Ferrari : Pourquoi Bianchi va remplacer Raikkonen
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Ferrari : Pourquoi Bianchi va remplacer Raikkonen

Humilié par son équipier chez Ferrari, Kimi Raikkonen voit son avenir en F1 de plus en plus incertain. Et sa venue, volonté de Stefano Domenicalli et de Luca Di Montezemolo, est passée de l'espoir d'un duel magnifique à l'agonie d'un champion du passé.

19 points en 10 courses, avec pour meilleur résultat une septième place, voici la maigre moisson récoltée par Kimi Raikkonen. En comparaison, Fernando Alonso, sevré de titre pour une saison encore, a inscrit 97 points, décrochant le podium en Chine, scorant en toute occasion cette année. Les deux successeurs de Micheal Schumacher ne font pas partie du même monde. Et force est de constater que personne n’avait prédit une telle déculottée. Dans le monde de la Formule 1, c’est un coup de tonnerre. Car alors que Sebastian Vettel, quadruple champion du monde, se fait copieusement devancer par son jeune équipier Daniel Ricciardo, l’événement qui anime le paddock reste la formidable emprise d’Alonso sur la Scuderia, et la descente aux enfers de son équipier finlandais.

Quand en 2013, Luca Di Montezemolo et Stefano Domenicalli ont annoncé l’arrivée de Kimi Raikkonen en remplacement d’un Felipe Massa à bout de souffle, tous les observateurs y ont vu une façon pour la direction de la Scuderia de sanctionner les mouvements d’humeur de Fernando Alonso en lui confrontant un fauve comme il n’en avait jamais affronté, croyait-on. De son côté, l’Espagnol se faisait plus philosophe, regrettant son ancien équipier brésilien, avec qui il s’entendait très bien. Raikkonen, c’est un profil différent. Si les deux champions du monde font preuve d’estime et de respect l’un envers l’autre, il n’est pas question d’amitié. En faisant venir Raikkonen, Montezemolo a voulu indiquer au pilote ibèrique qu’il n’est pas le seul espoir de la Scuderia Ferrari, que les pilotes de calibre sont sensibles au prestige du cheval cabré, bref, que la Rossa rayonne bien plus que son pilote, et que c’est elle qui doit primer sur tout le reste. Car chez Ferrari, on s’inquiète de voir que les performances sont exclusivement attribuées au talent exceptionnel du pilote d’Oviedo, la faute à plusieurs monoplaces ratées depuis 2010. Cependant, Montezemolo est en train de perdre son duel d’orgueil face à Alonso. L’Espagnol a débuté son travail de sape dès cet hiver. Bosseur, assidu, intelligent, il a scruté les moindres détails de sa monoplace une nouvelle fois hors du coup. Courant le dimanche avec hargne et détermination, optimisant sa monture, mobilisant son équipe technique, Alonso a pris Raikkonen à la gorge, là où le Finlandais n’a jamais réussi à s’acclimater au moteur turbo ou à la perte importante d’aéro. En qualifications comme en course, Iceman navigue bien trop loin de son équipier, et les étincelles sont trop rares pour être perceptibles. La sanction a été rapide, Raikkonen mesure ce qui le sépare d’Alonso.

Stefano Domenicalli a été débarqué très rapidement, payant le nouvel échec que représente la F14T. Et comme il l’avait fait en 1993 en recrutant Jean Todt, Montezemolo a été cherché un as de l’organisation, en interne cette fois. Marco Mattiaci travaillait comme responsable des Ferrari de série en Amérique du Nord. L’homme ne connaît pas grand chose à la F1. Peu importe, il est temps de dépoussiérer la Scuderia, d’y apporter du neuf, de tordre les souvenirs émus du début des années 2000. Mattiaci est un homme discret mais lapidaire. Les têtes tombent déjà à Maranello, dans un souffle. Le chantier est engagé avec force, l’objectif est clair : revenir à un niveau plus admissible en 2015. Car il n’est pas pour l’instant dans les plans de jouer le titre. En premier lieu, il faut que les Ferrari reviennent en haut de grille, puissent jouer la gagne et les podiums. James Allison, débauché de Lotus, travaille d’arrache-pied en vue de la prochaine saison. Mais il existe surtout un objectif pour le nouveau team-manager de la Scuderia : conserver Fernando Alonso.

Car pour la première fois depuis son arrivée à Maranello fin 2009, les chances de voir s’enfuir l’Espagnol sont très sérieuses. Le contrat d’Alonso comprote une clause libératoire s’il ne peut pas décemment défendre ses chances dans la lutte pour le titre. Bien que lié jusqu’à la fin de saison 2016 avec Ferrari, le pilote d’Oviedo pourrait en toute légalité prendre la poudre d’escampette dès la fin de cette saison. Et ça, plusieurs personnes le savent. A commencer par Ron Dennis, qui souhaite faire revenir l’Espagnol chez McLaren en profitant du retour de Honda. Le motoriste japonais a fait d’Alonso sa priorité, lui qui avait déjà cherché à l’enrôler en 2008. Depuis la fin de saison dernière, les relances sont récurrentes et Dennis est tout sauf maladroit à ce petit jeu. Il sait que le pilote d’Oviedo est très sensible à l’histoire de la F1 (d’où son attachement au cheval cabré) et lui promet de vaincre sur une mythique McLaren-Honda, comme l’avaient fait avant lui Ayrton Senna et Alain Prost… Moins entreprenante, la direction de Daimler est néanmoins très attentive à la situation. Si Nico Rosberg est assuré de conserver son volant chez Mercedes, ce n’est pas le cas de Lewis Hamilton, qui multiplie les sautes d’humeur et déclarations acerbes. Et ce genre de chose, la firme étoîlée ne le tolère pas. Toto Wolf est sommé de garder une cohésion de façade au sein du team, tout en surveillant de près la possibilité de remplacer le Britannique par un cador correspondant aux ambitions d’image de Mercedes. De façon naturelle, Alonso devient une cible de choix. Mattiaci fait donc de la conservation de l’Espagnol au sein de l’écurie une priorité absolue. Le pilote d’Oviedo est régulièrement invité à constater les travaux réalisés en vue de la saison prochaine par James Allison en personne. Il bénéficie d’un accès illimité au simulateur de Maranello. Tout est fait pour le faire se sentir chez lui. Comme jamais ça n’avait été le cas. Car la seule carte à jouer reste la frustration existante chez Alonso de tout donner pour Ferrari sans pouvoir inscrire son nom au palmarès des champions du monde passés par la Scuderia. Il a gagné en cinq saisons le statut officieux de meilleur pilote du monde, est considéré même comme l’un des tous meilleurs de l’histoire de la F1, du calibre des Prost, Senna, Schumacher. Avec seulement deux titres au compteur, acquis en 2005 et 2006 chez Renault (une éternité…), son palmarès est très mince en comparaison de son talent.

Luca Di Montezemolo est fier, c’est un fait, mais il est tout sauf bête. Il admet sa défaite dans le bras de fer psychologique qu’il a engagé avec son pilote. Il a fait venir Raikkonen pour déstabiliser Alonso, c’est un échec cuisant. L’Espagnol s’en voit même plus renforcé que jamais, éteignant sans trembler les moindre véléités du champion du monde 2007. Décontenancé, Raikkonen ne sait plus par quel bout prendre le problème. S’il assure toujours le minimum devant les médias, il sait que sa carrière a pris un tour décisif cette année. Humilié, touché au plus profond de son orgueil, le Finlandais se résigne, prend les choses avec fatalité. Contrairement à ce qu’il avance, la situation pourrait le pousser à se retirer dès la fin de cette saison. Iceman a pris un risque en rejoignant Ferrari, en se frottant à Alonso. Il le paie très cher. Mattiaci pourrait voir la lumière sur son problème de deuxième pilote. Car il est indispensable que les deux Ferrari puissent se montrer, question d’image et d’intérêt au championnat du monde des constructeurs. Et cette lumière vient du fond de grille : Jules Bianchi.

Membre depuis 2009 de la Drivers Academy de Ferrari, le Niçois de 24 ans brille depuis l’an passé au volant de la très modeste Marussia. Auteur d’une première saison convaincante (où ses performances ont permis à Marussia de devancer Caterham au championnat), il a créé la sensation en inscrivant les premiers points de l’histoire de son team sur le seul circuit qui pouvait vraiment le permettre, à Monaco. Autant dire que Bianchi n’a plus rien à espérer au sein du team russe. Il ne pourra certainement pas faire mieux que cet exploit retentissant. Et chez Ferrari, on le sait. Après Silverstone, Bianchi a remplacé Raikkonen (choqué suite à son gros crash en Angleterre) lors de la session d’essais privés. Mais même sans cela, il y a fort à parier que le Français aurait été aligné aux côtés de Pedro De La Rosa. Marco Mattiaci se doit de penser à l’avenir. Il apparaît plus pertinent désormais d’intégrer un pilote en devenir qui pourra être le “disciple” d’Alonso plutôt que de faire venir un pilote confirmé qui s’éteindrait en cas de revers. Et, argument de poids, Alonso et Bianchi sont très amis, se retrouvant régulièrement sur les week-ends de course. L’Espagnol parle français très couramment (suite à son passage chez Renault) et ça ne fait que renforcer son affection pour le jeune pilote Marussia. De son côté, Bianchi admire son aîné et ne manque jamais de le faire savoir. Alonso est un affectif, il s’était d’ailleurs désolidarisé de Flavio Briatore en 2004 après l’éviction de Jarno Trulli et plus tard lors de la non-reconduction de Franck Montagny. Malgré les deux titres qui ont suivi, Alonso a quitté sans regret l’écurie au Losange, comme il avait menacé de la faire au moment où l’avenir de Montagny se jouait. En 2012, il avait milité pour la venue de son ami Mark Webber au cas où Felipe Massa serait remplacé. Le pilote d’Oviedo n’a peur de personne sportivement parlant. Mais il est sensible aux rapports qu’il peut entretenir avec son équipier. Sur ce plan, la venue de Jules Bianchi pourrait jouer un rôle supplémentaire dans la conservation d’Alonso.

Chez Ferrari, Kimi Raikkonen n’est que le fantôme du champion qu’il fût en 2007. Face à l’évidence, la direction de la Scuderia se met en chantier. Marco Mattiaci est chargé d’organiser le renouveau. De façon ostentatoire, il affiche Fernando Alonso comme clé de voûte de son projet. Raikkonen est isolé, et n’a plus sa place. Jules Bianchi, prometteur, intégré et qui plus ami de l’Espagnol, pourrait vivre sa dernière saison en fond de peloton. Il apparaît aujourd’hui que les chances de voir Raikkonen sur la grille l’an prochain sont aussi importantes que celles de la voir raccrocher son casque en fin de saison. De par son statut, son talent et ses soutiens, Bianchi s’apprête à griller la priorité à Nico Hülkenberg, longtemps pressenti pour piloter la deuxième Ferrari. En 2015, les chances sont réelles de voir Bianchi faire résonner son nom à consonnance italienne dans les travées occupées partout dans le monde par les tifosi.

  1. avatar
    24 juillet 2014 a 20 h 49 min
    Par Bangs

    Salut Jayce

    Ce serait top de voir Bianchi chez Ferrari, c’est pour moi le meilleur pilote français, en tout cas le plus prometteur.

    Les arguments de l’article se tiennent. Je pense malgré tout que les places chez Mercedes sont hors de porté. Rosberg est la depuis 2010 et a tout vécu, tandis qu’Hamilton a volontairement choisi de faire l’impasse sur la saison 2013 pour mieux éclaté cette année. La rivalité entre les deux est réelle mais ces pilotes sont quand même d’ancien potes et Lewis est le diamant brut de la firme étoilé. Si il y départ de l’un ou l’autre ce sera sûrement fin 2015.

    Alonso chez McLaren, je pense que c’est possible. Alonso déteste Ron Dennis mais ce dernier fait tout pour jouer dans son sens et le retour de Honda est prometteur même leur absence cette année risque de leurs portée préjudice. Un départ d’Alonso chez McLaren c’est 50-50 pour ma part.

    Reste le cas Raikkonen, le virer dès sa première année me parait un peu insensé, car les ingé de Ferrari connaissent le finlandais et savent que normalement cette paire Alonso-Raikkonen est l’une des plus belle du plateau. Kimi a manqué le coche à Monaco où il pouvait prétendre au podium, ce qui aurait lancé sa saison. Le vrai point interrogatif concerne la motivation du finlandais. On verra sur les premières courses de septembre, si Kimi se remet en selle ou si son chemin de croix continue. Là aussi c’est du 50-50

    Dernier point, chez Ferrari on a du mal à parier sur le jeunesse, préférant un top-driver confirmé qu’un pilote en devenir (Perez, Hulkenberg,…) du moins sur ces dernières années.

    En tout cas je suis globalement d’accrod avec les arguments cités. Nous verrons ce qu’il adviendra.

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      25 juillet 2014 a 14 h 08 min
      Par Jayce

      Bonjour Bangs,

      Sincèrement, je ne vois pas comment le cas Kimi Raikkonen peut-être défendable. Le Finlandais est largué en tout point. En qualifs, en course, Iceman prend un minimum de 0″4 par rapport à Fernando Alonso. A Shangai, sans ennui ni circonstance défavorable, il prend 1″2 en qualifs avant de finir quasiment 1′ derrière son équipier en course. Ca sent la fin de carrière pour Raikko.

      Pour Mercedes, le cas Lewis Hamilton est problématique. Avant même Monaco, le Britannique a multiplié les sorties à l’encontre de son équipier et récidive quasiment à chaque week-end de course. La firme allemande est très sensible à son image, et ce genre de choses n’est pas vraiment admis. Le point mort dans la négociation de prolongation du contrat du champion du monde 2008 est un signe fort. Mercedes ciblait Sebastian Vettel mais les performances de ce dernier face à Daniel Ricciardo cette saison freinent les approches. Il reste Fernando Alonso, le seul des top pilotes à offrir des garanties sur son niveau de compétitivité et sur ses possibilités de départ.

      Pour McLaren, je n’y crois pas trop parce que je ne vois pas ce que Ron Dennis pourraient garantir à l’Espagnol qu’il n’a déjà chez Ferrari. Alonso ne rajeunit pas et veut gagner vite, désormais.

      Enfin, concernant les choix de la Scuderia pour des pilotes expérimentés, l’échec de Raikkonen va faire de l’écho. Sans compter qu’en recrutant en 2006 le jeune Felipe Massa, le Scuderia n’a pas vraiment eu à le regretter.

  2. avatar
    26 juillet 2014 a 11 h 28 min

    En effet je doute vraiment de voir Raikkonen en 2015 chez Ferrari tant l’écart avec Alonso est colossal. A part Monaco, Iceman n’a rien montré en 2014.
    Mais souvenons de 2008 puis 2009. En 2008 on dit Iceman démotivé sauf qu’il claque 10 meilleurs tours en course et un GP superbe à Spa Francorchamps. En 2009, il est pour moi le top driver de l’année, devant Hamilton Vettel et Button.

    Par contre à la place de Luca Di Montezemolo, je prendrais Hulkenberg et non Bianchi, même si le jeune Français a du potentiel.

    Point intéressant que tu soulèves Jayce, le nom mythique McLaren Honda revient en 2015?, et cela représente beaucoup historiquement : les plus belles heures de Woking, dont cette fabuleuse saison 1988 où seul le destin en Italie priva Ron Dennis et ses hommes du Grand Chelem, le duel Prost Senna …
    Et en effet, McLaren ne peut offrir plus à Alonso que Ferrari, ils sont en pleine reconstruction après cette saison dramatique en 2013 et encore médiocre en 2014.

    Or Alonso vénère Senna, on l’a bien le 1er mai dernier à Imola pour les 20 ans du décès de l’archange brésilien.
    De là à s’entendre avec Ron Dennis avec qui le contentieux était si profond en 2007, il y a un pas que je ne saurais franchir.

    Hamilton semble parti pour rester chez Mercedes AMG, dommage pour Alonso.

    Quant à Helmut Marko, ses déclarations sur les sollicitations de Vettel par McLaren et Mercedes.
    Si c’est vrai, et bien qu’il laisse l’Allemand partir de Red Bull si c’est son intention, lui qui ne jure plus que par Ricciardo (et Kyvat). Si c’est faux, c’est pathétique et on essaie de faire croire que l’imposteur Seb est encore attractif pour des top teams !

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      29 juillet 2014 a 13 h 07 min
      Par Jayce

      Bonjour Axel. Une fois encore, après la Hongrie, on voit que l’écart entre Fernando Alonso et Kimi Raikkonen est abyssal. OK, le Finlandais a été piégé en Q1, mais l’Espagnol le fut lors de la première intervention de la Safety Car. Et au final, poutant, le pilote d’Oviedo a frôlé la victoire en préservant à outrance ses pneus tendres. L’écart se creuse encore au Mondial entre les deux hommes, et à ce rytme, il dépassera allègrement les 150 points en fin de saison.

      Ce qui donne la priorité à Jules Bianchi en cas de remplacement d’Iceman, c’est pour moi la relation qu’il entretient avec la Scuderia et celle qui le lie à Alonso. Marco Mattiaci a une peur bleue que l’Espagnol mette les voiles, d’autant que la cote de popularité de Lewis Hamilton au sein du team Mercedes est en chute libre. En voulant renégocier son contrat à la hausse (et demandant plus que son équipier), l’Anglais ne favorise pas une conclusion rapide de sa prolongation. Car si Mercedes fait trainer les choses, c’est bien parce que Hamilton est dfficilement gérable.

      Je ne vois vraiment pas Alonso partir chez McLaren. Soit il ira chez Mercedes, soit il restera chez Ferrari. Et, quand tu évoques qu’il vénère Senna, ça va bien plus loin que ça en fait. L’Espagnol a une connaissance encyclopédique de l’histoire de la F1, il est très attaché aux gloires passées et présentes. Et dans le paddock, c’est tout à fait rare de connaître un pilote si passionné. Par exemple, à Barcelone l’an passé, il avait pris un départ stratosphérique, gardant l’énergie de son Kers pour faire l’extérieur à plusieurs pilotes dans les virages 2 et 3. Après la course et sa victoire, il avoua avoir remarqué les possibilités de dépassement à ces endroits la veille en regardant la course de GP2. Dès le dimanche matin, Alonso savait comment remonter de sa 5ème place sur la grille. Peu nombreux sont les pilotes à s’intéresser autant aux à-côtés de leur sport.

      Enfin, pour Sebastian Vettel, la situation ampire davantage chaque week-end. A Budapest, où il aurait pu faire parler son expérience, il a une fois de plus manqué le coche, piégé il est vrai comme Bottas, Rosberg et Alonso en début de course. Mais là où Daniel Ricciardo a livré une prestation de grande classe, on a vu la Red-Bull du champion du monde en toupie dans la ligne droite… En manque de donuts, Seb?

  3. avatar
    17 août 2014 a 13 h 07 min

    Salut Jayce,

    Oui Alonso est un passionné, comme son paternel qui a ouvert un musée à sa gloire à Oviedo avec des videos de presque tous les kilomètres couverts par Nando.

    La sensibilité de l’Espagnol à l’Histoire de la F1 tranche avec celle du Kaiser, Michael Schumacher ayant un jour choqué Max Mosley car il n’avait jamais entendu parler d’un certain Jochen Rindt, champion du monde 1970 à titre posthume, et premier champion du monde germanophone, mais bien que disposant d’un passeport autrichien, Rindt était né en Allemagne en 1942, dans la ville de Mayence.

    Pour McLaren, je n’y crois pas plus que ça d’autant que la restructuration opérée par Ron Dennis et Eric Boullier, avec comme levier phare l’arrivée de Honda en 2015, prendra beaucoup de temps.

    Or Alonso n’en a pas, à déjà 33 ans il lui reste maximum 4 ou 5 ans au top, même si Schumacher fut vice-champion à 37 ans en 2006, Prost champion à 38 ans en 1993, Andretti champion à 38 ans en 1978 ou Mansell champion à 39 ans en 1992 …
    Je ne vois que deux solutions pour l’Asturien …

    1/ Aller chez Mercedes si jamais Hamilton se fait éjecter du top team allemand.

    2/ Rester chez Ferrari ou il se forgera l’image d’un champion à panache, avec un 3e titre resté utopique mais une combativité légendaire, tels les grands noms de Maranello comme Tazio Nuvolari ou Gilles Villeneuve jadis, ceux qui restaient dans la mémoire éternelle de Ferrari et surtout du Commendatore. Et sans doute pour cela qu’Alonso va signer un contrat record avec l’écurie italienne. Quitte à ne jamais gagner de 3e titre, sauf si le miracle Mattiacci s’accomplit. Mais j’en doute, n’est pas Jean Todt qui veut. Et Ferrari a pris tant de retard sur la partie moteurs que 2015 s’annonce à nouveau comme une année de vache maigre du côté des Rouges …

  4. avatar
    21 août 2014 a 20 h 42 min
    Par Apocaly

    Quoi ce article anti-Räikkönen de première ?

    Qui vous dit que l’an prochain, Raikkonen peu se sentir bien mieux avec la prochaine ferrari et retrouver son niveau habituel ?

    On parle de Raikkonen, pas d’un grosjean ou autre pilote lamba, je rappelle que le finlandais est le 5e pilote de l’histoire à avoir fait le plus de podium, sans même avoir d’auto dominatrice façon vettel 2011 ou schumacher chez ferrari, qu’il possède un palmarès impressionnant, qu’il est toujours le dernier champion du monde ferrari (titre gagné avec brio, notamment avec une exceptionnelle régularité malgré 2 casses mécaniques contre aucun pour les pilotes mclaren), et qu’il a été très bon chez lotus (suffit de voir le pauvre grosjean, 29 fois derrière lui en 36 courses – je compte ni sa disqualification ni les deux dernières courses de 2013), il est dans une mauvaise période car il s’adapte mal à cette voiture, mais quand il retrouvera son aise, il sera performant, et ferrari aura intérêt à l’avoir.

    Quoi l’auteur de cet article a faire passé Raikkonen comme un pilote de seconde zone avec une impartialité gigantesque ?

    Räikkonen est sous-contrat jusqu’en 2015, si ferrari veut le faire partir avant, il faudra faire comme en 2009, lui versé un gros salaire, je me demande l’intérêt de foutre une trentaine de millions de dollars pour pas faire roulé un pilote et pour engagé un petit nom. Bianchi à déclaré qu’il sera pas chez ferrari en 2015, ferrari à confirmer ses pilotes pour 2015, pourquoi faire un article pompeux qui est certain que le finlandais va dégagé ?

    Puis faut un peu arrêté de généralisé, oui Raikkonen a été en difficulté mais combien de course il a été malchanceux ?

    En Malaisie après un bon départ, il est percuté par Magnussen, pneu crevé, en fond de grille.

    bahrein ? il termine 10e a 0’500 d’alonso

    espagne ? Alonso a été incapable de le doublé à la régulière, pas assez rapide, il a réussi a le doublé avec une meilleur stratégie, jeu égal quoi

    monaco ? Raikkonen largue Alonso, et il est bien en position de force pour faire un podium, mais faut évidemment que chilton le percute sous régime de voiture de sécurité et lui crève le pneu…

    Alonso possède 88pt de plus, mais combien de point pris par l’opportuniste et la malchance de Raikkonen ? Comme le pseudo écart de ricciardo ou de bottas sur leurs coéquipiers. Avant de craché sur lui, commence déjà par être objectif, j’ai l’impression de voir un pure détracteur du finlandais qui FANTASME tellement de voir le français dans la ferrari qu’il déclare aux lecteurs que raikkonen sera pas chez ferrari. Généralement, Ferrari s’occupe des transferts vers la mi-saison, entre l’hongrie et spa pour des annonces vers monza, cette année ta aucune rumeur sérieuse, normal car Ferrari envisage pas de changer de duo de pilote, luca dm la reconfirmer la semaine dernière car Ferrari est bien conscient que raikkonen n’est pas a son réel niveau, non car faut être sacrément niais pour croire que le raikkonen de 2014 est aussi performant que le raikkonen de chez lotus mais que alonso l’éclate pas la différence de talent, suffit de voir le finlandais avoir du mal pour rentré dans le top 5 et suivre des force india alors que chez lotus, il été régulièrement dans les gros points. Juste une question de temps, si il s’adapte bien avec la voiture, il sera performant, et ferrari sera bien content de l’avoir, kimi n’est pas devenu champion par hasard, certain on la mémoire courte, mais toujours comme ça avec raikkonen, en 2012 il est limite le pilote de l’année, en 2014 il est une grosse merde.

    • avatar
      2 septembre 2014 a 13 h 34 min
      Par Jayce

      Bonjour Apocaly. Pour ceux qui me connaissent un peu, ils savent comme je suis admiratif du talent de Kimi Raikkonen. L’objet de cet article n’est pas de déclarer que le Finlandais est un imposteur mais bien que le champion du monde qu’il est est humilié par la comparaison des résultats de cette saison. Ok, Iceman n’a pas toujours eu la main heureuse cette saison, mais son déficit de performance par rapport à Fernando Alonso est abyssal, c’est un fait. Pour la première fois cette saison, il a réalisé une performance de premier ordre sur le circuit de Spa grâce à une stratégie intelligente et une attaque permanente. D’ailleurs, même si Alonso n’avait pas été pénalisé, il n’est pas certain qu’il aurait pu devancer Raikkonen. Mais il ne faut pas oublier qu’en qualifs, alors que l’Espagnol n’est pas un spécialiste du sprint, Kimi a encore pris une seconde pleine.

      Raikkonen a un palmarès impressionnant, un talent fou, et ne connaît qu’une véritable faiblesse, celle de la mise au point de sa monoplace. C’est justement parce qu’il est un pilote de premier plan que la défait concédée face à son équipier est si cinglante. Iceman est en fin de carrière, et il sera plus difficile de se remettre en selle.

      Ferrari prépare l’avenir et Jules Bianchi le représente. Là aussi c’est un fait. Je ne suis pas du tout certain que le Français ne sera pas un pilote Ferrari l’année prochaine.

  5. avatar
    24 août 2014 a 0 h 09 min
    Par Alain

    Ferrari officialise Räikkönen et Alonso pour 2015 sur Skysport.

    Dsl de cassé ton fantasme.

    • avatar
      2 septembre 2014 a 13 h 36 min
      Par Jayce

      Bonjour Alain. Il n’est pas du tout question de fantasme, vraiment pas. Je suis le premier déçu de ne pas assister à une bataille serrée entre Alonso et Raikkonen. Mais le line-up de la Scuderia pour 2015 n’a rien d’officiel, car il ne faut pas oublier qu’Alonso est toujours particulièrement courtisé, et qu’il dispose d’une clause libératoire sur son contrat.

  6. avatar
    5 janvier 2015 a 15 h 23 min

    Le pauvre Bianchi ne remplacera plus jamais quiconque malheureusement.

    Raikkonen est finalement resté aux côtés de Vettel .Vae Victis !

  7. avatar
    1 avril 2015 a 0 h 54 min
    Par ferrariman

    “19 points en 10 courses, avec pour meilleur résultat une septième place, voici la maigre moisson récoltée par Kimi Raikkonen.”

    Et 12 points sur les 2 premières courses dont 1 abandon, sinon c’était 22 ou 24 points, à savoir presque autant que Nico Rosberg, 16 de moins que son coéquipier (à savoir pas grand chose et largement rattrapable). Maintenant je doute que Ferrari envisage de mettre dehors le Finlandais vu comment il est rapide, s’entend bien avec Vettel et a contribué à la réussite de la voiture en pointant du doigts les gros ratés de la F14-T comme le déclarer Allison il y a quelque semaine. La F1 change vite en 1 an non ? ^^

    ps : Bon j’arrête mon cynisme ^^

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