Arsenal : Wenger doit-il partir ?
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Arsenal : Wenger doit-il partir ?

Après une 4ème défaites en 5 matchs de championnat, la qualification pour la Ligue des Champions s'éloigne pour les Gunners. Cette même compétition dans laquelle ils ont subi une énième et sévère élimination en 8ème de finales. Le club traverse sa pire saison depuis 20 ans. Quelles conséquences doit-on en tirer ? Le coach alsacien est-il encore l'homme de la situation ou doit-il s'en aller ?

A ces interrogations, le principal concerné a d’ailleurs répondu qu’il savait ce qu’il allait faire mais aussi qu’il se réservait le droit de ne pas dévoiler sa décision pour le moment. La presse anglaise révèle cependant ce matin qu’une offre de prolongation de 2 ans aurait été formulée au technicien français. La véracité de cette information ne serait pas surprenante quand on connaît la politique du propriétaire américain Stan Kroenke.

Une régularité rentable

Les saisons d’Arsenal sont comme beaucoup de séries B américaines, elles ont toutes le même scénario, les même mécanismes. Seuls les protagonistes changent. Cependant cette variante ne diminue pas le sentiment de répétition et de déjà vu que peuvent ressentir les supporters et observateurs du club chaque année.

Depuis la finale de la Ligue des Champions en 2006, seulement deux FA Cup sont venues étoffer le palmarès du club londonien. Le reste n’est qu’espoirs de renouveau vite transformés en désillusions. Dans quel autre club majeur européen, un entraîneur peut rester en poste aussi longtemps sans remporter de titres majeurs ? Aucun. Paradoxalement, et malgré le faible rendement sportif, Arsène Wenger est l’entraîneur qui possède la plus grande longévité dans le foot moderne. La seule chose dont les fans peuvent se vanter est la qualification récurrente du club en Ligue des Champions depuis 17 ans. On peut mettre en avant cette régularité qui n’est pas donnée à tout le monde, loin de là, mais on peut aussi souligner l’incapacité des Gunners à se hisser au delà du cap des 8èmes de finales de la compétition depuis 7 ans.

C’est pourtant cette régularité dans le top 4 de la “Premier League” et donc la qualification chaque année pour la Ligue des champions qui permet à Arsène Wenger de garder son poste, car en effet ce dernier fait gagner de l’argent au club. Cette régularité qui à l’usure exaspère beaucoup de fans se traduit à chaque fin de saison par une source importante de revenus. Le club londonien n’a donc plus vocation à être performant sportivement mais à satisfaire les prétentions financières de ses actionnaires. Le prisme sportif a totalement été éludé. L’Emirates Stadium qui a longtemps été un argument pour justifier la fébrilité des Gunners sur le marché des transferts est finalement devenu sur le long terme un investissement très lucratif.

Afin de faire fructifier leur business, les propriétaires ont trouvé en Arsène Wenger la personne parfaite. Issu de l’ancienne école, dépenser des sommes exorbitantes n’a jamais vraiment intéressé l’entraîneur français. Moderne, empêcheur de tourner en rond au début de sa carrière, il est devenu gestionnaire, un expert comptable qui se vante de l’équilibre de son club depuis des années oubliant que ce dernier ne fait plus rêver ni vibrer personne.

 

QUID des supporteurs ?

“EN ARSENE NOUS CROYONS #RESPECTAW” ; “PAS DE CONTRAT #WENGERDEHORS” : c‘est par les airs via des banderoles que les supporteurs d’Arsenal ont décidés de s’exprimer ce weekend. Les uns pour réaffirmer leur soutien à l’entraineur français tandis que d’autres revendiquent la non volonté de voir Arsène Wenger récompensé d’un nouveau contrat.

Du côté de l’organigramme, le président Chips Keswick a tempéré les velléités des anti-Wenger tout en faisant un pas vers eux : “Nous sommes conscients de l’engouement actuel autour du club et comprenons le débat. Nous respectons le fait que les fans veulent exprimer leurs différentes opinions mais nous dirigerons toujours notre grand club dans l’optique de préserver ses intérêts sur le long terme.” 

Celui qui est au coeur de toutes ces controverses a lui aussi affirmé comprendre les fans tout en réaffirmant son envie de rester au club le plus longtemps possible et sa volonté de ne pas céder aux mouvements de foules : “Les gens parlent et parlent tout le temps, mais cela ne veut pas dire qu’ils ont raison. Nous devons aussi leur montrer sur le terrain ce pourquoi nous sommes payés”.

Pour conclure, on peut penser que le statu quo devrait perdurer pour le club londonien. Le coeur du problème étant bien plus large que le seul cas d’Arsène Wenger. Les fans pourront toujours se plaindre du manque de compétitivité du club tant que les intérêts financiers des actionnaires prendront le pas sur les intérêts sportifs. Arsenal est devenu un club rentier, le premier a complètement annihiler l’incertitude et l’intérêt de leur saison sportive.

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