Naples : et si c’était la bonne ?
Photo Panoramic

Naples : et si c’était la bonne ?

Resté dans l’ombre de l’ogre turinois ces dernières années, Naples peut légitimement prétendre au sacre en Serie A. Fort d’un collectif solide et très complémentaire, et parfaitement orchestré par un technicien aussi fougueux qu’imprévisible, le club napolitain peut asseoir sa domination en Italie cette saison, mais également dans les années à venir.

Un collectif fort

Opposé ce week-end à Bologne en clôture de la 3ème journée, Naples s’est solidement imposé 3 buts à 0 face à Bologne. Ce succès permet au club napolitain de caracoler en tête de la Serie A, accompagné de la Juventus et de l’Inter Milan, avec 3 victoires en autant de matchs. Le club de l’ouest de l’Italie a fait du collectif sa force lors de ces dernières années. Ainsi, le onze de départ napolitain est composé des mêmes joueurs depuis 2015 (à l’exception de Gonzalo Higuain, parti du côté de la Juve). Cette stabilité est une des marques de fabrique du Napoli. Le joueur qui en est le symbole est le capitaine Marek Hamsik. Débarqué en 2007 de Brescia, Hamsik a rapidement montré ses nombreuses qualités. Joueur technique et très bon passeur, il a également un très gros volume de jeu. Joueur professionnel et de devoir, il est notamment doté d’une énorme frappe de balle craint par tous les gardiens du Calcio. Promis à un départ après ceux d’Ezequiel Lavezzi et Edinson Cavani, Hamsik est resté fidèle à Naples pour le plus grand bonheur de son club de et ses supporters. C’est autour de lui que le club a décidé de construire ce collectif qui enchante désormais les fans du San Paolo.

La stabilité de Naples intervient également grâce à un homme : Maurizio Sarri. Après le départ d’Edinson Cavani et du populaire Walter Mazzarri, Rafael Benitez se voit remis les clés du camion napolitain. Malheureusement, la machine s’est très vite enrayée. Après deux saisons terminées (très) loin de l’ogre turinois, Naples est éjecté du podium en 2015, une première depuis la saison 2011-2012. Aussi, on remarque un jeu de moins en moins flamboyant, et de plus en plus stérile. Benitez met alors les voiles du côté du Real Madrid, et Maurizio Sarri lui succède. Ce dernier façonne alors le collectif que l’on connaît, et remet du baume au cœur au jeu napolitain. Naples redevient l’équipe qu’elle était : verticale, avec un rythme de jeu élevé et un pressing étouffant pour l’adversaire. Aussi, ce qui a permis à l’effectif napolitain de rester (quasiment) le même est l’intransigeance des dirigeants. En effet, lorsque l’on signe à Naples, on y reste pour longtemps. Ou alors, il faut payer le prix fort, en témoigne les 94 millions d’euros posés sur la table par la Juventus de Turin pour arracher Gonzalo Higuain. Chelsea, intéressé par le roc Kalidou Koulibaly, s’est alors heurté à un mur, réclamant pas moins de 70 millions d’euros pour laisser partir leur défenseur. C’est notamment ce protectionnisme qui a repoussé Maxime Gonalons ou Corentin Tolisso de signer pour le club italien.

 

La saison de la consécration ?

Vierge de titre en championnat depuis 1990, le Napoli peut clairement croire en ses chances cette année. Encore plus que les dernières. En effet, l’ogre turinois n’est plus si monstrueux que l’an dernier. Si Paulo Dybala devient chaque semaine plus fort, que Gonzalo Higuain continue d’enfiler les buts, et que Gigi Buffon veille sur la cage turinoise, l’effectif de Max Allegri a souffert cet été. Les départs de Dani Alves et Leonardo Bonucci, références à leur poste, n’ont été palliés que par les arrivées de Mattia De Sciglio et Benedikt Höwedes. Les autres recrues que sont Blaise Matuidi et Douglas Costa sont des joueurs devenus indésirables dans leur ancien club. De plus, il se murmure que la défaite en finale de la Ligue des Champions face au Real Madrid en juin dernier n’a toujours pas été digéré du côté de la Juve. Ainsi, on a vu une Juventus poussive en ce début de saison, devant clairement batailler pour gagner ses matchs. Derrière la Juventus, Naples semble être l’équipe la mieux armée. Si l’AS Rome a fini devant le club napolitain l’an dernier, elle a perdu son détonateur Mohamed Salah parti du côté de Liverpool. L’Inter Milan lui peut compter sur son goleador Mauro Icardi, mais souffre d’une défense souvent fébrile. Enfin, le Milan AC, avec ses 11 recrues (!) doivent encore trouver une osmose collective.

Le collectif justement, voilà ce qui distingue Naples des équipes précédemment citées (hormis la Juventus). Et en plus de ce collectif, le Napoli peut compter sur ses individualités. Et ce sont elles qui feront la différence cette année, car elles n’ont jamais été aussi fortes. Dries Mertens, après une saison fantastique l’an dernier, continue sur sa lancée, et a désormais l’étoffe pour être l’attaquant de classe mondiale manquant depuis le départ de Gonzalo Higuain. A ses côtés, le feu follet Lorenzo Insigne n’a jamais semblé aussi en jambes et aussi décisif dans le dernier geste. Au milieu, en plus de Hamsik, Naples peut compter sur Allan et Jorginho, deux joueurs affamés, multipliant les efforts tout au long du match (demandez aux milieux de l’OGC Nice) et grattant un nombre incalculable de ballons. Si l’on rajoute le pilier Koulibaly, ou les précieux latéraux Hysaj et Ghoulam, Naples possède certains des meilleurs joueurs du championnat à chaque poste. Si l’on rajoute sur le banc les apports d’Arkadius Milik, Marko Rog, ou encore Piotr Zielinski, Naples est rodé pour monter sur la plus haute marche du podium en Italie. Et comme le montre les noms précédemment cités, le collectif est déjà prêt pour les années à venir.

 

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Retrouvez Your Zone sur

Compatible Smartphone & Tablette

Iphone & iPad

Abonnez-vous à la Newsletter