Coupe des confédérations : qui pour soulever le trophée ?
Photo Panoramic

Coupe des confédérations : qui pour soulever le trophée ?

Ce samedi 17 juin, le Russie – Nouvelle-Zélande ouvrira l'édition 2017 de la Coupe des Confédérations. Une compétition mondiale souvent laissée pour compte, mais qui accueillera des nations phares du ballon rond, comme le Portugal de Cristiano Ronaldo, champion d'Europe en titre. Alors, qui pour succéder au Brésil, principal absent ? Petit jeu de pronostic.

Elles sont huit équipes à venir se disputer le titre de champion des confédérations, réparties en deux groupes de quatre : Russie, Nouvelle-Zélande, Mexique et Portugal d’un côté, Cameroun, Chili, Australie et Allemagne de l’autre. Soit l’équipe-hôte, le dernier vainqueur de la Coupe du Monde, ainsi que les six champions de chacune des confédérations de la Fifa. Un beau plateau donc, qui promet du beau football.

Trois favoris sortent naturellement du lot, dont un plus particulièrement. Derrière, certaines nations font office d’outsiders, alors que d’autres devront faire des exploits à chaque rencontre pour espérer quelque chose, comme les États-Unis avaient pu le faire en 2009. La magie du football, en somme. En route pour les pronos !

***** : Portugal

Sans Eder, les Français auraient pu être à la place des Portugais. Mais c’est finalement la bande à Cristiano Ronaldo qui est présente en Russie. Et elle fait figure de principale favorite à la succession du Brésil. Il faut dire que Fernando Santos a sorti l’artillerie lourde, contrairement à l’Allemagne. Rui Patricio dans les buts, Pepe en défense, Bernardo Silva, Joao Moutinho et André Gomes au milieu, Cristiano Ronaldo et André Silva en attaque : les Lusitaniens ont des atouts pour remporter cette compétition.

Face à la Russie, le Mexique et la Nouvelle-Zélande, les champions d’Europe en titre ne devraient pas avoir trop de difficultés à sortir de leur groupe. Leur puissance de feu offensive, face à des défenses qui ne sont pas réputées pour leur imperméabilité, devrait faire la différence. Sur la lancée de leur titre en France, les Portugais ont enchaîné les succès dans leur groupe B des éliminatoires à la Coupe du Monde. Seuls les Suisses ont réussi à les surprendre, lors du premier match. Une dynamique positive qui risque de se poursuivre cet été, en Russie. Mon favori numéro 1.

**** : Chili et Allemagne

Ces deux sélections font également figure de favorites, mais paraissent moins armées. Le Chili, d’abord. Là aussi, le sélectionneur Juan Antonio Pizzi a décidé de jouer le coup à fond. Les stars Claudio Bravo, Arturo Vidal et Alexis Sanchez seront bien de la partie, ce qui donne une colonne vertébrale solide. A cela, on peut rajouter les expérimentés Gary Medel, Charles Aranguiz et Mauricio Isla. Oui, cette équipe chilienne a de la gueule ! Et une belle ! Elle a aussi l’expérience des grands rendez-vous, comme le prouvent ses deux titres consécutifs en Copa América. Ce sera certainement l’adversaire le plus redoutable pour le Portugal. Seul bémol, le Chili devra faire avec l’Allemagne dans son groupe, en plus du Cameroun et de l’Australie. La tâche sera donc plus difficile, et la dépense d’énergie plus grande. Ce qui pourrait coûter cher en phase finale.

Car oui, l’Allemagne, même avec une équipe-bis, ne sera pas une simple victime dans cette Coupe des confédérations. Mesut Özil, Mario Gomez ou Sami Khedira vont profiter de leurs vacances. Manuel Neuer, lui, est blessé. Résultat, c’est la relève de la Mannschaft qui s’y colle. L’occasion de découvrir de nouveaux visages, non-dépourvus de talents, comme Niklas Süle, Leon Goretzka, Amin Younes ou encore Timo Werner. De quoi leur donner de l’expérience internationale. C’est, certainement, ce qui manquera à la sélection d’outre-Rhin dans les matches importants, contre le Chili dans son groupe, puis en phase finale. Mais gare à la jeunesse allemande qui pourrait accrocher un premier titre d’envergure à son palmarès. A suivre.

*** : Mexique

L’éternel outsider. Toujours placé, jamais gagnant. Telle pourrait être la devise du Mexique dans les grandes compétitions internationales. Une exception ? 1999, et sa victoire lors de la… Coupe des confédérations ! C’est, d’ailleurs, la seule sélection présente en Russie qui a déjà soulevé ce trophée. A l’époque, il y avait un certain Rafael Márquez, qui est toujours présent, aujourd’hui, à 38 ans ! Une légende en défense, dans un secteur où les Américains pêchent. Car, au milieu avec les frères Dos Santos – Jonathan et Giovani -, Hector Herrera ou encore Carlos Vela, Juan Carlos Osorio, le sélectionneur, dispose de sacrés joueurs de ballon. En attaque, il peut compter sur Chicharito, Raul Jimenez et la pépite Hirving Lozano. Un beau potentiel limité à sa défense friable.

Surtout, le Mexique va démarrer fort la compétition avec le Portugal pour son premier match. Un premier test qui risque d’être difficile à avaler. La confrontation avec la Russie sera décisive pour se qualifier pour les demi-finales, où le parcours des Mexicains devrait s’arrêter. Malgré leurs bonnes individualités, les Aztèques peinent à créer un véritable collectif, certains joueurs ayant tendance à privilégier l’exploit personnel plutôt que la passe juste. En Gold Cup, ça passe. Face au Portugal, c’est rédhibitoire.

** : Russie et Cameroun

Si la Russie est là, elle ne le doit qu’au fait d’être pays organisateur. C’est tout. En pleine reconstruction, la 63e nation au classement FIFA doit faire face à plusieurs défections. Ainsi, des cadres comme Alan Dzagoev et Artem Dzyuba sont forfaits. Les frères Berezutski – Aleksei et Vasili -, Sergei Ignashevich, Igor Denisov et Aleksandr Kokorin, pour ne citer qu’eux, sont absents. Un groupe amoindri et vieillissant, où Yuri Zhirkov fait office de « star ». Bien pâle. Dans le groupe A, à domicile, les Russes ne devront pas louper leur entrée en matière face à la Nouvelle-Zélande. En cas de contre-performance, leur Coupe des confédérations s’arrêtera après trois matches. Car, face au Portugal et le Mexique, il sera plus, voire beaucoup plus, difficile de rivaliser.

Le Cameroun, vainqueur de la CAN l’hiver dernier, composera sans Nicolas Nkoulou, Eric-Maxim Choupo-Moting et Clinton Njie, entre autres. Malgré deux gardiens d’avenir, avec Fabrice Ondoa et André Onana, les Africains ont de cruelles lacunes, tant en défense qu’au milieu. Seule l’attaque, menée par Benjamin Moukandjo, Vincent Aboubakar et Karl Toko-Ekambi, affiche un niveau international. Très juste pour passer la phase de poules, surtout avec l’Allemagne et le Chili. L’occasion pour Hugo Broos – rien à voir avec Mario ! – et ses joueurs de s’étalonner face à des grands noms du football. Une expérience qui doit servir pour l’avenir.

* : Australie et Nouvelle-Zélande

Des sparring-partner, ou presque. Respectivement vainqueurs de la Coupe d’Asie et de la Coupe d’Océanie, l’Australie et la Nouvelle-Zélande font figure de Petit Poucet dans cette Coupe des confédérations. Difficile de les imaginer aller plus loin que la phase de poules. Même difficile de les voir remporter un match tout court. Les Socceroos, emmenés par l’infatigable Tim Cahill, présentent très (trop ?) d’arguments pour être dangereux en Russie. Face à l’Allemagne et le Chili, il sera difficile de rivaliser. Seul le Cameroun semble à leur portée. Sans certitude. Il faudra un grand Robbie Kruse en attaque, des Tomi Juric et Tommy Rogic efficaces et un Maty Ryan infranchissable. Autant de conditions difficiles à réunir pour cette jeune sélection, qui devra se servir de cette compétition pour engranger de l’expérience et aller chercher sa qualification pour la Coupe du Monde, où elle est en ballottage défavorable.

Quant à la Nouvelle-Zélande, elle dispose d’un groupe, certes, moins difficile que l’Australie. Mais son effectif est aussi moins qualitatif que son voisin. Pour autant, elle pourra compter sur Marco Rojas et Ryan Thomas, tous deux en forme lors des éliminatoires Océanie pour la Coupe du Monde et auteurs, respectivement, de 2 et 3 buts. Surtout, les All Whites de Bill Tuiloma n’ont encaissé aucun but… face aux Fidji et la Nouvelle-Calédonie. Pour Stefan Marinovic, face à Cristiano Ronaldo ou Chicharito, ce sera une autre histoire…

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Retrouvez Your Zone sur

Compatible Smartphone & Tablette

Iphone & iPad

Abonnez-vous à la Newsletter