Les plus belles remontées européennes
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Les plus belles remontées européennes

Plusieurs soirées de Coupes d’Europe sont restées dans les mémoires pour avoir offert au public des montagnes russes d’adrénaline…

-  Sur un seul match

C1 1956, finale, Real Madrid – Stade de Reims 4-3 : le journal L’Equipe ayant pris l’initiative (via ses journalistes Gabriel Hanot et Jacques Ferran) de créer la Coupe d’Europe des Clubs Champions après que le club anglais de Wolverhampton se soit autoproclamé en 1954 meilleur club du Vieux Continent, la finale a logiquement lieu à Paris, ville où a été signé le règlement de cette C1 (à l’hôtel Ambassador) qui succède aux compétitions telles que la Coupe Latine ou la Coupe Mitropa. Le Parc des Princes accueille donc la finale le 13 juin 1956 entre le Real Madrid d’Alfredo Di Stefano et le Stade de Reims de Raymond Kopa. Avec le Milan AC de Juan Alberto Schiaffino et Nils Liedholm (éliminé en demi-finale par le Real), et le Barça de Ladislao Kubala, ces deux équipes sont les deux clubs les plus marquants des années 50, n’en déplaise à Wolverhampton tombé aux oubliettes de l’Histoire depuis … Les Rémois mènent rapidement 2-0. Le divin chauve Di Stefano réduit le score à 2-1 puis Madrid égalise à 2-2.  A l’heure de jeu, Michel Hidalgo porte le score à 3-2 pour le club champenois mais ce sont bien les Castillans qui l’emportent, Di Stefano ayant pris l’avantage sur Kopa en terme d’influence au milieu de terrain. La Coupe d’Europe part donc en Castille, elle y restera jusqu’en 1960 après une série inégalée de cinq titres consécutifs pour le Real Madrid, avec cinq finales où Di Stefano marquera toujours au moins un but.

o  C1 1958, finale, Real Madrid – Milan AC 3-2 a.p. : cette finale de C1 est célèbre pour de nombreuses raisons. Primo, car les photos montrent le Heysel avec en toile de fond l’Atomium de Bruxelles, inauguré à l’occasion de l’Exposition Universelle 1958, qui verra également le départ du Tour de France cycliste gagné cette année-là par le grimpeur luxembourgeois Charly Gaul. Secundo, car elle est la première se terminant durant une prolongation. Tertio, car elle oppose les deux clubs qui deviendront en six décennies les plus titrés d’Europe en C1, avec dix trophées pour le Real Madrid entre 1956 et 2014 et sept pour le Milan AC entre 1963 et 2007. Quatro, car elle fut longtemps la seule finale perdue par le club lombard avant les défaites plus récentes de 1993 (contre Marseille), 1995 (contre l’Ajax Amsterdam) et 2005 (contre Liverpool). Cinco, car elle oppose deux virtuoses venus d’Amérique du Sud, l’Argentin Di Stefano à l’Uruguayen Schiaffino. Sexto, car elle est l’occasion d’un fabuleux chassé-croisé dans le money time. Schiaffino ouvre le score pour l’AC Milan à la 68e minute, la Saeta Rubia Di Stefano égalise à 1-1 pour le Real Madrid à la 74e minute. Les Italiens reprennent l’avantage à la 78e minute mais les Espagnols répliquent dès la 7çe minute par Hector Rial. C’est le futur recordman des victoires en C1 (l’Espagnol Gento, sextuple vainqueur en 1956, 1957, 1958, 1959, 1960 et 1966 devant son coéquipier Di Stefano mais aussi l’Italien Paolo Maldini, quintuple lauréat en 1989, 1990, 1994, 2003 et 2007 avec le Milan AC) qui sonne le glas des espoirs milanais en prolongation, avec un but libérateur pour le Real Madrid, qui s’adjuge sa troisième victoire consécutive. Deux autres suivront en 1959 et 1960, et seuls deux autres clubs pourront aligner trois succès en C1, l’Ajax Amsterdam de Johan Cruyff entre 1971 et 1973 puis le Bayern Munich de Franz Beckenbauer entre  1974 et 1976.

o  C1 1962, finale, Benfica Lisbonne – Real Madrid 5-3 : de 1956 à 1960, le Real Madrid tutoye la perfection avec cinq couronnes consécutives en Coupe des Champions, s’attirant tous les superlatifs avec Di Stefano, Kopa ou Puskas. Eliminé au premier tour par le grand rival catalan en 1961, le Real se console en voyant le Barça de Suarez, Czibor et Kocsis échouer en finale à Berne face au Benfica Lisbonne. Les Madrilènes retrouvent le club portugais un an plus tard à Amsterdam pour la finale de l’édition 1962 qui va marquer le chant du cygne des Merengues. Les quintuples lauréats de la C1 mènent rapidement 2-0 sur un doublé de Ferenc Puskas, le virtuose de Hongrie. Benfica remonte à 2-2 mais le Major Galopant enfonce le clou avec un troisième but qui porte le score à 3-2 pour le Real Madrid à la 38e minute. Mais Ferenc Puskas a 35 ans, Alfredo Di Stefano 36 ans. En seconde période, la jeunesse d’Eusebio, la Perle du Mozambique va faire basculer le destin de cette finale par un doublé pour les buts du 4-3 et du 5-3. Quelques jours après ce match, Bela Guttmann le coach hongrois du club lisboète se brouillera avec ses dirigeants, faute d’une augmentation. La malédiction prononcée par Guttmann impacte toujours Benfica, qui a perdu huit finales européennes sur huit disputées depuis 1962 (C1 1963 et 1990 contre le Milan AC, C1 1965 contre l’Inter Milan, C1 1968 contre Manchester United, C3 1983 contre Anderlecht, C1 1988 contre PSV Eindhoven, C3 2013 contre Chelsea, C3 2014 contre FC Séville) et n’a jamais regagné le moindre trophée sur le Vieux Continent. Eusebio était même allé prier à Vienne sur la tombe de Guttmann en mai 1990 avant la finale perdue au Prater contre le Milan AC de Sacchi.

o  C1 1987, finale, FC Porto – Bayern Munich 2-1 : au Prater de Vienne, le favori a pour nom le Bayern Munich de Lothar Matthaus. Les Allemands mènent 1-0 à la 24e minute et abordent le quart d’heure en tête mais Rabah Madjer, cinq ans après la victoire de l’Algérie sur la RFA à Gijon lors de la Coupe du Monde espagnole, égalise d’une talonnade qui rentrera dans la légende. Ce but d’anthologie relance totalement le FC Porto qui marque un deuxième but trois minutes plus tard par Juary. Un quart de siècle après Benfica, le Portugal gagne de nouveau la C1.

o  C3 1990, premier tour retour, Royal Antwerp – Vitosha Sofia 4-3 : après un match nul 0-0 à l’aller en Bulgarie, la joute d’Anvers rentre dans la légende en ce 26 septembre 1989. A quelques minutes de la fin du match retour, le Vitosha Sofia mène 3-1 mais l’ouragan Royal Antwerp va tout balayer sur son passage … Les dix dernières minutes du match sont complètement folles puisque les Bulgares mènent 1-0 avant l’égalisation du club flamand à la 83e minute par Ralf Gelsenkirchen. A 1-1, Anvers est éliminé car Sofia a marqué un but de plus à l’extérieur. Les joueurs des Balkans enfoncent le clou avec deux buts aux 85e et 87e minutes. 3-1 pour Sofia, voilà qui sonne le glas des espoirs du Royal Antwerp devant son public, d’autant plus que les Belges vont terminer à dix, Franky Devenne blessé ne pouvant être remplacé, les deux remplacements ayant déjà été effectués côté anversois. Il faut marquer trois buts côté belge pour se qualifier, cela est donc totalement utopique. Au pied du mur, les joueurs de l’Antwerp vont cependant réaliser cet incroyable miracle. Dans les arrêts de jeu, Nico Claesen signe un doublé : 2-3 à la 92e minute de jeu, 3-3 à la 94e minute de jeu. La pression est démentielle sur Sofia. Commentateur de la rencontre pour la RTBF, Michel Lecomte déclarera à ce moment-là : Là je paye le champagne mardi en réunion de rédaction si l’Antwerp finit par s’imposer. Aussitôt dit, aussitôt fait. A la 96ème minute, sur un coup de tête rageur, Raphael Quaranta porte le score final à 4-3 ! Et pour la petite histoire, Michel Lecomte offrira bien le champagne à ses collègues.  Malgré un pied et quatre orteils dans la tombe, le club belge a su éviter la guillotine et verra le deuxième tour de la Coupe UEFA. L’aventure européenne de l’équipe anversoise s’achèvera en quart de finale contre le FC Cologne.

o  C1 1994, match de poule, Werder Brême – Anderlecht 5-3 : menés 0-3 à domicile, les champions d’Allemagne vont se déchaîner en ce 8 décembre 1993 pour cette rencontre désormais connue comme le miracle de Brême. Le Werder a éliminé le Dynamo Minsk puis le Levski Sofia aux tours précédents avant de perdre à Porto son premier match de poules sur le score de 3-2. Après 33 minutes de jeu, Anderlecht mène 3-0 avec un but de Philippe Albert et un doublé de Danny Boffin. Le score n’évolue pas jusqu’à la 66e minute de jeu où le Néo-Zélandais Wynton Rufer sonne l’heure de la révolte. Les Belges vont vivre un enfer de trente-cinq minutes et passer du Capitole à la Roche Tarpéienne dans le chaudron allemand. A la 72e minute, le Norvégien Rune Bratseth marque le deuxième but allemand. 3-2 pour Anderlecht, tout est possible dans ce deuxième match de poule. Dans les dix dernières minutes, le Werder marque trois fois pour une pluie de buts, une avalanche offensive, Wynton Rufer scellant. Malheureusement, ni le Werder ni Anderlecht ne passeront le stade des poules cette saison-là, devancés par le Milan AC et le FC Porto. Malgré cela, l’attaquant néo-zélandais Wynton Rufer finira meilleur buteur de la C1 (ex aequo avec le défenseur barcelonais Ronald Koeman), avec 8 buts, avant d’être sacré meilleur joueur d’Océanie du XXe siècle quelques années plus tard.

o  C1 1999, demi-finale retour, Juventus Turin – Manchester United 2-3 : menés 0-2 à Turin après onze minutes de jeu face aux coéquipiers de Zidane, les Red Devils sont condamnés à l’exploit après un match nul 1-1 à l’aller à Old Trafford. Si la Vecchia Signora entraînée par Carlo Ancelotti commence à être victime de l’usure du pouvoir et n’est plus l’implacable bulldozer des années Lippi, elle reste redoutable et très expérimentée après quatre finales européennes de suite entre 1995 et 1998 (C3 1995 contre Parme, C1 1996 contre l’Ajax Amsterdam, C1 1997 contre le Borussia Dortmund, C1 1998 contre le Real Madrid). Avec un doublé de Pippo Inzaghi, qui ira dès 2001 exercer ses talents de renard des surfaces à Milan, la Juventus a donc un pied en finale. Mais les Bianconeri ne verront pas Barcelone en ce printemps 1999. En vingt minutes, MU recolle au score et se qualifie donc virtuellement pour la finale avec la règle du but à l’extérieur. Roy Keane marque sur une passe de David Beckham puis c’est Dwight Yorke qui égalise à 2-2 sur une passe de son complice Andy Cole. Yorke, transféré en 1998 vers Old Trafford en provenance d’Aston Villa, rend la politesse à son compère et Andy Cole marque le but vainqueur à la 84e minute. A 3-2, les Turinois doivent marquer deux buts pour se qualifier. Ferguson et ses diables rouges atteignent la finale de C1 tant espérée déjà en 1997 et 1998 avec des échecs contre Dortmund puis Monaco. Pour la première fois depuis 1968 et l’époque de George Best, MU peut remonter sur le toit de l’Europe. Il faudra pour cela venir au bout d’un immense Bayern Munich en finale …

o  C1 1999, finale, Manchester United – Bayern Munich 2-1 : en deux minutes sur deux corners de David Beckham, Manchester United, bien qu’orphelin de son aboyeur Roy Keane, va faire chavirer le Nou Camp de Barcelone. Teddy Sheringham porte une banderille au Bayern Munich avant qu’Ole Gunnar Solskjaer ne porte l’estocade à Oliver Kahn et au club bavarois, qui perd en quelques minutes la Coupe d’Europe des Clubs Champions, comme en 1987 face à Porto, tandis que MU apporte à l’Angleterre sa première C1 depuis 1985 et le drame du Heysel qui a tant marqué au fer rouge la Perfide Albion.  Les finales de C1 à Barcelone sont celles de l’envol du phénix, en 1989 le football italien et l’AC Milan renaissent en Catalogne (4-0), en 1999 c’est donc le football anglais emmené par les Red Devils. Mention spéciale au coaching de Sir Alex Ferguson, puisque Sheringham et Solskjaer étaient rentrés en cours de partie en remplacement de Blomqvist et Andy Cole. MU signe le triplé Championnat – FA – Cup – Ligue des Champions que convoitait aussi le Bayern, le club entraîné par Ottmar Hitzfeld ayant signé le doublé Bundesliga – Coupe en Allemagne. Les larmes de Sami Kuffour rappellent celles de Basile Boli en 1991 à Bari après la cruelle défaite de l’OM contre l’Etoile Rouge Belgrade. Comme le club phocéen, l’ogre allemand conjure le sort deux ans après, vainqueur en 2001 du FC Valence à San Siro. Mais le FC Hollywood mené par les gladiateurs Oliver Kahn et Stefan Effenberg ne compte plus dans ses rangs Lothar Matthaus parti aux Etats-Unis finir sa somptueuse carrière. Le recordman des sélections en Allemagne ne gagnera jamais la C1.

o  C1 2005, finale, Liverpool – Milan AC 3-3 a.p., 5-4 t.a.b. : ceux qui croyaient avoir tous vu en 1999 à Barcelone ont été bluffés par le scénario incroyable de la finale d’Istanbul. Vingt ans après le Heysel qui l’a marqué au fer rouge, Liverpool retrouve un club italien en finale de C1. Ce n’est pas la Juventus mais le Milan AC de Carlo Ancelotti, titré en 2003 pour la sixième fois. La première période est une promenade de santé pour les Rossoneri qui mènent 3-0 avec une volée de Paolo Maldini dès la première minute de jeu puis un doublé d’Hernan Crespo, l’Argentin et son complice ukrainien Shevchenko ainsi que le virtuose brésilien Kakà s’échangeant des caviars dans une défense anglaise digne d’une passoire. La messe est dite à la pause avec  ce score sans appel de 3-0 mais le club de la Mersey va renaître de ses cendres tel un phénix, sous l’impulsion d’un Steven Gerrard déchaîné. Liverpool va montrer pourquoi elle est célèbre pour son football et pas seulement pour avoir été le berceau des Beatles … La deuxième période est à sens unique, avec une marée rouge en forme de tsunami.  Médusés, les Lombards encaissent trois buts en sept minutes de Steven Gerrard, Vladimir Smicer et Xabi Alonso alors que les fans des Reds ne cessent de chanter l’hymne du club, You’ll never walk alone dans l’enceinte stambouliote.  Les coéquipiers de Paolo Maldini sont abasourdis, eux qui pensaient l’apothéose à portée de main, mais ils ont commis le péché d’orgueil, croire que la finale était pliée après seulement 45 minutes de jeu. C’est oublier que le football n’est pas une science exacte et que les clubs anglais ont une culture du fighting spirit, une haine viscérale de la défaite. La prolongation ne donne rien et c’est aux tirs aux buts que l’épée de Damoclès s’abat sur Milan, qui rate sa septième victoire. Ce n’est que partie remise, car le club de Silvio Berlusconi obtiendra les lauriers en 2007, face à Liverpool, pour une revanche moins dantesque.

o  C3 2012, phase de poules, Maribor- FC Bruges 3-4 : menés 0-3 à la 73e minute de jeu, les Brugeois s’imposent 4-3 face au club slovène. Le club belge sera éliminé en seizième de finale par les Allemands du Hanovre 96. Un ex-responsable anti-corruption à l’UEFA (Rudolf Stienner) a indiqué en 2013 qu’un de ses contacts des balkans l’avait appelé peu avant la rencontre pour lui dire d’être bien attentif à ce qui allait s’y passer. « Vingt minutes avant ce retournement de situation, des sommes énormes ont été placées sur une victoire des visiteurs », révèle-t-il. Suite à un documentaire de la chaîne allemande ARD diffusant ce témoignage, un porte-parole du club de Bruges s’est défendu. « Oui, nous avons appris ce qui avait été raconté sur l’ARD », a-t-il expliqué. « Mais nous ne sommes au centre d’aucune enquête. C’était inhabituel, mais nous avons surtout bien joué les 25 dernières minutes. Nous avons gagné avec du sang, de la sueur et des larmes ».

-  Sur matches aller / retour

o  C2 1962, tour préliminaire, Leixoes – La-Chaux-de-Fonds 2-6 / 5-0 : ce duel est loin d’être le plus célèbre mais il reste l’un des premiers retournements de situation de la grande histoire des joutes des clubs européens.

o  C2 1964, quart de finale, Sporting CP – Manchester United 1-4 / 5-0 : Le jour de gloire du Sporting et l’un des jours les plus sombres de l’histoire européenne de Manchester. Il s’agit en tout cas de la plus lourde défaite jamais concédée par MU sur la scène continentale. Avec Bobby Charlton, Dennis Law et George Best, Manchester était déjà le colosse que l’on connait aujourd’hui. Le résultat du match aller en est la preuve. Mais la volonté de qualification était plus forte du côté des Portugais qui, quinze jours durant ont vécu en autarcie, à leur initiative, avec entraînement matin, midi et soir. Cette envie va se retrouver sur la pelouse du stade José Alvalade au retour. 45 minutes et un doublé d’Osvaldo Silva plus tard (dont un but dès la 3e minute), l’exploit se dessine. La seconde période tourne au cauchemar pour les Mancuniens, avec trois nouveaux buts en sept minutes dont un coup franc splendide de 30 mètres de Silva. Les Anglais sont assommés et éliminés. Mais rien cette année-là ne pouvait venir à bout du Sporting, vainqueur de la compétition après une campagne éprouvante (trois matchs d’appuis et deux remportés après prolongations, dont la finale face au MTK Budapest).

o  C3 1976, huitième de finale, FC Bruges – Ipswich 0-3 / 4-0 : Seul un miracle pourrait nous permettre de nous qualifier. Ipswich a une très bonne défense et prend très peu de buts. Leur en mettre quatre semble impossible. Comme quoi, parfois, il faut croire aux miracles. Georges Leekens avait tort d’être pessimiste. En réalité, la première manche avait laissé entrevoir ce possible exploit. Avec un but valable refusé et deux poteaux, les Brugeois n’avaient pas été vernis en Angleterre. Je n’ai pas été impressionné par notre adversaire. Nous pouvons encore passer, assure d’ailleurs l’entraîneur autrichien Ernst Happel avant le retour. Et quand Lambert ouvre le score après onze minutes, ses joueurs se disent qu’il a peut-être raison. Moins de dix minutes plus tard, De Cubber double la mise puis Lefèvre remet les deux équipes à égalité sur l’ensemble des deux matches juste avant la mi-temps. Dans une ambiance surréaliste (je n’ai jamais connu ça ni avant ni après dans toute ma carrière, dira bien plus tard l’attaquant d’Ipswich Trevor Whymark), Bruges pousse tout au long de la seconde période. Et à la toute dernière minute, le but de René Vandereycken plonge l’Olympia dans l’hystérie et les hommes de Bobby Robson dans le désarroi. Ce quatrième but est aussi celui de la qualification. Le début d’une période magique pour Bruges, qui remportera trois titres de champion Belgique consécutifs (de 1976 à 1978) et atteindra deux finales de européennes, en Coupe UEFA (1976) puis en Coupe des champions (1978). Les deux fois, le club flamand s’inclinera contre le grand Liverpool.

o  C1 1976, quart finale, Saint-Etienne – Dynamo Kiev 0-2 / 3-0 a.p. : cet exploit stéphanois a ouvert aux Verts la porte du dernier carré avant la grande finale de Glasgow qu’ils allaient perdre face au grand Bayern Munich, bientôt orphelin de Gerd Muller et Franz Beckenbauer en partance pour l’Eldorado de la NASL et ses dollars. A l’époque, le Dynamo Kiev est la locomotive du football d’Union Soviétique, vainqueur de la C2 en 1975 avec son Ballon d’Or, la flèche Oleg Blokhine, attaquant de grande classe. Le Dynamo Kiev de 1976 avait le profil d’un épouvantail. En effet, le club ukrainien possédait le nouveau Cruyff avec Oleg Blokhine, capable de courir le 100 mètres en moins de 11 secondes avait battu à lui tout seul le grand Bayern des Beck-Bomber-Sepp en finale de Supercoupe d’Europe (2-0, doublé d’Oleg). Le coach Valeri Lobanovski faisait pratiquer à ses joueurs un « foot scientifique » qui n’avait rien à envier au « football total » de l’Ajax.  Le 17 mars 1976, le chaudron vert de Geoffroy Guichard reçoit donc le Dynamo Kiev en quart de finale retour, avec deux buts de retard comme handicap. Le postulat est simple, les Verts partent avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Le moindre but ukrainien les contraindrait à marquer quatre fois.

En 1975-1976, Saint-Etienne participe pour la première fois à la grande Coupe d’Europe avec un statut, sinon de favori, au moins de prétendant à la victoire finale. L’année d’avant, l’aventure s’était achevée en demi-finale, avec au passage un autre match devenu culte, une victoire 5-1, après prolongations, contre l’Hajduk Split, après une défaite 4-1 à l’aller.

En quart de finale, se présente le Dynamo Kiev du coach Valeri Lobanovski et de l’attaquant Oleg Blokhine. Kiev domine le championnat d’URSS, et semble parti pour en faire de même en Europe, après une victoire en Coupe des Coupes en 1974 puis une autre en Supercoupe, face au Bayern, l’année d’après. Le match aller a lieu à Simferopol, Kiev étant sous la neige. Le Dynamo l’emporte facilement 2-0, et là encore on ne donne pas cher de la peau des Verts au retour, les Soviétiques étant réputées pour leur capacité à bien défendre et à contrer… Jamais cette équipe n’a perdu par plus d’un but à l’extérieur en Coupe d’Europe.

Pourtant, la magie de Geoffroy agit et Sainté réussit le plus grand exploit de son histoire en l’emportant 3-0, au bout des prolongations. Après plus d’une heure d’une domination stérile, Blokhine part en contre. Un instant plus tard, Christian Lopez a relancé, Piazza a remonté, Patrick Revelli a centré et son frère Hervé a marqué. C’est bon… Jean-Michel Larqué transforme ensuite un coup franc avant que Dominique Rocheteau ne réussisse le but décisif après 112 minutes d’un match disputé dans une ambiance assourdissante.

o  C3 1978, seizième de finale, Lens – Lazio Rome 0-2 / 6-0 a.p. : battu 2-0 au match aller par le club romain, Lens espère renverser la vapeur dans le chaudron de Félix Bollaert. Les Nordistes arrachent la prolongation par un 2-0 au bout de 90 minutes. La prolongation sera totalement folle, le club artésien marquant quatre buts à une Lazio Rome pulvérisée. 02 Novembre 1977 1/16 de finale de la coupe de l’UEFA à Félix Bollaert de Lens, le RC Lens reçoit en match retour la Lazio de Rome après s’être incliné 2-0 à l’aller au stade olympique de Rome. On ne donnait pas cher des chances des lensois et pourtant…Ce match fut d’abord le récital d’un homme Didier Six, c’est l’ailier gauche qui par ses dribbles, ses débordements, des ouvertures et surtouts des buts, trois plus beaux les uns que les autres !! Trois buts (dont les deux premiers qui permettront au RC Lens d’arracher la prolongation) obtenus avec audace, maestria, sang-froid, et brio. A son image, le RC Lens se montrait irrésistible et tirait la quintessence de son jeu collectif. Durant le temps règlementaire, les hommes d’Arnold remontèrent les deux buts concédés à Rome. Durant la prolongation, ils firent exploser, ce que nul n’aurait osé imaginer ! Les Italiens boivent le calice jusqu’à la lice tandis que Lens descendra dans le purgatoire de la D2 en fin de saison, après avoir été éliminé de la C3 au tour suivant par le club allemand de Magdebourg.

o  C3 1983, seizième de finale, Girondins Bordeaux – Hadjuk Split 1-4 / 4-0 : treize ans avant son exploit face au Milan AC, Bordeaux avait vécu un grand frisson du temps de la génération Giresse / Tigana. Gernot Rohr ouvre le score face au club yougoslave à la 24e minute mais Giresse, clé de voûte du jeu girondin, est le catalyseur de la victoire bordelaise avec un doublé dont l’ultime but libérateur à un quart d’heure du terme. La décennie qui s’ouvre sera celle du Bordeaux d’Aimé Jacquet et Claude Bez, entre les époques Saint-Etienne et Marseille, avec en acte fondateur cet exploit contre Split.

o  C2 1985, seizième de finale, Metz – FC Barcelone 2-4 / 4-1 : Entre le club espagnol, qui vient tout juste de laisser filer Diego Maradona à Naples, et le club lorrain, il ne semble pas y avoir de match possible. A l’aller, en France, les Grenats sont dépassés : 2-4. “Je me suis bien amusé ce soir, j’espère que ce sera aussi drôle au retour”, lance l’attaquant écossais Steve Archibald.  Dans son antre du Nou Camp, Barcelone mène 1-0 au retour grâce à un but de Carrasco à la demi-heure de jeu. Mais tout bascule en deux minutes, les 38e et 39e. Metz mène 2-1 puis 3-1 à la 55e. Plus aucun repère connu n’a alors de valeur. Le gardien Michel Ettore sort le match de sa vie. A la 85e minute, Jules Bocandé, côté gauche, ridiculise Alexanco et offre un caviar à Tony Kurbos, qui inscrit son troisième but de la soirée et réalise l’exploit le plus improbable de l’histoire du football français face au Barça. Jusqu’ici, Metz n’avait jamais franchi un tour de Coupe d’Europe. Et il sera une proie facile pour le Dynamo Dresde au tour suivant… (1-3, 0-0).

o  C3 1985, seizième de finale, Partizan Belgrade – Queens Park Rangers 2-6 / 4-0 : Alan Mullery ne s’en est jamais remis. D’ailleurs, son “ère” à la tête des Queens Park Rangers a pris fin un petit mois après cette terrible raclée. Nommé après le départ de Terry Venables pour le FC Barcelone, l’ancien international anglais n’imaginait pas qu’il quitterait Loftus Road avant les fêtes de Noël. Pourtant, c’est ce qui est advenu. La faute à un seizième de finale de C3 que les Queens Park Rangers ont laissé filer de manière inexplicable face à un Partizan Belgrade qui avait pourtant été balayé 6-2 à l’aller, à Highbury (l’UEFA avait interdit les matches à Loftus Road car QPR évoluait sur une pelouse synthétique). Dans une ambiance de feu, et poussés par 55 000 spectateurs au retour, les joueurs du Partizan ont réussi l’inimaginable. Mance, Kalicanin, Jesic et Zivkovic ont marqué quatre fois en un peu plus d’une heure de jeu et réduit à néant une équipe londonienne qui s’attendait à tout… sauf à perdre 4-0 et repartir vers l’Angleterre la tête basse.

o  C3 1985, huitième de finale, Real Madrid – Anderlecht 0-3 / 6-1 : Les deux succès du Real Madrid en Coupe UEFA en 1985 et 1986 ne valent pas les dix C1 gagnées entre 1956 et 2014 mais les socios castillans en sont nostalgiques car le club merengue a ponctué ces deux épopées victorieuses en C3 de trois remontadas mythiques à  l’époque des Juanito, Santillana et de la Quinta del Buitre naissante. Le premier acte a lieu face à Anderlecht, vainqueur de la C2 en 1976 et 1978 puis de la C3. Sans être un ogre sur le Vieux Continent, le club belge est un ténor craint et respecté. Vaincus 3-0 au Parc Astrid, les Madrilènes s’imposent 6-1 au retour à Bernabeu et ce match va faire jurisprudence car le Real sera toujours convaincu que l’impossible est possible, la remontada fera partie de l’ADN du club et la presse espérera en 2013 que l’esprit de Juanito viendra en aide aux coéquipiers de Cristiano Ronaldo défaits 4-1 à Dortmund par le Borussia suite à un quadruplé de sa figure de proue offensive, l’attaquant polonais Robert Lewandowski. Ce ne sera pas le cas mais cela témoigne de l’impact des trois exploits réalisés au milieu des années 80 par les aînés des Galactiques. Ce Real, c’est celui de la Quinta del Buitre. Cinq joueurs incarnant la nouvelle génération merengue, destinée à ramener le club au sommet de l’Europe, avec également le buteur mexicain Hugo Sanchez transféré de l’Atletico à l’été 1985. La nouvelle classe castillane n’y parviendra pas tout à fait, échouant trois fois de suite en demi-finales de la Coupe des champions (de 1987 à 1989) avec un cinglant 0-5 encaissé à San Siro face au Milan AC renaissant d’Arrigo Sacchi. Mais en deux campagnes victorieuses en Coupe de l’UEFA (1984-1985 et 1985-1986), cette équipe a offert à ses supporters des souvenirs pour l’éternité. Le vautour Emilio Butragueno, mais aussi Michel, Manuel Sanchis, Rafael Martin Vazquez et Miguel Pardeza sont les cinq piliers de ce renouveau. Encadrés par quelques éléments plus expérimentés (Valdano, Stielike, Gallego ou Santillana), ils vont faire de la Coupe UEFA leur premier tremplin vers la gloire. En huitièmes, le Real tombe pourtant sur une équipe qui, à l’époque, lui est supérieure sur le papier. Anderlecht, c’est le gratin européen avec Enzo Scifo, Frank Vercauteren, Morten Olsen et Frank Arnesen. Une des meilleures équipes du Vieux Continent. A l’aller, ça ne se discute pas. Porté par sa doublette Scifo -Vercauteren au milieu, le club de la banlieue bruxelloise s’impose 3-0 et le Real Madrid ne voit pas le jour. Compte tenu de son vécu, le club bruxellois parait à l’abri d’un naufrage à Bernabeu. Mais quand Manuel Sanchis ouvre le score de la tête dès la 2e minute, la soirée de folie rêvée par les 95 000 spectateurs prend forme. A la demi-heure de jeu, grâce à deux nouveaux buts de Butragueno et Jorge Valdano, le Real a déjà comblé son retard (3-0). Anderlecht va sortir brièvement la tête de l’eau en revenant à 3-1 (Frimann, 34e). Le Real doit alors marquer deux buts de plus. Il va en ajouter trois, Emilio Butragueno s’offrant un triplé. 6-1. Morten Olsen, le défenseur central danois d’Anderlecht, avoue ne jamais avoir connu ça. Un an et demi plus tard, lors de la Coupe du monde 1986 au Mexique, il retrouvera l’Espagne en huitièmes de finale. El Buitre claquera quatre buts et le Danemark sera étrillé 5-1 après un premier tour sur les chapeaux de roue.

o  C3 1985, demi-finale, Real Madrid – Inter Milan 0-2 / 3-0 : deux tours après avoir joué un tour de magie à Anderlecht, le Real Madrid de Butragueno et Valdano s’offre le scalp de l’Inter Milan de Karl-Heinz Rummenigge et Giuseppe Bergomi. Vaincus 2-0 en Lombardie, les Espagnols s’imposent 3-0 en castille, s’ouvrant la voie d’une finale de C3 qu’ils gagneront face au FC Cologne de Toni Schumacher.

o  C3 1986, huitième de finale, Real Madrid – Borussia Mönchengladbach 1-5 / 4-0 : Après une victoire 5-1 au match aller en Allemagne, le Borussia Mönchengladbach franchit le Rubicon car ses joueurs chambrent les Espagnols sur le chemin du retour vers le vestiaire. Un animal blessé est deux fois plus dangereux, et l’Estadio Santiago Bernabeu va se transformer en arène de corrida pour les Allemands. Les banderilles pleuvent et le vétéran Carlos Santillana porte l’estocade. Le David espagnol a vaincu le Goliath allemand trop arrogant. Ce duel est le plus connu des retournements de situation. Parce que c’est la seule fois en plus d’un demi-siècle d’histoire qu’une équipe battue 5-1 à l’aller a réussi à se qualifier. Parce que l’auteur de cet exploit était à l’époque un grand spécialiste des missions impossibles. Parce que la victime du Real était un club allemand, pas un pensionnaire d’un petit championnat européen obscur. Enfin, parce que cet exploit ne fut pas vain. Comme la saison précédente face à Anderlecht, il fut le détonateur d’un parcours impeccable qui allait mener les Merengue vers la victoire en finale de la Coupe UEFA. S’il n’est plus au milieu des années 80 le club qu’il fut dans la décennie précédente (cinq titres de champion de RFA entre 1970 et 1977 et une finale de C1 contre Liverpool en 1977, perdue face aux coéquipiers de Kevin Keegan), le Borussia Mönchengladbach reste néanmoins une équipe très solide entraînée par Jupp Heynckes, qui rejoindra bientôt le Bayern Munich. Et quand les Allemands laminent 4-0 le Real à l’aller, l’affaire parait pliée. Uwe Rahn chambre même gentiment les Madrilènes. “Attention, lui répond Juanito, un match à Bernabeu, c’est long, très long”. Au retour, la soirée va effectivement paraitre interminable aux Allemands. Le Real croit à l’impossible, s’appuyant sur la jurisprudence Anderlecht. A peine vingt minutes de jouées que Jorge Valdano a déjà marqué deux fois. Le Borussia tangue, mais l’orage passe. A un quart d’heure de la fin, toujours 2-0. C’est alors que surgit ce vieux grognard de Carlos Santillana, l’homme des grandes soirées européennes. Dix ans plus tôt, il avait déjà signé un doublé face à Derby County lors d’un précédent retournement improbable (4-1 pour les Anglais à l’aller, 5-1 au retour pour le Real). Santillana va remettre ça. Sa volée du droit à la 77e minute place les Allemands au bord du précipice. Puis, à la dernière minute, après une longue touche de Camacho et une remise de la tête de Valdano, c’est le délire. Santillana s’arrache pour marquer le but du 4-0. Celui de la qualification. Du miracle. Un but qui lui ressemble : plein de détermination et de caractère. Santillana est quasiment à terre quand il pousse le ballon au fond du but d’Ulrich Sude, qui a eu le tort de relâcher le ballon dans ses pieds. En ce 11 décembre 1985 soit presque un an jour pour jour après la nuit magique contre Anderlecht, le Real a réussi à repousser ses propres limites. Cette équipe avait le don de banaliser l’improbable.

o  C2 1986, quart de finale, Bayer Uerdingen – Dynamo Dresde : face au très jeune espoir Matthias Sammer, le Bayer Uerdingen écrire le scénario le plus dingue d’un club allemand en Coupe d’Europe. Opposés aux « cousins » du Dynamo Dresde, les Krefelder ne font pas long feu à l’Est (défaite 2-0). Au retour, ça commence très mal aussi : 1-3 à la mi-temps. La mission est simple à résumer : pour se qualifier, l’autre Bayer doit marquer cinq buts en une mi-temps. Et là, l’improbable, l’impensable, l’impossible se produit : en 28 minutes, Bernd Jakubowski, le portier de Dresde, ira chercher six fois le ballon dans ses filets. Six fois ! Une rencontre « inexplicable » pour l’entraîneur-star Karl-Heinz Feldkamp. Une rencontre qui est surtout restée dans les annales du football (ouest-) allemand.

o  C3 1988, seizième de finale, Werder Brême – Spartak Moscou 1-4 / 6-2 : Perdre une première manche par un large score n’a jamais été un problème pour les clubs allemands. Il suffit de tout donner et d’attaquer comme des malades dès le début du match retour, voilà ce qu’ils se disent. Même Otto Rehhagel, plutôt adepte d’un football défensif et rigoureux, a été séduit par le concept. Après une défaite 4-1 à Moscou face au redoutable Spartak de Rinat Dasaev et Alexander Mostovoi, il ne restait plus qu’une seule option pour les Werderaner : marquer, marquer, et marquer. En 25 minutes, Neubarth (par deux fois) et Ordenewitz mettent le club de la Hanse sur de bons rails. Tcherenkov, le futur joueur du Red Star, complique un peu la tâche, mais Sauer met les deux équipes à égalité parfaite à une dizaine de minutes de la fin. Prolongation. Kalle Riedle et Manfred Bürgsmüller mettent le Werder sur orbite, mais Victor Pasulko fait durer encore un peu le suspense : si le Spartak marque encore une fois, il sera qualifié. Pour le Werder, ce serait quand même ballot, surtout après avoir mis six buts. Ce dernier but soviétique n’arrivera pas. Le Werder tient le premier « Wunder von der Weser » (miracle de la Weser) de son histoire.

o  C3 1988, demi-finale, Espanyol Barcelone – FC Bruges 0-2 / 3-0 : avant de vivre l’enfer en finale de la Coupe UEFA 1988, l’Espanyol avait fait une remontada digne du Real Madrid de ces années là, remontant à Sarria deux buts de handicap face au FC Bruges en demi-finale de la C3.

o  C3 1988, finale, Bayer Leverkusen – Espanyol Barcelone 0-3 / 3-0 a.p. , 3-2 t.a.b. : voisin discret du grand Barça, l’Espanyol a deux fois été dauphin en C3, en 1988 et 2006. La défaite de 1988 a longtemps laissé une terrible cicatrice en Catalogne. Auteur d’un parcours magnifique en C3 après avoir éliminé notamment les deux clubs milanais (l’Inter et l’AC Milan) ainsi que le FC Bruges, l’Espagnol écrase Leverkusen 3-0 à Sarria au match aller. Les coéquipiers de Thomas N’Kono espèrent un match retour sans problèmes dans la Ruhr. Le plus gros problème du Bayer Leverkusen, c’est qu’il n’a jamais bénéficié d’image, en dépit de résultats corrects tout au long de son histoire. Du coup, au moment d’affronter la Werkself, les adversaires ne se font pas vraiment d’avis. Et c’est ainsi que le Bayer Leverkusen a pu se hisser en finale de cette C3, dégageant tour à tour l’Austria Vienne, Toulouse, le Feyenoord Rotterdam, le FC Barcelone et le Werder Brême. Lors de la finale aller, l’Espanyol n’y voit que du feu et colle un 3-0 sec aux Allemands. Au retour, Tita, Götz et Cha Bum-Kun trompent Thomas N’Kono et obligent tout le monde à passer par la case prolongation, puis tirs au but. Avec le grand N’Kono dans les cages, on se dit que l’affaire est pliée pour l’Espanyol, surtout que les Catalans mènent rapidement 2-0. Et bien non : par un incroyable concours de circonstances (barre transversale, arrêt de Vollborn et tir au-dessus), le Bayer Leverkusen réussit à s’en sortir et devient le premier club allemand à remporter une Coupe d’Europe sans avoir réussi à gagner un Meisterschale.

o  C1 1989, premier tour, Werder Brême – Dynamo Berlin 0-3 / 5-0 : 1988 est une année de miracles pour les clubs allemands. Il y a eu le Bayer Leverkusen qui est revenu de loin pour s’adjuger la C3 face à l’Espanyol, il y aura le Bayern Munich qui sortira l’Inter en fin d’année, et entre les deux, le Werder Brême. Comme à son habitude, l’escouade d’Otto Rehhagel aime se compliquer la vie. Une défaite à Berlin face à l’ogre du Dynamo (dix titres de champion entre 1979 et 1988 pour le club de la Stasi), et voilà de nouveau les joueurs du Werder obligés de prendre leur plus belle plume pour écrire une nouvelle page de leur histoire. Et ça commence très fort, avec Manferd Burgsmüller qui va taper à la porte du vestiaire adverse en gueulant : « Sortez de là, bande de lâches ! » Le poids lourd de l’ex-RDA est sorti, il a vu, il a été vaincu.

o  C3 1989, huitième de finale, Bayern Munich – Inter Milan 0-2 / 3-1 : Cette saison-là, l’Inter possède peut-être la meilleure équipe d’Europe. C’est l’Inter de Trapattoni. Elle sera sacrée championne d’Italie après une saison de tous les records: 26 victoires en 34 matches, seulement deux défaites, 19 buts encaissés, le Napoli de Diego Maradona et Careca relégué à neuf points à l’arrivée, le Milan de Baresi et Van Basten à douze (le tout avec la victoire à deux points !). Cette Inter possède à la fois la rigueur du Trap, celle de Bergomi, de Zenga mais aussi de ses deux Allemands vedettes, Lothar Matthaus et Andreas Brehme. Dans cette saison de rêve, l’Inter va perdre pied pendant sept minutes, fatales à son destin européen. Après avoir donné une leçon au Bayern à Munich (2-0, avec un but légendaire de 70 mètres de Nicola Berti), les Nerazzurri ont le tort de croire que le retour à San Siro relèvera de la formalité. Mais personne ne peut prendre le Bayern de haut. Au retour, l’inexplicable se produit. Entre la 33e et la 40e minute, les Bavarois marquent trois buts, par Wohlfarth, Augenthaler et Wegmann. L’Inter est K.-O. Aldo Serena réduit le score juste avant la pause. Il suffit alors d’un but à l’Inter pour s’en sortir. Il ne viendra jamais. Sept minutes d’absence ont coûté cher. Contre toute attente, c’est le Bayern Munich qui va faire sa loi au stade Giuseppe Meazza. Le gardien bavarois Raimond Aumann sort le match de sa vie, et les hommes de Jupp Heynckes se qualifient pour les quarts de finale. Le « miracle de Milan », une des plus belles pages de l’histoire du Bayern – qui se fera éliminer en demi-finales par le Naples de Diego Maradona, El Pibe del Oro. L’Inter aura sa revanche le 22 mai 2010 à Madrid, en finale de la C1, José Mourinho battant son père spirituel Louis Van Gaal, devenu coach du Bayern dix ans après leur collaboration au Barça.

o  C1 1989, huitième de finale, Galatasaray – Neuchâtel Xamax 0-3 / 5-0 : Il y a toujours une forme de crainte à l’idée d’aller jouer en Turquie. Cette appréhension, en grande partie, trouve sa source en novembre 1988, lorsque le Neuchâtel de Gilbert Gress s’est fait pulvériser par Galatasaray dans une ambiance à la limite du supportable. Pour la seule fois de ma vie sur un terrain de football, j’ai eu peur, physiquement peur ce jour-là, raconte Adrian Kunz, alors jeune joueur du club suisse. Galatasaray va gagner ce match bien avant de le jouer. Dès l’aéroport, l’intox commence. Elle se poursuivra jusqu’au coup d’envoi. Les supporters turcs tirent même un feu d’artifice sous les fenêtres de l’hôtel des Suisses la nuit précédant la rencontre. Lors de l’échauffement, les joueurs reçoivent divers objets. Kunz est blessé au front par une pièce de monnaie. Lorsque le match débute, Neuchâtel a déjà perdu. A la mi-temps, Galatasaray ne mène pourtant que 1-0. Mais la seconde période vire au cauchemar. “Ils nous ont marchés dessus”, raconte Kunz. Tanju Colak, le Soulier d’Or et futur prisonnier, signe un triplé et Xamax encaisse quatre buts lors des 35 dernières minutes, dont trois entre la 75e et la 85e. Le club turc sera sanctionné pour les incidents ayant précédé le match. Ils joueront leur quart de finale contre Monaco sur terrain neutre.

o  C3 1993, quart de finale, PSG – Real Madrid 1-3 / 4-1 : ce match est le premier grand exploit parisien en Coupe d’Europe, même si la bande à Weah et Ginola avait éliminé Naples puis Anderlecht avant la double confrontation avec le grand Real Madrid. Battus 3-1 dans la capitale espagnole, les Parisiens connaissent la délivrance au bout des arrêts de jeu avec une tête d’Antoine Kombouaré. Le PSG lance une trilogie d’exploits face aux grands d’Espagne, à chaque fois en quarts de finale : C3 1993 et C2 1994 face au Real Madrid, C1 1995 face au FC Barcelone, la fameuse Dream Team de Johan Cruyff certes proche de son chant du cygne et emmurée dans sa tour d’ivoire et ses certitudes malgré les départ de Michael Laudrup à l’été 1994 et de Romario à l’hiver. Après cette prouesse, le PSG échouera à chaque fois en demi-finale : C3 1993 contre la Juventus Turin de Roberto Baggio, C2 1994 contre Arsenal, C1 1995 contre le Milan AC.

o  C3 1994, seizième de finale, Karlsruhe – Valence 1-3 / 7-0 : Les supporters bordelais se souviennent sûrement de cette équipe de Karlsruhe qui les a éliminés en 8es de finale de cette Coupe UEFA. S’ils avaient fait un peu plus attention, ils se seraient rendu compte qu’un maigre avantage ne signifiait pas grand-chose face à la bande d’Oliver Kahn, Slaven Bilić et Sergeï Kiriakov. Preuve en est un tour plus tôt : Valence croit avoir fait le plus dur au Mestalla, grâce à son duo Mijatović – Penev. Et pourtant, au Wildparkstadion, les Ché vont se faire manger par les hommes de Winfried « Winnie » Schäfer. Edgar Schmitt, pourtant pas le plus grand des buteurs, va se fendre d’un quadruplé. Schütterle, Shmarov et Bilić finiront le job. 7-0.

o  C3 1996, quart de finale, Girondins Bordeaux – Milan AC 0-2 / 3-0 : Milan a bu le nectar et l’ambroisie entre 1989 et 1995 en C1, mais l’usure du pouvoir fait son œuvre. Victime de l’érosion du temps, les joueurs de Fabio Capello échouent en finale de C1 contre l’Ajax Amsterdam de Van Gaal. Le Scudetto 1995 perdu depuis longtemps au profit de la Juventus Turin renaissante de Marcello Lippi, l’ogre lombard se retrouve en C3 pour la première fois depuis la saison 1987-1988 et le début de l’ère Sacchi. La concurrence est rude avec Manchester United, le FC Barcelone et le Bayern Munich. Les coéquipiers de Baresi, renforcés par George Weah et Roberto Baggio à l’intersaison 1995, passent les tours comme autant de formalités. Battus 2-0 à San Siro, les coéquipiers de Zidane sont dos au mur avant le match retour au Parc Lescure. Ce match va rentrer dans la légende du club bordelais qui vit la fin de l’ère Afflelou, avec ce maillot grenat différent des couleurs historiques des Girondins (maillot bleu marine et scapulaire blanc). Christophe Dugarry joue le match de sa vie et signe un doublé après. La virtuosité technique de Zidane éblouit Lescure, écoeurant Baresi, Desailly et consorts … Milan encaisse trois buts pour la première fois depuis 1978 face à Manchester City. Le colosse milanais est au tapis, le Pantagruel lombard est victime d’une indigestion malgré son appétit de victoires a priori sans limites. On ne le sait pas encore, mais la fin de cycle guette le Milan AC. Fabio Capello part à l’été 1996 entraîner le Real Madrid, Rosenborg viendra crucifier les Rossoneri en poules à l’automne 1996 …

o  C2 1997, huitième de finale, PSG – Galatasaray 2-4 / 4-0 : sur les rives du Bosphore, les coéquipiers de Hagi, le Maradona des Carpates transféré du Barça à l’été 1996, jouent un vilain tour au PSG, tenant du titre en C2, en l’emportant 4-2. La défense parisienne, bastion imprenable depuis le début de saison que ce soit en Championnat de France ou face au FC Vaduz au tour précédent, va prendre l’eau face au Galatasaray. Au Parc des Princes, les coéquipiers de Rai et de Leonardo vont sonner l’hallali. Les joueurs d’Istanbul vont prendre quatre buts sans en rendre un seul.

o  C1 1998, tour préliminaire, PSG – Steaua Bucarest 0-3 (tapis vert) / 5-0 : un fax égaré, une suspension de Laurent Fournier oubliée depuis le printemps 1997 … Battu 3-2 par le champion de Roumanie, le PSG est sanctionné par l’UEFA  sur tapis vert, défaite 3-0. Il faut gagner par quatre buts d’écart au Parc des Princes et assurer la qualification pour les poules de C1 et leur juteuse manne financière, essentiel après les dépenses du mercato estival  1997 (Marco Simone, Christophe Revault, Franck Gava, Florian Maurice). Les deux clés de voûte de l’exploit parisien  sont les deux Brésiliens, Rai et Leonardo. Le capitaine signe un triplé donc un pénalty en forme de déclic dès la deuxième minute. Les joueurs du Steaua Bucarest comprennent vite que le match va leur échapper. Après ce démarrage sur les chapeaux de roue, le PSG continue à la vitesse turbo et boucle la première mi-temps sur le score tant espéré de 4-0. Rai rajoute un cinquième but après la pause, tandis que Leonardo a signé quatre passes décisives pour son ultime match avec le PSG, lui qui rejoindra la Lombardie et le Milan AC.

o  C3 2000, huitième de finale, Werder Brême – Lyon 0-3 / 4-0 : Décidément, Brême est une ville de contes. Une équipe qui adore attaquer, mais qui aime aussi prendre plein de buts. À Gerland, les Lyonnais ne se font pas prier pour inscrire trois buts par l’intermédiaire de Sonny Anderson (doublé) et Tony Vairelles. Avec une telle avance, le retour peut apparaître comme une formalité. Sauf que dans son Weserstadion, le Werder est une tout autre équipe. Marco Bode ouvre la marque, Andreas Herzog y va de son penalty, le taulier Frank Baumann remet les deux équipes à égalité, avant que le Péruvien Claudio Pizarro ne marque le but de la victoire sur un service d’Ailton. Et voilà un nouveau « Wunder von Weser », un de plus.

o  C1 2000, quart de finale, FC Barcelone – Chelsea 1-3 / 5-1 a.p. : battu 3-1 à Stamford Bridge, Barcelone frôle l’élimination mais les joueurs de Louis Van Gaal vont pouvoir compter sur un Luis Figo de gala au Nou Camp. Chelsea plie avant de rompre. Rivaldo et Figo permettent à Barcelone de se qualifier virtuellement avec deux buts en première période. Tore Andre Flo relance Chelsea mais les Blues encaissent un troisième but du Barça. En prolongations, un penalty de Rivaldo puis un ultime but de Kluivert scellent le destin de cette rencontre qui renforce le statut de favori des Blaugrana, qui seront éliminés en demi-finale par Valence. Ce match retour contre les Blues, comme ceux du Portugal à l’Euro 2000, fera beaucoup pour l’élection de Luis Figo comme Ballon d’Or 2000 au détriment de son rival Zinédine Zidane.

o  C3 2002, seizième de finale, Lyon – FC Bruges 1-4 / 3-0 : Lyon réalise ce jour là son premier grand exploit européen contre Bruges, même si le club rhodanien avait sorti la Lazio Rome (dauphine de la Juventus Turin dans le championnat italien de 1995) en C3 1995-1996 et battu le Bayern Munich en poules quelques mois avant le sacre européen du FC Hollywood en 2001.

o  C1 2004, quart de finale, Deportivo La Corogne – Milan AC 1-4 / 4-0 : On a fait quelques erreurs et on a joué contre une très bonne équipe. Mais il est vraiment difficile d’expliquer cette défaite. A chaud, Carlo Ancelotti n’a pas compris. En ce 7 avril 2004, le Deportivo La Corogne s’est offert le scalp de l’AC Milan. Pas le Milan moribond des années 2010,  mais celui d’Ancelotti, presque aussi fort que ceux des époques Sacchi et Capello, l’habitué des victoires en C1, qui en avait d’ailleurs accroché une sixième à son tableau de chasse en 2003 en venant à bout de la Juventus Turin et de l’ennui. Le Milan de celui qui sera Ballon d’Or cette année-là, Andrei Shevchenko. Vainqueur 4-1 à l’aller après avoir été menés au score et en ayant inscrit quatre buts entre la 45e et la 53e minute de jeu, les Milanais s’y voyaient sans doute un peu déjà. L’élimination du Real Madrid, la veille à Monaco, aurait pu pousser Maldini et ses copains à plus de méfiance. Au Riazor, les Milanais vivent l’enfer. Il faut dire que les Galiciens réalisent le match parfait. Un but à la cinquième (Pandiani), un deuxième après la demi-heure (Valeron) et un troisième juste avant la pause (Luque): en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, le Depor a renversé la situation. Pas de quoi réveiller un Milan amorphe et qui va en prendre un quatrième, par Fran (76e). 4-0, Milan à la trappe. La Corogne au paradis.

o  C1 2004, quart de finale, Monaco – Real Madrid 2-4 / 3-1 : le Real Madrid galactique, champion d’Europe en 1998, 2000 et 2002, est le favori suprême contre l’AS Monaco dont l’avance en Ligue 1 fond comme neige au soleil face à Lyon. Vainqueur 4-2 au match aller à Madrid, le Real va vivre l’enfer en Principauté. Pourtant, Raul ouvre le score à la 36e minute mais Ludovic Giuly égalise dans les arrêts de jeu. Zidane avoue à la mi-temps à Giuly que les joueurs du Real Madrid sont cuits physiquement. C’est l’effet boomerang de la politique galactique de Florentino Perez où les mêmes titulaires (Zidane, Raul, Casillas, Beckham, Figo, Roberto Carlos, Ronaldo, Helguera …) jouent tout le temps pour maximiser leur exposition médiatique et optimiser la vente des maillots après les colossaux investissements en transferts … Face à son ancien club qu’il a dû quitter par faute de la concurrence avec le phénomène brésilien Ronaldo, Fernando Morientes marque le deuxième but juste après la mi-temps, avant que Giuly ne signe un doublé dans un stade Louis II plus euphorique que jamais. La Principauté vit en effet un exploit sensationnel pour un club français, Monaco éliminant ensuite Chelsea pour échouer en finale contre le FC Porto d’un certain José Mourinho.

o  C1 2015, quart de finale, Bayern Munich – FC Porto 1-3 / 6-1 : battu par les Dragons au match aller, le Bayern Munich de Pep Guardiola se montre impitoyable au retour à l’Allianz Arena, écrasant Porto avec un féroce 5-0 dès la première période. Jackson Martinez sauve l’honneur pour le club portugais mais Xabi Alonso parachève le tour de force münichois par un sixième but en fin de match …

  1. avatar
    12 mai 2015 a 15 h 43 min

    Mon meilleur souvenir perso reste (ex aequo) le PSG Steaua d’aout 1997 et le Monaco Real Madrid d’avril 2004 …

    Bien entendu, liste non exhaustive, tant de remontadas non listées, il faudrait un almanach …

  2. avatar
    13 mai 2015 a 11 h 52 min
    Par Cullen

    Anderlecht-Werder c’était pas mal mais je me rappelle d’un retournement de situation encore plus dingue, c’est Middlesbrough-Steaua en demi-finale de C3 au milieu des années 2000′. Les Anglais avaient perdu 1-0 à Bucarest et étaient menés 0-2 sur leur sol à 20 minutes du terme de la rencontre. Autant dire que c’était cuit, archi cuit. Et pourtant, les joueurs ont réussi à inscrire 4 buts dans ce laps de temps pour finalement se qualifier…

  3. avatar
    13 mai 2015 a 17 h 09 min

    Salut Christian,

    Oui pas exhaustif bien vu pour Middlesbrough – Steaua je l’avais perdu de vue.

    Barça Gôteborg aussi en C1 1986 avec les Catalans qui remontent un 0-3 face aux Suédois.

  4. avatar
    13 mai 2015 a 20 h 10 min

    Super article ! Cela a du te prendre énormément de temps pour te documenter sur les différentes rencontres. Au fait, le match que je préfère est Lens – Lazio, moi étant supporter des Sang et Or.

  5. avatar
    18 mai 2015 a 20 h 47 min

    Oui et non, j’en connaissais la plupart mais j’ai du me documenter pour d’autres, encore 1 fois pas exhaustif sinon l’article serait 10 fois plus long …

  6. avatar
    9 mars 2017 a 0 h 39 min
    Par renaud

    Pour revenir sur la C3 87-88
    C’était une année exceptionnelle en remontée fantastique
    avant de se faire remonter par l’Espanyol (victoire 2-0/défaite 3-0),
    le FC Bruges avait sorti
    le Zenith Leningrad défaite 2-0 à l’aller et victoire 5-0 au retour
    l’Etoile Rouge de Belgrade défaite 3-1 à l’aller et victoire 4-0 au retour
    le Borussia Dortmund défaite 3-0 à l’aller et victoire 5-0 au retour
    et même leur adversaire malheureux des 1/4 de finale le Panathinaikos (2-2 en Grèce, victoire 1-0 à Bruges) avait, en 1/8ème remonté le Honved Budapest de manière fantastique (5-2 en Hongrie pour le Honved, 5-1 à Athènes pour le Pana)

  7. avatar
    9 mars 2017 a 0 h 41 min
    Par renaud

    Et ce soir une autre page de l’histoire a été écrite par le Barça, quelle équipe! et quelle déception pour les pauvres (même si le terme n’est pas le mieux choisi) joueurs du PSG.

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