A Valence, le ciel s’éclaircit
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A Valence, le ciel s’éclaircit

La saison touche à son terme, le titre va se jouer entre le madrilènes et barcelonais. Bien loin de tout ça, à la 11ème place, Valence traîne des années de galères. Une saison une nouvelle fois bien loin des ambitions du club et de Mestalla. Pourtant l’horizon du club Ché semble plus lumineux que prévu.

Après avoir fait une finale de Ligue des Champions en 2001, et remporté la Liga en 2001-2002 et 2003-2004, Valence a vu trop beau, trop tôt. La construction d’un nouveau stade injustifiée qui aujourd’hui est au point mort, faute de paiement. Des salaires trop élevés qui ont terni l’économie du club. Valence s’est mis dans une situation très inconfortable tout seul. Seul les années Emery, a qui on a demandé de finir en Ligue des Champions avec très peu de moyens se sont avérées réussies. Disparu des écrans radars, Valence a accumulé les dettes au point d’être dans une situation très alarmante, à l’instar de Malaga. Peter Lim, homme d’affaire Singapourien est venu sauver ce club, avec la volonté de changer beaucoup de choses.

Le richissime homme d’affaires, très ami avec Jorge Mendes, a enchaîné les transferts douteux. À tel point que même le propriétaire de la société Gestifute a eu du mal à suivre. Dès son arrivé, Peter Lim renvoi Roberto Ayala et Rufete pour installer Jorge Mendes et Nuno, deux amis du nouveau propriétaire. Le début des transactions hasardeuses, des mauvais choix sportifs. Les directeurs sportifs se suivent mais aucun résultat ne suit.

Si les ventes on été très bonnes à de nombreuses reprises, (André Gomes, Paco Alcacer, Nicolas Otamendi), la politique de recrutement a été un échec. Un nombre de prêt trop important, des joueurs achetés pas au niveau des attentes placées en eux. Une politique sportive incohérente dans le recrutement, qui n’a pas facilité le travail des différents entraîneurs présent sur le banc de Valence. L’exemple le plus frappant reste la démission de Cesare Prandelli, qui a remis en cause publiquement le manque d’investissement des ses joueurs. Depuis cet événement, la politique sportive semble redevenir stable. Avec aucune coupe d’Europe l’année prochaine, et un statut de club en reconstruction, Valence pourrait bien revenir sur le devant de la scène.

Nouvelle structure interne

Peter Lim avait la fâcheuse réputation de faire travailler ses amis et les amis de ses amis. Une habitude ancienne puisque l’organigramme devrait changer. Peter Lim devrait prendre un peu de recul et nommer une connaissance, Anil Murthy à la tête du club. Une nouvelle cellule de recrutement va se mettre en place, tandis qu’un nouvel entraîneur a déjà été nommé en amont de la saison prochaine. Il s’agit de Marcelino Garcia Toral, ancien entraîneur de Seville et de Villareal notamment. Avec un temps précieux pour se positionner sur la construction d’un groupe, le futur coach de Valence va pouvoir affiner ses envies pour le prochain mercato. Joao Cancelo va partir, tout comme Dani Parejo, Diego Alves, Enzo Perez ou encore Munir qui ne restera pas à l’issue de son prêt. Des transferts qui pourraient s’avérer très rentable pour le club espagnol. Une page se tourne puisque hormis le dernier cité, les joueurs partants ont plusieurs saisons au club.

Pour reconstruire l’équipe, plusieurs joueurs sont évoqués, comme Mauricio Lemos de Las Palmas, mais c’est surtout sur le centre de formation que Valence mise beaucoup. L’équipe réserve de Valence dispose d’un très bon niveau puisqu’elle est à la lutte pour la montée en seconde division. L’éclosion de Carlos Soler en est d’ailleurs une illustration. Le milieu de terrain de 20 ans a porté l’équipe à de nombreuses reprises en cette fin de saison. Un potentiel que Valence ne veut pas voir partir, en témoigne la prolongation de contrat du jeune espagnol jusqu’en 2021, avec une revalorisation salariale à la clé. Le même sort sera réservé à Toni Lato, arrière gauche de formation qui a fait une performance remarqué sur la pelouse du Bernabeu il y a quelques semaines. Dans les travées de Mestalla, on imagine déjà un côté gauche 100 % maison avec José Gaya et Toni Lato.

Avec désormais une politique sportive plus stable, une nouvelle cellule de recrutement et l’éloignement de Peter Lim, Valence pourrait bien revenir jouer le haut de tableau du championnat. C’est une obligation pour un club qui dispose de la quatrième côte de popularité dans son pays, et dont les supporteurs font partis des plus exigeants de la péninsule ibérique.

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