Federer – Djokovic, l’affiche qui a pris son temps pour devenir un classique
Photo Panoramic

Federer – Djokovic, l’affiche qui a pris son temps pour devenir un classique

A partir de 2014, l’affiche entre le Suisse et le Serbe est devenue le nouveau classique du tennis mondial, suite à la baisse de régime de l’Espagnol Rafael Nadal, troisième larron de l’implacable Big Three né en 2007.

Monte-Carlo 2006, 32e de finale (victoire Federer 6-3, 2-6, 6-3)

Pour son premier match contre l’ogre suisse, le jeune espoir serbe, qui n’a pas encore soufflé ses 19 bougies, prend un set à Roger Federer sur la terre battue de Monte-Carlo. Alors classé 63e mondial à l’ATP, Novak Djokovic va ensuite atteindre les quarts de finale à Roland-Garros 2006, avant de buter sur l’autre titan du circuit masculin, l’Espagnol Rafael Nadal, déjà roi de l’ocre parisien.

Coupe Davis 2006, play-off (victoire Federer 6-3, 6-2, 6-3)

Le virtuose de Bâle n’a pas souvent joué en Coupe Davis dans ses plus belles années, mais Federer était toujours présent pour éviter à la Suisse de descendre en deuxième division. A Genève dans ce barrage contre la Serbie, le n°1 mondial fait le job, portant l’estocade à son jeune rival Djokovic en trois sets secs.

Open d’Australie 2007, huitième de finale (victoire Federer 6-2, 7-5, 6-3)

Pour leur premier affrontement en Grand Chelem, c’est Roger Federer qui l’emporte, fort d’une forme stratosphérique dans cet Open d’Australie 2007 où il ne concédera pas un seul set du tournoi ! Le Serbe, encore n°14 à l’ATP, va bientôt en exploser dans les tournois majeurs, atteignant la demi-finale à Roland-Garros et Wimbledon 2007, à chaque fois stoppé par Rafael Nadal.

Montréal 2007, finale (victoire Djokovic 7-6, 2-6, 7-6)

Ce match au Canada est primordial puisqu’il s’agit de la première victoire de Novak Djokovic sur Roger Federer (qui menait 4-0 dans leurs confrontations), alors n°1 mondial. Le Serbe remporte aussi son premier Masters 1000 au Québec, et comme un bonheur ne vient jamais seul, le Djoker égale la performance de Boris Becker en 1994, à savoir battre les 3 premiers mondiaux dans le même tournoi (en l’occurrence le n°3 Roddick en quarts, le n°2 Nadal en demi et le n°1 Federer en finale). Mais c’est surtout la fin du premier set qui sort du lot. Nole, du haut de ses 20 printemps, sauve six balles de set avant de s’imposer au jeu décisif. Roger Federer avait portant gagné ses 13 derniers tie-breaks… Il fait partie des grands maintenant, dira le Suisse à la fin du match. Mais déjà en 2007, le Terminator de Bâle concentre sa boulimie sur les tournois du Grand Chelem, et va le prouver à l’US Open face au même Djokovic.

US Open 2007, finale (victoire Federer 7-6, 7-6, 6-4)

Après deux demi-finales Porte d’Auteuil puis à Wimbledon, Novak Djokovic parvient à se qualifier pour la finale de l’US Open 2007 sur le ciment new-yorkais, ayant battu David Ferrer en demi-finale, l’Espagnol ayant été lui-même le bourreau de son compatriote Nadal en huitièmes. Mais en face de lui, le Serbe de 20 ans trouve un monstre qui joue sa dixième finale de Grand Chelem consécutive (depuis Wimbledon 2005 !), sa douzième majeure si on compte les finales des Masters Cup 2005 et 2006. Plus expérimenté, le Suisse remporte son douzième titre du Grand Chelem à seulement 26 ans, dépassant statistiquement des légendes du tennis telles que Bjorn Borg et Rod Laver, restés à « seulement » 11 titres pour diverses raisons (boycott récurrent de l’Open d’Australie pour le Suédois, cinq années pro entre 1963 et 1967 pour l’Australien). Même s’il l’a emporté en trois sets, le Bâlois a du emporter deux tie-breaks au deux premiers sets, preuve que Nole a vendu chèrement sa peau. Dans le premier set de cette finale new -yorkaise, le Djoker a eu trois balles de set… que Federer va effacer avant de remporter le set au jeu décisif. A 26 ans, le Suisse est à sa pleine maturité, à son climax personnel, là où le Serbe de 20 ans a encore quelques défauts dans sa cuirasse.

Open d’Australie 2008, demi-finale (victoire Djokovic)

Atteint de mononucléose en cet hiver 2008, Roger Federer descend de son piédestal, étant sèchement battu par le Serbe à Melbourne. Perdant son titre australien, le Suisse met donc fin à son hallucinante série de 10 finales consécutives en Grand Chelem, et ne se doute pas encore qu’il va tomber de Charybde en Scylla pendant le reste de l’année  2008. Le Serbe, lui, domine pour la première fois le patron du circuit dans un des quatre tournois majeurs, et va battre Jo-Wilfried Tsonga et s’offrir son premier majeur, avant de cannibaliser le circuit jusqu’en mai (victoires à Indian Wells et Rome), avant que Rafael Nadal ne sorte ses bottes de sept lieues.

US Open 2008, demi-finale (victoire Federer 6-3, 5-7, 7-5, 6-2)

Pas de chance pour Novak Djokovic, mais l’ange noir Roger Federer est invincible en night session à Flushing Meadows. Sur le court Arthur Ashe, le Bâlois se qualifie pour sa cinquième finale de rang à New York, lui qui se doit de conserver le seul titre du Grand Chelem encore en sa possession, après avoir perdu à Melbourne contre Djokovic et surtout à Wimbledon contre Nadal, dans son bastion londonien.

US Open 2009, demi-finale (victoire Federer 7-6, 7-5, 7-5)

Une fois de plus, Federer et Djokovic se retrouvent en demi-finale à New York mais le contexte est bien différent de 2008, le Suisse sortant d’un doublé Roland-Garros / Wimbledon après avoir pris son envol tel le phénix renaissant de ses cendres. Pérennisant l’exploit, le n°1 mondial atteint sa sixième finale de suite dans le Queen’s, cette fois sans perdre un set lors de sa demi-finale contre le n°3 mondial, au cours de laquelle Federer offre au monde une merveille de coup. Le plus grand coup que j’ai jamais frappé dans ma carrière. C’était en septembre 2015 et, depuis, Roger Federer a dû en sortir quelques autres. Mais il est resté, incontestablement. Un tweener d’une pureté et surtout d’une vitesse ahurissantes, pour planter Djokovic sur place au filet. Le poing rageur et le sourire jusqu’aux oreilles de Fed derrière cette frappe magistrale trahissent son immense satisfaction. On peut le comprendre. D’autant plus beau que ce coup lui permet de s’offrir trois balles de match. Au passage, il a remis le coup entre les jambes à la mode, à une époque où il n’était plus guère en vogue.

Bâle 2009, finale (victoire Djokovic 6-4, 4-6, 6-2)

Figure de proue du tennis suisse, viscéralement attaché au tournoi de Bâle dont il est triple tenant du titre, Roger Federer est une fois de plus présent en finale dans sa ville natale. Mais face à lui, il trouve le joueur qui va le concurrencer des années durant en indoor, Novak Djokovic. Le Serbe, qui a raté sa saison 2009 en Grand Chelem (quart à l’Open d’Australie contre Andy Roddick, 3e tour à Roland-Garros conter Philip Kohlschreiber, quart à Wimbledon contre Tommy Haas, demi-finale à l’US Open contre Roger Federer), va gâcher la fête à Bâle.

US Open 2010, demi-finale (victoire Djokovic 5-7, 6-1, 5-7, 6-2, 7-5)

Ce match marque un tournant dans la carrière de Novak Djokovic, qui retrouve une finale de Grand Chelem pour la première fois depuis Melbourne 2008, battant en cinq sets Roger Federer après savoir sauvé deux balles de match dans l’ultime manche …  Franchement, j’ai fermé les yeux et frappé aussi fort que je pouvais en coup droit. J’ai été chanceux, dira-t-il à propos de ces deux balles de match sauvées. Au bord du précipice, le Serbe a fait parler son mental, véritable clé de voûte de l’habituelle domination de Federer et de Nadal, hydre à deux têtes du tennis masculin que le Djoker rêve de décapiter. Il faudra encore attendre pour la seconde tête, car c’est l’Espagnol qui l’emporte en finale face à Nole, réalisant l’exploit de réussir un Petit Chelem en cette saison 2010 où le Pantagruel majorquin n’a laissé que les miettes de son festin, en l’occurrence l’Open d’Australie.

Masters Cup 2010, demi-finale (victoire Federer 6-1, 6-4)

Deux mois et demi après leur duel au couteau à New York, cette demi-finale au Masters  londonien est idéale pour confirmer le renouveau de Djokovic. Mais à l’O2 Arena, Roger Federer s’impose très facilement, lui qui va sauver sa saison avec un deuxième grand titre après Melbourne en dominant ensuite Nadal en finale. Quant à Djokovic, il va ensuite surfer sur une forme stratosphérique, portant au pinacle l’art du jeu de tennis durant 43 matches sans défaite, jusqu’à un certain vendredi 3 juin 2011 contre le Suisse.

Open d’Australie 2011, demi-finale (victoire Djokovic 7-6, 7-5, 6-4)

Sur la route du premier titre de son exceptionnelle saison 2011, Djokovic croise le fer avec Roger Federer, qu’il bat assez facilement en trois sets. En finale, le Serbe domine Andy Murray dans un duel sous haute tension, puisqu’il s’agit d’une finale  majeure entre les deux principaux poursuivants du tandem Nadal / Federer, et de la première finale de Grand Chelem sans le Suisse et l’Espagnol depuis l’Open d’Australie 2005 (Safin / Hewitt), exception faite de Melbourne 2008 (Djokovic / Tsonga). Le totem hispano-suisse est brisé, et c’est Djokovic qui va s’engouffrer dans la brèche, bien plus que son rival écossais.

Indian Wells 2011, demi-finale (victoire Djokovic  6-3, 3-6, 6-2)

Sur la lancée de son premier doublé Indian Wells / Miami en ce printemps 2011 euphorique, Novak Djokovic domine Roger Federer en trois sets sur le ciment californien, alignant une troisième victoire de suite face au champion suisse, une première dans leurs confrontations débutées en 2006. En finale, le Serbe mate Rafael Nadal pour le premier de leurs six duels de 2011, tous perdus par l’Espagnol face à un rival devenu insolent de confiance et de supériorité, jouant au zénith !

Roland-Garros 2011, demi-finale (victoire Federer 7-6, 6-3, 4-6, 7-6)

C’est connu, les plus grands matches et les plus belles pages d’Histoire s’écrivent à quatre mains. L’ogre serbe arrive dans cette demi-finale parisienne avec à son actif un bilan impressionnant : 41 matches sans défaite et 7 victoires en tournoi depuis le début de la saison 2011 (Open d’Australie, Dubai, Indian Wells, Miami, Belgrade, Madrid et Rome). Ayant profité du forfait de Fabio Fognini en quart de finale, Djokovic arrive plus frais contre un Roger Federer qui reste encore une référence sur terre battue, derrière l’indéboulonnable épouvantail de Manacor, alias Rafael Nadal. Ce dernier a battu Andy Murray dans l’autre demi-finale et fête ses 25 ans en ce 3 juin 2011. Battu sèchement par Djokovic sur sa surface fétiche à Madrid et Rome (à chaque fois en deux sets secs), Nadal ne se doute pas encore que Federer va lui offrir un magnifique cadeau d’anniversaire en éliminant l’ogre de Belgrade en quatre sets, après une joute d’anthologie qui marquera l’Histoire du tournoi de Roland-Garros, dans cette ambiance de crépuscule si particulière sur l’ocre parisien de la Porte d’Auteuil. Avant le début du tournoi, Federer a indiqué que Djokovic devait en faire plus pour marquer l’Histoire du tennis, Nadal et lui ayant gagné 25 titres du Grand Chelem (16 + 9). Vexé dans son orgueil par ces journalistes élogieux qui ont franchi le Rubicon en dressant un portrait trop dithyrambique au Serbe, Roger Federer veut prouver que seul le temps pourra valider la métamorphose de Djokovic en champion d’exception, et lui ouvrir définitivement la porte vers la cour des grands. Et le temps d’un match, le Suisse redevient lui-même, remontant le temps de cinq années (2006 donc), quand il était presque injouable pour l’ensemble de ses pairs, exception faite de Rafael Nadal, quand il avait déjà gagné psychologiquement le premier set rien qu’en rentrant sur le court, à sa sortie du vestiaire, tel un gladiateur paralysant son adversaire dans l’arène surchauffée. Epouvantail intouchable, sorte d’OVNI tennistique, ce Federer du vendredi 3 juin 2011 va renverser la montagne Djokovic et créer la sensation de ce Roland-Garros 2011, pour le plus grand match de l’Histoire du tournoi (subjectivité assumée face aux finales 1984 Lendl / McEnroe ou 1999 Agassi / Medvedev). Offrant des montagnes russes d’adrénaline au public du court Philippe-Chatrier, les deux hommes se rendent coup par coup, jouant un tennis d’une rare intensité. Redevenu, le temps d’un match, l’irrésistible maestro des années 2004-2007, Federer semble protégé par une baraka divine, et joue le meilleur tennis de sa vie à Roland-Garros, meilleur qu’en 2009, année de son sacre Porte d’Auteuil, ou qu’en 2006-2007, quand il avait eu le Grand Chelem calendaire à portée de main face sa Némésis de toujours, Rafael Nadal. Pour ceux qui l’avaient oublié, le talent ne meurt jamais, et le Suisse est en pétri, ayant été gâté à la naissance par les fées du destin, lui qui a été nourri au nectar et à l’ambroisie. C’est un vrai joyau que cette demi-finale parisienne. Un sommet du jeu, dont le point culminant qualitatif aura été cette merveille de premier set. 70 minutes, 12 jeux et un tie-break. Des points cosmiques des deux côtés. Une demi-heure pour les cinq premiers jeux. Un break d’avance pour Djokovic, effacé par Federer, finalement vainqueur au jeu décisif. A l’issue de ce festival, le public élogieux réservera une standing ovation méritée aux deux joueurs. Ce match tout entier fut immense, mais rien n’égale la qualité de cette manche initiale, où les deux champions ont, de concert, déployé le meilleur de leur palette technique, physique, mentale et tactique. Vainqueur donc du premier set au tie-break, le Suisse enfonce le clou au deuxième, tel un génie évoluant dans une dimension parallèle, avec une qualité de jeu exceptionnelle qui désarçonne les certitudes de Djokovic, lézardant la forteresse serbe si solide après 43 matches sans défaite. Et vu sa forme du jour, remonter un handicap de deux sets contre un tel Federer semble bien utopique, même pour le cosmic tennis de Djokovic, qui s’essaie quand même à ce travail d’Hercule, gagnant le troisième set 6-4. Mais il était écrit que Federer devait retrouver Nadal pour une quatrième finale de Roland-Garros afin de se disputer la Coupe des Mousquetaires. Quand on gagne un match, on peut tomber à genoux sur le court. Ou s’étaler de tout son long sur ce même court. Pleurer. Lever les bras. Hurler. Roger Federer, lui, n’a rien fait de tout ça après ce qui reste pourtant un des plus grands matches de sa carrière. Quelques instants après sa balle de match victorieuse face à Djokovic dans cette demi-finale de Roland-Garros en 2011, le Suisse pointe l’index de la main droite. C’est le fameux finger wag, comme pour dire Je suis toujours là, les gars à un moment où Djokovic, invaincu depuis 6 mois et qui marchait alors sur l’eau, domine outrageusement le monde du tennis, avec Rafael Nadal pour principal rival. Vaincu pour la première fois depuis novembre 2010 à Londres, Djokovic poursuivra sa razzia dès Wimbledon, tandis que Federer butera une fois de plus en finale de Roland-Garros sur l’obstacle Nadal, sa bête noire.

US Open 2011, demi-finale (victoire Djokovic 6-7, 4-6, 6-3, 6-2, 7-5)

Après son échec à Roland-Garros, Djokovic a rebondi avec des victoires à Wimbledon et Montréal. Battu par Andy Murray en finale de Cincinnati, le Serbe est devenu n°1 mondial début juillet en battant Rafael Nadal sur le gazon londonien, dans le temple du tennis. Ayant acquis une dimension nouvelle, l’hégémonique Djokovic 2.0 est en lice pour un Petit Chelem réussi trois fois par Federer (2004, 2006, 2007) et une fois par Nadal (2010). Mais en face, le Bâlois a plusieurs raisons de gagner en ce Super Saturday : primo, reconquérir le titre à New York qui lui échappe depuis 2008, secundo venger sa défaite contre Nole à l’US Open 2010 au même stade du tournoi, tertio ne pas finir une saison sans titre du Grand Chelem pour la première fois depuis 2002. Le Suisse démarre sur les chapeaux de roue, et impose sa férule durant les deux premiers sets à un Serbe qui semble proche du précipice. Mais Djokovic va prouver qu’il mérite sa place de roi de l’ATP, afin de retrouver son dauphin Nadal en finale sur le ciment de Flushing Meadows … Jusqu’à sa défaite contre Tsonga en quarts de finale de Wimbledon 2011, Roger Federer n’avait jamais perdu un match en Grand Chelem après avoir mené deux sets à zéro. Mais à la jurisprudence Tsonga, Federer va ajouter le traumatisme Djokovic, d’autant que le Serbe réussit un coup fabuleux dans le cinquième set sur une balle de match du maestro suisse. Tutoyant la perfection, Nole fait capituler Federer qui passe du Capitole à la Roche Tarpéienne : pour la première fois depuis 2002 donc, le Suisse ne gagnera aucun tournoi majeur à son palmarès, même s’il se consolera au Masters londonien. Un an donc après avoir battu Federer en sauvant des balles de match, Novak Djokovic remet le couvert. Même tour, même endroit, même punition. Mais cette fois, le Serbe va y ajouter la cerise sur le gâteau sous la forme d’un des coups les plus fous de ces dernières années, un coup de raquette de martien … Federer mène 5-3, 40-15. Première balle de match. Djokovic fait la moue. Il est agacé. Federer claque une première balle slicée. Là, Djokovic, entre pari insensé, audace folle et orgueil monstrueux, sort un retour de coup droit à quitte ou double. Ça passe. Djokovic lève les bras, mettant la foule en transe. Trois points plus tard, il débreake et brise l’épée de Damoclès que Federer lui avait mis au-dessus de la tête. Un quart d’heure de plus et Nole quitte le court Arthur-Ashe en vainqueur, terrassant l’ancien roi de New York. Il reste Nadal à vaincre, et Djokovic va s’en occuper dans une finale homérique où l’Espagnol et le Serbe offrent un spectacle digne d’un jeu vidéo, tant la vitesse et la puissance des frappes sont ahurissantes.

Roland-Garros 2012, demi-finale (victoire Djokovic 6-4, 7-5, 6-3)

Un an après leur plus beau duel, les deux joueurs se retrouvent dans le dernier carré du French Open, alors que le bulldozer Nadal écrase tout sur son passage dans l’autre partie du tableau masculin. Contrairement à 2011, il s’agit d’un match à sens unique, et le Serbe fait rompre le Suisse en trois sets nets et sans bavure, se qualifiant pour la première fois pour la finale de Roland-Garros sur cet ocre parisien qui se refuse à lui.

Wimbledon 2012, demi-finale (victoire Federer 6-3, 3-6, 6-4, 6-3)

Tirant la quintessence de son talent naturel sur gazon, Roger Federer fait plier Novak Djokovic et retrouve Andy Murray en finale de Wimbledon, égalant les sept titres londoniens de Pete Sampras, pour son 17e titre du Grand Chelem, ce qui lui octroie une pluie de superlatifs de la presse du monde entier, et un statut de favori du tournoi individuel de tennis des Jeux Olympiques de Londres, qui se joueront évidemment sur le gazon de Wimbledon …

Cincinnati 2012, finale (victoire Federer 6-0, 7-6)

Redevenu n°1 mondial après sa septième couronne à Wimbledon, Roger Federer poursuit sur sa lancée durant l’été 2012, avec une nouvelle victoire dans l’Ohio. A l’inverse, Djokovic reste maudit à Cincinnati et reçoit même le camouflet d’une roue de bicyclette au premier set de la finale.

Masters Cup 2012, finale (victoire Djokovic 7-6, 7-5)

Rafael Nadal blessé depuis sa défaite à Wimbledon contre Lukas Rosol, seul Andy Murray (médaillé d’or aux Jeux Olympiques de Londres et vainqueur de l’US Open) a pu jouer les trouble-fêtes dans la lutte entre Novak Djokovic et Roger Federer durant le deuxième semestre 2012. Le Serbe a repris in extremis au Suisse le trône de n°1 mondial au classement ATP. Mais dominer à l’ordinateur est une chose, confirmer sur les courts indoor au Masters en est une autre, ce qu’un Nole diminué physiquement n’avait pas pu faire à l’automne 2011, laissant le Bâlois disposer de Jo-Wilfried Tsonga en finale. Cette fois, les deux hommes, qui sont les deux meilleurs sur indoor dans leur génération, se retrouvent en finale du Masters. Sextuple vainqueur (record devant Sampras et Lendl bloqués à 5 couronnes au Masters), Federer vise un historique septième titre, le troisième d’affilée après 2010 et 2011. Djokovic, lui, doit gagner pour égaler Murray seul joueur à avoir gagné deux grands titres en 2012 (JO et US Open), et effacer les déceptions que furent Roland-Garros, Wimbledon, les Jeux Olympiques et surtout l’US Open. Dix mois après un Open d’Australie gagné de façon hallucinante contre Nadal, Djokovic soulève à nouveau un trophée de grand prestige, son deuxième Masters après celui gagné en 2008 contre Davydenko. Londres résonne encore du hurlement du Serbe après cette victoire de prestige sur Federer. Un succès en deux sets mais, paradoxalement, le Bâlois, qui a eu un break dans chaque set, aurait aussi très bien pu s’imposer en deux manches.

Indian Wells 2014, finale (victoire Djokovic 3-6, 6-3, 7-6)

Après une saison 2013 marquée par des problèmes physiques (douleurs dorsales), Roger Federer entame une longue mais progressive remontée dans la hiérarchie mondiale, une sorte de quête du Graal vers un objectif qui est un secret de polichinelle, regagner encore un (voire plusieurs) titre(s) en Grand Chelem. Le Suisse atteint la finale d’Indian Wells mais sera battu par Novak Djokovic, le Serbe étant lancé sur la route d’un deuxième doublé Indian Wells / Miami, comme en 2011, sa saison de référence où il avait sa propre apogée tennistique.

Monte-Carlo 2014, demi-finale (victoire Federer 7-5, 6-2)

Depuis 2011 et son explosion au sommet de l’ATP, Novak Djokovic est considéré comme le n°2 sur terre battue derrière le mètre étalon Rafael Nadal. Mais Roger Federer reste un sacré client sur la surface ocre, et le prouve à Monte-Carlo, battant le Serbe qui rate l’occasion de conserver son titre. En finale, le Bâlois perdra contre Stanislas Wawrinka, le Vaudois s’étant dépucelé en Grand Chelem en gagnant l’Open d’Australie 2014.

Wimbledon 2014, finale (victoire Djokovic 6-7, 6-4, 7-6, 5-7, 6-4)

Orphelin de son rival Rafael Nadal à partir de juillet 2014 en terme de récurrence de leurs duels, Djokovic retrouve en finale de Wimbledon l’ancien maître des lieux, Roger Federer. Le Serbe et le Suisse ont éliminé chacun en demi-finale des jeunes loups aux dents longues, respectivement le Bulgare Grigor Dimitrov et le Canadien Milos Raonic. Incroyable mais vrai, alors que Federer est à un mois de fêter son 33e anniversaire, ce n’est que la deuxième fois que les deux hommes s’affrontent en finale de Grand Chelem après l’US Open 2007, s’étant joués de façon récurrente en demi-finale (Roland-Garros 2011 et 2012, Wimbledon 2012, US Open 2008, 2009, 2010 et 2011). Chacun des deux adversaires doit l’emporter, Djokovic pour mettre fin à une série de 5 tournois majeurs sans victoire, au point que beaucoup parlent de blocage mental (disette commencée après son titre à l’Open d’Australie 2013) et Federer afin de porter son historique record à 18 titres du Grand Chelem, deux ans après le 17e acquis sur le même gazon londonien. Le duel sera somptueux, en cinq sets, mais c’est Djokovic qui l’emporte 6-4 dans la manche décisive, après avoir mené 5-3 au quatrième et vu Federer sauver une balle de match sur son service à 5-6. C’est le 7e titre du Grand Chelem pour le natif de Belgrade, qui rejoint ainsi Wilander, McEnroe ou encore Newcombe au panthéon du jeu, et efface ainsi la terrible déception d’une finale de Roland-Garros perdue contre l’intouchable Nadal. Quant à Federer, beaucoup pensent à tort que le destin inexorable va le frapper, et qu’il vient d’interpréter son chant du cygne.

Shanghai 2014, demi-finale (victoire Federer 6-4, 6-4)

Ce n’était, entre guillemets, qu’une “simple” demi-finale de Masters 1000. Mais un régal de match, peut-être le plus beau de la saison 2014 d’un point de vu tennistique, de ceux qui marquent qui l’Histoire avec un grand H, de ceux dont on reparle à ses petits-enfants au coin du feu l’hiver. 6-4, 6-4 en 1h34 pour le Suisse, absolument étincelant tout au long de la partie. Avant violent ce coup d’arrêt contre son dauphin au classement ATP, Nole avait gagné ses 28 derniers matches sur le sol chinois (tournois ATP 500 de Pékin et Masters 1000 de Shanghai confondus) !

Masters Cup 2014, finale (victoire Djokovic par forfait de Federer)

Certains ont dû penser à un moment que Roger Federer s’était réfugié dans une tour d’ivoire en mettant son veto à une participation à la Coupe Davis avec l’équipe nationale suisse. Mais l’émergence de Stanislas Wawrinka comme empêcheur de tourner en rond du Big Four (plus que David Ferrer ou Tomas Berdych) change la donne. Avec le Vaudois, désormais membre pérenne du top 5 mondial, l’ancien roi du circuit ATP dispose d’un partenaire de très haut niveau pour assembler le puzzle vers le saladier d’argent. Qualifiés pour la finale de la Coupe Davis qu’ils gagneront ensuite à Lille contre l’équipe de France, les deux Suisses se jouent en demi-finale du Masters londonien. C’est Federer qui l’emporte sur Wawrinka, mais pour éviter d’aggraver un début de blessure, le sextuple vainqueur du Masters déclare forfait, ce qui offre la victoire à Novak Djokovic, qui était cependant dans une forme stellaire en cet automne 2014 (victoires à Pékin et Paris-Bercy), ce que confirmera sa monumentale cuvée 2015 (82 victoires pour 6 défaites au final), millésime exceptionnel qui serait plébiscité parmi les plus belles saisons de l’ère Open, avec Connors 1974 (93/6), McEnroe 1984 (82/3), Federer 2005 (81/4) ou encore Federer 2006 (92/5).

Rome 2015, finale (victoire Djokovic)

L’ogre de Belgrade est de retour, comme en 2011. Absent à Madrid afin de recharger ses batteries, Novak Djokovic fait un retour tonitruant dans la Ville Eternelle. Pour sa quatrième victoire à Rome, le Serbe domine Roger Federer en finale et remporte son cinquième tournoi de l’année, après l’Open d’Australie, Indian Wells, Miami et Monte-Carlo, se posant en favori suprême de Roland-Garros, vu la méforme persistante du nonuple vainqueur du tournoi parisien (Rafael Nadal). Soulever la Coupe des Mousquetaires restera utopique en 2015 pour Djokovic, tombé comme en 2011 (son autre saison de légende) face à un Suisse, Stanimal Wawrinka cette fois, tout aussi injouable que Federer quatre ans plus tôt … Passé sous les fourches caudines des deux Suisses qui ont sonné le glas de ses espoirs parisiens lors de ses deux plus belles saisons, l’ogre des Balkans compte revenir en 2016 et 2017 pour parachever son palmarès du trophée des Internationaux de France.

Wimbledon 2015, finale (victoire Djokovic 7-6, 6-7, 6-4, 6-3)

Un an après, bis repetita entre Federer et Djokovic. Après une démonstration de force en demi-finale où il a écœuré Andy Murray en produisant un tennis de rêve (avec des statistiques presque irréelles), Roger Federer peut croire en ses chances, d’autant que Djokovic a frôlé la sortie en huitième de finale contre le Sud-Africain Kevin Anderson. Mais le Serbe gagne le premier set. Au deuxième, Nole s’emmêle les pinceaux et perd de façon stupide le tie-break. A un set partout, tout est possible et Federer peut envisager la perspective d’une huitième couronne record à Londres. Les finales de Wimbledon et les tie-breaks… tout une histoire. De quoi en écrire un livre entier. Sans atteindre le jeu décisif du 4e set de la finale 2008 entre Federer et Nadal ou l’indémodable tie-break de 1980 entre Borg et McEnroe (dans le 4e set aussi), le tie-break du deuxième set de Wimbledon 2015 mérite de figurer en bonne place dans les annales. 22 points et surtout 7 balles de set sauvées par le Bâlois avant de chaparder ce jeu décisif, contre le cours du jeu. Le tocsin est sonné, mais pas le glas … D’autres que Nole auraient sombré sous le déluge et l’apocalypse. Djokovic, lui, s’en est relevé, pour gagner avec maestria les deux sets suivants et le titre. Car face à lui, le Suisse a trouvé un adversaire capable d’oublier et de surmonter la déception d’un set perdu bêtement … Aux troisième et quatrième sets, le métronome Djokovic montre qui est le patron sur le court central, et part à la conquête de son neuvième titre du Grand Chelem, son troisième à Wimbledon (égalant ainsi son coach Boris Becker ainsi que John McEnroe).

Cincinnati 2015, finale (victoire Federer 7-6, 6-3)

Dans ce tournoi de Cincinnati, qui a toujours échappé à Novak Djokovic, Roger Federer atteint la quadrature du cercle avec un nouveau coup phénoménal, le SABR, sorte de merveille issue de séquences inexplorées de son ADN tennistique si offensif. Forfait à Montréal en utilisant son joker au calendrier, le Suisse gagne pour la septième fois le Masters 1000 joué dans l’Ohio, où Nole reste fanny. Mais cette jachère du mois d’août annonce en fait une formidable récolte entre septembre et novembre 2015, où le Djoker va tout écraser sur son passage, atomisant l’opposition et l’éparpillant façon puzzle : titré à l’US Open, Pékin, Shanghai, Paris-Bercy et au Masters londonien, rien que ça ! Et seuls deux joueurs prendront un set à Djokovic après son titre new-yorkais, l’électron libre Wawrinka en demi-finale à Bercy et le maestro Federer victorieux du Serbe en round robin du Masters à Londres … Tout simplement vertigineux !

US Open 2015, finale (victoire Djokovic 6-4, 5-7, 6-4, 6-4)

Phénoménal pendant cet US Open, Roger Federer semble avoir trouvé l’arme absolue avec son SABR qui a fait mouche même contre le patron Djokovic, à Cincinnati. Ecrasant son compatriote Wawrinka en demi-finale, le Suisse a les faveurs du public new-yorkais en finale, dix ans après celle gagnée contre Andre Agassi, vétéran de 35 ans dont Federer reprend le rôle (avec un an de moins que le Kid de Las Vegas en 2005, 34 printemps). Malgré le soutien précieux des gradins du court Arthur-Ashe, rien ni personne ne peut contrecarrer les desseins de Novak Djokovic, l’effet bandwagon triomphe de l’underdog, le favori de l’outsider. Et le Serbe s’offre un deuxième Petit Chelem après 2011, égalant les dix titres majeurs de l’immense joueur américain des années 20, Bill Tilden. Le voilà sur les talons de Bjorn Borg et Rod Laver, 11 titres chacun au panthéon du Grand Chelem. Après cette nouvelle razzia, l’as Djokovic mène 3-1 dans ses duels contre Federer en finale de Grand Chelem, le Suisse restant bloqué à 17 titres, rentrant bredouille de sa campagne, comme à chaque majeur depuis Wimbledon 2012, sa dernière apothéose.

Masters Cup 2015, round robin (victoire Federer 7-5, 6-2)

L’usure du pouvoir ne semble toujours pas vouloir frapper à la porte de Roger Federer, qui s’offre une troisième victoire en 2015 (après Dubaï et Cincinnati) sur le monstre Djokovic, vainqueur successivement à l’US Open, Pékin, Shanghai puis Paris-Bercy depuis sa dernière défaite dans l’Ohio (contre le Suisse justement). Mais ce n’est qu’un succès en phase de poules, qui offre la première place du groupe au Bâlois. Son dauphin s’occupera d’éparpiller Rafael Nadal en demi-finale. Une fois les restes de l’Espagnol ramassés à la petite cuillère, une nouvelle finale de Masters, après 2012, peut avoir lieu en forme de revanche entre le Serbe et le Suisse.

Masters Cup 2015, finale (victoire Djokovic 6-3, 6-4)

pour leur 44e confrontation sur le circuit professionnel, Djokovic joue une partition sans fausse note aux airs de requiem pour Roger Federer. Atomisé, laminé par le caméléon Serbe qui s’adapte à ses séquences courtes comme il avait trouvé l’antidote aux longs rallyes qui sont l’apanage de Rafael Nadal, le champion suisse rate une septième victoire au Masters, où Djokovic signe un quadruplé inédit depuis 2012, son cinquième titre dans l’absolu (avec 2008), égalant ainsi des légendes telles qu’Ivan Lendl et Pete Sampras dans le gotha. Cerise sur le gâteau, avec cette victoire sur Federer, Djokovic revient de nouveau  à égalité dans leurs duels (22-22), comme après l’US Open (21-21). Leur prochain duel en 2016 donnera l’occasion au Serbe de passer pour la première fois devant le Suisse, tout comme face à Rafael Nadal battu la veille en demi-finale et lui aussi ex-aequo avec Djokovic dans leurs confrontations directes (23-23). Le Serbe peut jubiler, l’avenir à court terme lui appartient tant sa marge est grande sur ses dauphins, alors qu’aucun espoir ne semble émerger derrière la meute de poursuivants constituée par le quatuor Wawrinka / Nadal / Federer / Murray.

  1. avatar
    30 novembre 2015 a 14 h 13 min

    Bravo à Andy Murray et à la Grande-Bretagne pour leur victoire en Coupe Davis. L’Ecossais a gagné tous ses matches en simple en Coupe Davis, bel exploit rarement realisé sur une saison entière.

    Un mot sur le sujet de l’article quand meme, le duel Federer / Djokovic est devenu LE grand classique depuis Wimbledon 2014, soit juste après la période de vaches maigres entamée par Nadal après son 9e succès à Roland Garros en juin 2014.

    En 2 sets, c’est le Suisse qui a souvent le dernier mot, mais en 3 sets gagnants, c’est clairement le Serbe qui émerge comme le plus fort.

    S’ils continuent sur cette fréquence de duels en 2016 et 2017, Nole et Rodgeur vont détrôner le duel Rafa / Nole comme le plus prolifique de l’ère Open (46 contre 44 fin 2015)

  2. avatar
    30 novembre 2015 a 18 h 13 min

    Quels duels palpitants entre ces deux ogres titanesques !

    J’espère pour le fond que Federer sera capable de se rendre en finale d’un GC, et surtout de la remporter, même s’il ne fait pas face à Djoko, ou même si ce dernier est diminué.

    • avatar
      1 décembre 2015 a 10 h 30 min

      Salut Fabrice,

      Pour un GC, je vois surtout Wimbledon comme perspective pour Federer. Roland-Garros et l’US Open sont trop exigeants physiquement, et le Suisse ne retrouvera pas 50 fois le niveau de jeu du dernier Flushing Meadows.

      A lui de poursuivre sur sa lancée du 2e semester 2015 pour le prochain Open d’Australie, si jamais Wawrinka (ou Nadal ?) battent Djokovic, tout est possible pour Federer s’il est dans l’autre partie du tableau.

      Mais je crois plus en FedEx pour la médaille d’or aux JO, avec l’hiver brésilien et les matches en 2 sets, il a ses chances, quitte à sacrifier Toronto et Cincinnati derrière …

    • avatar
      1 décembre 2015 a 10 h 33 min

      Pour en revenir à la demi de Roland-Garros 2011 évoqué par Mwn, je me souviens être rentré chez moi ce vendredi soir du 3 juin en fin de 1er set, je n’ai pas décollé de la TV à part pour me preparer un diner à l’arrache dans ma salle à manger.

      Sans aucun doute (et de très loin) le plus beau match que j’ai vu tennistiquement, meme si je mets le Agassi Medvedev de 1999 au-dessus émotionnellement parlant.

  3. avatar
    30 novembre 2015 a 23 h 50 min
    Par Nicolas

    Salut Axel, comme quoi le nouveau look de Federer n’as pas suffit pour vaincre Nole.
    le duel entre les deux à quand même plus de gueule que Rafa nole.

  4. avatar
    1 décembre 2015 a 3 h 53 min
    Par mwn44

    je ne sais plus pourquoi je m’étais retrouvé dans un pub pour regarder le Fed-Djoko de 2011 à RG, mais je crois que le pintes se sont vidées toute seule dans ma bouche bée. Une partition de génie que ce match, et pourtant sur terre battue. Bon c’était pas aussi époustouflant que le Coria-Nadal de Rome, mais dans un registre différent c’était énorme. Ç’aurait pu être sur dur tant les frappes étaient tendues.

    Bonne rétrospective Axel, d’un duel étrange, qui s’est trop longtemps résumé au n°1 contre le n°3 en 1/2 de GC jusqu’à ce que Djoko devienne 2.0. De là à ce que ça s’inscrive comme le duel le plus joué de tous les temps, il faut quand même attendre de voir si Nadal retrouve son tennis de manière constante. Car il reste néanmoins plus jeune que Roger. Et quid des duels Murray-Djoko, ça peut très vite changer si ces deux là perdurent et que les 2 rois des années 2000 mettent bas leur retraite. D’autant plus que, malheureusement pour le spectacle, Wawrinka n’est pas d’une constance aussi impressionnante que les 4 autres… pour l’instant… Alors que ces duels avec Djoko en GC restent d’une intensité rare.

  5. avatar
    1 décembre 2015 a 9 h 07 min

    Salut Mwn,

    D’ailleurs ta remarque est intéressante et j’ai prévu d’écrire un article dessus (mais assez long en recherches), du temps où c’était Federer / Nadal en top 2 et Djokovic 3e ATP (c’est à dire entre US Open 2007 et Open d’Australie 2011), le tirage au sort a super souvent oppose Federer et Djokovic en demi-finale de GC …

    * Federer Djokovic (11)
    - Open d’Australie 2008
    - Wimbledon 2008 (Safin demi-finaliste élimine Djokovic au 2e tour)
    - US Open 2008
    - Open d’Australie 2009 (Roddick demi-finaliste élimine Djokovic en 1/4)
    - Roland Garros 2009 (Del Potro élimine Robredo qui élimine Kohlschreiber qui bat Djokovic au 3e tour)
    - Wimbledon 2009 (Haas demi-finaliste élimine Djokovic en 1/4)
    - US Open 2009
    - Open d’Australie 2010 (Tsonga demi-finaliste élimine Djokovic en 1/4)
    - Wimbledon 2010 (Berdych demi-finaliste élimine Federer en 1/4)
    - US Open 2010
    - Open d’Australie 2011

    * Nadal Djokovic (3)
    - US Open 2007 (Ferrer demi-finaliste élimine Nadal en 1/8)
    - Roland Garros 2008
    - Roland Garros 2010 (Melzer demi-finaliste élimine Nole en 1/4)

  6. avatar
    1 décembre 2015 a 9 h 11 min

    Oui Nadal a 5 ans de moins que Federer mais il ne durera pas jusqu’à 35-36 ans comme le Suisse !
    Donc les duels avec Djokovic vont se raréfier d’ici 2-3 ans pour Rafa.

    Quant à Murray, ils n’en sont qu’à 30 duels (21-9 pour Nole), donc pourquoi pas mais comme Wawrinka est capable de jouer les trouble-fête, pas sur que l’Ecossais soit tjs oppose au Serbe.

    Sauf si la Coupe Davis lui sert de nouveau déclic, comme les Jeux Olympiques voici plus de 3 ans durant l’été 2012.

    Pour l’Open d’Australie, je mets en 1 Djokovic, en 2 Wawrinka, en 3 Murray, en 4 Federer, en 5 Nadal comme vainqueur potential.

  7. avatar
    2 décembre 2015 a 1 h 43 min
    Par Nicolas

    Ce que je trouve assez incroyable, c’est de se rappeler comment Federer était il y a de cela deux ans avec une année complétement pourrie, avec une seule finale à halle.
    Il a su bien se remettre à flot et ce serait intéressant de voir comment il va prolonger cet essai.

    Je trouve ca honteux de voir que dans le commerce on ne fasse pas un dvd sur ces joutes historiques.

  8. avatar
    2 décembre 2015 a 10 h 48 min

    Salut Nicolas,

    Oui il y a pléthore de DVD en foot sur l’histoire des clubs ou des joueurs, des selections de beaux buts ou de meilleurs moments de Coupe du Monde / EUro / C1, il faudrait en produire pour le tennis avec des grands matches et des points superbes, tel àRoland-Garros 2011 (Federer / Djokovic), Open d’Australie 2005 (Safin / Federer) et 2012 (Djokovic / Nadal), ou encore l’US Open 2011 (Djokovic / Nadal).

  9. avatar
    3 décembre 2015 a 0 h 26 min
    Par Nicolas

    Salut Axel,

    Mine que rien, j’ai quand même soulever un problème de taille avec cette absence de DVDS de tennis dans le commerce,, c’est d’autant plus inquiétant que jamais aucun magazine n’ait relaté ce soucis.

    Parce que franchement ras le bol de voir que du foot dans les bacs des FNACS. c’est clairement manquer de respect pour touts ces championnes et champions qui nous ont fait rêver quand on était mômes.

  10. avatar
    3 décembre 2015 a 11 h 04 min

    Salut Nicolas,

    Peut être un échec de taille à l’époque de la VHS qui a refroidi les ambitions à l’ère du DVD ?
    Je n’en sais rien …

    De meme pas evident de trouver de beaux livres sur l’Histoire du tennis, j’en avais trouvé un il y a plusieurs années sur Roland-Garros dans une librairie d’occasion près de Ledru Rollin

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Retrouvez Your Zone sur

Compatible Smartphone & Tablette

Iphone & iPad

Abonnez-vous à la Newsletter