FC Barcelone – PSG (6-1) : du rêve au cauchemar
Photo Panoramic

FC Barcelone – PSG (6-1) : du rêve au cauchemar

Inimaginable il y a quelques heures, le FC Barcelone l’a fait ! Il s’est qualifié hier soir pour les quarts de finale de la Champions League en battant 6 buts à 1 le PSG malgré une défaite 4-0 à l’aller. Au terme d’un match surréaliste, les Barcelonais signent l’un des plus grands exploits de l’histoire du football. A l’inverse du PSG qui a livré hier soir, sa plus grosse déconvenue.

Un PSG contre nature

C’est un Camp Nou en folie qui attendait le PSG. Un PSG au sommet de son art trois semaines plutôt face à ce même Barça ou presque. Luis Enrique est passé en 3-4-3 avec Rakitic, Mascherano et Rafinha qui remplacent André Gomes, Alba et Sergi Roberto par rapport au match aller. Unai Emery quant à lui ne change que Lucas pour Di Maria. Sans surprises, dans ses premières minutes, le Barça met la pression sur le PSG. Plus étonnant, le placement très bas, trop bas, du bloc parisien. Punition immédiate, avec l’ouverture du score de la tête de Luis Suarez mort de faim face à la passivité de Verratti et Marquinhos (1-0, 3e). Le PSG ne pouvait pas rêver pire entame. Le Camp Nou s’embrase.

L’élimination est encore loin. La tendance du début de match perdure : le PSG ne peut pas jouer plus bas. Les occasions s’enchainent, les ballons ressortis sont immédiatement perdus. Paris est tétanisé. Le temps s’écoule, il joue en faveur du PSG. A 1-0 à la pause, Paris s’en sortirait bien. Mais dans cette soirée, rien ne se passe comme prévu : au pire des moments (juste avant la pause), Kurzawa inscrit contre son camp le second but barcelonais (2-0, 40e). Le Camp Nou se met à y croire.

Le PSG doit marquer pour se mettre à l’abri, c’est un impératif. Emery l’a compris et demande à son équipe de jouer plus haut. Peut-être pas autant qu’a l’aller mais de quoi gêner, un peu, les relances barcelonaises. Il manque à Paris des joueurs capables de garder un peu le ballon devant, Ibra n’est plus là, Pastore est sur le banc, Verratti rate tout. Sur un énième débordement de Neymar, Meunier déséquilibre le brésilien en glissant dans sa surface : pénalty. Messi ne tremble pas (3-0, 47e). C’est le troisième but cadeau et à se niveau c’est trop. Paris est toujours qualifié. Sur une remise de la tête en retrait de Kurzawa, c’est Cavani qui délivre les siens, la qualification approche (3-1, 62e). C’est au tour des barcelonais de se crisper : Neymar et Suarez sont avertis (64e et 67e). Le Camp Nou s’éteint.

A 5 minutes près

Le score est devenu la priorité d’Unai Emery. Aurier remplace Draxler (75e). Le message est clair : il faut tenir. Le Barça laisse des espaces mais ni Cavani ni Di Maria ne concrétisent leurs face à face (64e et 85e). Ces loupés vont coutés chers. Neymar, meilleur barcelonais de la soirée, relance un embryon d’espoir en déposant un merveilleux coup-franc dans la lucarne de Trapp (4-1, 88e). 5 minutes de temps additionnel sont annoncées. Paris tient toujours sa qualification.

Ce match n’est définitivement pas comme les autres. En retard sur Suarez, Marquinhos l’accroche légèrement dans la surface : pénalty ! Neymar transforme (5-1, 91e). L’espoir renait ! La « remontada » n’a jamais été aussi proche. Encore qualifié, Emery décide bétonner toujours plus : Meunier cède sa place à Krychowiak (93e). 2 minutes à tenir. 2 minutes interminables mais qui devait arriver, arriva. Sur une nouvelle merveille de ballon de Neymar, Sergi Roberto fait rentrer le Barça dans l’histoire (6-1, 95e). REMONTADA !

Contraste avec le match aller

Le Barça devient la première à se qualifier après avoir perdu 4-0 un match aller en phase à élimination directe de Ligue des Champions. Sans être étincelants, les Barcelonais ont renversé un PSG méconnaissable, d’une faiblesse psychologique abyssale. Le contraste avec le match aller est effroyable. Paris est passé du tout au rien. D’un 4-0 grandiose, sublime et logique à un 6-1 lamentable, grotesque et mérité. D’un collectif imperméable, huilée en symbiose parfaite à un collectif pénétrable et désordonné. De joueurs conquérants, brillants et efficaces à des joueurs résignés, effacés et anodins. D’un entraineur actif, génialissime qui maîtrisait tout à un coach perdu, le regard vide, à court d’idées. Une question est désormais dans toutes les têtes : comment réussir à s’en relever ?

  1. avatar
    9 mars 2017 a 16 h 54 min
    Par GUIVARC'H

    Au-delà de la performance collective hier soir des joueurs, je me permets deux remarques:
    1) Sur le premier but le barcelonais est hors jeux!
    idem sur le dernier trois joueurs hors jeux!
    le deuxième pénalty est imaginaire
    Deux pénaltys n’ont pas été sifflet pour le PSG une main volontaire dans la surface de réparation et le fauchage de DI MARIA.

    Mais un match est un match et l’arbitrage en fait partie.
    2) il manque un véritable patron sur le terrain quelqu’un capable de secouer ces coéquipiers, de les diriger. la vraie faiblesse est là.

  2. avatar
    10 mars 2017 a 4 h 32 min
    Par Nicolas

    Le PSG est victime du syndrôme de Lyon tout simplement champion et incapable de confirmer l’année suivante en Champions League.

    De plus tant que le PSG est sous contrôle du Qatar JAMAIS il seront champions d’europe

Répondre à Nicolas Annuler la réponse.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Retrouvez Your Zone sur

Compatible Smartphone & Tablette

Iphone & iPad

Abonnez-vous à la Newsletter