Federer – Nadal, duel au sommet du tennis mondial
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Federer – Nadal, duel au sommet du tennis mondial

Entre 2005 et 2010, le duel entre le virtuose de Bâle et le Taureau de Manacor fut la plus belle opposition sportive vue depuis le bras de fer entre Alain Prost et Ayrton Senna en Formule 1 de 1988 à 1993.

Hydre à deux têtes du tennis, clash des titans, le duel Federer / Nadal a alimenté bien des spéculations et fait couler beaucoup d’encre pendant des années où même Novak Djokovic ne pouvait soutenir la comparaison, avant de se muer en Pantagruel des courts à son tour à partir de 2011. On notera que Nadal et Federer se sont joués 8 fois en finale de Grand Chelem (1 fois en Australie, 4 fois à Roland-Garros, 3 fois à Wimbledon), mais jamais à l’US Open, que ce soit en finale ou à un autre stade du tournoi new-yorkais.

Rarement deux joueurs ont autant dominé le tennis que Federer et Nadal entre 2004 et 2010. Sur 28 tournois du Grand Chelem, ils en ont gagné 24 (15 pour Federer et 9 pour Nadal), ne laissant que Roland-Garros 2004 (Gaston Gaudio), l’Open d’Australie 2005 (Marat Safin), l’Open d’Australie 2008 (Novak Djokovic) et l’US Open 2009 (Juan Martin Del Potro) à leurs rivaux.

Offrant des montagnes russes d’adrénaline au public, le Suisse et l’Espagnol ont occupé la place de n°1 du classement ATP entre février 2004 et juillet 2011, soit entre la fin du règne d’Andy Roddick et le début du règne de Novak Djokovic.

Miami 2004, 16e de finale (victoire Nadal 6-3, 6-3)

Le premier duel est remporté par le Taureau de Manacor en Floride. Nadal n’a pas encore fêté ses 18 ans mais il est déjà suffisamment compétitif pour vaincre le n°1 mondial suisse, auteur d’un putsch sur le circuit ATP dans l’enchaînement de sa victoire au Masters 2003 puis son titre à l’Open d’Australie 2004. Entre Nadal (17 ans et 9 mois, tête de série n°34) et Federer (22 ans et 7 mois, tête de série n°1), c’est un peu la lutte de David contre Goliath en ce printemps 2004. Et c’est pourtant l’adolescent de Majorque qui s’impose en 1h10, loin de la promenade de santé anticipée par ceux qui voyaient Federer s’imposer façon bulldozer.

Miami 2005, finale (victoire Federer 2-6, 6-7, 7-6, 6-1, 6-3)

Federer remonte un handicap de deux sets à zéro ce jour là à Key Biscayne pour vaincre un Rafael Nadal bien plus aguerri qu’en 2004, cette fois en finale du prestigieux Masters 1000 floridien. Sur la lancée de son premier doublé Indian Wells / Miami (le deuxième suivra au printemps 2006), le génial virtuose suisse a porté au pinacle son art tennistique pour éviter la défaite. 2005 n’est pas encore le zénith de Roger Federer (il l’atteindra en 2006), mais ce jour là à Miami, le Bâlois a parfaitement décrypté le message : ce jeune Espagnol est redoutable …

Roland-Garros 2005, demi-finale (victoire Nadal 6-3, 4-6, 6-4, 6-3)

Le premier duel entre le Suisse et l’Espagnol sur l’ocre parisien tourne à l’avantage du rookie Nadal, en route vers une première couronne à Roland-Garros. Le Suisse se défend bien en remportant le deuxième set, mais tel un rouleau-compresseur, Nadal demeure invincible sur l’ocre parisien, deux jours avant l’apothéose de son premier sacre face à l’Argentin Mariano Puerta.

Monte-Carlo 2006, finale (victoire Nadal 6-2, 6-7, 6-3, 7-6)

En 2006, Roger Federer boucle une saison de rêve avec un ratio ahurissant de 92 victoires pour seulement 5 défaites, comme si le Suisse avait découvert l’Eldorado. Sur ces 5 défaites, 4 sont concédées par le virtuose de Bâle à un seul et même joueur, en l’occurrence son dauphin au classement ATP, Rafael Nadal : Dubai sur dur, puis Monte-Carlo, Rome et Roland-Garros sur terre battue, les quatre fois en finale de tournoi. Si Federer n’a jamais gagné à Monte-Carlo, c’est la faute de Stan Wawrinka (son bourreau en 2014 en finale en 2014) mais surtout celle de Nadal, qu’il n’a pu vaincre en finale en 2006, 2007 ou encore 2008.

Rome 2006, finale (victoire Nadal 6-7, 7-6, 6-4, 2-6, 7-6)

Sans doute l’un des plus beaux matches entre les deux hommes, match qui fait partie de ces rencontres possédant ce petit supplément d’âme indéfinissable, duel d’anthologie appartenant à une époque révolue où les Masters 1000 avaient leurs finales jouées en trois sets gagnants, et surtout à celle où Federer / Nadal commence à devenir LA grande affiche du circuit ATP, ce classique attendu par tous les aficionados, entre le maestro et le gladiateur espagnol qui chacun à leur façon marquent de leur empreinte l’Histoire du tennis, avec un grand H s’il vous plaît. Sur la terre battue italienne, Roger Federer obtient deux balles de match au cinquième set mais la résilience de Nadal est impressionnante. Comme en 2005 face à Guillermo Coria, le jeune Espagnol trouve à qui parler mais aura le dernier mot, même si Roger Federer joue peut-être ce jour là dans la Ville Eternelle le meilleur tennis de sa carrière sur terre battue. Et c’est constat qui est terrible, même en portant son niveau de jeu au paroxysme en terme de précision, de puissance ou de vitesse, le Suisse e quand même perdu, incapable d’assembler à 100 % son puzzle pour prendre trois sets à Rafael Nadal, qui très vite sera comparé à Ken Rosewall et Bjorn Borg pour le titre subjectif de meilleur de joueur de tous les temps sur terre battue.

Roland-Garros 2006, finale (victoire Nadal 1-6, 6-1, 6-4, 7-6)

Avec cette victoire en quatre sets en finale de Roland-Garros (qui oppose pour la première fois depuis 1984 et Lendl / McEnroe les deux premiers du classement ATP), Nadal mène 6-1 dans les confrontations contre Federer. Le spectre de la bête noire et du complexe mental commence à émerger pour le virtuose de Bâle face à son rival majorquin. L’enjeu du match était historique pour Federer, qui restait sur 27 victoires de rang en Grand Chelem depuis Wimbledon 2005, le Suisse avait là l’occasion de réaliser le Grand Chelem sur deux saisons. Nadal, lui, confirme que 2005 n’est pas un feu de paille, et devient le premier joueur depuis Sergi Bruguera (1993-1994) à conserver son titre Porte d’Auteuil.

Wimbledon 2006, finale (victoire Federer 6-0, 7-6, 6-7, 6-3)

La supériorité du Suisse ne fait aucun doute sur gazon, et Federer impose sa férule dès le premier set avec un terrible 6-0. Chasse gardée du Bâlois depuis 2003, le central de Wimbledon reste un bastion imprenable pour Nadal comme pour Roddick les deux années précédentes. Avec cette victoire, sa quatrième consécutive à Londres (tel Pete Sampras entre 1997 et 2000), le Suisse conquiert son huitième titre majeur, rejoignant des légendes du jeu comme Andre Agassi, Ken Rosewall, Ivan Lendl ou encore Jimmy Connors.

Masters Cup 2006, demi-finale (victoire Federer 6-4, 7-5)

Il faudra attendre ce neuvième match entre les deux génies du tennis masculin pour voir Federer enchaîner une deuxième victoire consécutive, série qu’il ne renouvèlera qu’une fois contre Nadal (Wimbledon 2007 et Masters Cup 2007), sans jamais parvenir à rajouter un troisième succès de rang contre l’Espagnol.

Hambourg 2007, finale (victoire Federer 2-6, 6-2, 6-0)

Après 81 matches sans défaite sur terre battue (depuis un revers contre le Russe Igor Andreev en 2005 à Valence), sa surface fétiche, Rafael Nadal courbe enfin l’échine contre son dauphin naturel sur ocre, Roger Federer. Malgré la perte du premier set, le Bâlois parvient à trouver la faille contre Nadal sur terre battue, malgré l’énergie incommensurable qu’un tel exploit  requiert. Ce triomphe du Suisse juste avant Roland-Garros fait naître un espoir chez tous les fans de tennis, qui se reprennent à croire très sérieusement en une victoire du maestro à Paris, avec son tennis de panache.

Roland-Garros 2007, finale (victoire Nadal 6-3, 4-6, 6-3, 6-4)

Comme en 2006, le Suisse a l’occasion de réaliser le Grand Chelem sur deux saisons (ainsi que le Grand Chelem en carrière), lui qui reste sur un Petit Chelem (Wimbledon / US Open / Open d’Australie) à cheval sur 2006 et 2007. La portée historique de cette finale parisienne entre l’as et son dauphin est donc immense. Mais la Coupe des Mousquetaires va une fois de plus s’offrir à Rafael Nadal, premier joueur à aligner trois succès de rang à Roland-Garros depuis Bjorn Borg en 1981. Car pour Federer, tirer la substantifique moelle de sa palette technique ne suffit pas à vaincre Nadal, véritable mur qui ramène presque toutes les balles adverses.

Wimbledon 2007, finale (victoire Federer 7-6, 4-6, 7-6, 2-6, 6-2)

Pour la deuxième année consécutive, Roger Federer retrouve Rafael Nadal en finale de Wimbledon. Mais le Suisse, contrairement à la finale 2006, va devoir puiser dans ses ressources pour l’emporter. Ce match entre Federer et Nadal offre des montagnes russes d’adrénaline, et le Suisse se détache inexorablement au cinquième set, 6-2, pour rejoindre Bjorn Borg à Wimbledon (5 victoires) mais aussi au panthéon du Grand Chelem (11 titres). Huit ans plus tard, fin 2015, le constat est terrible mais il s’agit toujours du deuxième et dernier succès de Federer contre Nadal dans un tournoi du Grand Chelem.

Masters Cup 2007, demi-finale (victoire Federer 6-4, 6-1)

Plébiscité meilleur joueur du monde après un troisième Petit Chelem en quatre ans (2004, 2006 et 2007), Federer veut s’offrir la cerise sur le gâteau avec la Masters Cup pour la quatrième fois en cinq ans (2003, 2004, 2006 et donc 2007). C’est chose faite après une victoire expéditive en demi-finale contre Nadal, mais le compatriote espagnol David Ferrer ne pèsera guère plus lourd en finale contre le maestro, passant sous les fourches caudines de ce diable de Fed Ex, incontestable n°1 du tennis mondial depuis février 2004 et sa prise de pouvoir en Australie.

Roland-Garros 2008, finale (victoire Nadal 6-3, 6-1, 6-0)

L’implacable hégémonie de Nadal se confirme Porte d’Auteuil, où il a atomisé, laminé, pulvérisé, écrasé, éparpillé la concurrence, tel un soliste à la partition aux airs de requiem. Contrairement à 2006 et 2007, Federer ne prend aucun set au champion espagnol, qui poursuit sur la lancée des matches précédents où il a écrasé Fernando Verdasco en huitièmes, Nicolas Almagro en quarts, et dans une moindre mesure, Novak Djokovic en demi. Le camouflet est terrible pour Federer qui prend un 6-0 au troisième et dernier set. Pour l’orgueil d’un champion du calibre de Federer, diminué en début de saison par une mononucléose, Rafael Nadal a franchi le Rubicon en massacrant son rival en trois manches expédiées en seulement. Ce jour là, Federer réalise que battre Nadal en trois sets dans son fief du court Philippe Chatrier risque de rester à jamais une utopie pour lui dans l’optique de sa quête du Graal (gagner Roland-Garros pour faire le Grand Chelem en carrière tel Andre Agassi en 1999), perspective qui le restera pour tout le circuit ATP, à seulement deux exceptions (Robin Söderling en 2009 puis Novak Djokovic en 2015).

Wimbledon 2008, finale (victoire Nadal 6-4, 6-4, 6-7, 6-7, 9-7)

C’est sans doute la défaite la plus difficile à digérer de toute la carrière du Suisse, avec ce cinquième set perdu au crépuscule sur le gazon de Wimbledon, dans le temple du tennis. Nourri au nectar et à l’ambroisie par les fées du destin, Federer tombe de son piédestal dans son jardin londonien, et le quintuple champion sortant sera marqué au fer rouge par cette défaite cruelle au bout du suspense, dans un match de légende, un OVNI en cinq sets souvent cité comme le plus grand match entre les deux hommes. Roi du tournoi londonien depuis 2003, Federer va épouser le destin de Borg, battu en 1981 pour sa sixième finale consécutive face à John McEnroe, son dauphin en 1980. Comme le Suédois, Roger Federer perd contre son dauphin de l’édition précédente, Rafael Nadal, qui l’avait poussé dans ses retranchements en 2007. Menant deux sets à zéro, Nadal perd les deux suivants au tie-break, la bataille étant notamment féroce dans le jeu décisif du quatrième set. Avec ce succès, Nadal gagne son cinquième titre en Grand Chelem, mais surtout son premier à Wimbledon, réalisant le premier doublé Roland-Garros / Wimbledon depuis Borg en 1980. Et en outre, l’Espagnol qui a chaussé ses bottes de sept lieues en cet été 2008 se rapproche de son rival helvète au classement ATP, Federer vivant ses dernières semaines comme n°1 mondial.

Open d’Australie 2009, finale (victoire Nadal 7-5, 3-6, 7-6, 3-6, 6-2)

Les larmes de Federer sont l’image inoubliable de cette finale perdue en cinq sets contre l’Espagnol, qui avait pourtant lutter cinq manches en demi-finale contre son compatriote Verdasco. L’usure du pouvoir aurait-elle atteint le Suisse ? Beaucoup le pensent après ce troisième titre en quatre levées du Grand Chelem pour Nadal (Roland-Garros et Wimbledon 2008, Open d’Australie 2009), alors que Federer a simplement sauvé l’honneur en gagnant l’US Open 2008. Mais les détracteurs du Suisse qui anticipent déjà son inexorable déclin se leurrent : non, Roger Federer n’a pas commis le péché d’orgueil en prolongeant sa carrière malgré l’émergence de jeunes rivaux comme Djokovic, Murray et surtout Nadal. Non, il n’est pas enfermé dans sa tour d’ivoire et la riposte du Bâlois ne va pas tarder.

Madrid 2009, finale (victoire Federer 6-4, 6-4)

Homérique, le succès de l’épouvantail terrien Nadal en 4h02 en trois sets contre Djokovic se révèle une victoire à la Pyrrhus. Après cette demi-finale éprouvante contre le Serbe, le gaucher ibérique ne peut pas lutter à armes égales contre Roger Federer qui l’emporte dans la capitale espagnole, moins d’un mois avant de soulever (enfin) la Coupe des Mousquetaires à Roland-Garros, sorte de bâton de maréchal pour le champion suisse.

Madrid 2010, finale (victoire Nadal 6-4, 7-6)

Un an après leur dernière confrontation à Madrid en mai 2009, le contexte a changé. Federer a gagné trois Grands Chelems sur quatre (Roland-Garros et Wimbledon 2009, Open d’Australie 2010), retrouvant son trône de n°1 mondial au classement ATP, alors que Nadal blessé a dû déclarer forfait pour Wimbledon 2009. Les deux titans se retrouvent dans la capitale espagnole, et cette fois c’est Nadal qui s’impose à domicile.

Masters Cup 2010, finale (victoire Federer 6-3, 3-6, 6-1)

C’est la seule grande finale en indoor entre les deux titans, qui marque la fin d’une ère, celle de la période 2004-2010, six saisons où Nadal et Federer ont cumulé 24 titres du Grand Chelem sur 28 possibles, et 5 Masters Cup sur 7 possibles … Bien que n°1 mondial, l’Espagnol perd contre son dauphin qui reste la référence du circuit en indoor, et égale Pete Sampras comme Ivan Lendl, autre quintuples lauréats de la Masters Cup.

Roland-Garros 2011, finale (victoire Nadal 7-5, 7-6, 5-7, 6-1)

C’est la huitième finale de Grand Chelem entre les deux têtes de l’hydre du tennis (record de l’ère Open), après un exploit de Federer en demi-finale face à un Djokovic qui cannibalise pourtant le tennis depuis début 2011. En ce vendredi 3 Juin 2011, Federer offre un magnifique 25eanniversaire à Nadal en lui évitant des retrouvailles contre Djokovic, le Serbe étant la terreur de l’Espagnol depuis le début de la saison (quatre défaites de Nadal à Indian Wells, Miami, Madrid et Rome). Stratosphérique le vendredi contre Nole, le Suisse l’est encore au premier set où il mène 5-2. Mais son complexe mental contre Nadal, conjugué au refus viscéral de la défaite du Majorquin,  vont enrayer la machine et Rafa gagne la première manche 7-5, tel un loup-garou métamorphosé non pas par la lune mais par le soleil parisien qui darde ses rayons de feu sur le court Philippe-Chatrier. Revigoré par des succès contre Söderling et Murray sur la route de la finale, le natif des Baléares égale le vieux record de Bjorn Borg avec un sixième titre à Paris, loin de l’estocade qu’on lui promettait face à son bourreau sur la terre battue de Madrid et Rome, l’ogre Novak Djokovic au cosmic tennis.

Masters Cup 2011, round robin (victoire Federer 6-3, 6-0) 

Rarement Federer fut aussi intouchable qu’au Masters 2011 contre Nadal. En gagnant à Bâle puis Bercy, le Suisse a repoussé l’épée d’une Damoclès d’une saison complètement ratée, étant rentré bredouille des quatre tournois du Grand Chelem. En deux sets en indoor à l’O2 Arena de Londres, Nadal est éparpillé par son rival bâlois comme jamais en seulement 1h01, paradoxe à la fin d’une année où l’Espagnol n’a pourtant jamais semblé aussi inaccessible pour Federer, tout comme le nouveau patron du circuit Djokovic l’a lui-même été pour Nadal.

Open d’Australie 2012, demi-finale (victoire Nadal 6-7, 6-2, 7-6, 6-4)

A Roland-Garros contre Djokovic, Federer a monté qu’il était encore capable de fulgurances et d’exploits majuscules. Mais vaincre Nadal, c’est impossible en Grand Chelem depuis Wimbledon 2007 pour le champion suisse, du temps de sa splendeur et de ses razzias, quand il tutoyait la perfection et s’attirait tous les superlatifs. Mais loin d’atteindre à nouveau la quadrature du cercle de son climax révolu, le Bâlois se montre impuissant contre son meilleur ennemi, qui rejoint une fois encore Novak Djokovic pour la finale des deux nouveaux monstres du circuit.

Indian Wells 2012, demi-finale (victoire Federer 6-3, 6-4)

Revenant progressivement à son meilleur niveau depuis l’automne 2011, Federer bat Nadal en deux sets à Indian Wells, avant de s’offrir le scalp de John Isner en finale. Après ce 28e duel, ce n’est que la 10e victoire de Federer contre Nadal.

Indian Wells 2013, quarts de finale (victoire Nadal 6-4, 6-2)

Grand absent du deuxième semestre 2012, Nadal passe son premier vrai test en Californie après des victoires sur la terre battue latino-américaine de Sao Paulo et Acapulco. Non seulement le genou de l’Espagnol va tenir sur le ciment d’Indian Wells, mais Rafa va remporter le tournoi américain en battant sur sa route Roger Federer, Tomas Berdych puis Juan Martin Del Potro. Le phénix espagnol entame sa métempsycose, et va renaître de ses cendres, contrecarrant les desseins de gloire de Roger Federer et de Novak Djokovic en cette saison 2013.

Rome 2013, finale (victoire Nadal 6-1, 6-3)

Blessé entre les Jeux Olympiques 2012 et l’Open d’Australie 2013, le phénix ibérique déploie ses ailes sur le Foro Italico, un des rares tournois que Federer n’a jamais gagné parmi les Masters 1000 (comme Monte-Carlo, autre chasse gardée de Nadal). Déjà vainqueur à Madrid une semaine plus tôt, Nadal corrige Fed Ex en deux sets, et s’annonce comme le favori suprême de Roland-Garros pour y briguer une huitième victoire, en même temps que son treizième titre majeur en Grand Chelem. Federer, lui, ne va cesser de tomber de Charybde en Scylla tout au long de 2013, véritable cauchemar éveillé pour lui …

Masters Cup 2013, demi-finale (victoire Nadal 7-5, 6-3)

En 2013, Nadal a pérennisé les exploits avec deux titres en Grand Chelem (Roland-Garros, US Open) mais aussi cinq couronnes en Masters 1000 (Indian Wells, Madrid, Rome, Montréal, Cincinnati), se permettant d’éclipser Novak Djokovic pour la place de n°1 mondial. Aux antipodes de cette réussite presque insolente, on retrouve son vieux rival suisse, Roger Federer, diminué par ses problèmes de dos. A 32 ans, le Bâlois termine 2013, cette annus horribilis, ce purgatoire, à une modeste 7e place mondiale pour un joueur de son envergure. Même en indoor, le Suisse ne peut pas lutter contre Rafa qui s’impose et rejoint Djokovic pour une finale londonienne en forme de combat des chefs.

Open d’Australie 2014, demi-finale (victoire Nadal 7-6, 6-3, 6-3)

Passé du Capitole à la Roche Tarpéienne en 2013 à causes de douleurs dorsales, Federer a défendu avec brio les précieux points ATP de sa demi-finale australienne en atteignant pour la onzième année consécutive le dernier carré à Melbourne. Mais contre lui, le Suisse retrouve Nadal. Implacable, le Taureau de Manacor l’emporte en trois sets secs, tirant la quintessence de sa puissance, pour retrouver le compatriote de Federer en finale, le Vaudois Stanislas Wawrinka, qui a réussi la prouesse colossale de sortir Novak Djokovic en quarts de finale.

Bâle 2015, finale (victoire Federer 6-3, 5-7, 6-3)

Le 34e duel entre les deux hommes se sera fait attendre plus de 18 mois, telle une sensation évanouie, une madeleine de Proust qu’on avait craint d’être à jamais prisonnière du passé. A 34 ans, Roger Federer a encore repoussé l’inexorable érosion du temps en 2015, atteignant la finale à Wimbledon et l’US Open où le nouveau Pantagruel des courts, Novak Djokovic, l’a empêché de soulever la couronne. A 29 ans, Rafael Nadal semble proche de son chant du cygne avec une première saison vierge de titre en Grand Chelem depuis 2004, mais l’Espagnol donne des signes d’optimiste en cet automne 2015, avec une finale à Pékin (perdue contre Djokovic) puis une seconde à Bâle. Loin de leur apogée tennistique de la période 2005-2010, les deux titans (qui pèsent 31 titres du Grand Chelem à eux deux) se retrouvent alors que le duel Federer / Djokovic était devenu le nouveau classique du circuit depuis le deuxième semestre 2014, succédant à une autre opposition, celle entre Nadal et le Serbe. En indoor, sans surprise, c’est Federer qui s’impose en faisant respecter la hiérarchie du classement ATP, revenant à 23-11 dans ses confrontations avec Nadal, qui mène cependant encore très largement face à son illustre aîné.

 

  1. avatar
    6 novembre 2015 a 13 h 00 min

    Un des plus beaux duels du tennis, même si l’affiche va se raréfier, quoi que Federer a fait son programme pour 2017, alors que sa retraite devait (a priori) intervenir soit après les Jeux Olympiques de Rio, soit en fin de saison après le Masters.

    Mais qui sait si Rodgeur ne pas tirer sa révérence à la Sampras sur un ultime sacre, et pourquoi pas à Rio de Janeiro en 2016 ?

  2. avatar
    6 novembre 2015 a 13 h 40 min
    Par Cullen

    Salut Axel et merci pour la rétrospective.

    Pour moi il n’y a jamais eu de complexe mental de la part de Federer, c’est simplement le jeu du majorquin qui était fait pour empoisonner le Suisse. Un gaucher, avec un énorme lift en coup droit, Federer qui lui a un revers à une main, c’était l’alliance parfaite et le Suisse n’a jamais trouvé l’antidote. Un mélange encore plus efficace sur terre où les deux joueurs se sont le plus souvent retrouvés. Car si Federer, au plus fort de sa domination, avait plus souvent affronté Nadal ailleurs qu’à RG, nul doute que le ratio victoires/défaites serait moins à l’avantage de l’Espagnol. Seulement quand Federer était chaque année en finale à Paris, Nadal lui se faisait rapidement sortir à Melbourne, Londres et New-York. Maintenant il peut avoir des regrets car en étant ultra offensif comme il l’est depuis cet été, ça aurait pu marcher à RG mais on ne le saura jamais.

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      6 novembre 2015 a 13 h 49 min
      Par Guga57

      Tout a fait d’accord avec toi Cullen concernant le ratio victoires/defaites du Suisse face a l’Espagnol. Concernant un eventuel complexe mental, je pense que c’est plutot le cas de Fed aujourd’hui face a Djoko qu’a l’epoque face a Nadal. Le Serbe ne possede pas les memes armes que l’Espagnol et pourtant il parvient quasi-systematiquement a faire dejouer l’Horloger depuis 2-3 ans.

      • avatar
        6 novembre 2015 a 15 h 17 min

        Salut Cullen,

        D’accord sur le fait que le ratio serait moins défavorable à Federer, voire même favorable, si Nadal entre 2005 et 2007, avait eu le niveau pour rencontrer le Suisse en finale de M1000 ou de GC sur dur ou gazon, voire même en indoor.

        Pas d’accord sur le complexe mental. Désolé mais le 1er set de la finale 2011 à RG le montre, quand on mène 5-2 et qu’on s’appelle Federer, désolé mais pour moi c’est justement le signe de cette paralysie mentale, on ne peut pas tout mettre sur la fabuleuse combativité de Nadal.

        Tout le monde a une bête noire, et celle de Federer avait pour nom Rafael Nadal.
        Le tournant fut peut être Rome 2006. Si en Italie ce jour là, le Suisse avait gagné (en 5 sets rappelons le), peut etre que la finale 2006 aurait basculé en faveur de Federer plutôt que de Nadal.

        Tandis qu’Hambourg 2007 fut un leurre.

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    6 novembre 2015 a 13 h 43 min
    Par Guga57

    Salut Axel,

    Je ne pense pas que Federer prendra sa retraite en 2016, il va terminer la saison 2015 sur le podium a 34 ans, et je ne le vois pas s’arreter tant qu’il n’aura pas gagner ce 18e GC apres lequel il court et court encore depuis 2012.

    Quant aux Jeux Olympiques, je pense que ca sera l’objectif N.1 (avec Roland-Garros) du vampire serbe Novak Drakulovic. En outre, helas pour Fed-Ex, les J.O. se joueront a Rio, en plein cagnard donc, et dieu sait que Federer deteste la chaleur (sa defaite en Australie contre Seppi l’a encore prouve cette annee). Par contre, je vois bien Fed gagnait le tournoi olympique en double-mixte avec Martina Hingis. Sur le papier, une telle paire semble presque imbattable.

    Perso, au petit jeu des pronostics concernant la retraite du Maestro, je le vois tirer sa reverence en 2018 (a la condition qu’il parvienne a se maintenir dans le Top 10 d’ici-la, car Fed n’acceptera pas une fin de carriere a la Hewitt dans l’anonymat du Top 100).

    Apres tout, Ken Rosewall (qui a pris sa retraite a 45 ans 1980) a bien gagne son dernier titre majeur en 1972, il avait alors 37 ans! Alors pourquoi pas Fed ?

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      6 novembre 2015 a 15 h 22 min

      Salut Guga,

      Bien entendu que Terminator Djokovic va viser (en plus de RG) les Jeux Olympiques 2016 de Rio, car le Serbe aura 33 ans en 2020 à Tokyo, donc aucune garantie d’être le favori pour la médaille d’or.

      Plein cagnard en aout au Brésil ? C’est l’hiver austral, il fera beau et ensoleillé sur la cité carioca, mais pas de canicule comme en janvier / février au temps du carnaval de Rio.

      Et soleil ou pas, cela se jouera sur dur et en 2 sets gagnants, soit l’idéal pour le Suisse pour limiter la fatigue, surtout s’il abandonne son idée de double mixte avec Martina Hingis.

      C’est vrai que Federer adore le tennis, et pourquoi pas 2017 voire 2018 s’il se maintient dans le top 10 et arrive toujours à jouer le dernier carré en MS 1000 et surtou en GC.

      Le secret sera sa gestion du calendrier pour bien récupérer physiquement et mentalement, notamment avant Roland-Garros et l’US Open, les 2 tournois les plus exigeants du monde.

      S’il joue encore 2 ou 3 ans et qu’il maintient encore un niveau digne d’un top 15, on a encore quelques duels contre Nadal et Djokovic pour se régaler du jeu de maître Fed.

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        9 novembre 2015 a 12 h 30 min
        Par Guga57

        Salut Axel,
        Effectivement j’ai parle trop vite ! il ne fera pas si chaud que ca au Bresil pour les Jeux. Bonne nouvelle pour RF. Ceci-dit, meme en 2 sets gagnants, n’oublions pas qu’il aura encore une annee de pluss dans les pattes d’ici-la et que les Jeux seront certainement l’objectif N.1 ou N.1 bis de pas mal de top-players l’annee prochaine. Djoko en tete evidemment, mais aussi Murray qui jouera pour devenir le 1er joueur de l’histoire a conserver son titre olympique, Wawrinka tres probablement aussi, Nadal pour devenir le 1er joueur de l’histoire a remporter 2 fois les Jeux et tous les autres (meme si la, le niveau descend d’un cran).

        Bref, tout ca pour dire qu’a la place de Federer je ne negligerai pas l’option double-mixte avec Martina Hingis. Certes, le double-mixte n’a pas le prestige du simple, mais une medaille d’or reste une medaille d’or… Peu importe la discipline dans laquelle on va la chercher.

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      6 novembre 2015 a 15 h 24 min

      Je ne pense pas que Djokovic soit devenu une bete noire pour Federer.
      A Wimbledon en 2014, le Suisse perd en 5 sets rien d’infâmant.
      En 2015, en 4 sets que ce soit à Londres ou à New York, il l’a battu à Dubai et Cincinnati rappelons le meme si autres défaites à Rome et Indian wells.

      C’est juste que le niveau atteint par le Serbe est juste monstrueux, et que malgré son niveau encore exceptionnel, Federer ne peut pas lutter en 3 sets gagnants.

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    6 novembre 2015 a 20 h 41 min

    Salut Axel, encore un régal pour un sujet maintes fois rebattu (heureusement moins que par le passé, par le force des choses).

    Petite précision, Nadal n’avait pas participé à RG en 2004. Malgré son jeune âge, je suis confiant qu’il aurait pu remporter le trophée, au vu de sa razzia sur le tournoi (9 victoires finales en 11 participations).

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      7 novembre 2015 a 14 h 10 min

      Salut Fabrice,

      Oui Nadal avait trop forcé au printemps 2004 à Estoril, se blessant ensuite au pied.
      Aurait-il pu vaincre Guillermo Coria avant la finale dans la partie de tableau d’El Mago ? Pas certain car Nadal n’avait que 18 ans et l’Argentin était vraiment énorme alors.

      Mais l’Espagnol aurait fait, sauf cataclysme, au moins un 1/4 de finale voire mieux …

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    7 novembre 2015 a 6 h 19 min
    Par Nicolas

    Salut à tous.

    C’est sur que le duel entre Federer et Nadal est LE plus gros combat de l’histoire du tennis actuel bien plus fort que la “petite” rivalité entre Messi et Ronaldo.
    Leurs matchs ont donné lieu à des joutes incroyables et restent comme des modèles à montrer dans les écoles de Tennis.

    Pour finir ,je commence à comprendre pourquoi les articles sur le tennis cartonnent plus que le foot, les débats sont tellement plus passionnants et on pourrait en parler pendant des heures.

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      7 novembre 2015 a 14 h 12 min

      Salut Nicolas,

      Oui grâce à Federer et Nadal, le tennis a pris une nouvelle dimension médiatique et sportive, renforcée et pérennisée par l’émergence du Big Three, via la spectaculaire progression de Novak Djokovic entre 2010 et 2011.

      Ce sport vit un âge d’or, comme la F1 a pu le vivre entre 1985 et 1993 au temps de Prost et Senna.

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        8 novembre 2015 a 1 h 48 min
        Par Nicolas

        je suis assez sur que les duels Nole wawrinka seront les prochains duels de cette moitié des années 2010

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    9 novembre 2015 a 8 h 08 min

    Salut Nicolas,

    Oui et non pour les duels Djokovic / Wawrinka.

    Oui car Stan est le plus menaçant pour Nole, on l’a vu en finale de Roland-Garros ou même au 2e set de la demi-finale samedi à Bercy.
    Djokovic craint bien plus Wawrinka aujourd’hui que Nadal, Murray ou encore Federer.

    Non car le Vaudois doit gagner en régularité, par rapport à Murray et Federer il est encore trop inconstant pour multiplier les duels avec Nole.

    Concernant le Serbe, triple record heir : 4e victoire à Paris Bercy et 3e consécutive, 6e Masters 1000 sur une saison (mieux que Djokovic 2011 et Nadal 2013 donc restés à 5).
    Et 14e finale de rang jouée sur le circuit ATP … Il sera LE grand favori du Masters, gare à Federer et Wawrinka redoutables l’an passé à Londres, voire Nadal qui revient doucement. Et pourquoi pas Berdych, passé tout près de prendre un set à Nole vendredi. Murray je n’y crois pas, il se réservera pour la Coupe Davis.

    Concernant Novak Djokovic, je l’ai vu jouer (pour la première fois) hier à Bercy contre Murray, quelle impressionnante sérénité et capacité à jouer en mode bulldozer. A part un break blanc contre lui, finale impeccable du Djoker !

    Quelle superbe ambiance Etoile Noire sinon à Bercy ! Vraiment une réussite que cette Accor Hôtels Arena, vraie métamorphose … Cela dit l’acoustique reste pourrie comme avant, donc cela donne pas envie pour les concerts.

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      9 novembre 2015 a 12 h 39 min
      Par Guga57

      Salut Axel,

      Djoko a marche sur l’eau durant ce Bercy… comme durant le reste de la saison cela-dit. Concernant la finale, je mets un petit bemol car (comme tu le dis deja dans l’optique du Masters), je pense que Murray n’a pas joue a 100% hier. A mon avis, l’Ecossais avait deja atteint son objectif personnel sur ce tournoi en accedant a la finale (et en prenant donc les points ATP qui vont avec). Mais bon, meme sans ce facteur-la, je pense que Djoko aurait gagne (avec un score p-e plus serre par contre).

      Pour le Masters, sauf blessure, je ne vois pas qui va pouvoir empecher le Serbe d’aller chercher le titre. Berdych c’est Mister Pschiiiit, je n’y crois plus depuis un certain temps. Je vois bien Federer arriver en finale et… perdre encore, comme a Wimbledon et a l’US Open.

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    9 novembre 2015 a 16 h 14 min

    Salut Guga,

    Pas complètement d’accord car ayant vu le match à Bercy, je peux te dire que Djokovic a étouffé le match dès le début, ce n’est pas Murray qui a lâché le match, la preuve il breake en début de 2e set mais ensuite Nole est revenu encore plus fort.

    De plus, Murray ne pouvait pas se permettre de laisser gagner Djokovic alors que le ratio en 2015 était déjà de 5-1 pour le Serbe. En terme de confiance, l’Ecossais ne peut pas s’offrir en victime expiatoire face au roi du circuit.

    Berdych a montré de belles choses à Bercy mais en effet il coince souvent contre ses homologues du top 8.
    Pour Federer why not car c’est en 3 sets qu’il perd contre Nole, pas en 2 sets. L’an passé c’est son physique qui l’avait contraint à déclarer forfait pour la finale du Masters 2014.
    Sans cela, qui sait il aurait peut être battu Nole même si ce dernier marchait déjà sur l’eau …

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    10 novembre 2015 a 2 h 00 min
    Par Nicolas

    Je commence à trouver Novak Djokovic un peu froid sur un court, il vient pour faire le boulot et puis rien,un peu comme Nadal avant son année noire.

    Ses deux matchs contre Wawrinka et Murray ont été chiants, car aucun duel serré un peu comme le qatar Saint germain en d1.

    Franchement acheter des places chères pour 1 heure 32 de jeu c’est quand même un peu faible. Gasquet a fait plus de spectacle à lui seul que Nole sur ses deux matchs c’est dire.

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      10 novembre 2015 a 10 h 51 min

      Salut Nicolas,

      Djokovic est là pour gagner, comme tous les immenses champions, rien d’autre que la victoire ne figure à son agenda.

      Il ne va quand même pas rater des balles de break ou de set juste pour faire plaisir au public.
      C’est à ses différents rivaux, de Murray à Wawrinka en passant par Nadal et Federer (voire Nishikori, Raonic et Dimitrov s’ils explosent enfin) de mieux travailler pour déboulonner le Serbe de son trône où il fut presque intouchable en 2015, exception faite de Doha, Dubai, Roland-Garros, Montréal et Cincinnati.

      C’était pareil au temps de l’apogée de joueurs comme Connors, Borg, McEnroe, Lendl, Sampras, Federer ou Nadal , qui ne laissaient que les miettes de leur festin à une concurrence laminée.

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      10 novembre 2015 a 10 h 52 min

      Le Serbe a été bloqué comme n°3 mondial pendant quatre ans de 2007 à 2010, il a vu Nadal faire un come-back incroyable en 2013, il aurait bien tort de ne pas profiter de cette période ô combien vertueuse pour lui …

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    10 novembre 2015 a 2 h 20 min
    Par Elvis

    Excellent article..comme d’habitude!!

    Étant un fan absolu de Federer, je ne peux imaginer à quoi ressemblerai le palmarès de Federer sans Nadal. À peu près à celui de Steffi Graff ou Margaret Smith Court.

    Je ressens encore de la tristesse en visionnant la balle de match de la finale de Wimbledon en 2008. Mais je n’oublierai jamais aussi les larmes de joie de Roland Garros 2009.

    Que d’émotions le suisse m’a fait vivre au cours de sa carrière!!

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      10 novembre 2015 a 10 h 54 min

      Salut Elvis,

      Difficile à dire car on ne peut pas juste somme arithmétiquement les GC où Federer s’est incliné contre Nadal

      Soit 5 Roland-Garros (demi 2005 + finales 2006, 2007, 200_8 et 2011), 1 Open d’Australie (finale 2009) et 1 Wimbledon (finale 2008).

      Ce qui ferait 24 titres en GC pour le Suisse, mais peut être aurait-il eu le vertige de tant écraser le circuit, car rappelons que Nadal fut le meilleur n°2 de l’Histoire de l’ATP entre le 2e semestre 2005 et le 1er semestre 2008, pendant 160 semaines consécutives.

      Impossible de prédire ce qui serait arrivé sans Nadal.

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        10 novembre 2015 a 11 h 41 min
        Par Guga57

        Salut Elvis, Axel,
        difficile a dire c’est sur. Maintenant, sans Nadal, Federer aurait certainement passe la barre symbolique des 20 titres en GC. Maintenant, a 34 ans, ses chances s’amenuisent un peu plus d’annee en annee. Personnellement, je serai ravi de le voir gagner un jour un 18e titre en GC, ideallement a Wimbledon. Il serait ainsi le seul joueur de l’histoire avec 8 titres au compteur dans le temple du tennis.
        Sinon pour le Masters, j’adorerai voir une surprise mais j’ai l’impression que ce tournoi est joue d’avance quand je vois la forme actuelle du Serbe.
        Pour 2016, j’espere vraiment qu’on va (enfin) assister a une victoire en grand-chelem d’un des membres de la (pour l’heure decevante) generation 1990.

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          10 novembre 2015 a 14 h 48 min

          Salut Guga,

          Dans une saison 2016 idéale, il faudrait

          - Andy Murray vainqueur en Australie (après 4 finales perdues à Melbourne), devant Novak Djokovic

          - Novak Djokovic lauréat à Roland-Garros (après 3 finales perdues Porte d’Auteuil sur l’ocre parisien) après une belle bataille en 5 sets contre un Rafa retrouvé

          - Roger Federer champion de Wimbledon (8e titre record devant Renshaw et Sampras), finale devant Novak Djokovic

          - Roger Federer médaillé d’or aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro (seul grand titre manquant à son palmarès) devant Rafael Nadal pour un ultime “classique”, avec Novak Djokovic en bronze (le Serbe attendra 2020 pour l’or) face à Wawrinka

          - Grigor Dimitrov lauréat de l’US Open devant Milos Raonic, façon Sampras – Agassi en 1990 à New York, après avoir sorti les superstars Djokovic et Federer en demi-finale

          - Rafael Nadal lauréat de la Masters Cup contre Novak Djokovic en finale

          - L’équipe de France emmenée par Gasquet et Tsonga sacrée en Coupe Davis face à la Grande-Bretagne championne en titre (ptit prono au passage)

          Et en MS 1000, Federer enfin titré à Rome et Monte-Carlo, Djokovic à Cincinnati, Nadal à Paris Bercy, et Stan Wawrinka qui épaissait un peu son palmarès dans cette catégorie en faisant du Stanimal à Indian Wells, Miami, Madrid et Shanghai. Et un petit titre à Toronto pour Tomas Berdych quand même, histoire de récompenser sa régularité dans le top 6.

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            10 novembre 2015 a 20 h 58 min
            Par Bangs

            Non je ne suis pas d’accord, voici la saison rêvé :

            Open d’Australie : La saison de toute les surprise débute chez les kangourous sans Nadal forfait à cause du genou et Murray affaiblit par une mononucléose, une sale histoire de langue dont les tabloïdes britanniques se feront choux gras. Tsonga bat Djoko avec le public dans sa poche suite aux décla maladroite de Djoko qui comparait les australiens à des koalas bouffeur d’eucalyptus. Le Tsong signe au passage le plus match de sa carrière, le Djok s’est vu trop beau et n’apparait pas autant en forme que ses dernières années. Krygios bat Federer en 1/4 en égratignant dans la presse le maitre. Waw venge son compatriote en demi (3 set sec) avec une belle prise de bec entre les 2 joueurs. En finale on assite à une incroyable victoire de Tsonga face à Wawrinka qui remonte 2 set à rien. Son nouveaux revers liftés surpuissant étonne la planète tennis, il avoura que son nouvel entraineur Arnaud Clément l’a obligé à jouer qu’en revers tout l’hiver.

            Rolland Garros : Djoko a tout dévasté depuis l’OA et arrive en favori tandis que Murray n’est pas encore rétablit. Après avoir fait la fête depuis 3 mois, Tsonga arrive trop émoussé et se fait éliminer en 1/8 par Gasquet. 2016 signe le retour de la star de l’ocre : le grand Rafael Nadal qui élimine Federer en quart (5 set), puis Djoko en demi (5 set avec 20-18 au dernier). Djoko rumine sa malédiction tandis que Nadal retrouve son rival de jeunesse, Richard Gasquet. Gasquet s’est défait de Dimitrov en quart et de Nishikori en demi. Malgré sa belle combativité, Nadal remporte la Decima et se met la plus grosse cuite de sa vie devant des journalistes médusés. Rien à battre Nadal est le roi de Paris et il fait ce qu’il veut maintenant.

            Wimbledon : Murray revient mais est encore à court de forme, il sort en 1/16 mais montre une belle montée en puissance. Wawrinka sort au 1er tour et annonce qu’il reportera son short magique à tout les GC. Krygios se fait encore des ennemis en se fritant avec Nadal, désavantagé par la lourde couronne en diamant qu’il porte depuis la fin de RG. L’australien bat Nadal en quart mais perd face à Djoko en demi. Djoko est impressionant durant cette quinzaine et retrouve Federer en finale qui a éliminé Tsonga en quart et Cilic en demi. La finale est monstrueuse mais le magique Fed bat Djoko en 4 set (dont 3 tie-break), alors que le serbe n’avait pas perdu un seul set et seulement 5 jeux mais face aux maitres du tennis, il est loin.

            JO : Federer remporte la médaille d’or face à un Murray en plein renouveau qui bat Wawrinka, Anderson et Djokovic. La grosse surprise vient de la médaille de bronze d’un jeune malgache de 18 ans Rajhatroupkjadoutraloukja, surnomé Raj’, qui remporte la médaille de bronze face à Djoko.

            US Open : Le GC de toutes les surprises. Rincé par sa grosse saison, Federer sort au 2ème Tour par un obscure américain nommé Jack Daniels. Nadal confirme ses peines à jouer avec sa couronne et perd en 1/8 face au neveu de Serena, Franck Williams. Krygios réalise un tournoi de taré avec le plus jeu (hors big three). Ace, revers long de ligne, passing de taré, insulte, polémiques bien placés, critiques acerbes. L’australien est détesté par une moitié du public pour son comportement et adulé par l’autre pour son jeu. Il élimine Dimitrov en quart puis son copain Wawrinka en demi. Il se retrouve face à Murray qui sortit Nishikori en quart puis Tsonga en demi. Le français qui a enfin dessaoulé, retrouve un grand niveau mais tome sur un Murray au top. En finale c’est le fantasque Krygios qui remporte ce match au terme d’une magnifique finale (la 4ème de suite). Malheuresement il sera suspendu 8 semaines et écopera de 80 000$ d’amende pour avoir montré son cul après sa victoire.

            Masters de Londres : Victoire de Tsonga facile après les forfaits de Federer, qui se consacre à la naissance de ses triplés, Nadal pour une entorse au cervicales, Wawrinka en dépression après le vol de son short à Shangaï. Djokovic blasé sort même pas des poules.

            Masters 1000 : Ils sont tous remportés par Djokovic qui tenait à donner raison à Armand21

            Coupe Davis : La France gagne facile, 4 joueurs de haut-niveau imbattable. Toutes le victoires sont gagné 5-0.

            Vivement 2017

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            10 novembre 2015 a 21 h 14 min
            Par Bangs

            Ah oui j’oubliais :
            - La France gagne l’euro en explosant successivement, les espagnols, les italiens et les allemands
            - L’OM finit champion dans ce qui reste la plus folle remonté de l’histoire du championnat de France. Mandanda marque le but du titre! l’OM gagne aussi la Ligue Europa.
            - La C1 est gagné par l’AS Roma.
            - Usain Bolt fait le triplé aux JO et réalise deux RM sur 100 m (9’45 et 18’99).
            - Lavillenie, Teddy Tmagho, Yohan Dinniz, Martinot-Lagarde et Mekhissi sont champion olympique. Du jamais vu dans l’athlé française.
            - Thibault Pinot fait le doublé Giro-Tour+les JO, Contador remporte la Vuelta et tire sa révérence.
            -Gallopin gagne San Remo et l’Amstel, Alaphillippe gagne Liège. Cancellara gagne les flandres, Sagan gagne Roubaix.
            - Fernando Alonso est sacrée champion du monde à l’issue de la plus belle saison depuis 20 ans face à Vettel et Hamilton

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            11 novembre 2015 a 15 h 17 min
            Par Guga57

            BANGS tu sais que si tu postes ton commentaire avec un titre du genre “Le film de la saison ATP 2016″ je pense que ce sera publie ;)

            Tentes le coup, ton texte vaut mieux qu’un simple commentaire !

  10. avatar
    10 novembre 2015 a 18 h 00 min
    Par Guga57

    Salut Axel, ecoute, franchement, ta saison 2016 de reve me semble parfaite sur le papier ! Que les Dieux du tennis t’entendent !!! L’or olympique en simple pour papy Fed j’adorerai. Un 1er titre pour Dimitrov aussi. (Tu l’auras compris, j’aime les attaquants en tennis). Sinon pour la Coupe Davis, je te suis aussi. Je vois mal la Belgique gagner fin-novembre face aux frangins Murray. Pour info, vu que tout le monde sait que cette Coupe Davis va se jouer sur le double, les Belges ont engage Michael Llodra comme conseiller technique pour preparer la finale ;)

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      10 novembre 2015 a 19 h 14 min

      Salut Guga,

      Oui j’ai essayé de distribuer les titres par rapport aux carences de chacun, mais j’aimerais bien voir Djokovic gagner au Brésil ;-)

      Sinon, j’ai privilégié Dimitrov car plus talentueux que Nishikori et Raonic, une grande victoire lui offrirait peut être le déclic que Federer a eu à Wimbledon 2003 voici déjà douze ans.

      Pour la Belgique, ce sera dur surtout que Goffin a pris une fessée contre Murray à Bercy …

  11. avatar
    10 novembre 2015 a 18 h 01 min
    Par Guga57

    Et non c’est pas une blague ;)

  12. avatar
    10 novembre 2015 a 19 h 17 min
    Par Elvis

    Salut Axel,
    Je ne vois aucun autre joueur que Nadal qui aurait pu battre Federer à Roland Garros (05-08), Wimbledon (08), et Melbourne (09).

    Federer arrivait souvent en finale sans avoir perdu aucune manche avant de sombrer face à Nadal.

    C’est pourquoi je déduis que sur les 6 finales perdues contre Nadal en grand chelem, il les aurait gagné toutes si il aurait joué contre un autre joueur que Nadal.

    Rappelle toi que sa première défaite en finale d’un tournoi majeur contre un joueur autre que Nadal fut contre Del Potro en 2009 à l’US Open après avoir mené 2 manches à une et avoir été à 2 points du match au 4ème set.

    • avatar
      11 novembre 2015 a 15 h 45 min

      Salut Elvis,

      Je ne dis pas que Federer ne les aurait pas gagnées sans Nadal en face, très probable vu son niveau de jeu sur la période 2005-2009.

      Je dis juste que son palmarès aurait été tellement colossal, il aurait alors réussi 2 Grands Chelems 2006 et 2007) et 4 Petits Chelems (2004, 2005, 2008 et 2009), sans parler des Masters Cup !
      Bref il aurait peut être raccroché fin 2007 avec un 2e GC de rang … mais serait revenu ensuite en 2010 ou 2011, car il a le tennis en lui !

      Pour 2016, je pense que Federer arrêtera s’il gagne la médaille d’or aux Jeux de Rio, quelque soit son résultat à Wimbledon. Car il bouclerait la boucle sur un triomphe, comme Sampras en 2002 à l’US Open. Je me dis qu’avoir publié son calendrier 2017 est ptet un leurre pour ne pas décevoir ses plus grands fans, et les feinter au dernier moment au Brésil, telle une amortie juste derrière le filet.

  13. avatar
    10 novembre 2015 a 19 h 21 min
    Par Elvis

    Si Federer gagne Wimbledon et les JO 2016 comme le souhaite Axel, je suis sûr qu’il ferait une conférence de presse le lendemain de la finale des JO pour annoncer sa retraite..

  14. avatar
    10 novembre 2015 a 19 h 43 min

    Axel, ta saison 2016 idéale est comme le happy-end d’un grand film, ou tout le monde boucle la boucle. J’ai quelques exemples en tête mais incapable d’en nommer un.

    Voyons ces scénarios sous l’angle des pronos à présent:
    Murray à l’Aussie: vraisemblable
    Djoko à RG: probable
    Fed à Wimby: peu probable
    Fed à Rio: possible
    Dimitrov à l’US: non.
    Nadal à la Master Cup: j’y crois pas.

    Pour les jeunes (25 ands et moins) en vue jusqu’à présent, je ne crois pas à une éclosion au plus haut niveau. Les Nishikori, Raonic, Dimitrov, Tomic, Thiem, Goffin, aucun n’a la carrure d’un no. 1 en puissance. Tout au plus pourront-ils décrocher un GC sur un malentendu, comme Jean-Claude Dusse (Michel Blanc dans les Bronzés si je ne m’abuse).

    Regardez le classement ATP: http://www.atpworldtour.com/en/rankings/singles Il n’y a que des vieux au sommet. Nishikori #8, Raonic #14, Goffin #16, Tomic #18, Thiem #19. Le jeune suivant est Jack Sock en #26. Pathétique.

    Le plus jeune du groupe est Thiem et il a déjà 22 ans. Par comparaison, Federer qui n’a pas été particulièrement précoce, était #6 à 21 ans et #2 à 22 ans.

    Alors, qui sera le prochain (nouveau) #1 mondial ? Peut-être Coric ? Il est #45 à 18 ans… pas mal. Ou le Coréen Chung qui est #51 à 19 ans… Messieurs-dames, votre avis ?

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      11 novembre 2015 a 15 h 28 min
      Par Guga57

      Salut Axel, Fabrice,
      La nouvelle generation n’en finit pas de me decevoir…
      L’an dernier en voyant Dimitrov et Raonic en demie a Wimbledon puis Nishikori et Cilic en finale a l’US Open je m’etais dit que le “changement c’etait maintenant” mais visiblement 2014 restera une saison isolee.
      Comme me disait encore recemment un ami grand fan de tennis, la carriere de Fed a ete en grande partie contrariee par Nadal, celle de Nadal par Djoko, mais celle de Djoko (depuis 2011) par presque personne…
      Plus le temps passe et plus je me dis que le grand grand absent de la bataille est et restera a jamais Del Potro. Voila LE joueur qui manque actuellement cruellement au tennis mondial pour empecher Drakulovic de vampiriser le circuit pendant encore 2-3 ans.

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        11 novembre 2015 a 15 h 52 min

        Salut Fabrice, Guga,

        Oui Del Potro (voire Soderling) sont les 2 qui manquent le plus au tennis masculin actuel, l’Argentin étant de 1988 et le Suédois de 1984.
        Et encore peut-on s’estimer heureux d’avoir eu la mue tardive de Wawrinka, celle que le trio Berdych / Ferrer / Tsonga n’a jamais pu accomplir.

        Pour les jeunes, oui c’est un désastre, je laisse encore un ultime joker à Dimitrov sur 2016 mais je n’y crois plus pour Raonic et Nishikori perso, idem pour David Goffin ou Bernard Tomic. Sans oublier le bad boy Nick Kyrgios qui lui n’ira pas bien loin à part comme GOAT des enfants terribles de l’ATP.
        Quant à Coric, oui c’est le grand espoir, mais le risque c’est que la pression médiatique soit trop forte pour lui comme pour notre Mozart Gasquet, mis sur un piédestal à Monte-Carlo 2002 à 16 ans, et plus encore à Monte-Carlo 2005 quand il a battu le roi Federer.
        S’il y a une victoire que Gasquet peut paradoxalement regretter, c’est bien celle là car vaincre le Suisse à l’époque était un authentique exploit (en 2005, seuls Safin à Melbourne, Nadal à Paris et Nalbandian au Masters l’avaient fait, Fed Ex terminant avec un ratio extra-terrestre de 81-4, frôlant le 82-3 de McEnroe en 1984).

      • avatar
        11 novembre 2015 a 15 h 58 min

        @bangs, énorme ta saison 2016 ;-) Mdr pour la suspension de Kyrgios, vol du short de Wawrinka, et le nom du bourreau new-yorkais de Fed (J.D.).

        On pourrait rajouter que Del Potro vient jouer en wild-card aux 4 GC avec des prothèses de poignet issus des études pour Terminator 6 Métempsycose.

        Quant à Soderling, il revient sous la forme d’un joueur anonyme portant un masque de husky, du coup forfait pour Wimbledon car tenue pas 100 % blanche.

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        11 novembre 2015 a 16 h 12 min

        @Guga,

        TU ne peux pas dire que Djokovic a eu zéro opposition.

        De 2007 à 2010, il est n°3 assez facilement devant Murray, Del Potro, Soderling, Ferrer et Berdych, mais barré par le tandem Federer / Nadal.

        Il explose en 2011 (à 24 ans) face à un Nadal encore à super niveau (puisque l’Espagnol aligne 5 finales de GC consécutives de RG 2011 à RG 2012 rappelons le).

        En 2013, Djokovic affronte un Nadal en mode phénix, depuis il se bat contre Federer, Wawrinka ou Murray par intermittence.

        Mais Djokovic n’est pas responsable des blessures de Nadal et Del Potro, de la médiocrité des jeunes, des intermittences de Wawrinka, de la fragilité de Murray et Berdych, du fait que Federer à 33-34 ans soit forcément moins performant en 3 sets gagnants …

        Djokovic n’est pas une imposture pour moi, il atteint sa pleine maturité en 2015 à 28 ans, malheureusement personne en face pour se battre pour la place de n°1.

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          11 novembre 2015 a 20 h 55 min
          Par Guga57

          @Axel, je n’ai pas dit que Djoko n’avait aucune opposition… j’ai dit “presque” ;) Djoko profite juste d’un contexte extrêmement favorable pour lui tout en tirant le maximum des ses capacités car si il y a bien une chose que je ne remets pas en cause c’est son côté stakhanoviste acharné. Avais-tu entendu qu’apres les J.O. de Londres, Djoko avait tellement la rage de ne pas avoir ramené de médailles qu’il avait scier toutes les raquettes qu’il avait utilisé durant l’olympiade une par une ? Tout ça pour dire que, non, Djoko est tout sauf un imposteur. Après (tu l’auras compris) mon “poulain” c’est Fed et en terme de pureté du jeu, je préfère le style de Fed à celui de Djoko… Donc forcément, le manque d’opposition actuelle face à Djoko me laisse craindre que le record des 17GC puisse être un jour battu par le Serbe. Si je peux me permettre un parallèle avec le foot, Federer c’est le tennis-samba du Brésil, tandis que Djokovic c’est le tennis-catenaccio à l’italienne. J’adore l’Italie, mais je préfère le Brésil ;)

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  15. avatar
    11 novembre 2015 a 1 h 11 min
    Par Nicolas

    Pour rebondir ce que tu as dit Axel, je préférerais que Nole en chie sur un court plutôt que de le voir vainqueur facile car les champions froids il y en a un peu marre.

    De plus une chose m’agace, c’est à force de tout vampiriser le sport en général en devient une chiantise incommensurable.

    Plus rad nombre de victoires, plus grand nombres de points cela en devient lassant et touts les médias nous soulent le cerveau à force.

    Je n’ose imaginez un joueur français à la place de Nole avec ce palmarès le gars ne se sentirait plus pisser.

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      11 novembre 2015 a 15 h 30 min
      Par Guga57

      Franchement, sauf blessure, Djoko semble avoir un boulevard devant lui pour 2016 voire meme 2017 si on en juge par la qualite mediocre de la releve…

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        11 novembre 2015 a 15 h 47 min

        Salut Nicolas,

        Moi aussi je préfererais que Djokovic ait plus d’opposition (hors Roland Garros ;-) au moins sur 2016), mais c’est ainsi et il faut attendre / espérer l’émergence d’un vrai rival.
        Soit Wawrinka arrête sa lycanthropie en mode Stanimal par intermittence, soit un jeune crève l’écran, soit Nadal nous refait un 3e retour de la mort qui tue après 2010 et 2013.

        @Guga, oui je suis d’accord avec toi, si rien ne change en terme de rapport de force, Djokovic gagnera 5 voire 6 des 8 prochains tournois du GC mis en jeu d’ici fin 2017.

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          11 novembre 2015 a 20 h 52 min
          Par Bangs

          Moi j’aimerais bien que Djoko ne gagne pas Rolland, une sorte de malédiction qui le rendrait plus humain. De manière général, j’espère qu’il ne va pas autant dominer qu’en 2015. Mais je ne pense pas qu’il va rééditer cette performance sur les prochaines années même si normalement en 2016, il finit n°1

        • avatar
          11 novembre 2015 a 21 h 12 min
          Par Guga57

          Wait and see… je pense que les tirages au sort des GC seront déterminants. Cette année par exemple, je reste persuadé que si Djoko avait hérité de la partie de tableau de Wawrinka a Roland-Garros, c’est lui qui aurait gagné Porte d’Auteuil. Djoko s’est tapé Nadal en 1/4, malgré la victoire en 3 sets c’est le genre de match où tu laisses beaucoup d’énergie mentale. Ensuite face à Murray en demie (où certains diront qu’il a été sauvé par la nuit) un match dans qui lui aura couté très très cher au moment d’aborder la finale face à Stan qui lui avait eu une partie de tableau bcp plus abordale (Fed et Tsonga sur terre battue c’est pas la meme chose que Nadal et Murray).

          Bref, sans ce tirage au sort compliqué à RG, je suis quasi-certain que Djoko aurait fait le grand-chelem cette année.

          En revanche à Wimbledon, le fait de ne pas avoir hérité de Murray en demi-finale a été un avantage pour Djoko car Murray, devant son public, lui aurait évidemment posé bien plus de problèmes que notre Gasquette-nationale…

          Enfin à l’US Open, Djoko a tout simplement bénéficié d’un boulevard jusqu’en finale…

          En somme, sauf blessure, je pense sincèrement que les tirages au sort des tableaux des GC de 2016 seront déterminants.

          • avatar
            12 novembre 2015 a 11 h 32 min

            Djokovic mériterait vraiment de gagner ROland-Garros, après 3 finales et 4 demi-finales Porte d’Auteuil.

            J’espèer qu’il le fera en 2016, et que Federer gagnera à Wimbledon.

            Sinon j’aimerais voir le Suisse (ou le Serbe sinon) gagner à Rio de Janeiro, et Nadal la Masters Cup.

            Pour l’Australie et l’US Open, ce pourrait être sympa d’avoir des surprises ou le retour de Murray comme vainqueur de GC.

            Sur RG 2015, d’accord avec Guga, Djokovic a laissé beaucoup d’influx nerveux dans son 1/4 contre Nadal et aussi dans sa 1/2 en 5 sets contre Murray.
            Il a nié cela, mais je pense que cela a pesé pour sa finale perdue contre Wawrinka, même si le Vaudois a joué à la perfection à partir du 2e set ce jour là.
            Sans parler du poids historique de l’exploit à la portée de Nole, problème qui ne fera qu’aller crescendo chaque année puisque les occasions se feront de plus en plus rares.

            Je pense que si Djokovic ne gagne pas Roland-Garros en 2016 ou 2017, ce sera fini pour lui après sur l’ocre parisien, il sera trop marqué par ses échecs répétés.
            Il serait intéressant de voir le Nole actuel contre le grand Rafa sur terre battue, on aurait une baston phénoménale. Espérons le en 2016 à Monte-Carlo, Rome, Madrid et surtout à Paris …

          • avatar
            12 novembre 2015 a 11 h 34 min

            Oui c vrai qu’à Wimbledon Murray est tombé sur un Federer injouable, qu’aurait-il fait contre Djokovic qui avait péniblement battu Kevin Anderson en 1/8e ? On ne le saura jamais.

            Pour l’US Open, le Serbe a gagné sans discussion, il a vraiment éclaté Cilic en demi-finale et contrôlé Federer sans trop de problème en finale.

  16. avatar
    11 novembre 2015 a 20 h 40 min
    Par Bangs

    Merci les gars, normalement je suis plutôt sérieux dans mes comms mais hier je crois que j’ai un neurone qui a pété.

    Guga, j’avais jamais pensé à écrire un article comme ça mais du coup c’est pas bête. Pourquoi pas avant les fêtes. Avec Soderling en homme-masqué (j’aime bien l’idée)!

    • avatar
      12 novembre 2015 a 11 h 54 min

      Ah ta parodie anticipation de saison 2016 était au toplevel ! J’ai adoré :-)

  17. avatar
    11 novembre 2015 a 20 h 49 min
    Par Bangs

    Sinon pour être sérieux. Voici ce que j’aimerais pour 2016 :

    - Une victoire de Fed dans un GC (voire 2 s’il peut). Le top serait à Wimbledon évidemment.

    - La decima de Nadal face à Djoko en finale. J’aime bien le coté malédiction d’un tournoi pour un joueur majeur, ça rend le type plus humain. Et puis 10 titres sur un GC, ça sonne super quand même.

    - Federer vainqueur en simple au JO.

    - L’émergence d’un nouveau prodige pour les futurs années (j’ai cité Kyrgios mais pk pas un autre).

    - Le top serait une victoire d’un français en GC mais malheureusement il ya trop de bon joueur au top de l’ATP. Surtout que derrière les 4 mousquetaires, c’est le désert coté français, pas un seul top 10 potentiel né après 1986, ça craint!

    - Une victoire de la France en coupe davis juste pour entendre saga Africa en boucle. Mais surtout récompensé une belle génération avant de manger notre pain noir pendant quelques années car on risque pas d’avoir souvent des français dans la seconde quinzaine d’un GC.

  18. avatar
    12 novembre 2015 a 1 h 38 min
    Par Nicolas

    Si cela continue à ce rythme la, le tennis ne vaudra plus rien et les gens en auront marre de cette saturation.

    Du coup quand je vois un tournoi je me dis que cela ne sert à rien de regarder puisque c’est toujours le même qui gagne.

    Le sport en général est devenu de plus en plus bizarre à force.
    Soit le niveau est super bas ou soit certains sont trop forts et tue le suspense.

    Axel et Guga je vous pose la question: OU VA LE TENNIS.

    • avatar
      12 novembre 2015 a 11 h 24 min

      Salut Nicolas,

      Le tennis a survécu à l’hégémonie de Connors, Borg, McEnroe, Lendl ou Sampras, pourquoi ne survivrait-il pas à celle de Djokovic qui succède à celles de Federer et Nadal ?

      Idem pour d’autres sports, le cyclisme a existé après Merckx, Hinault, Indurain ou Armstrong, la F1 après Schumacher …

      C’est ton droit de ne pas regarder car Djokovic gagne trop souvent, mais certains matches sont magnifiques, que ce soit par le talent du Serbe ou la qualité de l’opposition, trop rarement c’est vrai (Federer, Murray et Wawrinka parfois).

  19. avatar
    12 novembre 2015 a 20 h 15 min

    Au regard de ces critiques sur l’hégémonie de Djoko, il semble que les gens (et j’en suis le premier) ne sont difficilement satisfaits.

    Soit une personne domine, et c’est barbant (Federer, Djoko, Schumacher, Merckx, etc…). Ou bien personne ne se détache vraiment et le circuit manque de patron (ça a été le cas dans la WTA par exemple, avant la résurgeance de Serena.

    Sinon, chapeau à Bangs pour son hilarant commentaire/article. Je t’encourage aussi à l’étoffer un peu si possible (mais sinon ça va comme ça, “short and sweet”). Suis-je le seul à avoir remarqué l’intrusion de Franck Williams ??? Beaucoup d’autres traits marrants, mais mon préféré: “Masters 1000: Ils sont tous remportés par Djokovic qui tenait à donner raison à Armand21″.

    Bref, il n’y a pas d’articles décalés sur Your Zone. La faute aux auteurs, ou aux modérateurs qui ne souhaitent pas publier ce genre ?

  20. avatar
    13 novembre 2015 a 8 h 32 min

    Salut Fabrice,

    C’est vrai trop peu d’articles décalés sur le forum, j’avais publié celui là sur le cyclisme et le dopage cet été, seul Mocte avait commenté à l’époque

    http://yourzone.beinsports.fr/cyclisme-dopage-asclepios-et-les-40-voleurs-sesame-ouvre-toi-95320/

    @+
    Axel

  21. avatar
    13 novembre 2015 a 8 h 35 min

    Oui mais pour en revenir à la critique (légitime) de Nicolas, il est très difficile d’avoir deux titans face à face.

    Soit tu n’en as qu’un et suspense ruiné, Schumacher en F1, Indurain ou Armstrong sur le Tour de France, Lendl à la fin des années 80 en tennis …

    Soit tu n’en as pas et les duels manquent d’envergure, style le Tour 2008 avec Sastre contre Evans, ou les saisons 2000 à 2002 sans vrai patron de l’ATP (Sampras et Agassi vieillissants, Hewitt, Kuerten et Safin alternant comme n°1 mondiaux).

    Et très rarement, tu as LE duel d’anthologie : Prost / Senna en F1, Federer / Nadal en tennis, C.Ronaldo / Messi en foot, Coppi / Bartali en cyclisme.

  22. avatar
    13 novembre 2015 a 15 h 07 min

    Salut Axel, oui je l’avais lu, mais j’étais en vacances donc je n’avais pas trop le temps commenter. Merci en retard pour l’article donc !

  23. avatar
    14 novembre 2015 a 0 h 57 min
    Par nicolas

    Il est dommage de voir que ce soient toujours une question de force dans le sport, ce n’est pas le plus dominant qui soit le plus sympa dans la vie.

    Armstrong restera comme la PLUS grosse imposture dans l’histoire du sport car c’est plus un morveux qu’un champion.

    Je rêve d’un monde ou cela ne serait que les plus petits qui aurait le droit de jouer sans se la péter.

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