Le Onze de Légende des Pays-Bas
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Le Onze de Légende des Pays-Bas

Seule nation à avoir disputé trois finales sans jamais réussir à se hisser sur le toit du monde, les Pays-Bas disposent pourtant d’un onze historique qui n’aurait pas grand chose à envier à l’Allemagne, l’Argentine ou l’Italie, voire même au Brésil.

Autrefois flamboyante (championne d’Europe 1988, triple vice-championne du monde en 1974, 1978 et 2010, puis encore médaillée de bronze lors du Mondial 2014), l’équipe des Pays-Bas traverse une crise sans précédent depuis le début des années 1980. Grande absente de l’Euro 2016, la sélection nationale batave, opposée cette année à la France à l’occasion de la phase de qualifications, pourrait hélas bien connaître pareille mésaventure dans la perspective de la Coupe du Monde 2018… Une inconfortable situation, synonyme de véritable aberration au regard des innombrables pépites et autres talents qu’elle a pu si souvent compter dans ses rangs ! Best-of.

Pouvant parfois paraître maladroit, ce portier à la silhouette longiligne a pourtant fait déchanter la plupart des meilleurs attaquants du monde pendant plus de vingt ans (1990-2011). Révélé à l’Ajax, puis poussé vers la sortie par un certain Gigi Buffon du côté de Turin, avant de connaître le purgatoire à Fulham, Van der Sar s’est ensuite brillamment imposé aux yeux des supporters des Red Devils comme le digne successeur de l’immense Peter Schmeichel dans la cage mancunienne. Garçon calme et intelligent, élu meilleur gardien d’Europe à quatre reprises, il excellait dans les interventions aériennes ainsi que par d’incroyables réflexes sur sa ligne. Double vainqueur de la Champion’s League (une victoire avec l’Ajax, une autre avec Manchester United), Edwin a aussi promené sa grande carcasse aux quatre coins du globe pour le compte de la sélection néerlandaise dont il est toujours (à l’heure actuelle) le recordman de capes avec quelques 130 apparitions au compteur. Son remplaçant : Hans Van Breukelen.

Assurément pas le nom le plus clinquant de ce nectar d’Oranjes… Et pourtant, si vous vous amusiez à taper son patronyme sur la toile, vous seriez surpris de constater que Wim Suurbier est souvent cité parmi les meilleurs défenseurs droit de l’histoire du jeu aux côtés des Cafu, Thuram et autres Zambrotta. Oui monsieur ! Septuple champion des Pays-Bas avec Amsterdam, le natif d’Eindhoven ne délaissa son club de cœur qu’à 32 ans passés. D’abord parti à Schalke, il fréquenta même par la suite les vestiaires de notre chère Ligue 1 via une pige « mi-figue mi-raisin » au FC Metz. Sans transition, il quitta alors la grisaille lorraine pour le soleil californien en rejoignant les Aztecs de Los Angeles à l’été 1979. Latéral à l’ancienne, physique et rugueux, Suurbier était avant tout (avec ses trois Champion’s League et ses deux finales mondiales au compteur) un élément-clé du « football total » pratiqué par les grandes équipes de l’Ajax et des Pays-Bas des années 1970. Son remplaçant : Michael Reiziger.

Légende de l’arrière-garde batave, Ruud Krol s’impose comme la référence dans le couloir gauche. A l’instar de Suurbier, le ballon de bronze 1979 s’est lui aussi forgé un palmarès conséquent au sein du grand Ajax des seventies : trois Coupes (1971, 1972, 1973) et deux Supercoupes (1972, 1973) d’Europe, une Intercontinentale (1972), six titres de champion et quatre Coupes des Pays-Bas ! Après avoir tout gagné à la maison, il fit un bref crochet par le Canada (aux Whitecaps de Vancouver), puis s’imposa comme l’un des meilleurs défenseurs du Calcio, où il fut même élu meilleur joueur étranger en 1981, avant de terminer sa carrière sous les palmiers de la Croisette, à l’AS Cannes, au milieu des années 1980. Principalement latéral ou libéro, Krol savait également se muer au besoin en un redoutable milieu récupérateur. Charismatique et influent, lui aussi finaliste des mondiaux 1974 et 1978, « Captain Rudi » était le leader défensif de son équipe. Son remplaçant : Giovanni Van Bronckhorst.

Ancien recordman de sélections et ancien joueur de champ le plus capé en équipe nationale avec 112 apparitions au compteur (records depuis battus par Van der Saar et Sneijder), ce solide défenseur détient toujours, avec 71 brassards à son actif, le record de capitanats à la tête des Oranjes. Issu de la génération dorée de l’Ajax, club avec lequel il remporta la Coupe de l’UEFA 1992, puis le triplé « Champion’s League + Supercoupe d’Europe + Coupe Intercontinentale » en 1995, ce libéro/stoppeur, précis à la relance et doté d’une frappe de mule, a longtemps été considéré comme le digne successeur de Koeman au sein de la ligne défensive batave. Membre de l’importante colonie néerlandaise du FC Barcelone de Van Gaal au début des années 2000, De Boer ne s’est hélas jamais vraiment imposé en Catalogne. Enfin, pour le compte de la KNVB, Frank a notamment été demi-finaliste du Mondial 1998 avant de se retirer sur une médaille de bronze obtenue à l’Euro 2004. Son remplaçant : Jaap Stam.

Joueur emblématique, double champion d’Europe 1988 aussi bien en club (PSV) qu’en sélection, ce robuste arrière central est connu de tous pour la puissance phénoménale de ses tirs. A ce sujet, le Barça lui doit d’ailleurs une Ligue des Champions, et non des moindres : la toute première remportée par le club catalan ! Petit flash-back : le 20 mai 1992 à Wembley, on jouait la 112e minute d’une finale fermée et pauvre en occasions entre le FCB et la Sampdoria, lorsque « Tintin » Koeman catapulta un missile (sur coup-franc) dans les filets du malheureux Gianluca Pagliuca ! Pouvant également évoluer dans l’entrejeu (milieu de terrain), Ronald a également été meilleur buteur de la C1 (!!!) en 1994 et peut, en outre, s’enorgueillir d’avoir marqué près de 250 buts officiels en carrière. Un chiffre absolument hallucinant pour un joueur à vocation défensive ! Autre particularité, il est l’un des rares à avoir évolué au sein des trois grands clubs de son pays (Ajax, Feyenoord et PSV). Son remplaçant : Danny Blind.

Formé à l’Ajax, puis passé par le Sporting Portugal et le Real Saragosse, c’est en 1988, alors tout juste auréolé de son titre de champion d’Europe, que Frank rejoignit les rangs du grand Milan. Le Surinamien d’origine se fondit alors directement dans le système de jeu du club lombard où il forma, cinq ans durant, l’un des milieux de terrain les plus solides et les plus redoutables du Vieux Continent aux côtés de Carlo Ancelotti et de Roberto Donadoni. Troisième membre du formidable trio milano-néerlandais « Rijkaard-Gullit-Van Basten », le double ballon de bronze (1988 et 1989) était un élément puissant, précieux dans le jeu aérien et pourvu d’un bon bagage technique, qui imposait une grosse présence physique dans l’entrejeu pour grappiller une énorme quantité de ballons. De retour à l’Ajax en 1993, Rijkaard y conclut sa carrière en beauté, glanant une troisième C1 en 1995, qui plus est aux dépens du Milan, et ce après avoir offert le but de la victoire à Kluivert. Son remplaçant : Edgar Davids.

Bien que natif d’Amsterdam, « Rudi » n’a jamais porté les couleurs de l’Ajax… Repéré dans la rue, puis au DWS, avant de passer professionnel à Haarlem, ce libéro de formation s’était reconverti en un brillant milieu de terrain offensif au Feyenoord Rotterdam, puis au PSV Eindhoven. Lauréat du ballon d’or au lendemain de son transfert à l’AC Milan en 1987, celui qu’on surnommait « La Tulipe Noire » était un footballeur aussi fort physiquement que techniquement. Polyvalent, il pouvait aussi bien évoluer dans des positions offensives que défensives. Lui aussi sacré champion d’Europe avec les Pays-Bas en 1988, Gullit fut également, en Lombardie, l’un des fers de lance de la formation d’Arrigo Sacchi avec laquelle il s’adjugea à peu près tous les titres possibles avant de filer à la Sampdoria, puis à Chelsea. Reconnaissable d’entre tous grâce à ses longues dreadlocks, cet athlète, puissant et rapide à la fois, affectionnait les longues chevauchées et les frappes lointaines. Son remplaçant : Arjen Robben.

« Johan » est visiblement un prénom béni des dieux chez nos amis bataves ! Surnommé « Johan II » par analogie avec le grand Johan Cruyff, dont il fut le meilleur et le plus fidèle équipier, Neeskens est l’autre mythe indissociable des plus grandes saisons de l’Ajax et des Pays-Bas des seventies.  Infatigable travailleur de l’ombre, doté d’une lourde frappe de balle, ce relayeur de devoir et de savoir sortait du lot par son activité débordante et son exceptionnelle capacité à cavaler un peu partout sur le terrain. Buteur (sur penalty) en finale du Mondial 1974, il ne put malheureusement empêcher la défaite des siens face à l’Allemagne de Beckenbauer, tout comme en 1978 face à l’Argentine de Mario Kempes. Parti rejoindre Cruyff et son coach Rinus Michels au FC Barcelone, le triple champion d’Europe et double vice-champion du monde évolua cinq saisons en Catalogne avant d’être l’un des pionniers à tenter, au Cosmos de New-York, l’aventure du soccer outre-Atlantique. Son remplaçant : Clarence Seedorf.

Van Basten, Van Nistelrooy, Van Persie… Avec autant de buteurs prolifiques, la particule est visiblement synonyme de fines gâchettes aux Pays-Bas. Ceci étant, parmi les trois énormes « serial-scoreurs » précités, Marco Van Basten demeure la référence absolue. Soulier d’or européen suite à ses 37 pions plantés avec l’Ajax d’Amsterdam en 1986, MVB fut engagé par Berlusconi dès 1987. Auteur du but le plus important de l’histoire de la formation batave d’une reprise de volée carrément magique en finale de l’Euro 1988, « San Marco » était un avant-centre tout simplement excellent ! Deux fois sacré « capocannoniere » de la Serie A, loué par la planète entière tant pour sa finesse technique que pour son remarquable sens du but, « le Cygne d’Utrecht » a remporté (à l’instar de Johan Cruyff) la bagatelle de trois ballons d’or sous les couleurs milanaises. Hélas, une vilaine blessure brisa définitivement sa cheville et par là même sa carrière… à seulement 29 ans ! Son remplaçant : Patrick Kluivert.

Lancé par Cruyff à l’Ajax en 1986, Dennis Bergkamp s’y affirma (avec une moyenne supérieure à 0,5 but/match) comme un « neuf-et-demi » particulièrement efficace. Triple meilleur buteur d’Eredivisie (la L1 néerlandaise), le co-meilleur marqueur de l’Euro 1992 quitta son club formateur en 1993 après avoir remporté la Coupe des Coupes (1987) et la Coupe de l’UEFA (1992). Technicien hors-pair, ballon de bronze en 1992, puis d’argent en 1993, il ponctua son passage à l’Inter par un second sacre en C3 en 1994. Quart-de-finaliste, puis demi-finaliste des Coupes du Monde 1994 et 1998, ce magicien fit ensuite le bonheur des Gunners d’Arsenal (on se souvient notamment de son chef-d’œuvre signé face à Newcastle après avoir contourné le dernier défenseur sur une sorte de grand pont à l’envers). Créateur et finisseur à la fois, « l’homme qui ne prenait pas l’avion » est intrinsèquement (avec Cruyff et Van Basten) l’un des plus grands footballeurs néerlandais de tous les temps. Son remplaçant : Wesley Sneijder.

Pour compléter cette équipe mythique, le Hollandais volant s’impose ! Considéré comme le meilleur footballeur néerlandais et comme l’un des cinq plus grands talents du football d’antan (aux côtés des Beckenbauer, Maradona, Pelé et Platini), Johan Cruyff, de par son aura et son charisme XXL, est le symbole absolu du foot-champagne que pratiquaient les Pays-Bas dans les années 1970. Archi-titré avec l’Ajax, « Le Prince d’Amsterdam » partit relancer un Barça alors moribond depuis une dizaine d’années… Finaliste malheureux du Mondial 1974, malgré des prestations pourtant époustouflantes, celui qui savait tout faire avec le cuir fut le premier joueur de l’histoire du jeu à remporter le ballon d’or à trois reprises. Passeur, buteur et dribbleur de génie, « JC » était un artiste balle au pied. Capitaine de caractère, devenu dans la foulée coach à succès à l’Ajax et au FCB, son décès (en 2016) a laissé un immense vide dans le cœur des supporters catalans et néerlandais… Son remplaçant : Rob Rensenbrink.

Après avoir effectué l’intégralité de sa carrière à Amsterdam, cet ex-attaquant (121 buts en 269 matchs) prit les rênes de son club de toujours en 1965. Inventeur du « football total » (dont le principe est « tout le monde attaque, tout le monde défend »), Rinus Michels mena l’Ajax à la victoire en Coupe des Champions 1971, avant d’échouer à une petite marche du bonheur lors de la Coupe du Monde 1974. Passé par Barcelone, Los Angeles et Cologne, « Le Général » reprit en main les Oranjes en 1986, les menant même sur le toit de l’Europe en 1988 après avoir dompté l’Angleterre, l’Allemagne et l’URSS. Pince-sans-rire, autoritaire et adepte d’une condition physique irréprochable ainsi que d’un jeu tout en mouvement, cet ancien professeur de gymnastique fut à l’origine des centres de formation de l’Ajax et du Barça (La Masia). Reconnu comme l’un des plus grands précurseurs du football moderne, Michels a été élu « meilleur entraineur du XXe siècle » par la FIFA. Son remplaçant : Louis Van Gaal.

Lionel Ladenburger

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    30 août 2017 a 20 h 23 min

    Super Guga ! Quelle profondeur pour un “petit” pays. Juste la liste des remplaçants forme une équipe redoutable !

    Dommage pour les Hollandais que cette sombre période. Espérons qu’ils rebondiront à moyen terme.

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      31 août 2017 a 11 h 11 min
      Par Guga57

      Merci Fabrice ! Tu as 100% raison, l’equipe « bis » est pratiquement aussi impressionante que la « une »… C’est clair que comparativement à la Belgique ou à la Suisse (qui sont des pays plus ou moins equivalents en termes de population et de superficie), la Hollande dispose d’un reservoir tout simplement phenomenal !!!

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    31 août 2017 a 8 h 56 min

    Salut Guga,

    Globalement d’accord, j’aurais mis plutôt Rensenbrink que Neeskens dans le onze titulaire, pour être plus offensif quite à esseuler Rijkaard en milieu defensif.

    Et Van Nistelrooy à la place de Kluivert en supersub de Marco Van Basten, pas photo entre RVN et Kluivert pour moi.

    Un mot sur quelques super joueurs qui ne sont pas sur le banc (en plus de RVN) vu la densité de talents aux Pays-Bas en effet : Piet Keizer, Marc Overmars, Johnny Rep, Mark Van Bommel, Arie Haan ou encore Robin Van Persie.

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      31 août 2017 a 11 h 31 min
      Par Guga57

      Je t’avoue que j’ai pensé à mettre Rensenbrink dans le onze de base, mais je me suis dit que Christian (Cullen) allait encore une fois me tomber dessus lol. En somme, pour qu’on ne me dise pas encore une fois qu’il s’agit d’une équipe déséquilibrée à la sauce FIFA, j’ai opté pour deux vrais médians récupérateurs/relayeurs avec Rijkaard et Neeskens. Sinon au rang des « oubliés », la liste est longue (et non-exhaustive) vu l’incroyable vivier dont les Pays-Bas ont disposé pendant tant et tant d’années : Marc Overmars, Johnny Rep, Aaron Winter, Philip Cocu, Rafael Van der Vaart, les frangins Rob et Richard Witschge (et j’en passe)… Ceci dit, malgré la difficile période actuelle, je ne peux pas croire que la source se soit tarie. Je reste donc persuadé que « Les Oranges » finiront tot ou tard par retrouver leur lustre passé.

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        31 août 2017 a 13 h 47 min
        Par Cullen

        Promis je ne ferai plus de commentaires sur le sujet ;-) En revanche je trouve que ça ressemble un peu trop à ça : http://www.oldschoolpanini.com/2010/12/la-meilleure-equipe-de-hollande-de-tous.html

        Alors pourquoi pas après tout sauf que cette sélection s’appuie beaucoup trop sur les jeunes générations. Des joueurs comme Kees Rijvers, Abe Lenstra, ou Van Der Kuiljen ayant évolué avant la période dorée des années 70′ sont totalement oubliés. Sinon, comme Axel je préfère largement Van Nistelrooy à Kluivert et j’aurai également aligné Rensenbrink à la place de Gullit. Mais c’est un détail.

        Les Pays Bas, qui comptent plus d’un million de licenciés pour 15 millions d’âmes, auraient pu/dû avoir un bien meilleur palmarès mais de nombreux problèmes d’égo et communautaires (joueurs bataves/originaires du Surinam) les ont souvent plombé.

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          31 août 2017 a 14 h 28 min
          Par Guga57

          LOL Christian, merci merci ;) Effectivement, je n’avais pas vu la dream-team composée par la bande d’Oldschoolpanini mais c’est vrai que ça ressemble beaucoup à la mienne. Pour Van Nistelrooy ça se tient, mais vu que je le cite dans l’article, j’ai opté pour Kluivert histoire de le mentionner lui aussi. Pour Rensenbrink à la place de Gullit par contre, je suis moins d’accord. OK l’ancien Anderlechtois était un très très bon joueur, mais (à mon humble avis) Gullit était quand même un ton au-dessus. Et puis toi qui me parle souvent d’équilibre, avec Gullit qui pouvait aussi évoluer en tant que relayeur et abattre du même coup une grosse part de travail défensif, je trouve que le milieu de terrain est bien plus équilibré avec Gullit (en complément de Rijkaard et Neeskens) qu’avec Rensenbrink. Enfin bref, comme tu dis, on pinaille là. Sinon oui, dommage que leurs (gros) problèmes d’égo est souvent parasité l’état d’esprit du groupe tout entier.

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            31 août 2017 a 16 h 10 min

            Hello Guga,

            Ta vision est faussée par le fait que Gullit fut très mediatise avec le Milan de Sacchi et Berlusconi.

            Mais Rensenbrink était meilleur que lui !
            Robbie était surnommé le von Karajan d’Anderlecht et son palmarès international ne comporte qu’une modeste C2.
            S’il avait joué à Hambourg comme Keegan ou au Barça comme Cruyff, notre vision serait bien différente.

            En 1978, c’est lui, en l’absence de Johan Cruyff, qui porte les Oranje en finale, plus que Rep, Haan ou Neeskens.

            S’il ne touche pas le Poteau en finale contre l’Argentine à Buenos Aires, ils sont champions du monde et Keegan n’aurait pas été BAllon d’Or 1978, l’Angleterre étant absente de ce Mundial argentin (l’ancien joueur de Liverpool devant son election à son adaptation super rapide à la Bundesliga avec Hambourg).

            Gullit, lui, doit son Ballon d’Or à l’absence de Diego Maradona et Rabah Madjer dans le scrutiny, sinon il finissait 3e au mieux en 1987. Et même
            chez les Européens, Paulo Futre avait fait une meilleure année que lui selon moi.

            Mais merveilleux joueur, pas de doute là dessus, quand je revoir ce but de Papin contre Porto en 1993 avec cette passé lumineuse de Ruud Gullit, quell regal !

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    31 août 2017 a 11 h 44 min

    Salut Guga,

    Ce qui est dingue c’est que malgré ce reservoir ce pays n’a qu’un seul titre européen, avec 3 finales mondiales perdues en 1974, 1978, 2010.

    Sans parler de toutes ces phases finales manquées depuis 50 ans : Coupes du Monde 1970, 1982, 1986, 2002, Euros 1984 et 2016.

    Mais LE grand probleme des Néerlandais c’est leur incapacité à se souder entre eux, je ferai un papier sur le suet d’ailleurs.

    Oui j’ai zappé Aron Winter et Philip Cocu bien vu, on peut aussi citer Boudewijn Zenden beau manieur de ballon qui n’a jamais su s’imposer en club que ce soit au Barça, à l’OM, Liverpool ou Chelski.

    Enfin, amusant de voir qu’une decennia sur 2 ces Oranje sont performants soit en Euro soit en Mondial, avec la decennie 90s en exception où meme si le bilan mondial est meilleur, le bilan européen n’est pas degueulasse !

    Décennie 70s : 2 finales de Coupe du Monde (1974, 1978) contre 1 seule demi-finale d’Euro (1976)

    Décennie 80s : 1 titre européen (1988) contre zero participation à la Coupe du Monde

    Décennie 90s : demi-finale (1998) et quart de finale (1990) et hjuitième de finale de Coupe du Monde (1990), contre demi-finale (1992) et quart de finale (1996) d’Euro

    Décennie 2000s : demi-finales (2000, 2004) et quart de finale (2008) d’Euro contre huitième de finale de Coupe du Monde (2006)

    Décecnnie 2010s : finale (2010) et demi-finale (2014) de Coupe du Monde contre 1er tour d’Euro (2012)

    Ultime mot sur Bergkamp (une de mes idoles d’enfance), tu évoques son but de legend contre Newcastle mais il faut se rappeler de celui contre l’Argentine en 1998 à Marseille, but decisive de surcroît : transversal de 60 mètres signee Frank de Boer, contrôle orienté, extérieur du droit dans la lucarne.

    S’il avait choisi Barcelone en 1995 plutôt qu’Arsenal, il aurait ptet été Ballon d’Or un jour.

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      31 août 2017 a 12 h 59 min
      Par Guga57

      Effectivement Axel, c’est dingue qu’ils n’aient gagné qu’un seul Euro et zéro Coupe du Monde en dépit d’autant de talents dans leurs rangs. Parmi les huit plus grandes nations de football (Allemagne, Angleterre, Argentine, Brésil, Espagne, France, Hollande et Italie), les Pays-Bas sont d’ailleurs les seuls à n’avoir jamais été champions du monde. Ceci dit, ils n’ont pas vraiment eu de chance. En 1974 et 1978, ils perdent à chaque fois contre le pays hôte et, en 2010, probablement face à la meilleure équipe que l’Espagne ait jamais eu (et encore sans le sauvetage miraculeux de Casillas face à Robben, la rencontre aurait sans doute basculé en leur faveur). Bref, tout ça pour dire que tôt ou tard, j’espère que les Hollandais finiront eux aussi par arborer une petite étoile sur leur maillot. Historiquement en tout cas, ce serait largement mérité (bien plus que l’Uruguay je dirai). Sinon concernant Bergkamp, effectivement, je me souviens bien de son but d’anthologie face à l’Argentine. Mais je t’avoue qu’en tant que fan de Batistuta, ce n’est pas vraiment un bon souvenir pour moi. Blague à part, c’est clair, quel joueur ! Et pour le ballon d’or, avec Cruyff et Van Basten à ses côtés, Dennis aurait cent fois mérité d’être le troisième néerlandais à le gagner.

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        31 août 2017 a 14 h 48 min
        Par Cullen

        Je te trouve très dur avec l’Uruguay. En Amérique du Sud, le football s’y est développé bien avant l’Argentine et surtout le Brésil. La Céleste a d’ailleurs été l’une des plus belles équipes à évoluer dans les années 20’, récompensée par 2 titres olympiques, ce qui a poussé les organisateurs de la première Coupe du Monde officielle à la disputer là-bas. Après, c’est vrai que depuis un demi-siècle, sa démographie ne lui permet plus d’être suffisamment compétitive en Coupe du Monde mais elle est toujours présente en Copa America et la ferveur, notamment autour du clasico Penarol-Nacional est bien plus marquée au quotidien qu’en France, que tu cites pourtant parmi les grands pays de football.

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          31 août 2017 a 15 h 33 min
          Par Guga57

          OK Christian. J’avoue que j’y suis peut-être allé un peu fort avec l’Uruguay… Disons qu’à choisir, de manière purement subjective (je le conçois), si je pouvais enlever une étoile du maillot de la Céleste et en mettre une à la place sur le maillot des Oranges, je le ferai ;) Sinon quand je parle de grandes nations de foot, je parle uniquement en terme de niveau de jeu. Parce que si on parle d’engouement, la France ne serait même pas dans le Top 10… Le Portugal, la Turquie, la Colombie, le Mexique (voire même la totalité des pays d’Amérique Latine) et bien d’autres nations encore, démontrent chaque week-end plus de ferveur populaire envers le ballon rond que nous autres (Français).

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            31 août 2017 a 16 h 05 min

            Hello Guga,

            Oui Gabriel Batistuta autre merveilleux joueur oublié du BO, mais bon ils sont legion, de Pelé à Maradona en passant par Puskas, Romario, Baresi, Netzer, Facchetti, Mazzola, Maldini, Raul, Xavi, Iniesta, Schuster, Futre, Buffon, Kahn … Liste interminable !

            Pour le débat sur l’Uruguay, Ah si Pierre Arrighi du vox était encore là tu te ferais détruire, il nous avait fait tout un pataquès pour justifier les 4 étoiles sur le maillot de la Céleste liées aux 2 Titres mondiaux de 1930 et 1950 plus les 2 titres olympiques dde 1924 et 1928, considérées à Montevideo comme l’équivalent de Coupes du Monde.

            Mais Paris 1924 et Amsterdam 1928 c’était avant que Rimet et Delaunay ne créent la Coupe du Monde de football pour 1930 … en Uruguay justement, afin d’honorer le centenaire de ce pays et ses deux performances olympiques.

            Un peu comme la Juventus refuse de considerer perdus ses Scudetti 2005 et 2006, idem pour l’OM avec le championnat de France 1993.

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          31 août 2017 a 15 h 51 min
          Par Cullen

          Si tu leur retires une étoile il leur en restera 3 car l’Uruguay considère toujours les JO de 1924 et 1928 comme de véritables championnats du monde au même titre que la CDM 1930. Un p’tit clin d’œil au passage à Pierre Arrighi s’il nous lit ;-)

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    31 août 2017 a 17 h 39 min
    Par Guga57

    OK mea culpa messieurs, l’Uruguay c’est un peu la Hollande d’Amérique Latine en fin de compte : petit pays mais grande nation de foot ! Sinon @Axel, concernant Rensenbrink, je manque peut-être effectivement de repères. Je ne sais pas quel âge tu as, mais personnellement, je n’ai réellement commencé à suivre le football avec intérêt qu’à partir du début des années 1990. Du coup le Milan du trio Rijkaard-Gullit-Van Basten a laissé une sacrée empreinte chez moi. Et sinon, au cas où ça vous intéresserait, voilà le profil de votre ami (né en Uruguay) sur Agoravox : https://www.agoravox.fr/auteur/pierre-arrighi mais bon il n’a visiblement plus rien publié depuis une dizaine d’années…

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      31 août 2017 a 17 h 53 min

      Salut Guga,

      Je suis ne en 1982 donc comme toi j’ai grandi avec Maradona et Van Basten !

      Mais en me documentant j’ai compris combine Rensenbrink était fort, sur sportvox Interimlover qui en connaissait 1 rayon (je le salue au passage) avait meme fait une tétralogie prétendant que Rensenbrink était meilleur que Cruyff. C’est pour te dire en quelle estime il le tenait !

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        5 septembre 2017 a 9 h 15 min
        Par Guga57

        Idem, je suis de 1982 aussi ;)

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      1 septembre 2017 a 11 h 52 min
      Par Cullen

      Je rejoints le point de vue d’Axel concernant l’attribution du Ballon d’Or en 1987. Berlusconi avait été très influent à l’époque. Et même les années suivantes, le Milan de Sacchi avait certes remporté 2 coupes des champions consécutives mais ça avait été très laborieux (et parfois bien aidé par l’arbitrage – contres Malines notamment) et le club lombard ne méritait surement pas tous les lauriers qu’on leur a dressé à l’époque (triplé au ballon d’or en 89, nouveau sacre pour Van Basten en 92, etc…).

      Enfin, un dernier mot sur cette fameuse équipe type. La Hollande a très souvent évolué en 4-3-3 avec 2 vrais ailiers et si l’on veut coller au plus près de la réalité, il faudrait l’organiser de cette manière. Ca donnerait à peu près ça : Van der Sar – Suurbier, Koeman, de Boer, Krol – Rijkaard – Neeskens, Seedorf – Rensenbrink, Van Basten, Cruyff. L’inconvénient c’est qu’on se prive du coup de Bergkamp.

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        1 septembre 2017 a 14 h 37 min

        Oui en 1988 ou 1989, un joueur comme Lothar Matthaus (Inter) n’aurait pas dépareillé sur le podium avec Van Basten, Gullit ou Rijkaard (ou Baresi pour 1989).

        Ce fut pareil en 1992 ou Stoitchkov n’aurait pas vole son 1er BO mais Van Basten frappa tres fort avec deux quadruples en Serie A contre Naples et en C1 contre Goteborg, deux exploits relayés matin, midi et soir par les chaines italiennes de Berlusconi (et partenaires en Europe).

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        1 septembre 2017 a 14 h 39 min

        Oui mettre Bergkamp sur le banc c osé ! Mais tu as raison pour le 4-3-3.

        Apres tu peux faire cette compo là aussi avec Robbie au milieu et Seedorf sur le banc :

        Van der Sar – Suurbier, Koeman, de Boer, Krol – Rijkaard – Neeskens, Rensenbrink– Bergkamp , Van Basten, Cruyff. L’inconvénient c’est qu’on se prive du coup de Bergkamp.

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        1 septembre 2017 a 16 h 18 min
        Par Cullen

        Rensenbrink n’était pas un milieu relayeur, encore moins un récupérateur, c’était un pur ailier gauche, on ne peut donc pas le positionner aux côtés de Neeskens. On pourrait juste s’adapter pour l’occasion en le faisant jouer sur le flanc droit. Et au milieu, on pourrait du coup inclure un joueur qui n’a pas été cité jusque-là et qui a fait les beaux jours de Saint-Etienne, Kees Rijvers.

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          1 septembre 2017 a 18 h 02 min

          Van der Sar – Suurbier, Koeman, de Boer, Krol – Rijkaard, Neeskens – Rensenbrink– Bergkamp , Van Basten, Cruyff. L’inconvénient c’est qu’on se prive du coup de Bergkamp.

          Tu le mets en meneur et Neeskens avec Rijkaard en 4-2-1-3, j’ai mal géré mes tirets

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            5 septembre 2017 a 9 h 14 min
            Par Guga57

            Je pense que tu voulais dire “on se prive de Gullit” n’est ce pas Axel ?

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