques (sa deuxième de la saison après Silverstone), quelques jours après avoir annoncé sa retraite. C’est donc Kevin Magnussen qui sera chargé d’épauler Alonso pour cette nouvelle saison. Button, désormais ambassadeur de McLaren, s’est montré enthousiaste lors de la présentation de la MP4-31. Comme les Ferrari, les McLaren semblent armées pour contrarier les ambitions de Mercedes sur la longueur d’un championnat.

Il reviendra également à Red-Bull de relever la tête après une année 2015 très décevante. Adrian Newey a été rappelé pour superviser la conception de la RB12, chargée de faire oublier l’échec de sa devancière. A son volant, Daniel Ricciardo et Daniil Kvyat ont été reconduits. L’écurie de Milton Keynes, qui vivra sa dernière saison conjointe avec Renault (Audi fera son entrée en 2017), va tenter de redorer son blason et de préparer au mieux cette transition.

Williams va essayer de faire fructifier sa bonne fin de saison, en ramenant cette fois une victoire. Valterri Bottas n’est pas passé loin de l’exploit à Austin, mais Lewis Hamilton s’est montré intraitable jusqu’au bout, dépassant le Finlandais à l’entame de l’avant-dernier tour. Comme pour Button et Raikkonen, on ne reverra plus Felipe Massa derrière un volant, lui qui a été terriblement marqué par son accident intervenu à grande vitesse à Monza. S’il s’en est tiré miraculeusement indemne, le Pauliste a admis s’être fait peur. Il est remplacé par Romain Grosjean, qui a quitté le team Lotus sans regret après une saison décevante et minée par les conflits internes.

Les Toro-Rosso vont quand à elles essayer de confirmer leurs excellentes performances, reconduisant le duo Verstappen-Sainz Jr. Désormais parées de jaune depuis la prise de participation de Renault, il est fort probable que le team de Faenza passe sous le contrôle du Losange une fois le divorce avec Red-Bull consommé. La prestation de l’écurie n’est pas passée inaperçue car les deux STR10 ont passé le plus clair de leur temps à faire de l’ombre à leurs “grandes soeurs” autrichiennes. James Key est toujours à la baguette et a promis l’indépendance totale vis-à-vis de Red-Bull dans la conception de la STR11.

Chez Lotus, l’année fut décevante, sportivement et humainement. Pastor Maldonado fut remercié et Romain Grosjean, lassé, a fini par céder aux sirènes de Williams. Du coup, c’est un duo mixte de néophytes Esteban Ocon-Carmen Jorda qui se chargera de confirmer les espoirs placés dans la nouvelle E24-Hybrid. Il faudra surtout au team d’Enstone retrouver un peu de sérénité pour éviter les cafouillages connu l’an passé, quand les mécaniciens cherchaient les deux roues manquantes de la voiture de Grosjean lors d’un arrêt à Interlagos, ou encore quand le Français fut percuté par son équipier lors d’une attaque suicidaire en Autriche.

Force India et Sauber choississent la continuité pour leurs pilotes, et essaieront de se montrer plus véloces qu’en 2015. Enfin, Manor survit toujours tandis que Haas se prépare à sa première épreuve officielle.

En arrivant à Melbourne, les favoris sont donc au nombre de trois. Un quadruple, un triple et un double champion du monde vont pouvoir se battre à armes quasiment égales. On en salive déjà. Dans le camp des outsiders, Williams semble bien préparée tandis que l’on attend le sursaut de Red-Bull.

Ne serait-ce pas une entame séduisante pour la saison 2016 ? Ca ne coûte rien d’en rêver…

 

  1. avatar
    7 avril 2015 a 22 h 05 min

    Salut Jayce,

    Belle fiction, mais pas tant que ça. Vettel 2e du championnat 2015 c’est franchement pas utopique si Rosberg continue à décevoir et que Ferrari continue de progresser.

    Alonso et McLaren lauréats de GP avant fin 2015 j’y crois moins mais ils seront dans le coup pour 2016, sans Button qui en effet devrait raccrocher fin 2015.

    Quant à Vergne chez Ferrari c’est du domaine du possible puisque le Français est essayeur à Maranello et très franchement Nico Hulkenberg a laissé passer sa chance pour un top team, comme son compatriote Sutil avant lui.

    • avatar
      14 avril 2015 a 18 h 06 min
      Par Michel

      Très peu probable. Selon les très fiable Skysport Italia via Léo Turini, Ferrari a d’or et déjà fait savoir qu’elle compter reconduire Raikkonen avec Vettel pour 2016 voir 2017. Il y a un article sur F1 Direct. La signature sera pour prochainement après Bahrein apparemment, Ferrari est totalement ravis des performances de Kimi et de son application avec Vettel. Même logique car qui pour le remplacer de toute manière ? Bottas peine contre Massa maintenant, Hulk’ n’impressionne pas chez Force India, Grosjean c’est fait laminé par le Finlandais…Vergne n’a aucune chance compte tenu du fait qu’il va jamais rouler de la saison, juste un pilote de simulateur qui doit sa place à Vettel, il sera peut-être chez Haas si Ferrari le place là-bas. Nasr en revanche pourquoi pas si il continue surtout que Raikkonen a financer sa carrière mais Ferrari risque de continuer avec le même duo pour quelque année encore, il marche parfaitement suffit de voir le Grand Prix de Chine.

      • avatar
        17 avril 2015 a 9 h 44 min
        Par Jayce

        Bonjour Michel. Il ne s’agissait là que d’une fiction sur ce qui pourrait se produire au sein des différents teams. Rien de sérieux donc. Il est surtout bien trop tôt pour se projeter dans des certitudes. A la même époque l’an passé, il semblait impensable que Sebastian Vettel ne quitte Red-Bull et que Fernando Alonso rejoigne McLaren. Et pourtant…

        Concernant les prétendants éventuels à un volant chez Ferrari, il est clair que l’accident de Jules Bianchi a copieusement entaché l’avenir proche du team italien, le Niçois étant clairement l’avenir de la Scuderia, comme indiqué par Luca Di Montezemolo.

  2. avatar
    20 avril 2015 a 5 h 45 min
    Par mwn44

    J’ai toujours eu du mal avec les fictions écrite sans conditionnel. On peu toujours faire des plans sur la comète, mais Vergne n’en est pas une. C’est un excellent pilote qui ferait bonne figure chez Sauber, mais il n’a pas le niveau d’un champion du monde pour moi (tout comme Grosjean). D’ailleurs, même Bianchi, qui, pour moi, est le plus talentueux de cette génération, n’aurait pas eu le volant de Raikkonen en 2016 (sauf retraite de ce dernier, ce qui ne semble pas être au goût du jour), même en signant des podium avec la Sauber (avec qui il avait un contrat signé). Ferrari est très timide avec ses les pilotes de leur driver académy contrairement à Redbull, et ils auraient préféré garder Kimi que de lancer Jules. On a vu avec Perez l’intérêt que portait Ferrari à ses pilotes maison
    … Tant qu’il n’y aura pas un Italien potentiel champion du monde, il ne prendront pas de risque, d’autant que le finlandais a une fan base assez énorme depuis son retour en 2012 (sauf dans les médias où on le vois comme un numéro 2 depuis l’année dernière). Depuis Suzuka 2005, c’est une star au Japon, et c’est bon pour Ferrari face à un constructeur comme Honda. Vergne, à côté, ça vend pas une Fiat500 pour le moment. Il aurait du aller en IndyCar plutôt que d’être le 4e pilote Ferrari (oui c’est Gutierrez dans les stands à chaque Grand Prix)…

    • avatar
      20 avril 2015 a 5 h 52 min
      Par mwn44

      Mais bon, comme dirait Arthur à Perceval :

      “Les rêves, ça se compare pas !” ;)

      • avatar
        20 avril 2015 a 11 h 56 min
        Par Jayce

        C’est pas faux…

    • avatar
      20 avril 2015 a 12 h 03 min
      Par Jayce

      Bonjour mwn44. L’idée principale est surtout d’espérer que trois pilotes sur trois voitures différentes puissent se battre en 2016. Quand à Kimi Raikkonen, ce sont ses performances qui le placent en pilote n°2. Enfin presque, si j’ose dire, puisque Iceman a réalisé sa meilleure course ce week-end à Bahrein depuis bien longtemps, peut-être même la meilleure depuis son come-back.

      Concernant Bianchi, il ne cristallisait pas le même type d’espoir que Sergio Perez. A l’époque, Luca Di Montezemolo aurait préféré Nico Hülkenberg au Méxicain, jugeant ce dernier trop “juste” pour la Scuderia. D’ailleurs, la saison 2013 de Perez chez McLaren renforce cette idée. Le Niçois en revanche, était jalousement protégé par Maranello qui avait vu en lui le potentiel d’un pilote Ferrari.

      • avatar
        6 mai 2015 a 2 h 44 min
        Par Michel

        Raikko n’est clairement pas “numéro 2″. Du moins pour l’instant. Vettel est considérer comme le leader dans la mesure ou c’est plus lui qui va canalisé l’équipe (même si je trouve Kimi étonnamment différent en comportement depuis cette année, plus joviale, plus bavard dans la radio, étrange) mais Vettel ne demande jamais de statue de numéro 1, même chez Red Bull, Mark Webber a toujours eu le même privilège la plupart du temps, j’imagine pas Vettel demander a être numéro 1 si son coéquipier est encore mathématiquement dans la course au titre, surtout avec son meilleur pote. Par contre, chez Mercedes c’est plus compliquer car Rosberg n’a jamais pu ce rattraper d’Hamilton en course contrairement a Raikkonen sur Vettel.

        Vettel fait des meilleurs résultats “pure” en course, mais a regarder de plus près, c’est pas une différence si énorme. Vettel n’a eu aucun abandon de la saison encore, son meilleur résultat est une 1er place et son pire une 5e place. Raikko a eu un abandon, son meilleur résultat est une 2e place (donc moins bien que Vettel) mais en revanche son pire résultat est une 4e place quand il termine la course donc mieux que Vettel…la différence de point est assez “petite”. 65 points contre 42. 23 points de différence. Assez kiff kiff chez Mercedes, 93 points contre 66 points, 27 points de retard pour Nico sur Hamilton…SAUF que Nico, lui, n’a eu aucun abandon. Raikkonen a perdu au moins 10 points lors du Grand Prix d’Australie a cause d’un arrêt au stand raté. L’écart à la régulière entre les deux Ferrari aurais du être de 13 points et non de 23.

        Pour moi, il y a aucun doute, Raikkonen possède le niveau de Vettel en condition de course. Mais pas en qualification. Vettel arrive plus a mettre en température les pneumatiques que son coéquipier, qui fait a du mal a mettre les 3 secteurs au bout sans faire d’erreur avec des pneus mal mis en température par un pilotage un peu moins “agressifs” que Vettel mais cette différence fait également la différence en gestion pneumatique car Raikkonen est plus souvent capable de faire de long relais très rapide par rapport a Vettel qui lui bouffe plus vite les pneus, on a pu le voir en Chine ou Raikkonen fond sur lui en fin de course au point de lui mettre la pression (dommage le SC même si change pas grand chose je pense) et surtout Bahrein ou Vettel n’a jamais été en mesure de faire de longs relais. Personnellement sa m’étonne pas car chez Lotus, déjà Raikkonen réussi des grosses gestions par rapport a Grosjean.

        On verra sur la suite du championnat, mais de toute manière Raikkonen est bien partie pour faire 1) sa meilleur saison Ferrari après 2007 et 2) sa meilleur saison depuis son retour, car la Ferrari est franchement excellente, même avec plein de soucis, les deux pilotes termine dans les gros points…Raikkonen en Malaisie ou même Vettel a Bahrein, malgré plein d’erreur de pilotage, malgré un arrêt en plus et un rythme décevant, il termine 5e malgré une contre-performance. Les deux sont presque certain d’être au moins 3e et 4e du championnat 2015 car les pilotes Williams auront vraiment du mal a terminer devant eux. Pour moi, aucun intérêt de changer le duo pour l’instant car 2016 doit être une continuation, 2017 j’espère voir un jeune pilote au coté de Vettel pour le long terme mais je me régal cette saison entre Hamilton/Vettel/Raikkonen/Rosberg.

        meilleur en gestion pneumatique, cela peu faire d’excellente stratégie différente pour les deux pilotes et une bonne alchimie entre les deux, je me demande l’intérêt de remplacer Raikkonen par un autre pilote comme Bottas ou Hulkenberg pour 2016. Pour 2017 je comprend car faut préparer l’avenir mais 2016, le duo fonctionne très bien pour l’instant, sur la piste mais surtout en dehors, on est loin de l’ambiance assez lourde entre Hamilton et Rosberg

      • avatar
        6 mai 2015 a 2 h 47 min
        Par Michel

        Oups pardon pour le dernier paragraphe, copier coller ^^*

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Retrouvez Your Zone sur

Compatible Smartphone & Tablette

Iphone & iPad

Abonnez-vous à la Newsletter