F1 : Les pilotes ont tous leurs circuits maudits ou fétiches
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F1 : Les pilotes ont tous leurs circuits maudits ou fétiches

Chaque pilote a son circuit favori où la réussite est avec lui, tel un bastion imprenable, et ses circuits maudits où la scoumoune le poursuit année après année, tel le sparadrap du capitaine Haddock qui ne veut jamais s’en aller.

Le concept de circuit fétiche n’est pas juste lié au nombre de victoires et podiums réussis sur un Grand Prix, c’est aussi un problème de feeling, de sentiment de bien-être, tel un jardin secret où rien ne peut arriver, surtout pas le pire.

Nelson Piquet (23 victoires entre 1980 et 1991, avec Brabham Cosworth, Brabham BMW, Williams Honda et Benetton Ford, 3 titres mondiaux en 1981 avec Brabham Cosworth, 1983 avec Brabham BMW et 1987 avec Williams Honda)

-  Circuit fétiche : triple vainqueur à Monza en 1983, 1986 et 1987, Nelson Piquet a relancé ses chances de sacre en 1983 avec Brabham BMW sur l’autodrome lombard. Souvent en réussite en Italie, le pilote carioca a aussi beaucoup gagné à Hockenheim, avec trois succès en 1981, 1986 et 1987.

-  Circuit maudit : pour Nelson Piquet, “courir à Monaco, c’était comme faire du vélo dans son salon“. Le Carioca n’aimait  pas le circuit de la Principauté, terminant dauphin d’Ayrton Senna à Monaco en 1987, quelques semaines après son terrible accident à Tamburello sur le circuit d’Imola.

 

Alain Prost (51 victoires entre 1981 et 1993, avec Renault, McLaren TAG Porsche, McLaren Honda, Ferrari et Williams Renault, 4 titres mondiaux en 1985 et 1986 avec McLaren TAG Porsche, 1989 avec McLaren Honda et 1993 avec Williams Renault)

-  Circuit fétiche : s’il gagna six fois au Brésil dont cinq fois à Jacarepagua (Rio de Janeiro), six fois en France dont quatre au Castellet, cinq fois à Silverstone et quatre fois à Monaco, la chasse gardée du Professeur était Estoril, car Prost y dominait la concurrence sauf en 1985 où l’aquaplaning le piégea le jour de la première victoire de son futur grand rival, Ayrton Senna. Vainqueur en 1984, 1987 et 1988, Prost y termina deuxième en 1986 derrière Mansell quelques jours après le décès de son frère aîné Daniel. Piégeant Gerhard Berger en 1987, dépassant Senna avec orgueil au deuxième tour en 1988, Prost a connu une cruelle désillusion au Portugal en 1990, étant trahi par son coéquipier Nigel Mansell qui le tassa contre le mur au départ. C’est là que Prost perdit le titre qu’il aurait pu conquérir pour  Ferrari, couronne qui resta utopique jusqu’en 2000 pour Maranello avant que le Kaiser Schumacher n’atteigne l’Everest. L’Allemand gagna en 1993 l’ultime Grand Prix du Portugal d’Alain Prost, où le Français coiffa pour la quatrième fois les lauriers mondiaux, sortant le drapeau bleu blanc rouge à la façon de son rival Ayrton Senna, dont le rituel était de brandir le drapeau brésilien.

-  Circuit maudit : Prost n’a jamais gagné au Japon (1987-1993) ni en Hongrie (1986-1993) mais c’est surtout plus Suzuka plus que Budapest qui fut un circuit maudit pour le Français. En 1988, Prost y perd le titre, dépassé par un Senna revenu du diable vauvert qui vient lui porter l’estocade sous la pluie japonaise. En 1989, les deux titans de McLaren s’accrochent après une année pleine de déchirures, marquée par les épisodes d’Imola et Pembrey. Prost abandonne, Senna reprend sa route dépassant Nannini qui sera finalement vainqueur après le déclassement du virtuose brésilien. En 1990, parti en tête devant Senna, Prost est percuté par la McLaren de son rival. La Ferrari agonise dans un nuage de poussière, Senna remporte avec brutalité son deuxième titre mondial sur les terres de Honda. En 1991, terminant 4e avec Ferrari, Alain Prost évoque son bolide écarlate en indiquant qu’un bon chauffeur de camion aurait fait aussi bien que lui. Viré sans préavis par la Scuderia, Prost prend une année sabbatique en 1992. En 1993, malgré les qualités de sa Williams Renault, le succès sur le juge de paix nippon reste hors de portée, et Prost termine dauphin d’une course gagnée par Ayrton Senna. Pensant qu’il s’agit de leur dernier podium commun, Prost est déçu de voir le Brésilien rester de marbre, avant l’ultime course d’Adelaïde où les deux dinosaures de la F1 feront la paix des braves sur un inoubliable podium australien.

 

Nigel Mansell (31 victoires entre 1985 et 1993 avec Williams Honda, Ferrari et Williams Renault, 1 titre mondial en 1992 avec Williams Renault)

-  Circuit fétiche : triple vainqueur à Silverstone, Nigel Mansell a électrisé l’ancien aérodrome de la Royal Air Force en 1987, 1991 et surtout 1992. Le Taureau de l’île de Man était comme galvanisé à domicile. Dépassant avec ruse son coéquipier Nelson Piquet en 1987, Mansell gagne pour la troisième fois sur le sol de la Perfide Albion après deux victoires à Brands Hatch (1985 au GP d’Europe et 1986 au GP de Grande-Bretagne). En 1991, l’épouvantail Mansell confirme sa remontée au classement face à un Senna contraint de jouer à l’épicier avec Woking, fort de la supériorité de la Williams Renault FW14 sur la McLaren Honda MP4/6. C’est surtout le V12 Honda qui handicape le Pauliste par rapport au V10 Renault du Britannique. Clin d’œil du destin, le tour d’honneur de Mansell se fait avec Ayrton Senna agrippé à sa Williams, le double champion du monde étant tombé en panne sèche. En 1992, Mansell tire la quintessence de sa FW14B, tutoyant la perfection et s’attirait tous les superlatifs. Ecrasant Riccardo Patrese le samedi en qualifications, la figure de proue de Williams Renault  fait de même le dimanche en course, avec 39 secondes d’avance et un meilleur tour plus rapide de 1’’81 que Michael Schumacher, le deuxième pilote le plus véloce sur le circuit anglais. La foule de Silverstone sait qu’elle tient en Big Moustache le premier champion du monde britannique depuis James Hunt en 1976.

-  Circuit maudit : comme Jim Clark ou Nelson Piquet, Nigel Mansell ne s’est jamais imposé dans le dédale de Monaco. Le labyrinthe du Rocher lui fut toujours comme un sanctuaire interdit. Deuxième en 1991 derrière Ayrton Senna, le Britannique l’est encore en 1992, lui qui visait un sixième succès consécutif dans les rues de la Principauté. Un changement de pneus en fin de course, lié à un étranger problème d’écrou de roues, condamne Mansell à la cruelle place du dauphin, celle ingrate du premier des perdants. Comme il est impossible de dépasser sur l’exigu circuit monégasque, le Britannique se contente du premier accessit, tandis que Senna égale le record de Graham Hill au bord de la mer Méditerranée (5 victoires). A noter que le pilote anglais n’a jamais gagné au Japon, à Suzuka.

 

Ayrton Senna (41 victoires entre 1985 et 1993 avec Lotus Renault, Lotus Honda, McLaren Honda et McLaren Ford, 3 titres mondiaux en 1988, 1990 et 1991 avec McLaren Honda)

-  Circuit fétiche : nourri au nectar et à l’ambroisie, le champion brésilien était un surdoué. C’est à Monaco que Senna s’exprimait comme un poisson dans l’eau, tirant la substantifique moelle de son talent exceptionnel : chasse de la pole position, gestion du trafic, interdiction de la moindre faute de trajectoire, le dédale monégasque lui convenait comme un gant. Mais comme tous les as de la F1, Senna était à l’aise sur n’importe quel circuit, capable de claquer un chrono après un ou deux tours de repérage. A Spa Francorchamps, Detroit, Monza, Montréal, Budapest ou encore Suzuka, le natif de Sao Paulo faisait également des merveilles, tout comme à Interlagos où il gagna deux émouvantes victoires en 1991 et 1993 devant son public. A Monaco, Senna devint en 1993 recordman des victoires avec six triomphes, là où s’il était révélé en 1984 sous une pluie apocalyptique. Lauréat dès 1987 avec la livrée bouton d’or Camel de Lotus, Ayrton Senna échoua en 1988, piégé à distance devant Prost qui lui fit commettre le péché d’orgueil via une inutile chasse au record du tour, qui le conduisit à ce crash contre le rail au virage du Portier juste avant le célèbre tunnel. Entre 1989 et 1993, la clé de voûte du team McLaren s’imposa cinq fois sur les terres du prince Rainier, ayant même la baraka en 1992 et 1993, où les malheurs de Nigel Mansell la première année, d’Alain Prost et Michael Schumacher lui permirent de gagner à nouveau dans son bastion azuréen.

-  Circuit maudit : plus qu’un circuit en particulier même s’il ne gagna jamais à Kyalami, Zandvoort ou encore à Zeltweg, c’est au Grand Prix de France que Senna fut maudit. Alors que Prost s’imposa cinq fois au Brésil entre 1984 et 1990 durant la carrière de Senna, ce dernier ne put jamais triompher sur les terres de son plus grand rival, pas plus à Dijon Prenois en 1984, qu’au Castellet entre 1985 et 1990, ou à Magny-Cours entre 1991 et 1993. Dauphin de Prost en 1988 sur le Paul-Ricard, Senna termina 3e en 1990 sur le circuit provençal puis de nouveau 3e en 1991 quand le tracé de Nevers Magny-Cours fut étrenné en présence du président de la République François Mitterrand. En 1992, percuté par Michael Schumacher en pneus froids au premier tour à Magny-Cours, Senna vit encore un grain de sable sonner le glas de ses espoirs en terre française. Mais s’il fallait vraiment désigner un circuit maudit pour le Pauliste Senna, c’était Rio de Janeiro (Jacarepagua), sur les terres de Nelson Piquet, où Senna fut souvent en manque de réussite à part une deuxième place en 1986 … derrière son ennemi et compatriote ! Disqualifié en 1988, onzième en 1989 après un accrochage au départ avec Gerhard Berger et Riccardo Patrese, Senna ne gagna le Grand Prix du Brésil qu’en 1991, soit au huitième essai, un an après le déménagement vers Interlagos, circuit de sa ville natale, Sao Paulo, comme un symbole que la F1 brésilienne n’était plus représentée par Nelson Piquet Soutomayor mais par Ayrton Senna da Silva.

 

Damon Hill (22 victoires entre 1993 et 1998 avec Williams Renault et Jordan Mugen Honda, 1 titre mondial en 1996 avec Williams Renault)

-  Circuit fétiche : triple vainqueur à Spa Francorchamps en 1993, 1994 et 1998, Damon Hill aimait la course belge même s’il fut sévèrement battu sur le toboggan des Ardennes par son rival Michael Schumacher en 1995. Le fils de Graham fut aussi en réussite à Suzuka, vainqueur en 1994 et 1996 et y décrochant à la deuxième occasion son titre mondial, apothéose personnelle à 36 ans pour un pilote qui allait être remercié par Frank Williams et remplacé par Heinz-Harald Frentzen dans l’optique de la saison 1997.

-  Circuit maudit : jamais Hill ne put l’emporter à Monaco, où il termina néanmoins deuxième en 1993 et 1995. Parti en pole position en 1995, il fut surclassé par Michael Schumacher qui y fit triompher le Losange de Renault avec Benetton. En 1996, l’Allemand ayant gâché sa pole position en tapant au Portier dès le premier tour, Hill croyait pouvoir décrocher la timbale mais il dut aussi abdiquer dans sa quête du Graal.

 

Michael Schumacher (91 victoires entre 1992 et 2006 avec Benetton Ford, Benetton Renault et Ferrari, 7 titres mondiaux en 1994 avec Benetton Ford, en 1995 avec Benetton Renault, en 2000, 2001, 2002, 2003 et 2004 avec Ferrari)

-  Circuit fétiche : la liste de ses succès, épaisse comme un almanach, donne le tournis mais jamais l’Allemand n’est tombé dans le syndrome de la tour d’ivoire, cherchant à s’améliorer saison après saison, bien qu’il fut au pinacle de la F1 entre 1994 et 2006 et qu’il fut régulièrement plébiscité meilleur pilote du monde après le décès de l’archange Senna en 1994 à Imola. Le jardin du Kaiser était Spa Francorchamps où il remporta 6 victoires, même s’il fut aussi en verve à Montréal (7 victoires), Magny-Cours (8 victoires), Imola (7 succès), Monaco (5 victoires), Suzuka (6 victoires), Monza (5 victoires), le Nürburgring (5 victoires) et Indianapolis (5 victoires). Le circuit wallon fut spécial pour Michael Schumacher, puisqu’il était le plus proche de sa ville d’enfance, Kerpen, située de l’autre côté de la frontière germano-belge. En 1991, remplaçant Bertrand Gachot chez Jordan grâce à l’intense lobbying de Mercedes (Jochen Neerspach) et de Willi Weber, le pilote allemand se révéla par une stupéfiante 7e place en qualifications. Dès 1992, après une course pleine de panache sous la pluie, Schumacher l’emporte en Belgique, premier succès d’une longue liste de triomphes parmi l’élite des pilotes. Dauphin de Damon Hill en 1993 dans les Ardennes, le Kaiser gagne en 1994 sur le juge de paix mais se voit disqualifié pour une sombre histoire de fond plat non conforme. En 1995, remontant de façon implacable de la 16e place vers la tête du Grand Prix, le fer de lance de Benetton reprend son idylle avec le toboggan ardennais. Le lien viscéral avec Spa continue après le passage de Schumi chez Ferrari, le double champion du monde l’emportant en Belgique en 1996 et 1997. Piégé par le brouillard en 1998 alors qu’il dominait outrageusement sous un circuit gorgé d’eau après l’ouverture des vannes célestes, Goliath Schumacher percute David Coulthard et voit le titre mondial 1998 devenir utopique contre l’autre flèche d’argent de McLaren, celle de Mika Häkkinen. Absent en 1999 après sa blessure à Silverstone, Michael Schumacher croit tenir la victoire en 2000 mais se voit dépasser par le Finlandais Häkkinen, auteur d’un dépassement d’anthologie à deux tours du terme. Après cette joute contre son rival de McLaren, Schumacher revient plus fort. Débarrassé de la pression après avoir ressuscité le phénix Ferrari en octobre 2000, l’ogre allemand l’emporte en 2001, battant le record d’Alain Prost avec une 52e victoire en F1. En 2002, le Baron Rouge, déjà titré pour la cinquième fois depuis Magny-Cours, ridiculise les autres gladiateurs de la vitesse, leur portant l’estocade à un rythme moyen d’une seconde au tour. Lauréat pour la sixième fois en Wallonie, Schumacher est orphelin de Francorchamps en 2003 et 2006 puisque Spa est absent du calendrier mondial, mais y ceint sa septième couronne mondiale en 2004, après une deuxième place derrière le jeune espoir finlandais Kimi Räikkönen, son futur héritier comme roi de Belgique, puisqu’Iceman l’emporte sous la pluie spadoise en 2005, année où tout le monde pense que le Kaiser est atteint par l’usure du pouvoir.

-  Circuit maudit : Schumacher n’a jamais gagné à Yas Marina (Abu Dhabi), Buddh (Inde), Yeongam, Austin, Istanbul Park, Kyalami, Mexico, Donington Park ou encore Marina Bay (Singapour) mais à l’exception du circuit turc, il n’a couru sur ces circuits qu’en 1992-1993 avec Benetton ou entre 2010 et 2012 avec Mercedes, difficile donc de parler de circuits maudits. Par contre, il a couru cinq fois à Adelaïde entre 1991 et 1995 sans y connaître l’ivresse du succès. Même s’il pérennisa les victoires durant quinze ans entre 1992 et 2006, le pilote allemand a connu un circuit maudit, Spielberg en Autriche. En 1997, l’Allemand dépasse Berger sous drapeau jaune et finit 6e, perdant des points précieux dans sa lutte pour le titre mondial contre le Québécois Jacques Villeneuve. En 1998, l’ogre de Kerpen commet sa seule erreur de l’année dans un duel au couteau avec son rival Mika Häkkinen. Absent en 1999, l’Allemand est percuté en 2000 au départ et doit renoncer, laissant Häkkinen et Coulthard lui reprendre de précieux points. Battu en  2001 par David Coulthard en Autriche, l’Allemand sauve les meubles avec une deuxième place cédée in extremis par son coéquipier brésilien, Rubens Barrichello. Sherpa en 2001, le Pauliste se mue en agneau sacrifié dans l’édition 2002 qu’il domine façon incontestable. Mais à la radio, Jean Todt et Ross Brawn décident de franchir le Rubicon en changeant l’ordre du doublé Ferrari en Autriche. Michael Schumacher gagne son 58e succès en F1, une véritable victoire à la Pyrrhus qui va le hanter jusqu’à la fin de l’année, surtout qu’un malheureux incident à Indianapolis ramène l’épée de Damoclès sur leCavallino Rampante.

 

Mika Häkkinen (20 victoires entre 1997 et 2001 avec McLaren Mercedes, 2 titres mondiaux en 1998 et 1999 avec McLaren Mercedes)

-  Circuit fétiche : entre 1998 et 2000, Häkkinen a offert via des joutes superbes avec Michael Schumacher quelques montagnes russes d’adrénaline au public de la F1, en particulier avec ce dépassement génial à Spa Francorchamps en 2000. Mais c’est à Suzuka qu’Häkkinen était chez lui, puisqu’il y gagna deux fois en 1998 et 1999, y décrochant le  titre à chaque fois. En 1998, le leader de McLaren Mercedes piège le Kaiser dans le tour de formation, ralentissant le peloton après avoir compris que la Ferrari F300 surchauffait, d’où ce tour de chauffe menée à bride abattue par l’Allemand. Calant sur la grille, Schumacher avait perdu le titre avant même le money time du Grand Prix du Japon. En 1999, Häkkinen arrive mené par Irvine de quatre points après le doublé Ferrari en Malaisie. En bon Ponce Pilate, Michael Schumacher ne souhaite pas intervenir dans le duel Häkkinen / Irvine. Il rate son départ et perd le bénéfice de la pole position, laissant le Finlandais faire cavalier seul et caracoler en tête sur le circuit nippon. Triple vainqueur à Barcelone entre 1998 et 2000, le Finlandais y connut une cruelle désillusion en 2001 abandonnant dans l’ultime tour.

-  Circuit maudit : jamais Mika Häkkinen ne put gagner en Italie, ni à Imola ni à Monza. En 1994, dès sa première saison complète chez McLaren, le Finlandais termina 3e sur l’autodrome Enzo e Dino Ferrari d’Imola, le jour du décès de l’archange Ayrton Senna, dont Häkkinen avait été l’ultime coéquipier à Woking. Les saisons 1998 et 1999 symbolisent bien la malédiction d’Häkkinen dans la Botte. A Imola, le leader du championnat du monde 1998 fête son centième Grand Prix par un abandon, et voit Michael Schumacher gagner à Monza devant les tifosi. L’Allemand revient à égalité parfaite au classement du championnat, 80 points, mais Häkkinen reste leader au nombre des deuxièmes places, chacun des deux pilotes ayant gagné 6 fois (deux places de dauphin à Buenos Aires et Silverstone pour le Finlandais, contre une à Imola pour l’Allemand). En 1999, Häkkinen abandonne sur deux fautes de pilotage que ce soit en Emilie-Romagne ou en Lombardie. A Imola, trop agressif sur un vibreur après avoir creusé un écart colossal sur le duo Schumacher / Coulthard, le champion du monde en titre est contraint à l’abandon, provoquant l’euphorie des tifosi pour qui l’espoir renaît. A Monza, c’est Heinz-Harald Frentzen qui tire les marrons du feu, Häkkinen ratant le coche après avoir raté une vitesse à la chicane. Le Finlandais, pas verni durant un été maudit (roue baladeuse à Silverstone, collision au premeir virage avec Coulthard à Spielberg, crevaison à haute vitesse à Hockenheim, deuxième place frustrante sans intervention de Ron Dennis à Spa Francorchamps), rentre bredouille de son week-end italien dans le temple de la vitesse. Même en 2000, où il sort d’un été vertueux, Mika n’y arrive pas à Monza où Schumacher arrive fragilisé après le terrible effet psychologique du dépassement de Spa Francorchamps, chef d’œuvre du maestro Häkkinen. Deuxième derrière leKaiser, Häkkinen voit son rival fondre en sanglots en conférence de presse, épilogue d’un week-end sous tension pour Schumi, l’évocation des 41 victoires d’Ayrton Senna par un journaliste faisant fendre l’armure du Baron Rouge.  Six mois plus tôt, Schumacher avait déjà battu Häkkinen sur le sol italien, avec une victoire à Imola pour le début de la saison européenne devant les tifosi ignorant que le Finlandais était victime de pertes de puissance intermittentes de son V10 Mercedes.

 

Fernando Alonso (32 victoires entre 2003 et 2013 avec Renault, McLaren Mercedes, Renault et Ferrari, 2 titres mondiaux en 2005 et 2006 avec Renault)

-  Circuit fétiche : pilote d’exception, véritable gladiateur de la piste par sa combativité sans égal, le natif d’Oviedo a atteint la quadrature du cercle en 2012, conservant une forme stratosphérique durant toute la saison même si Sebastian Vettel cannibalisa la F1 à l’automne pour gagner un troisième titre mondial. En 2012, c’est sous l’orage tropical deSepang qu’Alonso se met en orbite d’une troisième couronne personnelle, afin d’égaler son idole Ayrton Senna et de devenir le premier pilote latin depuis Juan Manuel Fangio en 1956 à gagner le championnat du monde avec la Scuderia Ferrari. En 2005, l’Espagnol avait remporté le titre en lançant idéalement sa saison par une victoire en Malaisie sous la chaleur tropicale de Kuala Lumpur. En 2007, le pilote asturien avait ouvert son compteur chez McLaren Mercedes par un succès en Malaisie. A noter qu’Alonso a aussi gagné trois fois le Grand Prix de Bahrein à Sakhir, en 2005, en 2006 en ouverture du Mondial avec un sublime duel où il croisa le fer contre Michael Schumacher et en 2010 pour sa première course avec Ferrari.

-  Circuit maudit : révélé en 2000 par une victoire en F3 à Spa Francorchamps qui lui permit d’attirer la convoitise d’un certain Flavio Briatore, Fernando Alonso n’a jamais connu la réussite en Belgique une fois monté en F1, pas plus qu’à Interlagos au Brésil même si le circuit pauliste reste un bon souvenir pour l’ancien prodige du Losange, car ce fut sur l’autodrome José Carlos Pace qu’il remporta ses deux couronnes mondiales en 2005 et 2006. En Belgique, circuit qui sépare le bon grain de l’ivraie, Alonso est l’exception qui confirme la règle parmi les ténors des quatre dernières décennies (soit Prost, Senna, Mansell, M.Schumacher, Häkkinen, Räikkönen, Vettel et Hamilton), il n’y a jamais connu la moindre satisfaction. En 2003 et 2006, comme tous ses rivaux, l’Espagnol ne put courir dans les Ardennes, faute de présence de Spa au calendrier de la F1. En 2005, lors d’une saison qui marquait pour beaucoup le chant du cygne duKaiser Schumacher, Fernando Alonso fit honneur à son statut de leader du championnat en terminant dauphin de son rival finlandais Kimi Räikkönen sous la pluie des Ardennes. En 2007, Alonso ne termina que 3e dans les Ardennes derrière les Ferrari de Räikkönen et Massa, à l’issue d’une semaine où le pilote espagnol avait témoigné contre sa propre écurie (McLaren Mercedes) place de la Concorde dans le cadre de l’affaire d’espionnage du Stepneygate. L’Espagnol prit le dessus sur son redoutable coéquipier, le rookie Lewis Hamilton, par après un duel musclé dans le Raidillon de l’Eau Rouge. En 2010, contraint à l’abandon sur le toboggan belge après la pause estivale, Alonso passait du Capitole à la Roche Tarpéienne avant de finir la saison sur les chapeaux de roue, frôlant la couronne mondiale. En 2012, Alonso voit sa partition sans fausse note jouer une première note du requiem, étant sorti par Romain Grosjean qui fait un strike au départ, Lewis Hamilton étant aussi contraint de renoncer. Dauphin de Sebastian Vettel en 2013 sur le juge de paix wallon, Alonso n’a donc jamais gagné en Belgique, pas plus en 2014 avec Ferrari qu’en 2015 avec une McLaren Honda qui le relègue en fond de grille.

 

Kimi Räikkönen (20  victoires entre 2003 et 2013 avec McLaren Mercedes, Ferrari et Lotus Renault, 1 titre mondial en 2007 avec Ferrari)

-  Circuit fétiche : à Spa FrancorchampsIceman semblait chausser ses bottes de sept lieues. Dès 2002, le jeune Finlandais montre toute sa virtuosité sur le probant tracé belge, se hissant en première ligne du Grand Prix de Belgique. Mais le dimanche, Michael Schumacher se révèle tout simplement intouchable, alors que Kimi Räikkönen renonce sur casse moteur. En 2004, Spa étant de retour après une absence en 2003, Räikkönen l’emporte, devenant seulement le deuxième pilote à vaincre le Goliath allemand après Jarno Trulli à Monaco (mais Schumacher avait abandonné). Sauvant l’honneur de Woking en 2004, Iceman récidive en 2005 sous la pluie de Spa. En 2006, Spa est de nouveau absent du calendrier dans une saison que le Finlandais termine vierge de tout succès. En 2007, avec Ferrari, Räikkönen amorce la reconquête du titre via un succès en Belgique. Après une faute de pilotage sous la pression de Lewis Hamilton en 2008 lors d’une édition pluvieuse, Räikkönen signe une ultime victoire avec Ferrari en 2009 devant la surprenante Force India de Giancarlo Fisichella, qui remplacera Luca Badoer pour l’intérim de Felipe Massa blessé à l’œil à Budapest.

-  Circuit maudit : plus encore que Monza ou Hockenheim où il n’a jamais gagné non plus, le Nürburgring était le circuit maudit de Räikkönen, tel un triangle des Bermudes où la victoire lui était confisquée d’office. Iceman y mangea son pain noir plusieurs fois. D’abord en 2003 où après une superbe position avec la vieille MP4/17D (évolution de 2002 en atteignant l’Arlésienne de 2003, la MP4/18 d’Adrian Newey qui ne passa jamais le crash test), Räikkönen dut abandonner, perdant 10 points qui lui auraient offert le titre fin 2003 face à Michael Schumacher. En 2005, victime d’un plat après un dépassement sur le Canadien Jacques Villeneuve, Kimi Räikkönen dut maintenir sous la pression d’Alonso un rythme important au Grand Prix d’Europe sur le circuit de l’Eifel. Mais au début du dernier tour, la suspension avant gauche de la MP4/20 céda. L’épée de Damoclès était tombée, et la Renault d’Alonso vint cueillir une opportuniste victoire, ayant su provoquer l’effet boomerang fatal à Iceman. En 2007, après une belle réaction d’orgueil à Magny-Cours et Silverstone, le Finlandais fut contraint d’abandonner sur le Nürburgring. S’en suivirent sept podiums de rang entre Budapest et Interlagos, avant l’apothéose du titre mondial 2007 acquis au Brésil par le Finlandais, in extremis devant les jumeaux de Woking (Hamilton et Alonso), victimes de leur duel fratricide. A Hockenheim aussi, Räikkönen a mangé son pain noir, avec un abandon en 2003 (victime d’un accrochage au départ du Grand Prix d’Allemagne) et d’une cruelle casse mécanique en 2005 alors qu’il menait la course devant Fernando Alonso, permettant à l’Espagnol de s’envoler au classement avec un 10-0 providentiel, ce qui relança les critiques sur le pilote Renault accusé injustement de courir en épicier derrière Iceman. Quant à Monza, le Finlandais non plus n’est jamais parvenu à y gagner, comme son compatriote Mika Häkkinen avant lui.

 

Lewis Hamilton (40 victoires entre 2007 et 2015 avec McLaren-Mercedes et Mercedes AMG, 2 titres mondiaux en 2008 avec McLaren Mercedes et 2014 avec Mercedes AMG)

-  Circuit fétiche : c’est un secret de polichinelle, mais Lewis Hamilton possède une relation spéciale à Budapest. Vainqueur dès  2007 pour sa première saison sur le tourniquet magyar, Black Senna récidive en 2009 alors que sa McLaren MP4/24 ne lui permet pas défendre le n°1 qui orne son capot. En 2010, Hamilton connaît sa seule déception en Hongrie, abandonnant des points précieux à Mark Webber, Fernando Alonso et Sebastian Vettel, ses rivaux dans l’optique du sceptre mondial. Egalement vainqueur en 2012 avec McLaren, le prodige britannique y remporte sa première victoire avec Mercedes AMG en 2013, celle qui prouve qu’il a fait le bon choix en quittant Woking. A noter qu’Hamilton a également gagné quatre fois au Canada, en 2007 pour son premier succès en F1, en 2010 pour prendre la tête du Mondial, en 2012 puis encore en 2015.

-  Circuit maudit : la razzia Mercedes permettra peut-être à Lewis Carl Hamilton de mettre fin à sa disette à Interlagos, sur les terres de son idole Ayrton Senna avec qui il partage un casque jaune et un talent exceptionnel pour le pilotage d’une F1. En 2007, Hamilton subit un terrible camouflet à Sao Paulo. Débarqué en leader du Mondial, le rookiebritannique perd tout au premier tour. Il commet d’abord le péché d’orgueil de vouloir à tout prix devancer Fernando Alonso dans les S de Senna. Après cette erreur de jeunesse, Hamilton voit sa boîte de vitesses se  bloquer, le temps pour l’ensemble du peloton de le dépasser. S’en suit une formidable remontée mais Hamilton échoue à la 7e place, et voit Kimi Räikkönen le coiffer sur le poteau pour un petit point. Son arrivée au panthéon des champions du monde attendra 2008, où Black Senna finit 5e sous la pluie, passant la Toyota de Timo Glock dans l’ultime virage, alors que Felipe Massa se croit déjà champion du monde après avoir gagné à domicile. En 2012, pour sa course d’adieux avec Woking, Hamilton doit abandonner sa McLaren sur le bord de la route, mais de nouveau le guêpier d’Interlagos lui ôte ses chances de victoire au Brésil. En 2014, Lewis Hamilton dresse la guillotine à partir de Monza et gagne toutes les courses (Monza, Marina Bay, Suzuka, Sotchi, Austin, Abu Dhabi) jusqu’à l’épilogue d’Abu Dhabi, toutes sauf une, Interlagos, où la victoire revient à son coéquipier chez Mercedes, Nico Rosberg.

 

Sebastian Vettel (41 victoires entre 2008 et 2015 avec Toro Rosso Ferrari, Red Bull Renault et Ferrari, 4 titres mondiaux en 2010, 2011, 2012 et 2013 avec Red Bull Renault)

-  Circuit fétiche : difficile de dégager un circuit fétiche pour Baby Schumi, qui fut souvent en réussite à Monza, lieu de son premier succès avec Toro Rosso en 2008 sous la pluie (puis en 2011 et 2013 avec Red Bull), à Marina Bay  (quatre succès dont trois de rang entre 2011 et 2013 à Singapour, et un dernier avec Ferrari en 2015) ainsi qu’à Suzuka, lieu de son réveil dans la course au titre en 2010, de son deuxième sacre en 2011 et de sa remontée en implacable au championnat en 2012 face à Fernando Alonso.

-  Circuit maudit : ce fut très longtemps Budapest mais Vettel a fini par s’y imposer en 2015 sous les couleurs de la Scuderia Ferrari, rendant hommage à Jules Bianchi disparu quelques jours plus tôt. C’est désormais Hockenheim, Vettel n’ayant gagné qu’en Allemagne en 2013 au Nürburgring. L’alternance entre les deux circuits d’outre-Rhin n’a pas aidé l’ancien leader de Red Bull à gagner à Hockenheim là où les frères Schumacher ont triomphé cinq fois sous l’euphorie du Stadium (l’aîné Michael en 1995, 2002, 2004 et 2006, son cadet Ralf en 2001)

Au final, la conclusion est que les circuits fétiches ou maudits ne sont pas forcément ceux où les statistiques sont les plus favorables et défavorables.

 

Nelson Piquet

Circuits les plus favorables : Monza (1983, 1986, 1987) avec 3 victoires en 12 courses (1979 et 1981-1991), Montréal (1982, 1984, 1991) avec 3 victoires en 12 courses (1979-1986 et 1988-1991) et Hockenheim (1981, 1986, 1987) avec 3 victoires en 12 courses (1979-1984 et 1986-1991)

Circuit les plus défavorables : Suzuka (1987-1991), Monaco (1979-1991), Zolder (1982 et 1984), Detroit (1983-1988), Dallas (1984), Spa Francorchamps (1983, 1985-1991), Interlagos (1990-1991), Mexico (1986-1991), Kyalami (1979-1985), Las Vegas (1981-1982), Dijon Prenois (1981, 1982 ,1984), Nevers Magny-Cours (1991), Barcelone (1991), Jarama (1979-1981), Jerez (1986-1990) et Buenos Aires (1980-1981) avec 0 victoire

 

Alain Prost

Circuits les plus favorables : Jacarepagua – Rio de Janeiro (1982, 1984, 1985, 1987, 1988) avec 5 victoires en 9 courses (1981-1989) et Silverstone (1983, 1985, 1989, 1990 et 1993) avec 5 victoires en 9 courses (1981, 1983, 1985, 1987-1991 et 1993)

Circuit les plus défavorables : Suzuka (1987-1991 et 1993), Donington Park (1993), Budapest (1986-1991 et 1993), Zolder (1982 et 1984), Detroit (1983-1988), Dallas (1984), Las Vegas (1981-1982) et Buenos Aires (1980-1981) avec 0 victoire

 

Nigel Mansell

Circuits les plus favorables : Silverstone (1987, 1991 et 1992) avec 3 victoires en 9 courses (1981, 1983, 1985, 1987-1992) et Estoril (1986, 1990 et 1992) avec 3 victoires en 9 courses (1984-1992)

Circuit les plus défavorables : Suzuka (1987-1992 et 1994), Monaco (1980-1992) et Dijon Prenois (1981, 1982, 1984), Las Vegas (1981-1982), Detroit (1983-1988), Dallas (1984) et Phoenix (1989-1991) avec 0 victoire

 

Ayrton Senna

Circuits les plus favorables : Monaco (1987, 1989, 1990, 1991, 1992 et 1993) avec 6 victoires en 10 courses (1984-1993)

Circuit les plus défavorables : Jacarepagua (1984-1990), Dallas (1984), Dijon Prenois (1984), Castellet (1985-1990), Magny-Cours (1991-1993), Zolder (1984), Kyalami (1984-1985 et 1992-1993), Zandvoort (1984-1985), Zeltweg (1984-1987), Brands Hatch (1984-1986), Barcelone (1991-1993) et Aïda (1994) avec 0 victoire

 

Michael Schumacher

Circuits les plus favorables : Nevers Magny-Cours (1994, 1995, 1997, 1998, 2001, 2002, 2004 et 2006)  avec 8 victoires en 15 courses (1992-2006)

Circuit les plus défavorables : Adelaïde (1991-1995), Mexico (1992), Donington Park (1993), Kyalami (1992-1993), Istanbul Park (2005-2006), Marina Bay (2010-2012), Yas Marina (2010-2012), Yeongam (2010-2012), Buddh (2011-2012) et Austin (2012) avec 0 victoire

 

Damon Hill

Circuits les plus favorables : Spa Francorchamps (1993, 1994 et 1998)  avec 3 victoires en 7 courses

Circuit les plus défavorables : Monaco (1993-1999), Donington Park (1993), Aïda (1994-1995), Jerez (1994 et 1997), Spielberg (1997-1999), Sepang (1999) et le Nürburgring (1995-1999) avec 0 victoire

 

Mika Häkkinen

Circuits les plus favorables : Barcelone (1998, 1999 et 2000) avec 3 victoires en 10 courses

Circuit les plus défavorables : Imola (1991-1992 et 1994-2001), Monza (1991-1992 et 1994-2001), Oscar Galvez (1995-1998), Estoril (1991-1996), Sepang (1999-2001), Mexico (1991-1992), Aïda (1994-1995), Kyalami (1991-1992) et Adelaïde (1991-1995) avec 0 victoire

 

Fernando Alonso

Circuits les plus favorables : Sakhir (2005, 2006 et 2010) et Sepang (2005, 2007 et 2010) avec 3 victoires

Circuit les plus défavorables : Spa Francorchamps (2001, 2004-2005 et 2007-2015), Interlagos (2001, 2003-2015), Buddh (2011-2013), Abu Dhabi (2009-2015), Austin (2012-2015), Indianapolis (2001 et 2003-2006), Spielberg (2001, 2003 et 2014-2015) et Istanbul Park (2005-2011) avec 0 victoire

 

Kimi Räikkönen

Circuits les plus favorables : Spa Francorchamps (2004, 2005, 2007 et 2009) avec 4 victoires en 11 courses (2001-2002, 2004-2005, 2007-2009 et 2012-2015)

Circuit les plus défavorables : Monza (2001-2009 et 2012-2015), Nürburgring (2001-2007, 2009 et 2013), Hockenheim (2001-2006, 2008, 2012 et 2014), Yeongam (2012-2013), Austin (2012), Marina Bay (2008-2009 et 2012-2015), Spielberg (2001-2003 et 2014-2015), Buddh (2012-2013), Valence (2008-2009 et 2012), Indianapolis (2001-2007) et Mont Fuji (2007-2008) avec 0 victoire

 

Lewis Hamilton

Circuits les plus favorables : Budapest (2007, 2009, 2012 et 2013) avec 4 victoires en 9 courses (2007-2015), et Montréal (2007, 2010, 2012 et 2015) avec 4 victoires en 8 courses (2007-2008 et 2010-2015)

Circuit les plus défavorables : Interlagos (2007-2014), Yeongam (2010-2013), Buddh (2011-2013), Spielberg (2014-2015) et Valence (2008-2012) avec 0 victoire

 

Sebastian Vettel

Circuits les plus favorables : Suzuka (2009, 2010, 2012 et 2013) avec 4 victoires en 7 courses (2009-2015), Marina Bay (2011, 2012, 2013 et 2015) avec 4 victoires en 8 courses (2008-2015) et Sepang (2010, 2011, 2013 et 2015) avec 4 victoires en 8 courses (2008-2015)

Circuit les plus défavorables : Sotchi (2014), Spielberg (2014-2015), Hockenheim (2008, 2010 et 2012), Indianapolis (2007) et Mont Fuji (2007-2008) avec 0 victoire

  1. avatar
    9 mars 2016 a 18 h 08 min

    On verra en 2016 si Vettel à Singapour, Rosberg à Monaco ou Hamilton à Budapest poursuivent leur lien special avec ces circuits.

    Inversement, je vois mal Alonso briser sa malediction à Spa, tandis qu’Hamilton aura l’occasion d’enfin gagner à Interlagos sur les terres de son idole Ayrton Senna.

  2. avatar
    22 mars 2016 a 10 h 25 min
    Par Kaiser

    Pour Kimi, c’est vrai qu’en Allemagne il a rarement eu de chance sauf chez Lotus ou il coiffe la 3e place de Button suite à sa pénalité après une belle remontée.

    En circuit fétiche, même si il n’a jamais gagner, il est généralement très bon sur le circuit de Bahrein ou il culmine quand même 7 podiums, et également le GP de Hongrie ou il possède beaucoup de podium.

    Alonso et Spa, ah cette mauvaise histoire d’amour…Incroyable qu’un pilote comme lui n’a jamais réussi a gagner une course là-bas.

  3. avatar
    22 mars 2016 a 10 h 29 min
    Par Kaiser

    Pour Vettel, son circuit fétiche est clairement Singapour. Car généralement il archi domine la course. Regarder 2013 ou il roule 2,5s plus vite au tour que les autres ou 2015 ou il domine outrageusement la course.

  4. avatar
    22 mars 2016 a 11 h 39 min

    Salut Kaiser,

    Oui plus encore que Suzuka, Marina Bay est LE circuit de Vettel en effet, il faut se rappeler les editions 2011 et 2013 où l’Allemand avait littéralement laminé la concurrence.

    Quant à Alonso, oui étrange pour Spa Francorchamps, il n’a pas été aide par l’absence de la Belgique en 2003 et surtout 2006.
    Mais rien ne dit qu’il aurait battu Schumacher et Raikkonen dans les Ardennes ces deux années là.

    Enfin pour Iceman, il faut rappeler que l’Italie est hostile à tous les Finlandais, ni Keke Rosberg ni Mika Hakkinen n’y ont jamais gagné, Hakkinen gachant stupidement ses chances lors de l’édition 1999 des GP de St Marin et d’Italie, avec deux fautes de pilotage à Imola et Monza sur sa McLaren Mercedes MP4/14.

  5. avatar
    22 mars 2016 a 11 h 41 min

    Au niveau des écuries, McLaren adore Monaco, la Belgique et la Hongrie par exemple.

    Renault est “maudit” à Monaco (seulement 3 victoires en 1995 avec Benetton, 2004 et 2006 via le Renault F1 team), idem pour Williams ou meme Ferrari (seulement 9 victoires et disette depuis 2001 déjà).

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