F1 – GP du Canada : Top 5 des courses inoubliables
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F1 – GP du Canada : Top 5 des courses inoubliables

Pays phare du sport automobile via sa légende Gilles Villeneuve et son champion du monde Jacques Villeneuve, le Canada a donc accueilli quelques courses mythiques depuis les années 60, le Grand Prix ayant été accueilli par le Mont Tremblant, Mosport puis Montréal de façon alternative.

Les Etats-Unis intermittents du calendrier mondial de la F1 après trop de circuits inadaptés (Las Vegas sur le parking, Dallas dans la fournaise texane, Indianapolis avec une partie sur l’ovale), le Mexique absent du calendrier de 1993 à 2014, le Canada est donc devenu un pilier pour la représentation de l’Amérique du Nord en Formule 1, malgré deux absences éphémères au calendrier mondial en 1987 et 2009.

-  Montréal 1988 (vainqueur Ayrton Senna sur McLaren Honda) : piégé par Prost en Principauté de Monaco où il a commis le péché d’orgueil, Ayrton Senna rumine sa revanche mais a vu le pilote français le battre en vitesse pure sur l’autodrome de Mexico lors de la quatrième manche du Mondial 1988. Au Canada, le virtuose pilote brésilien prend sa revanche en piégeant son coéquipier au freinage. Vainqueur sur l’Ile Notre-Dame, Senna stoppe l’hémorragie et se relance au championnat du monde avant d’aborder un autre de ses circuits fétiches, Detroit … La banderille canadienne est une des premières que Senna va porter à Prost durant l’été 1988, avant l’estocade finale au Japon, sur le juge de paix de Suzuka, même si le Français signera de superbes victoires au Castellet puis à Estoril.

o  Pourquoi c’est inoubliable : l’un des plus beaux duels entre Prost et Senna en 1988 et 1989 lors de leur explosive cohabitation chez McLaren Honda, qui offrira des montagnes russes d’adrénaline aux aficionados de la F1.

-  Montréal 1991 (vainqueur Nelson Piquet sur Benetton Ford) : pour beaucoup, le championnat du monde 1991 est terminé quand le paddock débarque au Québec sur le circuit Gilles Villeneuve. Après quatre courses, un seul pilote a coupé la ligne d’arrivée en vainqueur, Ayrton Senna lauréat à Phoenix, Interlagos, Imola et Monaco avec sa McLaren Honda. Clé de voûte des succès de Woking, Senna va cependant devoir manger son pain noir derrière Williams-Renault FW14 de Mansell et Patrese durant le reste de la saison, et jouer à l’épicier faute de pouvoir étaler son panache en tête du peloton. Signée Adrian Newey, la nouvelle monoplace de Didcot est d’une redoutable efficacité, propulsée par un V10 Renault qui a presque atteint la quadrature du cercle, là où Honda s’est fourvoyé en partant sur un V12, modèle de la Scuderia Ferrari depuis le retour aux moteurs atmosphériques en 1989. Nigel Mansell et Riccardo Patrese monopolisent la première ligne canadienne et le pilote anglais croit tenir un deuxième succès à Montréal après celui de 1986. Dans l’ultime virage,  Mansell va se prendre l’effet boomerang d’une erreur de débutant alors que la course est gagnée et que le drapeau à damiers est imminent. Saluant le public québécois à quelques mètres de la ligne d’arrivée, le pensionnaire de l’île de Man oublie de rétrograder mais le V10 Renault cale en abordant la chicane en sixième. Impossible de redémarrer le bolide, la victoire devient utopique et Mansell finira sixième de cette course qu’il avait pourtant dominé. Plus encore qu’à Zeltweg 1987 (il heurta une poutre sur le podium) ou Estoril 1989 (drapeau noir après un accrochage avec Senna), le Britannique est ridicule, surtout que son vieux rival et ennemi déclaré Nelson Piquet tire les marrons du feu. Le Carioca ira même jusqu’à mentionner qu’il eut sa première érection au volant d’une F1 …

o  Pourquoi c’est inoubliable : un des tournants du championnat du monde 1991 perdu de peu par Mansell face à Senna, avec un stupide gâchis de points pour le pilote Williams  Renault dans sa course poursuite face au leader de McLaren Honda.

-  Montréal 1999 (vainqueur Mika Häkkinen sur McLaren Mercedes) : champion du monde fin 1998 à Suzuka après un duel d’anthologie contre le Kaiser Schumacher, Mika Häkkinen est devenu la figure de proue de Woking montrant une envergure insoupçonnée sauf pour Ron Dennis qui avait décelé le potentiel du Finlandais fin 1993 à Estoril, quand le protégé de Keke Rosberg, pilote essayeur remplaçant au pied levé Michael Andretti, avait surpris le roi Ayrton Senna en qualifications du Grand Prix du Portugal. Au Canada en 1999, Häkkinen arrive en chasseur, et Schumacher en proie en tant que leader du championnat du monde. Auteur de la pole position sur le circuit de l’Ile Notre-Dame au large du Saint-Laurent, le champion allemand commet une bévue à la chicane précédant la ligne droite des stands et va écraser son bolide écarlate contre le mur ironiquement décoré de l’inscription Bienvenue au Québec. Le Baron Rouge sera imité par Damon Hill et Jacques Villeneuve, ses deux successeurs au palmarès du championnat du monde. Seul un champion du monde, celui en exercice, émerge du chaos au volant de sa flèche d’argent, Mika Häkkinen qui gagne sa deuxième course de rang après un triomphe espagnol à Barcelone.

o  Pourquoi c’est inoubliable : quatre champions du monde au départ, trois dans le mur et un seul à l’arrivée.

-  Montréal 2003 (vainqueur Michael Schumacher sur Ferrari) : après un début de saison chaotique, l’ogre allemand a su réagir en grand champion malgré une terrible épée de Damoclès sur la tête, celle de la pression des tifosi et des médias italiens habitués en 2001 comme en 2002 à la promenade de santé de la Scuderia Ferrari, depuis que Jean Todt, Ross Brawn, Rory Byrne et Paolo Martinelli, alias la Dream Team, ont su hisser de nouveau le Cavallino Rampante au pinacle du sport automobile de vitesse. Lauréat sur l’autodrome Enzo e Dino Ferrari pour une victoire à la Pyrrhus lors d’un week-end où il perd sa mère Elisabeth, Michael Schumacher enchaîne par deux autres succès à Barcelone et Spielberg, avant un podium en Principauté de Monaco derrière ses deux challengers principaux au Mondial, le pistolerocolombien Juan Pablo Montoya (Williams BMW) et le jeune espoir finlandais Kimi Räikkönen (McLaren Mercedes). Malgré une MP4/17D simple évolution de la voiture 2002 car la MP4/18 d’Adrian Newey ne passe pas le crash-test FIA, Icemanmène le championnat, tenant la dragée haute au Kaiser qui pour la première fois depuis 1998 arrive au Canada sans être leader du Mondial. Harcelé par les Williams BMW FW25 de Ralf Schumacher et de Juan Pablo Montoya, la Ferrari du Baron Rouge repousse les assauts de la meute, bientôt rejointe par le Renault du jeune Espagnol Fernando Alonso. L’ogre de Kerpen va tutoyer la perfection dans les ultimes tours de course, en tirant la quintessence malgré des pneus Bridgestone agonisants, repoussant ses propres limites et bluffant ses poursuivants, même si Alonso impressionne en quatrième position, le natif d’Oviedo signant des records du tour qui ne font que renforcer sa côté dans le paddock. Vainqueur pour la sixième fois au Québec depuis 1994, le gladiateur de la vitesse Schumi montre qu’il est bien un Pantagruel au colossal appétit de victoires, jamais rassasié, un véritable épouvantail des circuits, loin de s’enfermer dans une tour d’ivoire année après année à force d’évoluer dans l’orbite de la perfection et de pérenniser les exploits. Reprenant la tête du championnat du monde (54 points contre 51) face à Iceman, le fer de lance de Maranello offre un cinglant démenti à ceux qui le voyaient déjà tomber du Capitole à la Roche Tarpéienne. Trois mois plus tard, Schumacher est de nouveau le favori à sa succession pour un historique sixième titre qui en ferait le seul recordman des couronnes mondiales au panthéon, une marche devant le maestro argentin Juan Manuel Fangio.

o  Pourquoi c’est inoubliable : A 34 ans, l’aîné des frères Schumacher repousse inexorablement l’usure du pouvoir et l’érosion du temps tandis qu’Alonso se révèle comme un fabuleux diamant brut avec le Losange de Renault.

-  Montréal 2010 (vainqueur Lewis Hamilton sur McLaren Mercedes) : plébiscité par les tifosi, Fernando Alonso rejoint Ferrari en 2010 pour remplacer une écurie toujours orpheline du Kaiser Schumacher, que Kimi Räikkönen n’avait jamais vraiment remplacé pendant trois saisons en Italie malgré ses lauriers mondiaux conquis de haute lutte en 2007. Vainqueur en ouverture à Bahrein, l’Espagnol mange ensuite son pain noir derrière les Red Bull Renault de Sebastian Vettel et Mark Webber, mais aussi derrière les McLaren Mercedes de Lewis Hamilton et Jenson Button. Woking a réussi un doublé Hamilton – Button en Turquie, et va rééditer sa prouesse en Amérique du Nord. Sur la piste qui l’a vu ouvrir son palmarès en 2007, le pilote au casque jaune l’emporte devant Button et Alonso, les trois champions du monde terminant les pneus en charpie, Bridgestone ayant mal calculé la dégradation de ses gommes par rapport à l’exigeant circuit québécois, tracé non permanent. Lewis Hamilton signe une deuxième victoire à Montréal in extremis devant Jenson Button et Fernando Alonso. Les trois pilotes finissent avec des pneus agonisants tant ils ont tiré la substantifique moelle de leurs gommes sur la piste québécoise, Bridgestone ayant mal anticipé le niveau de sollicitation de ses trains de pneus … Prenant la tête du championnat du monde après ce triomphe au Québec, le pilote anglais ne la lâchera qu’en septembre, après deux courses ratées en Italie et en Singapour, qui signeront la résurrection du phénix espagnol Alonso, qui aura mangé son pain noir durant tout l’été derrière les Red Bull Renault et les McLaren Mercedes …

o  Pourquoi c’est inoubliable : une fantastique bataille au couteau entre Hamilton, Button et Alonso, dans un mouchoir de poche, les trois pilotes tirant la substantifique moelle de leurs bolides et le pilote métis s’imposant avec une marge infime sur le tracé canadien.

En dehors du top 5, on peut citer plusieurs éditions de la manche australienne …

En 1978, Gilles Villeneuve s’attire tous les superlatifs vu son fantastique sens de la vitesse révélé à l‘été 1976 face au futur champion du Monde James Hunt dans une course de Formule Atlantic à Trois  Rivières. Raillé par ses détracteurs pour sa fougue mal canalisée, le Canadien fait sensation et décroche sa première victoire à domicile, sortant de l’ombre de son expérimenté coéquipier chez Ferrari, l’Argentin Carlos Reutemann.

En 1981, une pluie apocalyptique inonde le circuit de Montréal, Jacques Laffite émerge du chaos sur Ligier Talbot devant John Watson et Gilles Villeneuve. Le pilote français maintient ainsi l’espoir de couronne mondiale avant l’ultime manche du championnat du monde, sur le parking de l’hôtel Caesars Palace de Las Vegas, face à Nelson Piquet et Carlos Reutemann.

En 1989, un problème moteur sonne le glas des espoirs d’Ayrton Senna à trois tours du but alors que la pluie a noyé le circuit Gilles Villeneuve. Le Belge Thierry Boutsen hérite de façon inespérée de la tête du Grand Prix et gagne sa première victoire en F1, la première également du binôme Williams Renault qui en décrochera 63 jusqu’en septembre 1997, sans oublier celle décrochée en mai 2012 par le Vénézuélien Pastor Maldonado en Espagne.

En 1990, Gerhard Berger est victime d’une pénalité d’une minute pour départ anticipé et court le Grand Prix avec une épée de Damoclès. Son coéquipier brésilien chez McLaren Honda, Ayrton Senna, tire les marrons du feu et remporte la victoire, sa deuxième consécutive après son succès dans le dédale monégasque. Avec cette troisième victoire en cinq courses, Senna se pose en grand favori pour le titre mondial en 1990, mais la réaction d’Alain Prost et de la Scuderia Ferrari ne va pas tarder avec l’été qui débute …

En 1995, Jean Alesi monte (enfin) sur la plus haute marche du podium. Révélé en juin 1989 par une quatrième place pour son baptême du feu au Castellet, propulsé grand espoir de la F1 après son duel avec Ayrton Senna en 1990 à Phoenix, le Provençal n’a pu tirer la quintessence de son potentiel entre 1991 et 1994 chez Ferrari, l’écurie tombant de Charybde en Scylla : Prost limogé fin 1991, Piero Fusaro remplacé à la présidence par le marquis Luca Cordero Di Montezemolo. Telle Rome après Néron ou Pompéi après l’éruption du Vésuve, Ferrari est en ruines, un véritable château de cartes soufflé par le vent … L’arrivée de Jean Todt en juillet 1993, après tant de succès pour Peugeot et le veto de Jacques Calvet de créer une écurie de F1 Peugeot, remet la Scuderia sur les bons rails afin de gravir l’Everest, Graal qui sera atteint en 2000 avec Michael Schumacher. D’origine sicilienne, Alesi possède un attachement viscéral à l’écurie italienne de Maranello et à son célèbre cheval cabré. Profitant pour une fois des ennuis des autres pilotes, le Français décroche enfin la timbale à son 91e départ en F1, Thierry Boutsen ayant dû attendre 95 courses pour débloquer son compteur, également au Canada en 1989. Entouré des pilotes de Jordan Peugeot Eddie Irvine et Rubens Barrichello, Jean Alesi sublime l’effetunderdog de l’outsider qui gagne au détriment des favoris Damon Hill, David Coulthard et Michael Schumacher. Ce sera l’unique défaite du Losange Renault en 1995, avec ses deux écuries Williams et Benetton assurant une razzia pour les moteurs V10 de Viry Châtillon. Le paddock est unanime à féliciter le tenace pilote avignonnais, radieux sur le podium canadien en ce 11 juin 1995, le jour même de ses 31 ans. Exception faite des innombrables victoires d’Alain Prost avec McLaren, Ferrari ou Williams entre 1981 et 1993, la France attendait une victoire depuis René Arnoux fin 1983 à Zandvoort, déjà sur un bolide écarlate marqué du Cavallino Rampante …

En 1997, Jacques Villeneuve se met trop de pression à domicile. Dauphin de son coéquipier Damon Hill en 1996 à domicile, le Québécois et fils de la légende Gilles Villeneuve débarque en 1997 comme favori du Mondial, et leader du classement provisoire après Barcelone (30 points contre 27 à son challenger Michael Schumacher). L’aigle de Kerpen signe la pole position sur sa Ferrari F310B face au pilote canadien malgré la véloce Williams Renault FW19. Le Grand Prix est marqué par la faute de pilotage de Jacques Villeneuve dès le deuxième tour. Le pilote de Grove KO après son crash dans le mur faisant face aux stands, Schumacher l’emporte après drapeau rouge, suite à l’accident d’Olivier Panis sur Prost Mugen Honda. 3e du championnat après deux podiums à Interlagos et Barcelone, le Français voit sa belle dynamique contrariée avec cet accident, qui porte l’estocade à sa chance de finir 3e du Mondial derrière le duo J.Villeneuve / M.Schumacher. Lancé pour une superbe saison 1997, Panis finira sa carrière dans l’anonymat du peloton, malgré une année sabbatique en 2000 en tant que pilote essayeur chez McLaren Mercedes, mais aucun top team n’embauchera le pilote grenoblois en 2001, Panis terminera donc son parcours chez BAR Honda et Toyota dans le ventre mou du peloton, loin des espoirs nés de sa victoire en 1996 à Monaco et de son fulgurant début de saison 1997 avec l’écurie Prost.

En 1998, Michael Schumacher franchit le Rubicon par une manœuvre anti sportive face à son compatriote Heinz-Harald Frentzen. Profitant des déboires des McLaren Mercedes de Coulthard et Häkkinen, le double champion du monde s’impose en terre canadienne et réduit l’écart avec le Finlandais Volant de Woking, pour sa deuxième victoire de la saison. Enchaînant par deux autres victoires en France et en Grande-Bretagne, l’aigle de Kerpen s’impose comme le véritable rival d’Häkkinen pour la couronne mondiale 1998, et le duel McLaren / Ferrari s’impose comme le leitmotiv de cette saison qu’on avait cru trop vite acquise à Woking.

En 2000, Michael Schumacher s’envole dans la course au titre en l’emportant sous la pluie canadienne, tandis que les McLaren Mercedes se noient au sens propre comme au sens figuré. Tutoyant la perfection à Montréal, le Kaiser devance Rubens Barrichello et décroche sa 40e victoire parmi l’élite des pilotes, sa cinquième de la saison 2000, celle qui justifiera l’emploi du superlatif le lendemain par les journaux tant l’Allemand semble le favori suprême pour la couronne mondiale. Personne ne se doute alors que le Goliath de Ferrari va vivre un été de jachère, de disette, une traversée du désert tandis que le David de Woking, Coulthard et son frère ennemi Mika Häkkinen vont faire fondre comme neige au soleil l’avance accumulée par le Baron Rouge depuis l’ouverture du Mondial en Australie. Mais en 2000 comme en 2003 après cinq courses sans victoire, l’Allemand renaîtra de ses cendres tel le phénix en Italie sur l’autodrome de Monza, avant une apothéose finale à Suzuka devant un challenger finlandais courant pour McLaren Mercedes (Häkkinen en 2000, Räikkönen en 2003). Le gladiateur québécois Jacques Villeneuve termine 4e de façon héroïque tandis que le pilote italien Giancarlo Fisichella termine sur le podium canadien pour la quatrième saison consécutive (1997 avec Jordan Peugeot, 1998, 1999 et 2000 avec Benetton Supertec)

En 2007, le rookie britannique Lewis Hamilton remporte la course avec une assurance de vétéran, alors qu’Alonso  et Räikkönen trébuchent au Canada. Pour son sixième départ en F1, le pilote métis, nouveau prodige de McLaren Mercedes surnommé Black Senna en raison de son casque jaune et de sa virtuosité rappelant celui de l’archange brésilien, reprend à son coéquipier espagnol la tête du classement qu’il avait déjà occupé entre Barcelone et Monaco, avant d’enfoncer le clou par un deuxième succès à Indianapolis, avec une autorité au premier tour face à l’homme d’Oviedo, en proie au doute à Woking.

En 2011, Red Bull et Adrian Newey atteignent la quadrature du cercle avec le diffuseur soufflé qui fait de la RB007 une arme absolue, une implacable fusée pilotée avec maestria et brio par Sebastian Vettel. Seulement battu en Chine par Lewis Hamilton, le champion du monde 2010 s’incline dans le dernier tour sous la pluie, Jenson Button récupérant in extremis la victoire sur le circuit québécois, et relançant les chances de McLaren dans la course au titre, malgré l’avance colossale prise par Baby Schumi …

En 2014, Daniel Ricciardo remporte sa première victoire en F1 à Montréal. Non content de conforter sa domination sur le quadruple champion du monde Sebastian Vettel au sein de l’écurie Red Bull Renault, l’Australien brise l’hégémonie Mercedes AMG après les six victoires des flèches d’argent depuis le début de saison, quatre pour Lewis Hamilton et Nico Rosberg. Daniel Ricciardo sera le seul pilote à gagner des courses en 2014, à Montréal, Budapest et Spa Francorchamps, s’adjugeant les miettes du festin de l’écurie de Stuttgart qui effectuera une véritable razzia avec 16 victoires, 11 pour l’Anglais et 5 pour l’Allemand. Mercedes a atteint la quadrature du cercle en profitant du nouveau règlement instituant le retour des moteurs turbo, tandis que Red Bull vit son chant du cygne, le tandem Newey / Vettel étant battu après quatre saisons d’une implacable férule sur l’élite du sport automobile de vitesse.

 

 

  1. avatar
    27 mai 2015 a 14 h 49 min

    Le GP du Canada est une course sans ennui du fait de l’étroitesse du tracé et des pièges nombreux, dont le fameux mur des stands fatal à Jacques Villeneuve en 1997 ou Michael Schumacher en 1999.

    Eddie Jordan disait qu’on ne s’ennuyait jamais au Québec, et il avait raison.

  2. avatar
    29 mai 2015 a 16 h 15 min

    Oui, le circuit est sympa. Je l’ai parcouru à vélo à quelques reprises. Il est également ouvert aux rollerblades et aux voitures (vitesse: 30).

  3. avatar
    29 mai 2015 a 20 h 09 min

    Salut Fabrice,

    Je n’y suis allé qu’une fois à Montréal, en mars 2014 pour mon travail, bizarre de voir l’Ile Notre-Dame sous la neige avec la Biosphère et le Casino.

    Ville très sympa au demeurant !

  4. avatar
    1 juin 2015 a 20 h 39 min

    Ah t’aurais dû me le dire, on aurait pu se rencontrer ;). Cela dit, effectivement il est difficile d’imaginer à quel point l’hiver et l’été sont contrastés ici.

  5. avatar
    2 juin 2015 a 10 h 37 min

    Je savais pas que tu étais au Canada à ce moment là, dommage en effet. Mais bon j’étais très pris entre le boulot et des amis Français expatriés là bas.

    Tu loges sur le Plateau comme beaucoup de Frenchies j’imagine ?

  6. avatar
    4 juin 2015 a 19 h 46 min

    Haha, je plaisantais Axel (à moitié). J’y habite depuis 1997 (mais j’étais en France pour 98 et 2000!!!). J’habite à présent dans le West-Island, et auparavant dans le quartier Côte des Neiges.

    Le Plateau est un quartier prestigieux pour les jeunes adultes branchés, mais les prix sont devenus excessifs depuis une dizaine d’années.

    PS: je viens seulement de réaliser que tu fais les tops 5 de chaque Grand Prix en fonction de la prochaine course de F1 ! (oui je sais… un peu lent à l’allumage).

  7. avatar
    5 juin 2015 a 8 h 19 min

    Pas forcément en fonction du prochain GP, c’est selon l’envie, j’ai pas encore fait Monaco par exemple.

    Le prochain sera l’Espagne je pense.

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