Le Onze de Légende de l’AS Nancy-Lorraine
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Le Onze de Légende de l’AS Nancy-Lorraine

C’est désormais chose faite, l’ASNL a été sacrée championne de France de Ligue 2 au terme de la saison 2015-16. Avec ce 5e titre de 2e division en poche, la formation lorraine devient même codétentrice (avec Le Havre) du record de sacres au second échelon du football hexagonal. L’occasion de faire un petit retour en arrière sur les meilleurs joueurs de l’Histoire du club qui a notamment lancé dans le grand bain un certain Michel Platini…

Abonnée à faire l’ascenseur entre L1 et L2, l’AS Nancy a néanmoins connu quelques belles heures de gloire avec ses victoires en Coupe de France (1978) et en Coupe de la Ligue (2006). En outre, certains grands noms du ballon rond ont également porté la tunique rouge et blanche floquée du chardon. Découvrons donc ici à quoi pourrait bien ressembler l’équipe idéale de la capitale des ducs de Lorraine.

1. Bruno MARTINI (gardien de but français, né le 25/01/1962)

Pour garder les cages de la formation meurthe-et-mosellane, le nom de Bruno Martini s’impose. Formé à Nevers puis à Auxerre, le portier bourguignon sera prêté par l’AJA à l’ASNL durant 2 saisons (1983-85) afin de s’aguerrir au plus haut-niveau. D’abord remplaçant de Jean-Michel Moutier (un autre gardien emblématique du club), il va alors rapidement lui chiper sa place pour devenir le titulaire indiscutable du poste. Solide dernier rempart auxerrois pendant 10 ans, champion d’Europe avec les Bleuets en 1988, 31 fois sélectionné en équipe de France A, Martini sera même élu meilleur gardien européen en 1991.

2. Michaël CHRÉTIEN (défenseur latéral droit marocain, né le 10/07/1984)

Formé par Yannick Stopyra au centre de formation de La Madine, ce Nancéien pure-souche (il est né à Nancy et a fait ses 1ers pas de footeux du côté de Vandœuvre) a été un pion essentiel des Chardons de 2002 à 2012. Prenant ainsi part à l’une des périodes les plus fastes de l’Histoire du club, Chrétien sera champion de L2 en 2005, vainqueur de la Coupe de la Ligue en 2006, puis 4e de Ligue 1 (le meilleur classement historique du club) en 2008. De bonnes performances qui vaudront même à cet arrière droit incisif d’être appelé à 36 reprises au sein de la sélection nationale du pays de sa mère : le Maroc.

3. Philippe JEANNOL (défenseur latéral gauche français, né le 06/08/1958)

Philippe s’engage avec le club de sa ville aux débuts des années 1970. D’abord milieu, ce joueur technique et clairvoyant reculera d’un cran pour devenir indispensable en tant qu’arrière gauche. Vainqueur de la Coupe 1978 avec la bande à Platoche, Jeannol sera également champion olympique avec les Bleus à Los Angeles en 1984, avant d’être transféré au PSG. Une fois sélectionné en équipe de France A, ce « défenseur offensif » (il a marqué une cinquantaine de buts durant sa carrière) sera ensuite un des pionniers à tenter l’expérience au Moyen-Orient (Oman) avant de devenir consultant pour Canal +.

4. Pape DIAKHATÉ (défenseur central sénégalais, né le 21/06/1984)

Repéré à 16 ans à l’US Ouakam, Pape n’aura besoin que d’un an pour gagner ses galons de titulaire. Formant avec Sebastien Puygrenier, l’une des charnières centrales les plus solides de L1, Diakhaté sera un des piliers de la montée de 2005, ainsi que de la victoire en Coupe de la Ligue 2006. Elément régulier de l’équipe du Sénégal, il compte une quarantaine de sélections avec les Lions de la Térenga. Parti au Dynamo Kiev en 2007, il y découvrira la Champions League avant des passages par Saint-Etienne, Lyon et Grenade. A l’instar de son compère Chrétien, il est revenu à Nancy en cours de saison 2015-16.

5. Carlos CURBELO (défenseur central franco-uruguayen, né le 28/04/1954)

Aux débuts des années 1970, Carlos est repéré par Claude Cuny (le président-fondateur de l’ASNL) lors d’un voyage en Amérique du Sud. D’abord attaquant, c’est Roger Lemerre (juste avant son départ du club) qui suggèrera de replacer l’Uruguayen en défense. Avec sa moustache à la Raymond Domenech, Curbelo devient alors un des meilleurs libéros de D1. Devenu français en 1976, il comptabilisera même 2 sélections avec les Bleus avant que la FIFA ne retrouve la trace de sélections préolympiques avec son pays d’origine, l’empêchant ainsi de porter à nouveau le maillot tricolore…

6. Benoît PEDRETTI (milieu défensif français, né le 12/11/1980)

Grand espoir à ses débuts, capitaine du FC Sochaux à seulement 20 ans, puis vainqueur de la Coupe de la Ligue 2004 avec le club doubiste, le petit prodige Pedretti évoluera ensuite à Marseille, Lyon (où il sera champion de France), Auxerre et Lille tout en honorant à 22 reprises le maillot des Bleus (avec lesquels il remportera la Coupe des Confédérations en 2003). Débarqué d’Ajaccio à l’été 2015, ce métronome, excellent passeur, s’est rapidement adapté au vestiaire lorrain au point d’en devenir un élément-clef ainsi que le principal relais du coach Pablo Correa au sein de l’entrejeu des Chardons.

7. Mustapha HADJI (milieu offensif droit marocain, né le 16/11/1971)

Dribbleur de génie, Hadji est l’un des plus grands talents issus du centre de formation de l’ASNL. Pion essentiel des Rouges et Blancs de 1992 à 1996, il enchaine alors les clubs : Sporting Lisbonne, Deportivo La Corogne, Coventry, Aston Villa et Espanyol Barcelone. Mais le grand public se souvient surtout de lui pour son but somptueux, qui lui vaudra d’ailleurs le Ballon d’Or africain cette année-là, face à la Norvège lors du Mondial 1998. Leader des Lions de l’Atlas avec lesquels il compte 83 sélections pour 13 buts, et considéré (à juste titre) comme le meilleur footballeur marocain de l’Histoire, Mustapha est le grand frère de Youssouf, un autre attaquant emblématique de l’ASNL.

8. Aleksandr ZAVAROV (milieu relayeur ukrainien, né le 20/04/1961)

En provenance de Turin, et sur les conseils de Michel Platini, c’est une véritable star qui vint poser ses valises du côté de la Place Stanislas en 1990 en la personne d’Aleksandr Zavarov. Jugez par vous-même : vainqueur de la C2 en 1986 avec Kiev, vice-champion d’Europe 1988 avec l’URSS (41 matchs et 6 buts en sélection soviétique), vainqueur de la C3 en 1990 avec la Juventus, meilleur joueur du championnat russe en 1986 et 2 fois dans le Top 10 du Ballon d’Or (1986 et 1988). En bref, cet « Iniesta » avant l’heure à la sauce ukrainienne, meneur de poche ou milieu de terrain relayeur, est l’un des plus fins manieurs de ballon que la Lorraine ait connu.

9. Tony CASCARINO (avant-centre irlandais, né le 01/09/1962)

En France, c’est son passage et ses 70 buts pour le compte de l’OM post-Tapie (en D2 donc) qui est resté dans la mémoire collective quand on évoque le nom de ce buteur anglo-irlandais d’origine italienne. Et pourtant, une fois son aventure sur la Cannebière terminée, cette grande carcasse (ancien « striker » de Chelsea et du Celtic Glasgow) passera près de 4 ans dans l’Est de la France. A plus de 35 ans, l’homme aux 88 capes avec l’Eire, toujours redoutable de la tête, marquera encore la bagatelle de 45 buts sous le maillot nancéien contribuant ainsi grandement au titre de champion de D2 en 1998 puis au maintien des siens en l’an 2000.

10. Michel PLATINI (meneur de jeu, né le 21/06/1955)

Que dire que vous ne sachiez pas déjà sur Michel Platini ? Peut-être les conditions de sa venue à Nancy. Originaire de Joeuf, dans le Nord de la Lorraine, le jeune Michel est un supporter émérite du FC Metz durant sa jeunesse. A 15 ans, c’est donc naturellement vers le club à la Croix de Lorraine que Michel se tourne pour tenter sa chance. Hélas, peut-être pris par l’émotion, il sera victime d’une crise d’asthme le jour de son essai au Stade Saint-Symphorien. Le jeune Platoche se verra ainsi recalé par le staff messin pour « insuffisance respiratoire » ! Une aubaine pour Nancy, qui récupèrera le joyau quelques mois plus tard pour en faire le champion planétaire que tout le monde connait.

11. Roger PIANTONI (ailier gauche, né le 26/12/1931)

Certes on triche un peu, car Piantoni n’a jamais vraiment joué pour l’ASNL mais uniquement pour son officieux ancêtre, à savoir, le FC Nancy… Natif d’Etain dans la Meuse, Piantoni s’est révélé à Nancy aux débuts des années 1950, avant de former un trio de feu aussi bien au sein du grand Stade de Reims qu’en équipe de France avec ses 2 complices préférés : Just Fontaine et Raymond Kopa ! Gaucher doté d’une puissante frappe de balle, 3e du Mondial 1958, Piantoni fait aujourd’hui encore partie des 10 meilleurs buteurs du championnat de France avec 203 buts inscrits en D1. Une tribune du Stade Marcel-Picot (le stade de l’ASNL) porte d’ailleurs son nom.

Coach : Pablo CORREA (entraineur uruguayen, né le 14/03/1967)

 

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  1. avatar
    23 mai 2016 a 15 h 49 min
    Par RakamThered

    Excellent texte qui m’as replongeais dans un passé au combine de fois glorieux pour l’Asnl.Tres plaisant encore une fois a lire,style pas du tout eprouvant ,du grand art scripturale de Guga 57 qui nous habitue a lire des articles tant bon dans le fond que dans la forme.Bravo.

  2. avatar
    23 mai 2016 a 17 h 44 min
    Par Guga57

    Merci Rakam ;)

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