Suède – France : les notes
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Suède – France : les notes

On s'est ennuyé en première période. La seconde a été plus vivante, sans atteindre des sommets. La gestion tactique du sélectionneur Didier Deschamps et des joueurs est à remettre en question. Et une énorme boulette d'Hugo Lloris a offert la victoire aux Suédois. Qui s'en est sorti ? Qui a sombré ? Mes notes.

Hugo Lloris (4) : En première mi-temps, il n’est pas inquiété, excepté sur cette frappe de Durmaz où il est pris de court (42′). En seconde période, il assure plusieurs arrêts importants face à Durmaz (59′) et Forsberg (66′). Une prestation presque convaincante ruinée par ce dégagement manqué à la dernière seconde. Servi par Sidibé, il a tout le loisir de balancer loin devant, en hauteur. Non. Il joue au sol. Vers Toivonen. Dans le rond central. La suite… Une erreur qui coûte cher. Très cher.

Djibril Sidibé (5) : Il a fallu attendre la deuxième mi-temps pour le voir tenter quelques percées dans le camp adverse. Surtout concentré sur sa tâche défensive, il a essayé de faire le travail. Il se fait déborder sur le centre qui amène le but suédois (42′). Une prestation plutôt moyenne, qu’il n’a pas su bonifier avec son habituel apport offensif.

Raphaël Varane (6) : Solide dans les duels aériens face à Berg, il n’a laissé que peu d’espaces aux attaquants adverses. Concentré, il n’a commis que peu de fautes et a assuré défensivement. Une prestation sereine, durant laquelle il a rarement été mis en danger.

Laurent Koscielny (6) : Idem. Il a été costaud dans ses duels avec Toivonen et a, également, laissé peu d’espaces. Auteur de belles interventions au-devant de sa défense, il a été efficace dans sa mission défensive. Innocent sur le but suédois.

Benjamin Mendy (6) : A l’inverse de son alter-ego à droite Sidibé, Mendy a été plus offensif que défensif. Le positif, d’abord. Par sa capacité à monter vers l’avant, le latéral monégasque a offert des situations de but à ses coéquipiers, que ce soit Payet (14′) ou Giroud (35′), qui n’ont pu convertir. Bon dans ce domaine, il l’a été beaucoup moins en défense. Il est aspiré sur le but suédois et laisse Durmaz seul au deuxième poteau (42′). Coupable.

Paul Pogba (3) : Le mot surcoté à sa définition. Censé distribuer le jeu de l’équipe de France, il a surtout distribué des mauvaises passes. Inefficace dans son rôle, il s’est seulement illustré sur une frappe lointaine qui frôle le poteau (54′). Il ne passe pas loin de l’expulsion pour une faute en tant que dernier défenseur (65′). Pas inspiré. Transparent. Un match à oublier. Un match à la Pogba.

Blaise Matuidi (3) : Son bilan ? Trois goélands suédois sur une frappe spatiale (51′). Sinon ? Rien. Le néant. Invisible à la récupération du ballon. Inexistant en phase offensive. Incapable de trouver les bons espaces et/ou décalages. Il est dans la lignée de sa saison avec le PSG : en deçà de sa forme affichée lors de la saison 2015-2016. Physiquement, on sent qu’il pêche. Heureusement pour lui, les vacances arrivent.

Moussa Sissoko (3) : Préféré à Dembélé, il a été l’illustration des mauvais choix de Deschamps dans ce match. Mauvais offensivement. Mauvais dans le repli défensif. Mauvais tout court. En même temps, est-ce étonnant pour un joueur qui n’a pas joué, ou presque, de la saison ? Non. C’est déjà un sketch qu’il soit sélectionné. Ca l’est encore plus quand il est titulaire. Une blague.

Antoine Griezmann (4) : Placé en faux numéro 9, voire même en 10, le joueur de l’Atletico Madrid a trop peu pesé sur le jeu. Perdu en première mi-temps – c’est le joueur français qui a touché le moins de ballons – il s’est réveillé en deuxième avec un bon coup-franc (63′) et des situations dangereuses mais pas la même grinta qu’à l’accoutumée. Là aussi, les vacances vont faire du bien. Remplacé par Kylian Mbappe (75′), qui n’a pu s’illustrer face au bloc aussi bas que groupé des Suédois.

Dimitri Payet (4) : Il est à l’origine de l’ouverture du score, avec son centre dévié par Varane qui termine sur le bijou de Giroud. Dans le jeu, il a été plutôt médiocre. Ses coups de pied arrêtés n’ont pas été assez précis pour apporter le danger. Placé à gauche dans le milieu de Deschamps, il a trop souvent repiqué dans l’axe, abandonnant le couloir à Mendy. Jamais bien placé. Il voulait être partout, il a été nulle part. Remplacé par Thomas Lemar (75′) qui a démontré ses qualités techniques et son intelligence de jeu, délivrant de bons ballons dans la surface. Dommage qu’il n’ait joué que si peu.

Olivier Giroud (7) : Ses contradicteurs vont apprécier. Il a loupé un but presque tout fait sur un caviar de Mendy (35′). Il a été bien cadenassé par la charnière centrale suédoise, notamment Granqvist. Un match moyen dans son ensemble… sauf sur cette occasion. Payet centre. Varane dévie au point de penalty. Seul à l’angle de la surface, l’attaquant d’Arsenal enchaîne le contrôle et la frappe. Le ballon ne touche plus le sol et finit dans la lucarne (37′). Un joli bonbon au caramel qu’on voudrait sucer toute la nuit.

Côté suédois…

Bien regroupée en défense, la sélection suédoise a parfaitement joué le coup. Un bloc bas, basé sur une charnière centrale Granqvist (7) et Lindelöf (6) impeccable. Le premier nommé a écoeuré Giroud tout au long de la partie, excepté sur le but français. Il n’a laissé aucun espace dans l’axe. Impressionnant. Et quand Granqvist n’était pas là pour contrer une offensive française, la Suède a pu compter sur son gardien Olsen (7), auteur de plusieurs parades décisives. Et, à la différence d’Hugo Lloris, il n’a pas commis de bourde indigne d’un joueur international.

Pour gêner les Français, les Nordiques ont bien exploité les contres et les espaces laissés par le milieu tricolore. Durmaz (7) s’en est amusé. Très actif sur son côté droit, il a gêné le trio Mendy-Matuidi-Payet. Il est justement récompensé par un joli but d’une toute aussi jolie reprise de volée. Autre élément offensif de poids pour la Suède, l’autre Toulousain Toivonen (7). Plutôt discret tout au long de la rencontre, sa lucidité pour profiter, des 50 mètres, de l’erreur du gardien français, offre à sa sélection une victoire aussi précieuse qu’inespérée. Essentiel dans la course à la qualification.

Sinon, Forsberg (6) et Johansson (6) ont réalisé un match correct à l’inverse de Lustig (4) et Augustinsson (5), les deux latéraux, qui ont souvent pêché face aux montées des leurs homologues français. Ekdal (5) a également été moyen, tandis que Berg (3), lui, a été transparent.

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