Russie : quelles ambitions pour le pays hôte ?
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Russie : quelles ambitions pour le pays hôte ?

Dans une semaine, la Russie donnera le coup d'envoi de son Mondial en défiant l'Arabie Saoudite au stade Loujniki à Moscou. Cependant, le pays hôte est loin d'aborder le tournoi dans les meilleures conditions.

Des résultats qui laissent perplexe

Lors de ses dernières apparitions sur la scène internationale, la Sbornaya n’a guère brillé. En effet, depuis leur demi-finale au championnat d’Europe des nations 2008, les russes ont pris la porte dès le premier tour à l’Euro 2012 ainsi que lors de la Coupe du Monde 2014 et de l’Euro 2016. Pire encore, la Russie n’a pas franchi ce palier lors de la Coupe des Confédérations qu’elle organisait et ce à quelques mois du Mondial. Au cours de cette compétition, les locaux se seront inclinés à deux reprises contre le Portugal et le Mexique pour un succès glané face à une faible équipe de Nouvelle-Zélande.

En outre, les différentes prestations de la sélection lors des derniers matchs de préparation n’incitent guère à l’optimisme puisque les russes se sont inclinés face au Brésil (0-3), contre la France (1-3) et en Autriche (1-0) avant d’être tenus en échec par la Turquie (1-1). La qualité du jeu laisse aussi encore à désirer pour la formation de Stanislav Tchertchessov qui occupe désormais une bien décevante 63ème place au classement FIFA et dont la dernière victoire remonte à octobre 2017 (4-2 contre la Corée du Sud).

Une instabilité importante

La déchéance sportive de la Russie est symbolisée par les nombreux changements d’entraîneur. Depuis le mandat de Guus Hiddink, l’homme de la demi-finale de l’Euro 2008, quatre sélectionneurs se sont succédé en sept ans sur le banc de la Sbornaya. Il y eut d’abord Dick Advocaat dont l’échec lors de l’Euro 2012 dans un groupe plutôt abordable (Pologne, Grèce, République Tchèque) signifiera la fin de l’aventure.

Advocaat est remplacé par Fabio Capello. Le coach italien réussira à qualifier la sélection russe pour la Coupe du Monde 2014 mais lui aussi échouera à extirper l’équipe de sa poule composée de la Belgique, de l’Algérie et de la Corée du Sud. Le transalpin pliera bagage durant les éliminatoires de l’Euro 2016 au moment où les chances de la Sbornaya paraissent compromises.

Leonid Sloutski prend la relève et redresse la situation puisque la Russie composte son billet pour la France. Hélas, les russes ne passent toujours pas l’écueil du premier tour avec un groupe comportant l’Angleterre, le Pays de Galles et la Slovaquie. Sloutski rend son tablier à l’issue de la débâcle française pour céder le poste à Stanislav Tchertchessov dont les résultats ne sont guère meilleurs pour le moment.

Un effectif local

Parmi les vingt-trois joueurs choisis par Stanislav Tchertchessov pour défendre les couleurs de la Russie, vingt-et-un évoluent dans le championnat russe. Seuls Vladimir Gabulov et Denis Cherichev évoluent à l’étranger, respectivement sous le maillot du FC Bruges et de Villarreal.

Si la plupart de l’effectif évolue dans les grands clubs russes (CSKA Moscou, Zenit Saint-Pétersbourg, Spartak Moscou…), cette situation pourrait se révéler préjudiciable pour la Sbornaya. En effet, ces clubs jouent les coupes d’Europe mais ne réalisent que trop rarement de bons parcours dans ces compétitions. Les joueurs russes ne sont donc pas des habitués des matchs de très haut niveau, contrairement aux autres équipes de leur poule qui comptent parmi leurs rangs des joueurs tels Luis Suarez ou Mohamed Salah dont les participations à la phase finale de la Ligue des Champions sont fréquentes.

Au mieux un huitième ?

Reversée dans le groupe A puisqu’elle est le pays organisateur de la compétition, la Russie peut estimer que le sort lui a été assez favorable puisqu’elle croisera le fer avec l’Arabie Saoudite, l’Égypte et l’Uruguay. Pour sortir de son groupe, la Sbornaya ne devra pas se rater lors du match d’ouverture face à l’équipe la plus faible sur le papier. Par la suite, il faudra obtenir un résultat positif au dépend du vice-champion d’Afrique pour ne pas devoir jouer la qualification sur le dernier match et ce face à l’adversaire supposé le plus fort.

En cas de qualification, la Russie affrontera une équipe du groupe B dans lequel semble se dessiner une lutte entre l’Espagne et le Portugal pour la première place. Autant dire que les locaux ont de grandes chances d’avoir un gros morceau dès les huitièmes de finale. Cependant, le principal objectif de la sélection russe reste de ne pas être éliminée dès le premier tour. Une statistique peut lui donner de la confiance : une seule fois dans l’histoire des Coupes du Monde le pays hôte a pris la porte au premier tour. Il s’agissait de l’Afrique du Sud lors de l’édition 2010.

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