Fiorentina : les raisons de la réussite de la Viola
Photo Panoramic

Fiorentina : les raisons de la réussite de la Viola

Suite à un départ-canon, la Fiorentina occupe pour l’heure la place de leader de Serie A. Un peu plus de 13 ans après la faillite qui avait fait sombrer le club jusqu’aux bas-fonds de la Serie C2 (la 4e division italienne, l’équivalent du CFA en France), revenons sur les principales raisons du retour au 1er plan de la « squadra viola ».

Pour la 1ère fois depuis les années 1990 et la fin de l’époque bénite de son tandem magique « Rui Costa-Batistuta », la capitale toscane se retrouve sérieusement en mesure de lutter pour le titre de champion d’Italie. Et pour cause, au terme de la 12e journée de l’exercice 2015-16 du Calcio, c’est bien la Fiorentina qui tient les rênes de la Serie A avec 9 succès en 12 rencontres de championnat. Comment expliquer ce bon début de saison, de surcroit le meilleur depuis 1999, pour les Toscans ? Zoom sur les principaux facteurs de l’actuelle embellie des « Gigliati ».

Della Valle, garant d’une stabilité (enfin) retrouvée

Exit les frasques de l’ancien président (par ailleurs producteur de cinéma) Cecchi-Gori, qui avait conduit la société violette à la banqueroute de 2002, la Fio est désormais la propriété du très fortuné Diego Della-Valle, un des businessmen les plus influents de la botte. Sous son impulsion, et malgré la sombre affaire du « Calciopoli », l’ACF a d’abord remonté un par un les échelons vers l’élite. Puis, via une gestion en mode « bon père de famille », son club est peu à peu redevenu une des places fortes du football transalpin. Des achats souvent intelligents et plutôt « bon marché », assortis à des reventes aux prix forts (à l’instar des transferts de Luca Toni au Bayern, de Jovetic à City ou encore de Cuadrado à Chelsea), assurent à présent une stabilité financière, et par conséquent sportive, que le club n’avait plus connu depuis belle lurette. En attestent, depuis 2007, les 5 places au pied du podium (4e) obtenues par les joueurs au maillot violet, qui se sont à nouveau durablement installés dans le haut du tableau de la Serie A.

Montella-Sousa, une transition bien négociée

Et si le principal responsable des résultats actuels des Toscans n’était autre que Vincenzo Montella ? Bien que débarqué à l’été dernier, après 3 saisons de bons et loyaux services, l’ancien buteur de la Roma a pourtant été à l’origine du renouveau florentin. A son arrivée en 2012, la Fio restait en effet sur 2 saisons sans saveur. Avec Vincenzo sur le banc, la Viola a rapidement retrouvé des couleurs via un style de jeu dynamique et offensif, en grande partie basé sur la possession du ballon. Fin tacticien, le technicien originaire de Campanie peut ainsi se prévaloir de quelques coups d’éclats comme une retentissante victoire 4-2 sur la Juve (après avoir été mené 0-2) ou encore des parcours plus qu’honorables en Coppa Italia (finaliste en 2014) et en Europa League (demi-finale en 2015). Toutefois, malgré le scepticisme affiché par de nombreux tifosi qui ont vu d’un mauvais œil l’éviction de « Top Gun » Montella en fin de saison dernière, force est de constater que les dirigeants florentins ont visiblement eu le nez-creux avec la nomination du prometteur Paulo Sousa (le jeune entraineur portugais, champion d’Israël 2014 avec le Maccabi Tel-Aviv et champion de Suisse 2015 avec le FC Bâle). Profitant des bonnes bases déjà mises en place par son prédécesseur, le coach lusitanien semble avoir directement réussi à injecter (notamment par le biais d’un pressing de zone très haut) la petite dose de « grinta » qui manquait cruellement aux Violets en phases défensives. Résultat, en 12 matchs, les Florentins n’ont concédé que 9 buts tout en faisant déjà trembler les filets adverses à 24 reprises !

Kalinic, le symbole d’un recrutement judicieux

Dans l’incapacité de s’aligner sur les salaires mirobolants proposés par les grosses écuries européennes, le club de la ville de Florence a perdu (en l’espace de deux ans) des pointures du calibre de Savic, Jovetic, Cuadrado, Salah ou encore Mario Gomez ! Une véritable saignée de ses meilleurs talents qui aurait pu couter cher sur le terrain et recaler la formation toscane dans le ventre mou de la Serie A… Mais il n’en est rien, car si la « Florentine » caracole aujourd’hui en tête, c’est également le fruit d’un recrutement ciblé et malin dont l’avant-centre croate Kalinic, auteur de 7 buts dont un tonitruant triplé face à l’Inter, est sans conteste la figure de proue. En outre, visiblement mis en confiance par Paulo Sousa dans son rôle de métronome de l’entre-jeu, l’ex-madrilène Borja Valero (recruté par Montella en 2012) réalise pour l’instant son meilleur début d’exercice sous la tunique violette, donnant le tempo à toute l’équipe et assurant avec brio le précieux lien entre attaque et défense. Ajoutons à cela un noyau relativement stable par rapport à la saison passée avec des cadres tels que Rodriguez, Fernandez ou Ilicic pour encadrer le groupe et vous obtenez le cocktail de la réussite actuelle de l’équipe au lys rouge.

La Fio est-elle vraiment taillée pour jouer le titre ?

Bien que cela ne soit pas le sujet, et sans vouloir minimiser les performances des Toscans, leur place actuelle semble tout de même confirmer la nette baisse (amorcée depuis une dizaine d’années) du niveau général des clubs italiens… Le Milan AC n’étant plus que l’ombre de lui-même et la Juventus ayant raté son début de saison, seuls l’Inter et la Roma (voire Naples) semblent être en mesure de lutter aussi pour le titre. L’opportunité est donc bien réelle pour Giuseppe Rossi et ses coéquipiers. Néanmoins, et malgré cette entame pour le moins enthousiasmante, on peut légitimement émettre certains doutes et se demander si l’effectif assez limité (notamment en termes de profondeur de banc) de la Fiorentina sera réellement capable de tenir la cadence tout au long de la saison pour aller décrocher un 3e Scudetto après lequel la Cité des Arts court désespérément depuis… 1969 !

  1. avatar
    16 novembre 2015 a 10 h 15 min

    Guga57, quand je regarde ton profil, je comprends mieux cet élan à mettre le club de ton cœur en haut de l’affiche.
    Personnellement je ne les vois pas champion d’Italie et la justesse de leur banc va très vite leur faire défaut.
    Alors oui c’est un club sain avec des joueurs de bonne facture mais pas des pointures pouvant ramener le scudetto à Florence.

  2. avatar
    18 novembre 2015 a 12 h 20 min
    Par Guga57

    Salut Santino, je confirme que je suis fan de la Fio depuis Batistuta.
    Je ne me fais guere d’illusions tu sais. Le debut de saison est certes reussi mais je dois bien avouer que je ne les vois pas aller au bout. Ceci-dit, une place sur le podium assortie de la qualification en Champions League serait deja une belle performance pour le onze au lys rouge ;)

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Retrouvez Your Zone sur

Compatible Smartphone & Tablette

Iphone & iPad

Abonnez-vous à la Newsletter