Adryan, à la conquête du Vieux Monde
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Adryan, à la conquête du Vieux Monde

Longtemps considéré comme un futur héritier de Zico, Kaká ou Ronaldinho sur la terre du football, le jeune prodige brésilien Adryan Oliveira Tavares découvre le monde européen à travers une expérience bien plus mitigée que prévu. Prêté avec option d'achat à Nantes, son troisième prêt européen en provenance de Flamengo, Adryan cherche à tout prix le déclic qui fera de lui le grand joueur brésilien qu'il espérait être. Stadito vous fait découvrir celui qui, ayant toujours rêvé de conquérir l'Europe, pourrait bien aider les Canaris à jouer la Coupe d'Europe.

Sa fiche

Nom : Oliveira Tavares
Prénom : Adryan
Club : FC Nantes
Date de naissance : 10 août 1994 (21 ans)
Lieu de naissance : Rio de Janeiro (Brésil)
Nationalité : Brésilienne
Sélections : Brésil U16 (7 matchs, 3 buts), Brésil U17 (14 matchs, 8 buts), Brésil U20 (3 matchs, 1 but)
Poste : Milieu offensif / Ailier droit / Ailier gauche
Numéro : 23

Sa jeunesse

C’est dans le climat imbibé de football de Rio de Janeiro que grandit le jeune Adryan Tavares. Comme la majorité du pays de Cabral, le jeune Adryan vit avec le ballon toujours au pied et à l’esprit. Sa passion paie et, avec l’aide d’un talent présent dès le plus jeune âge, lui permet à 13 ans de rejoindre les équipes de jeunes de Flamengo, “o mais querido do Brasil” d’après son slogan, effectivement un des clubs les plus populaires de Rio et du Brésil. Avec les Rubro-Negro, Adryan suit une belle progression et remporte de nombreux titre, à commencer par le championnat de Rio de Janeiro junior, où jouent les équipes de la ville de Rio, comme Fluminense, Vasco de Gama ou Botafogo, mais aussi d’autres équipes proches géographiquement, comme Boavista. Début 2011, il joue pour la première fois avec l’équipe professionnelle, à l’occasion d’un match amical face au Londrina EC, à tout juste 16 ans. Déjà régulièrement appelé avec les “juniores da Seleçao auriverde”, Adryan est appelé avec les U17, cette même année, à 16 ans et 7 mois, pour disputer le championnat sud-américain de moins de 17 ans en Équateur. On trouve dans cette équipe des joueurs tels que Marquinhos, actuellement au PSG, Emerson, actuellement à Rome, ou encore Lucas Piazon, prêté par Chelsea à Reading. Il marque son premier but dès son premier match avec cette équipe, à la 16e minute du match face au Venezuela pour égaliser à 2-2, finalement remporté 4-3. Il récidive contre le Chili, offrant la victoire 2-1 à la 87e. Il ne marque plus lors de la défaite face au Paraguay, et est mis sur le banc pour la victoire face à la Colombie. Faisant son retour dans le XI pour la phase finale, équivalent de Play-Offs se jouant entre les premiers des deux groupes, il participe au 0-0 face à l’Uruguay, puis à la victoire face à la Colombie et enfin à celle face à l’Équateur, où il marque le 3-1 puis sort. Il participe ensuite aux victoires dans les chocs face au Paraguay puis à l’Argentine, où joue un certain Lucas Ocampos. Les Auriverde et Adryan, qui a joué 8 matchs pour 3 buts, remportent la compétition et par la même occasion leur billet pour la Coupe du Monde U17 qui se tient pendant l’été. C’est à juste titre qu’Adryan, qui a saisi sa chance des deux mains lors de la compétition, se voit à nouveau appelé par le sélectionneur Émerson Ávila, avec une place de titulaire gardée par performance et polyvalence.
Muet face au Danemark, malgré la victoire 3-0 du Brésil, il devient décisif face à l’Australie, inscrivant le seul but du match d’un coup franc parfait de 30 mètres. Auteur d’une passe décisive et d’un but de dernière minute face à la Côte d’Ivoire, il offre un précieux point au Brésil (3-3), puis signe une passe décisive sur coup franc face à l’Équateur (2-0) en 8e de finale. Arrivent les quarts, et Adryan est toujours décisif, d’abord d’une passe décisive sur corner, puis d’un but superbe où il mystifie le défenseur avant de fusiller le gardien dans un angle fermé, mettant le Brésil à l’abri du retour japonais (3-2). Mais son carton jaune le prive de demi-finale, et il assiste depuis les tribunes à la défaite face à l’Uruguay (3-0), et il ne fait son retour que face à l’Allemagne lors de la “Petite finale”. Après 20 minutes calmes, 13 minutes de folie voient la Mannschaft ouvrir le score, le Brésil égaliser, puis Adryan mettre la Seleçao en tête, d’abord sur un penalty qu’il a lui-même provoqué, puis en trompant en deux temps le gardien. Ce match, bien que perdu 4-3, fait la renommée d’Adryan au Brésil, concluant en beauté un Mondial dont il est 3ème meilleur buteur avec Yassine Benzia et son compatriote Ademilson. D’après son entraîneur lui-même, il est l’un des meilleurs joueurs de l’équipe brésilienne, aux côtés de Lucas Piazon.
L’engouement autour du jeune blondinet est forcément climat propice à toutes sortes de rumeurs, notamment pour le mercato, et un bruit de couloir apparu après le tournoi sud-américain réapparaît : celui d’un intérêt de Manchester United. Alors que le joueur fait en juillet sa première apparition sur le banc de Flamengo, les Mengao augmentent sa clause libératoire de 600’000€ à 5.7M€. D’après la presse anglaise, cette somme aurait fait réfléchir Sir Alex Ferguson, contacté par son recruteur John Calvert-Toulmin au sujet du brésilien, et qui souhaitait lui offrir un essai. “Manchester United m’a parlé et m’a montré de l’intérêt, raconte Adryan en personne. Mais je n’étais pas intéressé pour partir tout de suite. Voyons si une autre offre intéressante se représente à l’avenir. Je ne pense pas partir pour l’Europe maintenant, les choses doivent se faire étape par étape”.

Sa carrière professionnelle

Alors que le Real Madrid et le FC Barcelone sont également dit intéressés par celui qui devient le “Nouveau Romario” aux yeux de la presse, Adryan poursuit tranquillement sa progression, et reçoit à l’intersaison de 2012 la possibilité d’intégrer le groupe professionnel, qui perd son numéro 10 titulaire, Ronaldinho. Adryan joue donc avec les professionnels, d’abord dans le championnat Carioca, étymologiquement le championnat de Rio, puis en Serie A brésilienne. Il entre en jeu pour la première fois à la mi-temps de la 7e journée, face à l’Atletico Goianiense, et marque son premier but 12 minutes plus tard. Jouant de nombreux bouts de matchs, parfois comme titulaire, parfois comme remplaçant, il justifie, à 18 ans seulement, les espoirs reposant en lui. Sa première saison est correcte, avec 2 buts et 4 matchs en 7 titularisations et 16 entrées en jeu. Il réalise aussi un superbe tournoi de la Méditerranée avec le Brésil U20, dont il est sacré meilleur joueur malgré l’élimination du Brésil en demies.
Comme le dit Charles Camporro, ancien directeur sportif des Girondins de Bordeaux et actuellement consultant au Brésil : “Dès qu’on voit un vrai n° 10, qui en plus est blanc de peau, formé à Flamengo, on pense souvent à Zico”. Cependant, cette comparaison, élogieuse mais toutefois un peu facile, abat une pression sur le jeune talent qui affectera ses performances, malgré un talent indéniable de créateur. Éric Frosio, journaliste français et correspondant footballistique au Brésil, témoigne : “Il était considéré comme un futur crack. Il est apparu peu après le départ de Ronaldinho, il débute pro à 17 ans dans le championnat carioca puis dans le championnat national. Au début il était vraiment percutant, il avait du culot et a même marqué quelques coups francs directs. Mais ça n’a pas vraiment duré. On a commencé à le comparer à Zico, et il est devenu de moins en moins décisif”.
Porteur de grands espoirs en 2012, annoncé dans chacun des grands clubs européens, nommé dans les 101 meilleurs joueurs de moins de 21 ans par l’hebdomadaire espagnol Don Balón, comparé pour son style de jeu à Kaká, “heirdero de Zico”, l’héritier de Zico, redescend doucement sur terre en 2013. Les entraîneurs se succèdent depuis le départ de Vanderlei Luxemburgo, entraîneur qui a intégrer Adryan au groupe professionnel, et le joueur, à l’image du club, ne parvient pas à trouver régularité et succès. Ne jouant que des bribes de matchs, le joueur de 19 ans devient un “chauffeur de banc”, ne comptant que 3 petites titularisations, pour des entrées en jeu de plus en plus courtes et de moins en moins percutantes. Son talent n’est pas remis en cause, mais son physique. En effet, depuis ses débuts professionnels, Adryan n’a jamais été en mesure de jouer plus de 80 minutes, ni de répéter les efforts.
C’est alors qu’après une saison conclue par sa première et unique passe décisive lors du dernier match, Adryan est inclus dans la liste d’indésirables constituée par la direction et l’entraîneur d’alors Jayme de Almeida. Celui pour qui Flamengo demandait à une période pas moins de 4.5 millions pour le marché brésilien et 6.7 pour le marché européen devient bradé par ce même club, celui qui était pisté par Manchester United, le Barça et le Real se retrouve pisté par Catane. Les intérêts de la Roma et de l’AC Milan, évoqués pendant l’été, ne sont que de lointains souvenirs. Finalement, au lieu de rejoindre la Sicile et Catane, il rejoint la Sardaigne et Cagliari, en janvier 2014, pour un prêt d’un an et demi avec option d’achat. Il quitte donc son pays natal avec un bilan décevant de 37 matchs de Serie A brésilienne, pour seulement 10 titularisations et 2 buts. Après avoir annoncé en conférence de presse être “prêt à relever ce nouveau défi” pour lequel “l’adaptation sera difficile avec un autre style de jeu, un autre pays, un nouveau climat”, il entre pour la première fois en jeu le 1er février face à la Fiorentina, à 7 minutes du coup de sifflet annonçant la victoire “dei Rossoblu”. Après deux brèves entrées lord défaites face à la Sampdoria et Livourne, il vit sa première titularisation européenne face à l’Inter de Milan, alors 5e de Serie A. “Avant le match, j’étais un peu nerveux mais c’était normal puisque c’était mes débuts, expose-t-il. Mes coéquipiers qui ont plus d’expérience m’ont calmé et tranquilisé et grâce à Dieu, j’ai pu faire un bon match. Je suis très content. C’est très gratifiant pour moi de savoir que mon entraîneur et mes coéquipiers ont confiance en moi. Je vais continuer à travailler dur pour avoir d’autres opportunités et essayer d’être titulaire le plus de matchs possible”. Malheureusement, sa prière n’est pas exaucée, pas à cause de son travail ni de sa performance, qui lui permet de débuter face à l’Udinese, mais à cause d’une blessure qui le tient éloigné des terrains jusqu’à la fin de la saison. Pendant qu’Adryan languit loin des terrains, dans la ville de Cagliari qui, de son propre aveu, lui fait penser à Rio et lui permet de garder le sourire, il ne porte plus le statut d’espoir au Brésil. “Il est parti en Italie et depuis, au Brésil, il est un peu tombé dans l’oubli, raconte Charles Camporro à 20 minutes. Sincèrement, je me souviens d’un garçon distingué et de qualité sur le terrain, mais je l’ai perdu de vue…”
Malgré l’année de prêt restante, Adryan quitte déjà l’Italie. Pour cause, le club sarde a vécu un changement de dirigeant, et le propriétaire, Massimo Cellino, qui devient propriétaire du club anglais de Leeds United, souhaite le prendre dans ses valises, bien qu’il n’aie rien prouvé sur l’île italienne. Il s’arrange avec les nouveaux dirigeants de Cagliari et avec ceux de Flamengo pour rompre le prêt chez les Rossoblu, afin qu’Adryan, dès son retour chez les Rubro-Negro, puisse être envoyé chez les Whites.
Malheureusement, pour celui qui veut échapper à sa réputation en tant que “herdeiro de Zico”, le physique qui le pénalisait au Brésil est totalement incompatible avec l’aspect physique du jeu anglais et la fameuse adaptation au football anglais prend bien plus de temps que prévu. Pendant cette adaptation, il joue avec l’équipe U21 du Club et semble satisfaire Neal Redfearn, entraîneur par intérim, qui déclare après son premier match qu’il a apprécié sa manière de se sortir de situations compliquées et apprécie sa rigueur dans le travail.
Alors qu’au Brésil, ceux qui se souviennent du jeune blondinet resplendissant avec les Seleçaos scrutent avec attention l’opportunité qui jugera de la trempe du joueur, celui-ci ne décolle pas du banc avant mi-octobre. Alors que les membres du staff des Peacocks semblent satisfaits du travail d’Adryan, de nombreuses questions se posent entre l’arrivée de ce mystérieux ex-futur prodige brésilien. Des questions tactiques – où le faire jouer? Certains disent que sa vitesse ne lui permet pas de jouer sur le côté, mais que sa carrure l’empêche de jouer dans l’axe -, sur son potentiel – est-il vraiment talentueux, où une de ces nouvelles stars qu’on inventé à la moindre occasion au Brésil ? – et même sur son passé – a-t-il vraiment été contacté par tant de grands clubs ? On murmure qu’il s’agissait juste du travail d’un agent pour augmenter le salaire de son client. Plus sa première apparition se fait attendre, plus les questions se multiplient, alors que les fans semblent un peu l’avoir oublié.
Aprés avoir fait quelques apparitions remarquées face à la presse, sous-entendant notamment qu’il préférerait travailler dans un restaurant de burger que de rester sans jouer, il entre enfin en jeu le 17 octobre, face à Rotterham, joue une demi-heure pour son premier match et sa première défaite en Angleterre. Elle lui permet de vivre sa première titularisation anglaise et, pour la première fois de sa carrière, il joue 90 minutes, délivrant même une passe décisive. Il parvient pendant une période à enchaîne les matchs. En plus, Neal Redfearn, sur qui il avait fait bonne impression en présaison, est réinstallé à la tête de l’équipe, l’entraîneur Darko Milanic ayant à peine tenu un mois à la tête de l’équipe. Il est titularisé à 8 reprises entre octobre et décembre, signant une nouvelle passe décisive. Mais comme on le craignait, il manque d’impact et ne parvient jamais à s’adapter au style de jeu anglais. Après une dernière entrée en jeu en Championship le 30 décembre et une dernière titularisation en FA Cup, il disparaît du carré vert. De temps en temps, on peut l’apercevoir sur le banc d’Elland Road, mais ces apparitions sont bien trop rares. Il joue 16 minutes anonymes le 28 février 2015, qui constituent tout son temps de jeu pour le deuxième tour. Pour la première fois, contrairement à la période où il était blessé à Cagliari, Adryan ne sourit plus. “Vraiment, je ne sais pas ce qui arrive, raconte-t-il au Yorkshire Evening Post. J’ai joué 12 matchs, je débutais les matchs, mais après j’ai été sorti de l’effectif. Les entraîneurs me disent juste ‘Continue, continue à t’entraîner et à bien travailler. Ne t’arrête pas. Tu vois pourquoi le football anglais est différent du Brésil, sans avoir toujours la balle’. Je continue et j’attends ma chance, c’est tout. Des fois je demande une explication, mais pas trop. Je jouais plusieurs matchs et je ne suis plus dans l’équipe. Dernier match j’étais sur le banc et deux matchs avant je suis entré, j’ai joué et tout le monde m’a dit ‘oui, tu as très bien joué. Continue comme ça’. Mais le match suivant, je n’étais plus dans l’équipe. J’ai bien joué un match mais je n’étais plus dans l’équipe. Le match d’après j’étais sur le banc. Puis je ne suis de nouveau plus dans l’équipe. Je ne suis pas frustré, c’est comme si j’étais très triste. Je veux jouer à chaque fois, je sais que je peux jouer et je crois en moi. C’est vrai”.
Sa prière n’a pas de conséquence. La fin de la saison vient mettre terme à un long calvaire anglais qu’Adryan fuit avec soulagement.

Sa saison 2015-2016

Alors, Adryan se retrouve à nouveau sous contrat avec Flamengo. À nouveau, il doit trouver un club qui souhaite l’acquérir en prêt, afin d’alléger la masse salariale du club qui ne veut plus de lui. C’est alors que la France lui tend les bras. Le FC Nantes, qui cherche à se renforcer offensivement, l’accueille. Il arrive, plein d’éloges, un sourire plein d’espoir aux lèvres. “Je suis très heureux d’être ici. Mon rêve a toujours été de jouer en Europe et j’ai aujourd’hui cette chance. Je vais tout faire pour saisir cette chance, annonce-t-il. J’ai pu constater que c’est un très grand club. Je dois faire de mon mieux sur le terrain pour satisfaire les supporters”. Cette fois, Adryan débute tout de suite comme titulaire. Il joue 4 des 5 premiers matchs, puis sort lentement du onze de départ, débutant sur le banc. La tendance s’inverse en décembre, où il jour deux fois du coup d’envoi à la moitié de la deuxième mi-temps, sans parvenir à être décisif. Heureusement, les Coupes lui permettent de se rattraper. D’abord fin octobre face à Bourg, puis le 2 janvier face à Blanc-Mesnil, il débute et inscrit deux buts contre le pensionnaire de L2 et un but contre celui de DH. Enfin arrive 2016, qui reste peut-être la période la plus aboutie d’Adryan depuis sa signature en professionnel. Titulaire pour tous les matchs de L1, il signe 2 passes décisives précieuses, synonymes de victoires face à Saint-Étienne et Troyes, avant d’inscrire deux buts tout aussi importants face au Gazélec Ajaccio et face à Lorient, le week-end dernier.
Aux côtés d’Adrien Thomasson, d’Alejandro Bedoya, ou de Kolbeinn Sigthorsson, il est l’un des acteurs majeurs du renouveau du FC Nantes, qui joue les places européennes pour la première fois de la saison. Alors, pour ce personnage précoce, star à 16 ans, professionnel à 17 ans, père à 18 ans, parti en Europe à 19 ans et déception à 20 ans, 21 ans pourrait enfin être l’âge où il accomplira son rêve, celui de réussir en Europe. Et par la même occasion, il sait quoi faire pour “satisfaire les supporters” : les emmener en Europe. Alors, comme les Européens ont conquis le Brésil il y a des siècles cela, Adryan veut conquérir l’Europe, avec un sourire tiré tout droit de la devise brésilienne positiviste, elle-même originaire de France : “Ordem e Progresso”. N’ayant jamais eu de problème avec l’ordre, on comprend que pour ce progrès, Adryan ne se fixe pas de limites.

Rédigé par Jonito – Rédacteur Stadito

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