Le plus grand joueur de tous les temps de l’Univers…
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Le plus grand joueur de tous les temps de l’Univers…

Après avoir inscrit il y a quelques semaines un but "maradonesque" en finale de la Copa del Rey – venant s’ajouter à un autre tout aussi extraordinaire et décisif en demi-finale de la Ligue des Champions, Lionel Messi a été définitivement catalogué par certains comme "le plus grand footballeur de tous les temps". Ce statut est-il pour autant justifié ? Sur quels critères objectifs peut-on se baser pour tenter d’obtenir une réponse ? Et surtout, comment expliquer ce besoin récurrent qu’ont les amateurs de Football ( et de sport en général ) de vouloir sans cesse hiérarchiser les grands joueurs ayant évolué à travers des époques différentes ?

Lorsqu’en 2012 Lionel Messi fut désigné Ballon d’Or pour la quatrième année consécutive, effaçant des tablettes le record co-détenu jusque-là par Johan Cruyff (1971, 1973, 1974), Michel Platini (1983, 1984, 1985) et Marco Van Basten (1988, 1989, 1992), la planète Football toute entière célébra son nouveau roi, et nombreux furent ceux qui considéraient déjà le petit Argentin comme le plus grand joueur de l’Histoire. Ce fut pourtant ( et c’est toujours ) aller bien vite en besogne.

Consacrer “La Pulga” meilleur joueur de tous les temps, alors que celui-ci est loin d’avoir terminé sa carrière, c’est en effet céder à la dictature de l’immédiateté. Un travers malheureusement de plus en plus répandu dans le sport et dont les derniers Jeux Olympiques à Londres furent un bel exemple. En remportant une dix-neuvième médaille olympique, le nageur américain Michael Phelps battit le record détenu pendant plus de quarante ans par la gymnaste soviétique Larissa Latynina. Dans une course effrénée aux superlatifs, les médias du monde entier consacrèrent alors l’Américain comme le plus grand athlète de l’Histoire des Jeux. Jesse Owens, Mark Spitz, Carl Lewis (et tant d’autres) étaient subitement passés aux oubliettes.

Mais le règne de Phelps fut de courte durée… quelques jours à peine ! Le temps pour le sprinter Usain Bolt de réussir l’exploit inédit de conserver son titre sur 100m. Victorieux de trois nouveaux titres olympiques, le Jamaïquain fut alors célébré dans le monde entier, et de l’avis de tous (y compris du sien) on tenait là le plus grand sportif de tous les temps. Sans rien enlever aux exploits de ces deux grands champions, on peut légitimement considérer que les observateurs avaient arrêté bien trop rapidement des jugements définitifs, et si l’on cherche vraiment à déterminer leur place dans l’Histoire du sport, une analyse bien plus poussée est nécessaire, et rien ne garantit pour autant qu’elle soit suffisante. Et si les médias ont parfois la mémoire sélective, que dire des supporters qui en ont bien souvent encore moins.

Vouloir faire de Lionel Messi le plus grand footballeur de l’Histoire à la lumière du palmarès du Ballon d’Or est une belle erreur. Déjà, ce serait vite oublier que jusqu’en 1994, du fait de son règlement, cette distinction ne s’offrait qu’à des joueurs européens. Une règle qui a écarté des joueurs aussi prestigieux que Garrincha, Pelé, Zico ou encore Maradona de ce palmarès. Récompense individuelle très contestable dans un sport collectif (où l’expression de chaque talent dépend tout de même beaucoup des coéquipiers), le Ballon d’Or prime les joueurs les plus remarquables, au premier rang desquels figurent les joueurs offensifs dont le rôle est décisif dans ce qu’est la finalité même du Football, inscrire un but. Gardiens de but et défenseurs ne sont (quasiment) jamais de la fête : pour un Yachine, un Beckenbauer et quelques autres, combien de Banks, de Zoff, de Kahn, de Facchetti, de Rijkaard, de Baresi, de Roberto Carlos ou de Maldini ignorés ?

Une carence qui n’est pas prête d’être corrigée depuis que le Ballon d’Or est géré par la FIFA étant donné qu’il est devenu depuis un vulgaire objet marketing. Avec les critères définis sous la présidence de “France Football”, Messi n’aurait probablement jamais remporté les éditions 2010 et 2012. Enfin, le Ballon d’Or récompense le meilleur joueur de l’année mais la vérité d’une année n’est pas toujours celle d’une carrière, encore moins la vérité de l’Histoire. Le passé récent nous fournit quelques exemples. On ne trouvait pas grand monde pour remettre en cause Matthias Sammer (en 1996), Michael Owen (2001) ou Pavel Nedved (2003) lorsqu’ils furent sacrés Ballon d’Or. Aujourd’hui, leur présence au palmarès conjuguée aux absences de certains de leurs contemporains comme Paolo Maldini ou Raul étonne. Pour toutes ces raisons, le palmarès du Ballon d’Or apparait comme un mauvais critère pour départager les champions de différentes époques. S’agissant d’un sport collectif, prendre en compte le palmarès est souvent bien plus pertinent que le nombre de distinctions individuelles.

En inspectant celui-ci, les anti-Messi pensent tenir une faille : l’Argentin n’a jamais gagné la Coupe du Monde, impossible dès lors de le comparer aux mythes Pelé et Maradona. Cet argument n’est pas forcément idiot mais pas non plus infaillible. Considérer une victoire en Coupe du Monde comme une base nécessaire pour avoir sa place parmi les plus grands, c’est se priver de véritables légendes du jeu comme Di Stefano, Puskas, Best, Cruyff ou encore Platini. Aujourd’hui, le Football de clubs a pris une importance considérable et si le palmarès international de Lionel Messi laisse à désirer, l’Argentin s’est bien rattrapé avec le FC Barcelone (4 Ligues des Champions, 6 Championnats d’Espagne).

Cœur historique de la planète foot, l’Europe et sa prestigieuse Ligue des Champions est devenue le théâtre permanent de l’affrontement des meilleurs joueurs du monde. Formé au Barça qu’il n’a jamais quitté depuis, il donne souvent l’impression en revanche d’y réciter ses gammes, bien aidé par la présence de nombreux grands joueurs à ses côtés, mais sans le génie et la créativité d’autres légendes de la discipline. Et ce qu’on peut vraiment reprocher à Messi, c’est de n’avoir jamais (encore) réussi à sublimer ses partenaires avec l’Albiceleste. De ce point de vue, Messi n’est pas encore parvenu à marcher sur les traces de Maradona, qui a conduit la sélection argentine au titre mondial avec une équipe bien plus modeste que celle qui évolue aujourd’hui.

Le palmarès est également à considérer dans son époque, certaines épreuves ayant davantage de prestige aujourd’hui qu’elles n’en avaient il y a 50 ans et vice versa. Et cela se vérifie dans d’autres sports également. En Tennis par exemple, il aura fallu attendre 1983 pour que l’Open d’Australie soit réellement considéré comme un tournoi du Grand Chelem, les meilleurs joueurs du circuit l’ayant le plus souvent ignoré jusque-là. Du coup, la victoire du Sud-Africain Johan Kriek en 1981 n’a pas tout à fait la même valeur que celle de Marat Safin en 2005 par exemple, même si d’un point de vue purement statistique, elles ont le même poids sur un palmarès. D

e même, quel orgueil serait le nôtre à vouloir prétendre que Roger Federer soit “meilleur” que Rod Laver ou Ken Rosewall sous le simple prétexte qu’il compte davantage de Grands Chelems que les deux Australiens, interdits – faut-il le rappeler – de participation aux tournois majeurs entre 1963 et 1967 pour le premier et entre 1957 et 1967 pour le second pour avoir osé passer professionnels à l’époque. En Cyclisme aussi, il fut un temps où les meilleurs coureurs pouvaient briller sur tous types de parcours, des Grands Tours aux différentes Classiques. Aujourd’hui, cette discipline s’est professionnalisée et sont apparus différentes catégories de coureurs ayant des objectifs bien spécifiques. Un exploit comme celui d’Eddy Merckx qui remporta le Tour de France 1969 en y ajoutant le classement par points et le Grand Prix de la montagne (ainsi que Milan San Remo, Paris-Nice, le Tour des Flandres et Liège-Bastogne-Liège la même année) est tout bonnement inimaginable aujourd’hui.

Reste une vérité, celle du rectangle vert. Mais peut-on objectivement comparer les performances de champions ayant joué à des époques différentes ? Le Football a considérablement changé. Il s’est mondialisé (les restrictions quant au nombre d’étrangers dans les effectifs ont pratiquement disparu) et s’est libéralisé (l’arrêt Bosman a ouvert une ère avec davantage de mobilité). Le jeu aussi a évolué. Du fait de la professionnalisation, le Football est mieux organisé, tactiquement et physiquement. Le Football de Di Stefano, de Pelé, de Maradona et de Messi c’est toujours du Football mais ce n’est plus le même. Impossible dès lors de comparer.

Messi aurait-il été aussi véloce avec les ballons de cuir utilisés par Pelé ? Aurait-il été aussi efficace si les gardiens avaient pu continuer à se saisir du ballon à la main sur une passe au pied d’un coéquipier ? Aurait-il été aussi audacieux s’il avait dû, comme son glorieux ainé, se frotter à des bouchers comme Gentile ou Goikoetxea, et si les attaquants n’avaient pas été mieux protégés entre temps ? Aurait-il autant scoré en Liga si les meilleurs joueurs du monde n’avaient pas été aussi concentrés au sein du club catalan avec la répartition tant décriée des droits tv ?

Pour s’affranchir des champions du passé, beaucoup précisent également qu’à l’époque de ces anciennes idoles, la concurrence n’avait rien à voir avec celle d’aujourd’hui. Parce qu’il y avait moins de sportifs de haut niveau jadis, il y aurait eu, en quelque sorte, moins de gloire à triompher, en oubliant qu’en ces temps-là, voyager à travers le monde relevait, par exemple, de la gageure bien loin des “premières classes” de nos champions d’aujourd’hui, en permanence chouchoutés par des entourages pléthoriques. Accumuler les victoires dans ce relatif inconfort avait aussi valeur d’exploit à sa manière. En sport, il n’existe pas d’époque plus dure que les autres. Laisser croire, comme c’est le cas actuellement, que le Tennis n’a jamais été autant dominé que par les quatre fantastiques – Novak Djokovic, Roger Federer, Andy Murray, Rafael Nadal – est un leurre. C’était également le cas dans les années 1920 avec l’Américain Bill Tilden et les trois Mousquetaires français, Henri Cochet, René Lacoste et Jean Borotra. Sauf qu’à ce moment-là, traverser l’Atlantique ou rallier l’Australie année après année par bateau, c’était tout bonnement impossible, et cette emprise bien réelle ne se reflète donc pas dans les palmarès.

Maintenant, que ce soit clair, si le présent n’est pas supérieur au passé, il ne lui est pas non plus inférieur contrairement à ce qu’affirment les nombreux nostalgiques adeptes du “c’était mieux avant” –autre orgueil largement répandu dans le monde du sport. Messi n’est donc pas le plus grand footballeur de l’Histoire. Tout simplement parce que le meilleur joueur de tous les temps n’existe pas. Il n’est fonction que de l’appréciation de chacun (“les gouts et les couleurs”, comme dit le proverbe) et n’a aucun fondement objectif. Messi est seulement le plus grand footballeur de son temps, et c’est déjà bien suffisant pour être apprécié à sa juste valeur sans qu’on soit assommé de superlatifs qui donnent le tournis. Emettre un avis visant à comparer des joueurs ayant évolué à des périodes différentes, dans un environnement différent, et au milieu de coéquipiers et d’adversaires là encore très différents, relève de la pure subjectivité née de l’émotion qu’ils ont créé en certaines circonstances. Mais l’homme a visiblement besoin de se persuader qu’il est (ou a été) le témoin d’une époque exceptionnelle, durant laquelle il s’est produit bien plus d’événements qu’à une autre période, et cette manière d’idolâtrer un joueur plutôt qu’un autre selon son âge et son profil en est simplement une belle illustration.

  1. avatar
    23 juin 2015 a 17 h 06 min
    Par Cullen

    Le début de la Copa America confirme les difficultés de Messi à porter son équipe nationale, il est bien plus à l’aise dans son cocon catalan.

    Sinon, il y a un autre paramètre, moins visible à l’écran et qui n’a pas été relaté dans l’article mais qui a au moins autant d’importance que la qualité technique d’un joueur pour évaluer son impact dans l’Histoire. Un mec comme Platini par exemple avait une telle aura que ses partenaires étaient capables d’élever leur niveau de jeu lorsqu’ils évoluaient à ses côtés. C’était un formidable meneur de jeu mais aussi un formidable meneur d’hommes. Tout le contraire de Messi qui, malgré ses buts inscrits à la pelle et ses statistiques d’extraterrestre, n’a jamais réussi à sublimer ses co-équipiers, essentiellement par manque de charisme.

  2. avatar
    24 juin 2015 a 16 h 59 min
    Par Pennarbed

    en voyant le titre j’ai eu très peur, j’ai cru tomber sur un fanatique du p’tit nain, et cette chamaillerie pour savoir qui de messi ou ronaldo a la plus grosse me saoule au plus haut point. en lisant la suite j’ai donc été rassuré, je partage largement ce point de vue. maintenant, comme l’auteur le dit lui-même, on a droit d’avoir des préférences quand même, et pour ma part si je devais établir un top 10, ce serait celui là :

    1 pelé 2 maradona 3 ronaldo (le vrai, le brésilien) 4 cruyff 5 messi 6 platoche 7 di stefano 8 zizou 9 socrates 10 van basten

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      24 juin 2015 a 21 h 59 min
      Par Cullen

      Salut,

      Le titre est volontairement sarcastique, j’ose espérer que l’ensemble des lecteurs l’auront compris et qu’ils n’auront pas fuis en pensant qu’il s’agissait d’un billet faisant une apologie frénétique de Messi :-)

      Sur Pelé, on a si peu d’images d’archives qu’il est bien difficile de se faire une idée précise de ce dont il était capable de faire. Je pense d’ailleurs que c’est ce côté un peu flou qui a fait sa légende, de nombreuses actions ayant été relayées dans la presse sans qu’on dispose de la moindre image. Néanmoins, les quelques vidéos qu’on a pu voir montrent bien le génie créatif que possédait le Brésilien comme la tentative de but du rond central face à la Tchécoslovaquie, la passe aveugle millimétrée pour Carlos Alberto contre l’Italie ou l’enchainement feinte de corps / grand pont sur le gardien face à l’Uruguay en 1970, que personne jusque-là n’avait imaginé, tout ça sur des champs de patates et avec du matériel bien moins adapté qu’aujourd’hui ( ballon, maillot, chaussures ).

      Pour le reste, je ne m’amuserai pas à établir de classement, même si le tiens est évidemment très alléchant.

  3. avatar
    24 juin 2015 a 22 h 30 min

    Hello Mister CC,

    J’ai tout lu, heureusement que t’as mis quelques références tennistiques pour m’aider.

    Pas grand chose à ajouter, l’ouverture finale est plutôt objective. J’aime pas trop l’argument “mécanique” pas trop “génie” notamment plaidé par interim en son temps… même si il devait être cité également dans le papier. C’est toujours une façon masquée pour certains (je parle pas de ton sujet) d’être péjoratif envers Léo.

    Par contre le côté “aura”, ça je mange! Je dirais même que pire que ça, sa façon de jouer doit plutôt faire chier les autres de l’équipe et les pourrir étant donné qu’il doit pas être compatible avec leur jeu un peu moins espagnole.

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      25 juin 2015 a 12 h 18 min
      Par Cullen

      Hola Général !

      Personne n’a reproché à Steven Gerrard de faire toute sa carrière à Liverpool ou à Francesco Totti de la faire à la Roma. Au contraire, dans le contexte actuel, on trouve ça très bien que des joueurs aient suffisamment d’attachement à un club pour qu’ils y restent ( quand ceux-ci sont capables de les conserver bien sur, ce qui concerne donc uniquement les gros clubs ). Du coup, si Messi se sent bien à Barcelone, je ne vois pas pourquoi il serait obligé – comme beaucoup le souhaitent – de partir pour prouver qu’il peut réussir ailleurs.

      Mais quand on voit son rendement en équipe nationale, pas mauvais mais qui n’en ferait pas la méga star qu’il est aujourd’hui, on peut s’interroger sur sa capacité d’adaptation. Au Barça, il a ses automatismes, quand il décroche pour mieux s’infiltrer dans la défense adverse, il trouve des appuis naturellement qui ressemblent davantage à des phases de jeu travaillées à l’entrainement qu’à quelque chose d’instinctif. C’est en cela que je parlais de l’aspect “mécanique”.

  4. avatar
    25 juin 2015 a 15 h 23 min

    Salut Christian, magnifique article. Tu n’oublies aucun aspect comme les déplacements, l’entraînement, les restrictions (tennis: pro/amateur, foot: étrangers…).

    Comme tu le soulignes, les importantes difféerences entre les époques rendent toute comparaison objective impossible. C’est pourquoi j’ai déjà proposé d’utiliser des classes de champions. Par exemple en tennis, la classe des plus grands (la classe des GOAT) contient probablement Laver, Rosewall, Sampras, Federer, Nadal pour ne citer qu’eux (oh et peut-être Pancho Gonzales?), mais pas (encore) Djoko par exemple.

    Ce dernier serait en classe 2 en compagnie des Lendl, Becker, Connors, Agassi, etc.

    Après, établir un ordre précis parmi ces demi-dieux est impossible.

    En foot, clairement Messi appartient à la crème. Je serais tenté d’y mettre Cristiano Ronaldo mais je suis ouvert à la discussion à ce sujet.

    D’ailleurs, pourquoi le dénigrer en sous-entendant qu’il est le “faux” Ronaldo comme Pennarbed et tant d’autres le font? Sans rien enlever à l’immense Ronaldo de Lima, je pense qu’à présent avec tout ce que Cristiano a déjà accompli avant même la fin de sa carrière on peut laisser tomber l’ironie (certes justifiée en début de carrière).

    Je propose donc officiellement de les nommer Ronaldo I et Ronaldo II pour les différencier. J’attends vos réponses.

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      26 juin 2015 a 9 h 46 min
      Par Cullen

      Merci Fabrice.

      Concernant Ronaldo II :-) j’avoue ne pas être fan du bonhomme, trop égocentrique à mon goût quand on voit qu’une distinction individuelle comme le Ballon d’Or semble avoir plus d’importance à ses yeux qu’un trophée remporté en équipe. Après, d’un point de vue purement sportif, y a rien à dire, c’est un athlète accompli, bon de la tête, des deux pieds, sur coup franc mais là encore, ses statistiques sont à tempérer quand on voit les écarts de revenus aujourd’hui entre le Real et les poids plumes de Liga comme Almeria ou Elche. D’ailleurs, le Portugais est beaucoup moins décisif dès qu’il s’agit d’affronter des adversaires directs. Du coup, pour suivre ton raisonnement, j’aurai tendance à le ranger dans la classe 2 :-)

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        26 juin 2015 a 20 h 10 min

        Moi non plus je ne suis pas fan de lui pour les mêmes raisons que toi. D’après le classement d’Axel il est clairement en classe 2 :)

  5. avatar
    25 juin 2015 a 21 h 57 min

    Salut Christian,

    Excellent papier, en effet impossible de comparer les époques, on peut juste dire que Messi est le meilleur de son temps avec CR7, avantage à l’Argentin pour moi.

    Mais le comparer aux Di Stefano, Puskas, Pelé, Maradona, Cruyff, Zico, Garrincha, Van Basten, Platini et autres Beckenbauer ? Impossible …

    Tu l’as bien montré avec d’autres sports, et la F1 le montre aussi, avec Fangio, Moss, Clark, Stewart, Lauda, Prost, Senna, M.Schumacher, Alonso, Vettel et Hamilton depuis 1950.

  6. avatar
    25 juin 2015 a 22 h 52 min

    Tout dépend aussi si l’on juge l’apport à un sport ou le talent pur.

    Si le critère n°1, Borg ou Lendl ont apporté plus que Sampras ou Federer en tennis, Stewart et Lauda plus que Fangio et Clark en F1.

    Pour les classement des GOATs, je me mouille sur 4 tops 20 de mes 4 sports favoris ;

    Foot : 1 Pelé 2 Maradona 3 Cruyff 4 Di Stefano 5 Beckenbauer 6 Puskas 7 Zico 8 Messi 9 Garrincha 10 Zidane 11 Platini 12 Van Basten 13 Best 14 P.Maldini 15 Yachine 16 Ronaldo 17 C.Ronaldo 18 Romario 19 Muller 20 Eusebio

    Cyclisme : 1 Coppi 2 Merckx 3 Anquetil 4 Van Looy 5 Hinault 6 Bartali 7 Kelly 8 LeMond 9 Bobet 10 Indurain 11 Armstrong 12 Fignon 13 Kubler 14 Contador 15 Pantani 16 Ullrich 17 Museeuw 18 Bettini 19 Roche 20 Roger De Vlaeminck

    F1 / Auto. Vitesse : 1 Clark 2 Fangio 3 Senna 4 M.Schumacher 5 Nuvolari 6 Prost 7 Stewart 8 Lauda 9 Caracciola 10 Alonso 11 Moss 12 Ascari 13 Piquet 14 G.Villeneuve 15 Rosemeyer 16 Hamilton 17 Rindt 18 G.Hill 19 Peterson 20 Brabham

    Tennis : 1 Borg 2 Rosewall 3 Nadal 4 Federer 5 Laver 6 Tilden 7 Sampras 8 Gonzales 9 Hoad 10 Lendl 11 McEnroe 12 Connors 13 Agassi 14 Wilander 15 Djokovic 16 Emerson 17 Becker 18 Edberg 19 Vilas 20 Nastase

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      26 juin 2015 a 12 h 27 min
      Par Cullen

      Salut Axel,

      J’ai du mal à suivre ton raisonnement. D’un côté tu dis approuver le fait que l’on ne puisse pas comparer les sportifs d’époques différentes, et derrière tu me sors une liste de classements hyper précis, basés sur je ne sais quoi – pas grand-chose de scientifique en tout cas. Pour moi ce sont deux points de vue assez contradictoires.

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        26 juin 2015 a 17 h 46 min

        Salut Christian,

        Pas contradictoire, ce classement est totalement subjectif, et n’a aucune valeur autre que personnelle, chacun a ses listes et ses préférences, ses arguments.
        Ton point pertinent de vouloir dénoncer les vérités qui se veulent objectives alors qu’on manque de recul, je le partage totalement, notamment sur l’aspect Ballon d’Or pour Messi.

        Pour vraiment comparer objectivement des champions, il faudrait tous les mettre en condition de chacune des époques et de voir qui s’en sort le mieux à l’addition des différentes épreuves. Evidemment impossible !

        En résumé, normal que chacun ait son avis personnel et subjectif (même si on essaie d’être un peu cartésien et impartial dans son tête) mais impossible de prouver formellement qui est le GOAT d’un sport donné de façon objective et rationnelle.

        Voilà ce que j’en pense, pour moi pas de contradiction.

        Ce n’est pas parce que je pense que Coppi était plus grand cycliste que Merckx que j’ai raison, ou Clark meilleur que Fangio idem.
        C’est juste ma vision des choses, je ne permets point de l’ériger en vérité absolue comme trop de journalistes, point que tu dénonces justement …

        Comme les gamins qui confondent “Je n’aime pas les brocolis” avec “Les brocolis sont dégueulasses” …

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      26 juin 2015 a 20 h 18 min

      Salut Axel, sympa les classements. Question: pourquoi Borg en #1 ?

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        27 juin 2015 a 16 h 49 min

        Salut Fabrice,

        Pourquoi Borg en 1 sur le tennis ? C’est vrai qu’il n’a jamais gagné l’US Open, mais à son meilleur, quelle maîtrise du jeu, un mental hors normes, un charisme unique …
        3 doublés consécutifs RG / Wimbledon entre 1978 et 1980, du pur massacre sur l’ocre parisien, Borg c’était un peu Nadal 2008 ou 2012 tous les ans (excepté 1981).
        Bref un joueur unique qui a changé le tennis à jamais.
        Mais pour rebondir sur l’échange avec Christian, je comprends très bien qu’on mette Federer, Laver, Sampras, Tilden voire Nadal en GOAT du tennis.
        Chacun sa perception, pour moi c’est Borg, un véritable ogre du jeu malgré Connors, Vilas, Nastase et McEnroe dans ses contemporains, 11 Grands Chelems gagnés et un basculement dans l’ère moderne pour la petite balle jaune.
        11 GC gagnés en 8 ans entre 1974 et 1981 sans jamais disputer l’Open d’Australie, chapeau bas l’artiste. Sur 1993-2000 pour Sampras et 2003-2010 pour Federer si on enlève Melbourne, cela fait 11 aussi pour l’Américain et 12 pour le Suisse.
        Mais sans vouloir diminuer le mérite de Pete et Roger, la concurrence rencontrée par le Suédois était toute autre à son époque, c’est mon point de vue en tout cas, même si certains diront à juste titre que Jimmy Connors fut privé de Roland-Garros entre 1974 et 1978 par Philippe Chatrier.

        Enfin, quand Borg prend sa retraite, je pense qu’il était le sportif le connu du monde, Pelé et Muhammad Ali exceptés, cela en dit long sur l’aura du bonhomme.

        Voilà pour ce qui m’amène à considérer Borg comme le plus grand des tennismen, rien à voir avec mon pseudo Axel Borg inspiré de la BD Lefranc, même si le perso alsacien est d’ascendance suédoise c’est vrai.

        Et toi Fabrice, qui serait ton GOAT tennistique ?

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        27 juin 2015 a 16 h 50 min

        10 GC pardon pour Sampras hors Melbourne sur 1993-2000, 14 GC – les 2 OA – US Open 1990 et 2002 hors période considérée.

  7. avatar
    26 juin 2015 a 11 h 14 min

    Ouais, mais je trouve justement que c’est péjoratif de parler d’automatismes… c’est ça qui donne le côté “mécanique” que l’on juge du jeu de messi, comme s’il suffisait de répéter sa partition pour être un génie du jeu sans âme, donc en fait pas un vrai génie.

    Maradona ou Pelé donne une impression “d’instinctivité” ou “d’instantané” qui fait dire à certains que ce sont des génies “pures” du football, comme si le seul génie était celui qui ne révise pas, travaille pas, mais innove d’un coup comme ça, mû par une force mystique géniale issue de lui même et lui permettant d’être “génial”. Et seul cette catégorie un peu fantasmée je trouve, un peu “magique”, comme si le fait de pas “comprendre” comment il sort ce mouvement à ce moment là le rend “énorme”.

    Mais qui dit que Pelé et Maradona ne font pas que répéter des dribbles ou des inspirations travaillées énormément de fois dans le passé? combien de fois ils ont bossé seul avec le ballon et dans leur jeunesse ont réalisés d’innombrables passes différentes qu’ils reproduisent “en réflexe” à l’instant t, au final de manière “très mécanique” également peut être et au final, on pourrait juger leur génie tout à fait “mécanique” à partir du moment ou on pourrait expliquer d’où il est issu, perdant ainsi sa magie.

    Parce que Messi, on se dit “ouais, il enrhume tout le monde, mais c’est parce qu’il répète ce qu’il fait à l’entrainement, il a aucune créativité, c’est un robot perfectionné énorme mais sans âme…” et ça, c’est hyper réducteur, parce qu’on ne sait pas dans quelle mesure les autres le font aussi, mais surtout parce que des gestes magnifiques il en fait plein, qui n’ont rien à voir avec la Masia ou ses partenaires. En demi-finale de Ligue des champions il a mis deux buts tout seuls…

    Concernant l’équipe nationale, il y a quelque chose à creuser. Gareth bale ne va pas transformer à lui seul le pays de Galles. Bien évidemment, l’argentine est d’un niveau moyen par joueur bien supérieur, mais peut être qu’il ne s’éclate pas avec ses coéquipiers, qu’ils ne s’apprécient pas entre eux, et là, tu peux le plus grand des génies, quand le coeur n’y est pas… c’est dur, pour le reste de l’équipe, et pour Messi.

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      26 juin 2015 a 16 h 13 min
      Par Cullen

      Oula je n’ai pas du tout l’intention de relancer un débat sur ce qui caractérise vraiment un “génie”. Et loin de moi également l’idée de minimiser les performances de l’Argentin. Je souligne simplement que lorsqu’il sort du schéma de jeu classique du Barça, le fameux “tiki-taka”, il semble moins influent et avoir moins de solution à proposer.

      Ensuite, je ne suis pas convaincu que Maradona que tu cites ait pu être enfermé dans un système aussi restrictif de par son caractère, il avait trop besoin de “liberté”, même à Naples à une période où la notion tactique était omniprésente en Italie. Et la passe qu’il délivre à Burruchaga en finale de la CDM 86 ou celle pour Caniggia face au Brésil en 90, on voit bien que ça n’est pas quelque chose de travaillé mais qu’il respirait simplement ( puait même ) le Football.

  8. avatar
    4 septembre 2015 a 17 h 11 min

    Super texte, bien argumenté en plus. Même si à bien des égards, je ne suis pas d’accord avec certaines de tes idées.

    Par contre, là où je te rejoins c’est le fait que le meilleur joueur de tous les temps n’existe pas. L’émotion, les frissons et le plaisir suscités par un joueur c’est tout ce qu’il y a de plus subjectif. Quant à Messi, ce qui est sûr c’est que personne n’a autant marqué les esprits que lui ces dix dernières années. D’autres ont vu jouer Pelé, Maradona. Cette génération a vu Messi. La prochaine un autre phénomène. Et le débat sera sans fin.

  9. avatar
    26 octobre 2015 a 18 h 10 min
    Par georges

    ET MONSIEUR BENBAREK LARBI LA PERLE NOIRE ON l’OUBLI

  10. avatar
    24 décembre 2015 a 23 h 59 min
    Par MessiKing

    le meilleur joueur de tous les temps absolu qui sublime et rend meilleur son équipe et ses coéquipiers, depuis sa titularisation le Barça n’a cessé de triompher et de ramasser des tonnes de trophees en quelques années #dieu

  11. avatar
    25 décembre 2015 a 0 h 02 min
    Par MessiKing

    c’est le seul joueur au monde à être aussi fort en club comme en Nation, le mec t’enmène une équipe de fantômes 2 fois en finale en un an mais dommage qu’il est entouré d’amateur qui n’ont pas suivi sont haut niveau et qui n’était pas à la hauteur de son talent

  12. avatar
    25 décembre 2015 a 0 h 14 min
    Par MessiKing

    penaldo est un imposteur, un mec qui brille seulement contre les faibles et fantomatique dans les grands matchs et contre les gros adversaires, je le classe en categorie 10 chez les amateurs, au portugal c’est un vrai fantome qui les enmene pas plus loin que les poules et les barrages, un imposteur

  13. avatar
    26 février 2016 a 21 h 25 min
    Par Salif Samba Diallo

    Messi est le meilleur joueur de toute l’histoire du football
    C’est un don

  14. avatar
    7 mars 2016 a 23 h 26 min
    Par Moustapha fall

    Après pèle ce lionel messi

  15. avatar
    28 avril 2017 a 19 h 01 min
    Par maliendiallo

    Je conteste personnes mais si messi pouvait faire évoluez son pied droit? Son jeu de tête? Gagner une copa? Une coupe du monde? Faire évoluez son dribble que aller à gauche ou droite différente des dribbles de dinho.et au final aller confirmer dans un autre club que Barça?

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