Real Madrid : action et réaction
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Real Madrid : action et réaction

Le derby de mardi soir nous a prouvé une chose, que le Real Madrid sait aussi dérouler sans d'abord être mis sous pression. À aucun moment l'Atletico n'a semblé en mesure de renverser la vapeur, cela n'a pas empêché le Real de maintenir un rythme soutenu de la première à la quatre-vingt-dixième.

Un milieu irrespirable

La démonstration Merengue, elle était collective. Au milieu de terrain, Le Real Madrid a fait la loi.

Imposant un tempo élevé, Modric et consorts ont dominé les maîtres à jouer Colchoneros. Et encore, dominer est un faible mot.

À coups de dédoublements, de percées et de couverture de balles, les hommes de Zidane ont fait tourner le cuir de la plus fluide des manières.

Meilleur match sous l’ère Zidane ? Pas spécialement. Récital tactique ? Cent fois oui !

Deux mi-temps bien distinctes

De la 1′ à la 45′, le Real Madrid a développé le plus séduisant des Footballs. Guidés par un Isco des grands soir, il a su, pinceau et palette aux mains, s’incruster entre les lignes et faire voler en éclats le système de Simeone.

Dans tout les compartiments de jeu, le Real a été supérieur, pire encore, un Atletico méconnaissable a eu tout le mal du monde à tirer son épingle du jeu. Koke, Saul ou Gabi ont longtemps couru, derrière un ballon qui ne leur a jamais souri, tentant de couper des passes bien trop précises, d’arrêter des actions beaucoup trop huilées.

Quand bien même Gameiro eût la chance de remettre son équipe dans les rails, Navas est venu avorter son action de la plus sereine des manières tout un symbole.

Après avoir dicté le ton et dominé les débats en première mi-temps, les Merengues ont baissé de leur mainmise en seconde. Pour être encore plus incisifs !

Solides derrière, ils ont profité de chaque ballon perdu pour lancer des contre-attaque dévastatrices, qui ont notamment engendré deux buts, rien que ça.

Zidane, en fin tacticien

Ce match avait tout d’une partie d’échecs. Mais, Zidane avait tellement anticipé les mouvements de l’adversaire qu’à chaque fois il avait une longueur d’avance. Son système avec 4 milieux en losange a fait flancher le bloc des Matelassiers. En plus des montées des latéraux, l’Atleti semblait prendre l’eau sur tout les fronts.

Simeone a cru rééquilibrer les rapports de force en densifiant son milieu, amincissant le champ d’action d’Isco. Mais, c’était sans compter le changement de système de Zizou. Avec les entrées d’Asensio et de Vasquez, ils ont rebasculé au traditionnel 4-4-3, exploitant au mieux la largeur du terrain, et élargissant un bloc adverse, malheureux spectateur de sa propre déchéance.

Gagner sans encaisser, ça faisait longtemps

Si encaisser est une mauvaise situation, subir une ouverture du score l’est encore plus. Par deux fois contre le Napoli, par deux fois contre le Bayern, le Real Madrid a subi une ouverture du score. Bilan des 4 matches ? 4 victoires.

Oui c’est du joli, c’est du propre. Mais que l’équipe puise à chaque fois dans ses ressources physiques et mentales, cela épuise.

Mais voilà, avec cette prestation nette et sans bavure face au rival Rojiblanco, le Real a montré qu’en plus d’être une équipe à réaction, ils pouvaient dominer sans avoir besoin de subir une pression préalable.

Maintenant qu’ils entament la dernière ligne droite en championnat comme en C1, ce ne serait pas une mauvaise idée de poursuivre sur cette lignée. Pour le bien de nos nerfs, et des leurs…

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