Claudio Ranieri : The Tinkerman (1/2)
Photo Panoramic

Claudio Ranieri : The Tinkerman (1/2)

"Oui, je suis un 'tinkerman', a-t-il répondu un jour. Je le vois comme une obligation pour un entraîneur, comme une responsabilité." et d'ajouter : "Si je construis une équipe et que cette équipe gagne ensuite avec un autre entraîneur, alors la victoire m'appartient aussi". Claudio Ranieri, entraîneur que l'on moque souvent pour n'avoir "aucun" palmarès partout où il est passé, fait aujourd'hui des miracles avec Leicester City, après avoir sauvé le club de la relégation la saison dernière.

Une carrière modeste de joueur

Né à Rome en Italie en 1951,Claudio Ranieri a d’abord été joueur. Formé à la Roma, il débute en Série A avec les giallorossi, avant de faire le reste de sa carrière dans le sud de l’Italie au poste d’arrière latéral, d’abord à l’US Catanzaro, et reste même le joueur le plus capé du club calabrais parmi l’élite (128 matchs de 1976 à 1982).

Ensuite il évolue dans différents clubs italiens : AS Rome, Calcio Catania et US Palerme.

The Tinkerman sème sans récolter les fruits de son travail

Ce Romain de naissance exerce la fonction d’entraîneur depuis 1987, mais n’a jamais remporté de trophée majeur.

Il commence sa carrière d’entraîneur avec des équipes comme le Vigor Lamezia, Campania-Puteol et Cagliari Calcio.

En 1991, il signe au Napoli – c’est la première saison sans Maradona – et Ranieri obtient une très bonne quatrième place synonyme d’Europe, mais est viré au début de la saison 1992-1993 suite à une lourde défaite contre le  Milan AC.

Il se relance à la Fiorentina pendant l’été 1993, la Viola vient d’être reléguée en Série B mais remonte dès la fin de la saison.

Deux ans plus tard, Ranieri remporte la Coupe d’Italie puis la Supercoupe dans la foulée contre le Milan, il reste en tout quatre saisons.

Le départ à l’étranger

Claudio Ranieri tente alors une première expérience à l’étranger et signe au FC Valence qui vient de très mal démarrer sa saison (3 défaites en 3 matches), il le reprend en main et finit la saison à la neuvième place synonyme de qualification en Coupe Intertoto qu’il remportera pendant l’été 1998.

Toujours à Valence, il obtient une très bonne quatrième place et gagne même la coupe du Roi contre l’Atlético Madrid.

Claudio Ranieri, le malchanceux, quitte FC Valence en 1999 ; les deux années suivantes, le club jouera deux finales de Ligue des Champions.

Il se relance à l’Atletico Madrid, qui sera d’ailleurs son nouveau club pour la saison 1999-2000 ; il y restera 8 mois, licencié alors que la club lutte pour ne pas descendre.

Le manager italien part ensuite à Londres pour diriger Chelsea pendant quatre saisons, mais pas celui d’Abrahamovic et ses fonds infinis, non celui qui n’est qu’un bon club de Premier League. S’il ne gagne aucun titre, il atteint la demi-finale de la Champions League en 2004 et présente un bilan de 107 victoires en 199 matches.

Chelsea décrochera le premier titre de l’ère Abramovich l’année après son départ, une autre fois Ranieri fait figure de malchanceux.

Il est remercié pour laisser place à Mourinho à qui il aura très bien préparé le terrain. Ranieri retourne donc du côté de Valence et commence très fort en remportant la Supercoupe d’Europe face au FC Porto, mais sera licencié quelques mois plus tard.

Ranieri signe à Parma en février 2007, avec pour mission de sauver un club à la dérive, mission largement accomplie avec un maintien et une tranquille douzième place.

Un retour gagnant, couronné d’un contrat à la Juventus. La vieille dame revient de l’enfer de la Serie B et va jouer de suite les premiers rôles avec Ranieri, avec une troisième et une seconde place et deux qualifications en Champions League. Mais suite à une série de quelques matches sans victoire, il est remercié à deux journées de la fin du championnat.

En septembre 2009, Ranieri arrive à la Roma, alors que le club a perdu ses deux premiers matches, c’est le début d’une longue remontée pour disputer le titre avec l’Inter Milan et la Coupe d’Italie.

Pendant cette première saison à la Roma et lors du derby romain – et contre toute attente – il fait sortir les stars locales Totti et De Rossi à la mi-temps, lançant Taddeï et Ménez. Le premier obtient le penalty de l’égalisation, le second le coup-franc qui permettra à Vucinic de donner la victoire à la Roma.

« Tout a basculé quand il a décidé de priver la Roma de ses légendes encombrantes. Il fallait du courage pour se passer du capitaine actuel et de celui de l’avenir. C’est du Mourinho. C’est le chef d’oeuvre d’un technicien devenu grand », écrit le Corriere dell Sera.

Un coup de maître qui permettra à l’équipe de garder la tête de la Serie A encore quelques jours. Elle la perdra finalement à la journée suivante en s’inclinant contre la Sampdoria (1-2).

Mais au final, la Roma sera deux fois battues. Ranieri compte rester longtemps dans le club de son cœur, mais il donne sa démission en mars 2011, alors que la Roma stagne autour de la sixième place. Il aura gagné les cinq derbys qu’il a disputés.

En Septembre 2011, il s’assoie sur le banc de l’Inter  Milan. Après des débuts moyens, il enchaîne une longue série de victoires qui ramène l’Inter en haut de l’affiche, mais juste derrière, ce sera également une longue série sans victoires, avec l’élimination en  huitième de finale de la Champions League par Marseille.

Le coach italien se relance ensuite avec l’AS Monaco. Il fait monter les Monégasques de la Ligue 2 à la Ligue 1 en 2013 et termine deuxième du championnat de France en 2014, derrière le Paris Saint-Germain avec une place en Ligue des Champions à la clef.

Malgré une saison terminée à la deuxième place avec 80 points, ce qui constitue un record, le club monégasque se sépare de lui, pour mettre un jeune à sa place en la personne de Leonardo Jardim. Car Ranieri, c’est en quelque sorte un bâtisseur, un bricoleur .

Après une mauvaise expérience à la tête de l’équipe nationale grecque, il est licencié le 15 novembre 2014 suite à une défaite contre les Îles Féroé (0-1) .

 

  1. avatar
    10 février 2016 a 14 h 51 min
    Par natalie

    malchanceux

  2. avatar
    14 mars 2016 a 21 h 48 min
    Par cisco

    un grand Monsieur du foot .respect

  3. Pingback: Ranieri à Nantes : à quoi s’attendre ? - beIN SPORTS Your Zone - Partagez votre passion et votre expertise du sport

  4. Pingback: La Ligue 1, terrain aride ou terre fertile pour les coachs étrangers ? - beIN SPORTS Your Zone - Partagez votre passion et votre expertise du sport

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Retrouvez Your Zone sur

Compatible Smartphone & Tablette

Iphone & iPad

Abonnez-vous à la Newsletter