Le public est-il trop dur avec Génésio ?
Photo Panoramic

Le public est-il trop dur avec Génésio ?

Frustré par une saison décevante qui privera sûrement l'OL d'une place sur le podium en fin de saison, le public Lyonnais a ressenti le besoin de se défouler ces derniers temps. Et comme souvent dans ce genre de situation, c'est l'entraîneur, qui trinque. A tort ou à raison? Forcément, un peu des deux.

Débusqué à la mi-saison l’an passé des suites des terribles résultats de l’Olympique Lyonnais, Bruno Génésio l’a joué sauveur de l’humanité en hissant le club sur la deuxième marche du podium, dont l’OL était alors bien éloigné à son arrivée. Une élimination en Ligue des Champions et une indigeste quatrième place en championnat plus tard, Bruno Génésio a forcément moins la cote dans les travées du Parc OL. Il faut dire que le manque de résultats combiné à quelques choix contestables et surtout à l’image d’un groupe lyonnais en perte de cohérence ne plaident en sa faveur.

Une saison pas folichonne

Qui dit fin de saison tonitruante, dit objectifs élevés la saison suivante. A dix journées de la fin du championnat, il faut se rendre à l’évidence: l’OL est loin de ce à quoi il prétendait. Le podium semble en effet hors de portée des hommes de Génésio, qui devront sans doute se contenter de la Ligue Europa l’an prochain… Un peu comme cette année me direz-vous, l’OL ayant une fois de plus raté le coche en Ligue des Champions, sorti troisième d’une groupe relativement relevé il faut l’admettre. Ajoutez aux millions perdus d’une non-qualification en C1, une élimination précoce dans les deux coupes nationales, vous obtenez tout simplement une saison sans gloire. Si arracher un titre en ces temps qataro-parisiens n’est pas à la portée du premier venu, cela ne change pas grand chose à l’affaire : on se dirige à grand pas vers une saison ratée pour l’OL. Le seul moyen d’y échapper ? Une belle épopée en Ligue Europa. En gros, dans une semaine on est fixé.

Lyon pas jojo, c’est la faute à Bruno

Alors que tout semblait clair et limpide l’an passé pour un OL au sommet de son art et un Génésio roi du pétrole, les rouages lyonnais semblent bizarrement encrassés cette année et les performances sur courant alternatif. Alors que peu de joueurs font rimer constance avec performance tous les dimanches (Lacazette, Tolisso, Lopes, Gonalons, Valbuena et puis… c’est tout), notre BG national ne semble pas à même de retrouver la formule qui marche. Son habituel 4-3-3 s’est ainsi transformé en 3-5-2 au gré des matchs, nous offrant de temps à autre une variante en 4-2-3-1 mais surtout… le sentiment que peu importe le système finalement, il manque un truc à l’Olympique Lyonnais cette saison. Lyon n’a pas la faim de victoires qui l’animait l’an passé, cette gnaque qui vous fait gagner les grands matchs mais aussi ceux où vous balbutiez votre football contre les équipes de bas de tableau. Aujourd’hui, un OL mené est à 80% un OL qui perd et qui plus est qui s’est pris un but stupide sur contre-attaque. Par son absence de remède en défense, son manque de coups de génie tactiques et la carence en détermination de certains de ses joueurs, l’ami Bruno a sa part de responsabilité dans l’échec lyonnais.

Stop au Bruno-Bashing

La frustration lyonnaise, on peut la comprendre. L’acharnement sur Bruno, un peu moins. L’OL a obtenu l’an passé une qualif’ inespérée en Ligue des Champions (obligatoire pour sa bonne santé économique) grâce à lui. Mais il faut croire que les supporters ont la mémoire courte, mais aussi une vision limitée de la chose… parce que porter l’entière responsabilité de “l’échec” lyonnais (quatrième, c’est pas le ventre mou ou la relégation) à Bruno Génésio, c’est faire une erreur. On ne peut pas dire en effet que les dirigeants lyonnais aient mis le paquet sur les recrues estivales pour rendre l’OL plus compétitif. Si les dirigeants pensaient pallier le départ du patron Umtiti et les lacunes latérales de l’OL en misant sur un N’Koulou blessé et un Marcel Rybus sorti de nulle part (volontaire certes, mais loin d’être un Roberto Carlos), ils se mettaient non pas un doigt, mais bel et bien un coude dans l’œil. On peut cependant penser que les big boss de l’OL pensait surfer encore un peu plus sur la vague du centre de formation et on ne saurait leur donner tort, tant l’équipe semblait quasi invincible l’an passé. C’était sans compter sur un groupe lyonnais qui semble être arrivé à la fin d’un cycle et qui ne produit plus le même rendement que jadis. Sans recrues fiables et avec un groupe visiblement à bout de souffle, c’est plus difficile pour Bruno, de faire du bon boulot.

Attendons au moins la fin de la saison, voyons

Culotté il est en effet de vouloir le départ d’un coach dont la situation n’est pas catastrophique (4ème, diantre quel mélodrame) et dont les possibilités de sauver la saison subsistent. Bien que difficile, une qualification en demi-finale de Ligue Europa face à la Roma reste tout bonnement possible. L’OL est déjà allé chercher un nul sur la pelouse de la Juve cette saison et a tenu la dragée haute à cette même Juve mais aussi à Séville à la maison. L’OL fait partie du Top 5 de ces quarts de finale et peut dans un grand soir, battre toutes les équipes restantes, même Man U. Un simple échelon supplémentaire en Ligue Europa redonnerait du prestige européen à un OL qui en a cruellement besoin et mettrait fin aux accusations d’un saison ratée. Une performance qui ferait du bien à un Bruno Génésio, qui bien que portant les cheveux gris, est encore un jeune entraîneur, qui progresse malgré l’adversité ambiante. Un Bruno soutenu par son bon président, qui n’a pas manqué de rappeler qu’il avait le meilleur ratio point par match des quatre derniers entraîneurs de l’OL. Un soutien et des chiffres qui ne changeront cependant pas l’avis des détracteurs de Génésio, qui lui reprochent finalement quelque chose contre lequel le coach lyonnais ne peut rien… A l’heure où Lyon a des envies de grandeur et d’un entraîneur étranger charismatique, Bruno Génésio a lui davantage des allures d’un mec simple, organisant des soirées surimi/Apéricube chez lui. Un motif de licenciement un peu limite toutefois…

  1. avatar
    10 mars 2017 a 16 h 03 min
    Par BACHY34

    Genesio ne fait pas l’unanimité ça c’est sûr. Le plus gros problème de Lyon cette année c’est la défense. Umtiti a laissé un grand vide et Diakhaby n’est pour l’instant pas au niveau. Mamana est prometteur mais c’est pas encore ça. En tout cas la victoire d’hier a peut être fait remonter la côte de Genesio.

Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Retrouvez Your Zone sur

Compatible Smartphone & Tablette

Iphone & iPad

Abonnez-vous à la Newsletter