Une France bleue pâle
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Une France bleue pâle

Tandis que les Bleus affrontent le Portugal samedi soir, la crainte de voir le Stade-de-France (à nouveau) léthargique est réelle alors que l’Euro 2016 se profile à l’horizon. Si la France n’a vraiment pas à rougir en regardant son palmarès dans les grandes compétitions internationales, la ferveur qui entoure l’équipe qui la représente est en effet souvent bien fade comparée à ce que l’on peut ressentir à Londres, Rome ou Berlin dès que l’équipe nationale est en lice. Un manque d’effervescence que l’on retrouve également au quotidien avec la Ligue 1, phénomène qui mérite qu’on s’y attarde un peu plus afin de mieux comprendre ce triste constat.

Bien qu’ayant perdu 15% de licenciés entre 2007 et 2012, conséquence des mauvais résultats des Bleus à l’Euro 2008, au Mondial 2010, et de l’image néfaste laissée par les internationaux tricolores en Afrique du Sud, la fédération française de football reste de loin la plus importante du pays avec près de 2 millions d’adhérents. Très loin des 6 millions de joueurs recensés en Allemagne mais devant des nations réputées comme l’Angleterre, l’Italie ou l’Espagne. Les audiences tv se portent également très bien puisque depuis 1989, le football ne cesse de réaliser des records. En effet, si l’on excepte la demi-finale de Coupe du Monde de Rugby entre la France et l’Angleterre en 2007, les dix meilleures audiences de l’histoire de la télévision française sont toutes des rencontres de football. Des chiffres quifont incontestablement du ballon rond le sport national aujourd’hui en France.

Au niveau des résultats, si l’équipe nationale a mis du temps avant de se faire respecter sur la scène européenne et mondiale, son palmarès n’a désormais plus grand chose à envier à la plupart de ses voisins. Championne du monde en 1998, elle a également été finaliste de la Coupe du Monde en 2006, demi-finaliste en 1958, 1982 et 1986, performances auxquelles il convient d’ajouter 2 titres de championne d’Europe en 1984 et 2000. Avec un tel pédigrée il n’y a guère que l’Allemagne (et peut-être l’Italie) qui peuvent se permettre de fanfaronner sur le vieux continent.

Pourtant, la ferveur du peuple français pour son équipe nationale a toujours eu du mal à atteindre des sommets. Arsène Wenger confiait ainsi durant la dernière Coupe du Monde son regret à propos de ce manque de patriotisme : “Quand je conduis à Londres, il y a une croix de Saint Georges sur la
moitié des voitures. J’étais à Paris la semaine dernière et je n’ai pas vu une seule voiture avec un drapeau français. Cela résume tout”
. Il est malheureusement bien difficile de contredire l’Alsacien sur ce point.

Les supporters ( ou plutôt spectateurs ) du Stade-de-France sont symptomatiques de ce manque d’engouement populaire. Aphones ou presque, sifflant les joueurs à la moindre occasion, ils font pâle figure face à la Tartan Army écossaise ou la marée Oranje néerlandaise et ce, malgré les petits drapeaux régulièrement distribués par la fédération. Même en 1998, année faste pour le football français, les joueurs avaient dénoncé ce manque d’enthousiasme du public, vêtu pour l’essentiel en costumes de tous les jours.

Outre le peu de manifestations festives dans les rues de Paris, Lyon ou Marseille lors de chaque grande compétition internationale, les supporters français brillent également par leur absence régulière sur le lieu des rencontres de phase finale. En 2010, 4 000 billets seulement avaient ainsi été vendus par la FFF quand les Anglais avaient débarqué à plus de 100 000 en Afrique du Sud, les Allemands à 40 000 et les Hollandais à 25 000. Si la distance ( 10 000 kms ), la barrière de la langue, la crise économique ou encore les problèmes d’insécurité relayés dans les médias pouvaient expliquer ces chiffres très faibles, ces facteurs étaient pourtant à peu près les mêmes pour nos voisins européens… Au final, même le Gabon avait vendu davantage de billets à ses supporters avec 9 000 tickets écoulés.

Alors les Français sont-ils moins voyageurs, moins polyglottes, moins fortunés et moins courageux que leurs homologues européens ou sont-ils simplement moins passionnés par le football ? L’absence de popularité de Raymond Domenech, le comportement des joueurs, jugés trop distants avec leurs fans, et la qualification acquise dans des conditions particulières ( la fameuse main d’Henry ) pourraient également expliquer ce désintérêt du peuple français à l’époque. Sauf que ce constat avait déjà été dressé il y a plusieurs années, dans un contexte bien plus favorable cette fois, les Bleus ayant remporté la Coupe du Monde et le Championnat d’Europe peu de temps avant.

En 2004 exactement, pour son entrée en lice à l’Euro portugais, la France était opposée à l’Angleterre, un match marqué par le doublé de Zidane dans les dernières minutes du match, mais aussi par l’impression d’avoir disputé cette rencontre à Wembley. En effet ce soir-là, pas moins de 60 000 fans anglais – drapeaux déployés tout autour du stade – avaient investi l’Estadio da Luz à Lisbonne contre une poignée (5 000 exactement) de tricolores, parqués dans un petit coin du stade. Quatre ans plus tard, comme cela s’était déjà produit à l’Euro 96 en Angleterre, la France avait affronté les Pays-Bas en match de poule, et cette fois encore c’est une marée orange à laquelle on avait assisté, dans les rues de Berne d’abord, avec pas moins de 150 000 Hollandais sur place (la plupart sans billets), puis dans l’arène du Wankdorfstadion où 90% du public était drapé de orange.

L’équipe nationale n’est cependant pas la seule concernée par cette relative désaffection du public, les clubs sont également très touchés. Dans un travail de compilation des affluences dans les différents stades du vieux continent depuis 1980, un site a mené un travail d’archiviste monomaniaque, en comparant l’affluence des premières divisions de vingt-et-un championnats européens.

Les pays désignés pour organiser un Euro ou une Coupe du Monde ont souvent profité de ces compétitions pour renouveler leur parc de stades. Les affluences en championnat s’en sont alors ressenties puisque ces pays ont systématiquement vu augmenter la moyenne de spectateurs par match grâce à l’amélioration du confort, de la visibilité ou de la sécurité des enceintes. Toutefois, passé l’effet de découverte ou de mode (comme la France post-1998), des disparités importantes ont vu le jour entre les pays qui ont su fidéliser leur public et ceux ayant manqué d’ambition dans leur rénovation (là encore, la France en 1998). Ainsi, la Ligue 1 n’attire aujourd’hui que 19 000 spectateurs par match (moins que l’Eredivisie aux Pays-Bas et à peine plus que la seconde division anglaise…) quand la Bundesliga en accueille près de 45 000, une Ligue 1 qui n’obtient par ailleurs que 67% de taux de remplissage là où la Premier League anglaise atteint 95%.

Au-delà des chiffres de fréquentation, tandis que dans toute l’Europe ou presque, on assiste chaque week-end à un phénomène de transhumances très importantes, des tribunes de 3 à 5 000 places réservées aux supporters adverses étant régulièrement remplies, en France les déplacements de supporters sont un phénomène encore très méconnu voire jugé farfelu pour beaucoup, et restent l’apanage presque exclusif des groupes Ultras qui sont quelques dizaines ou centaines par match à se prêter à ce jeu et ainsi suivre leur club chaque week-end. Pour atténuer un peu ce constat, il faut tout de même rappeler que la France est l’un des plus grands pays d’Europe par sa superficie, et que ces déplacements sont dès lors plus longs et onéreux pour un supporter de Rennes que pour un fan de West Ham ou de Stuttgart. D’autant qu’en Angleterre et en Allemagne de nombreux clubs de l’élite sont concentrés dans une région bien précise, à Londres, dans le Lancashire ou dans le bassin industriel de la Ruhr, ce qui limite la distance de ces déplacements.

Ceci dit, la superficie de la France n’explique pas à elle seule le nombre si faible de supporters à se rendre régulièrement à l’autre bout du pays pour assouvir leur passion. On se souvient notamment de la démonstration de force des fans de l’Eintracht Francfort, débarquant à Bordeaux à 12 000 pour un simple match de poule d’Europa League disputé un jeudi soir d’octobre 2013, et qui n’avaient pas été effrayés par les 1 000 kms séparant les deux cités alors que le public bordelais n’avait, lui, pas daigné se rendre au stade. Même chose quelques années plus tôt de la part des fans du Celtic et du Borussia Dortmund, qui avaient fait du Parc des Princes leur jardin durant 90 minutes.

Alors comment expliquer cette spécificité française ? Il faut d’abord se rappeler que depuis Coubertin, le football a longtemps été considéré comme un simple jeu (c’est peut-être encore le cas d’ailleurs) quand il est rapidement devenu un instrument de propagande chez bon nombre de nos voisins (Italie de
Mussolini, Espagne de Franco, mais pas seulement sous les régimes de dictature). Aujourd’hui encore, il jouit d’une image assez ringarde, non seulement auprès des élites de la nation, mais également auprès d’une partie du grand public, tandis qu’il est apprécié comme un art à part entière dans la plupart du monde, et fait même partie intégrante de la culture locale dans certains pays. Le sport d’une manière générale est encore considéré comme une discipline mineure à l’école, et il n’existe pas – comme aux Etats-Unis ou dans les pays anglo-saxons – de Hall of Fame où l’on peut honorer les icones du sport, et ainsi faire en sorte qu’ils ne tombent pas aux oubliettes, certains champions ayant même été statufié de leur vivant.

D’autre part, la politique “une ville, un club” mise en place dans les années 20’ a empêché tout derby de se développer. Des rivalités de quartier au contraire très nombreuses en Italie, en Espagne et surtout en Angleterre et qui revêtent souvent un caractère sociologique intéressant à décrypter puisque l’affrontement de deux clubs géographiquement proches fait souvent apparaître un rapport de domination économique ou des divergences culturelles. Du coup, ce ne sont plus seulement deux équipes qui se rencontrent dans une compétition sportive, mais deux projets, deux visions des choses parfois très différentes, autrement dit deux communautés. La rivalité dépasse alors le cadre du seul rectangle vert, et s’inscrit dans une opposition sociale, culturelle, politique ou religieuse, donnant dès lors une toute autre ampleur au football. La France, elle, en est totalement dépourvue. A tel point que l’on a été obligé de créer l’artificiel “clasico” (PSG-OM) ou “derby de l’Atlantique” (Bordeaux-Nantes pourtant séparés de plusieurs centaines de kms…).

Plusieurs clubs en Europe représentent également une région à part entière et ont même parfois adopté le nom d’une d’entre elles. C’est le cas notamment de la Lazio en Italie, du Bayern en Allemagne ou encore du Betis en Espagne. Ce procédé favorise l’attachement et l’identification de la population locale à ce club, comme le fait d’associer un terme rappelant l’identité particulière de celui-ci (Borussia, Celtic, Slavia, etc…). En France, nul trace de tels cas de figure où les clubs ont pour unique nom celui de la ville qui les abritent, et où les régions historiques ont même été peu à peu démantelées ( mise en place de départements aux noms souvent assez froids [nom d’un fleuve ou d’une rivière], redécoupage arbitraire de ces régions pour des raisons administratives, etc…).

De plus, le football français subit depuis quelques années la concurrence directe du Rugby. Une discipline longtemps confinée au monde amateur, et réservé (en dehors du Tournoi des VI Nations) au seul microcosme ovalien du sud-ouest mais qui, en l’espace de quinze ans, a subi une profonde mutation depuis son passage au professionnalisme. Pour attirer une nouvelle clientèle, Max Guazzini le président du Stade Français a rivalisé d’imagination et offert aux spectateurs des grand-messes dignes du Superbowl américain. Une façon d’éloigner un peu plus le Rugby de son image “confit-foie gras” et de faire mousser financièrement un sport longtemps attaché aux valeurs de l’amateurisme. Dans son sillage, d’autres présidents de clubs comme Mourad Boudjelal lui ont emboité le pas et les rencontres délocalisées dans les grands stades de Football se sont multipliées. Aujourd’hui, le Top 14 – qui attire presque autant de monde chaque week-end que la Ligue 1 (14 000 personnes par match et 77% de taux de remplissage) – est considéré comme l’un des plus grands championnats au monde, et les droits tv ont explosé en même temps que le nombre de licenciés.

Pourtant, si le Rugby est un sport encore assez marginal en Italie et presque inexistant en Allemagne ou en Espagne (ne représentant donc pas une menace pour le ballon rond), d’autres disciplines ont une place prépondérante dans ces pays sans que l’attractivité du football soit pour autant affectée. Le Basket par exemple déplace des foules très importantes en Espagne, même chose pour les sports d’Hiver (saut à ski, biathlon, etc…) en Allemagne, ou encore le Cricket en Angleterre. Et que dire des Etats-Unis qui se passionnent toute l’année pour quatre disciplines majeures (Football US, Base-ball, Basket et Hockey sur glace), sports qui remplissent chaque jour des stades immenses.

Malgré la variété des sports pratiqués en France, le football, jeu universel qui peut se jouer à peu près n’importe où et par n’importe qui, n’a aucune crainte à avoir, il restera longtemps encore le sport national. Peut-on pour autant considérer la France comme un grand pays de football sachant qu’ici
la vie n’est pas du tout rythmée par les matchs du week-end et que, ce qui se passe dans les stades est pourtant le reflet de la popularité d’une discipline ? Pas sur… On entend souvent ses détracteurs ( mais aussi certains passionnés refusant de voir la réalité en face ) se féliciter que les gens ne passent pas leur temps à s’époumoner dans les tribunes tels les hordes de hooligans anglais alcoolisés (…), et qu’il y ait bien d’autres choses faire en France. A Londres pourtant, il y davantage de salles de concert et de musées qu’à Paris, ce qui n’empêche pas les sujets de sa Majesté de se passionner pour le football. Il sera bien difficile de combler un jour le gouffre culturel qui nous sépare de nos voisins, la passion pour le football étant très loin de celle constatée dans la plupart de ces pays frontaliers. Cela constitue incontestablement l’un des freins ( avec l’aspect financier et fiscal ) à la progression de ce sport en France. Dommage car au vu de son Histoire et de ses nombreux talents, l’Hexagone n’a pourtant pas grand-chose à envier à ses petits camarades.

  1. avatar
    9 octobre 2014 a 12 h 22 min
    Par Cullen

    Bon, je suis pas très doué pour la mise en forme. Le graphique que j’avais inséré n’a pas été pris en compte. Voici le lien :

    http://www.cahiersdufootball.net/images-article/images2/2013_08/infographie-stades-affluences.jpg

  2. avatar
    10 octobre 2014 a 12 h 30 min
    Par Cullen

    “Qui ne dit rien consent”. J’en conclus devant le nombre abondant de réactions que tout le monde partage mon point de vue :-) Blague à part, on pourrait ajouter à ces raisons les stades vétustes, les pelouses mal entretenues ou encore les maillots truffés de sponsors, faisant passer les joueurs pour des hommes sandwichs, ce qui n’aide pas à promouvoir la Ligue 1.

    Etre une grande nation de football, c’est aussi avoir une identité de jeu bien distincte. Or la France a souvent fait le grand écart avec ses idéaux. Un temps apôtre du football champagne ( la génération Platini et le fameux carré magique ), c’est finalement avec un bloc de béton armé qu’elle a gagné la Coupe du Monde. Tout le contraire des grandes nations européennes qui, même si les choses évoluent ( surtout avec la mondialisation actuelle ), affichent chacune des certitudes et une identité propre. Jeu de passes courtes, technique privilégiée au physique en Espagne ; Culture tactique, défense de fer en Italie ; Ailiers virevoltants et rugosité défensive en Hollande ; Jeu direct et aérien, engagement physique et simplicité en Angleterre ; Efficacité, culture de la gagne, projection vers l’avant en Allemagne, etc…

  3. avatar
    10 octobre 2014 a 19 h 35 min

    Non non, moi j’ai tout lu.

    Et je voulais réagir hier mais pas moyen.

    Et c’était juste pour faire remarquer que, ouf : z’avez un club (au moins) patronymiquement porteur d’identité régionale, si si… La Berrichonne, voilà!

    Le reste : ben c’est très complet, paraît (t’as d’ailleurs d’emblée réussi à me couper le bec, faut le faire)

    Merci pour le papier

  4. avatar
    11 octobre 2014 a 10 h 13 min

    2 trucs tout de même, Christian…

    Le graphique des affluences stadiales : c’était uniquement pour les 4-5 grands championnats géographiques? Pas de ressources concernant championnats plus modestes?

    Les 9.000 supps du Gabon, c’est vrai que ça paraît aussi spectaculaire qu’assez accablant pour le contingent français…mais en même temps, connaissant un peu beaucoup les cocos, et sinon gaillards sésamés en AfSud par leur boîte (autant dire : pétrole) : zéro doubt qu’ils étaient à peu près tous affidés du régime-Bongo (or dès qu’un officiel voyage, c’est systématiquement avec bonne dizaine de parents +/- proches, souvent même cuisinier et nourrice, bref : ça grimpe vite dans les chiffres).

    Ceci étant dit : ça ne retire évidemment rien de la réticence des Français à voyager pour le foot (question tiens, finales hormis : idée du plus fort contingent jamais envoyé à l’étranger par club français ou pour match de l’EDF??).

  5. avatar
    11 octobre 2014 a 10 h 23 min

    Pour club belge, hormis finales diverses : je crois bien que c’est le Standard, réflexion faite, bon 20.000 supps déplacés pour 1/4 sulfureux de C3 81, contre le Cologne (un gros 100 bornes, il est vrai) de Michels…et fallut évidemment que l’arbitre fasse des siennes ce jour-là, + provoc d’un joueur rouche, certes compréhensiblement excédé (salut nazi vers l’arbitre, ahah…)… Sacré timing pour sodomiser ce club (81 = prémisses du hooliganisme rouche), sacrées bagarres…

    …mais club français??

  6. avatar
    11 octobre 2014 a 13 h 10 min

    …et votre rugby, tiens : déplace-t-il si peu en règle générale?? (dans des contextes guère sur-événementiels/attrape-bobos/-footix/-rugbyix, s’entend)

  7. avatar
    12 octobre 2014 a 14 h 10 min
    Par Cullen

    Salut le Belge !

    Bien vu pour la Berrichonne déjà même si, contrairement au Betis par exemple ( qui évolue aux couleurs de l’Andalousie ), le club de Chateauroux ne reprend pas du tout les différents symboles de la région, ni dans le logo ni sur le maillot.

    Sinon, des références en matière de migrations importantes en France ? Mmh… De mémoire il y avait eu pas mal de Lyonnais à se rendre à San Siro en 2006 ( si le Ouf était là, il te le confirmerait ), je crois qu’ils étaient pas loin de 10 000 ( en même temps, Lyon-Milan c’est pas très loin et c’était pour une place en ½ finale de Ligue des Champions, pas un simple match amical ).

    En équipe nationale, le record de billets vendu date de cette année pour le match France-Equateur, mais dans le tas, il y avait un très grand nombre de touristes qui sont venus parce que ça se passait au Brésil et au Maracana ( qui n’a pourtant plus rien à voir avec l’original ) mais qui ne seraient jamais venus si la compétition avait eu lieu en Ukraine ( rappelle toi du France-Suède à l’Euro 2012, une centaine de tricolores face à 30 000 vikings… ) et qui de toute façon ne se sont pas forcément tous comportés en supporters à Rio ( très peu de maillots bleus en tribunes ) mais plus en spectateurs attentifs.

    Sinon, pour un match de qualification, je me rappelle que 5 000 Français s’étaient rendus à Dublin en 2009 pour le match aller des barrages, mais rien à voir avec le match retour où les Irlandais avaient débarqué en très grand nombre, et pourtant la FFF avait empêché la vente de billets sur internet pour ne pas revivre le France-Irlande de 2005 où les hommes en vert avaient littéralement envahi la capitale au point d’être majoritaires au Stade-de-France…

    Enfin, un dernier mot pour répondre à ta question concernant le Rugby. Même si là encore le phénomène de déplacement est bien moins ancré dans les mœurs que chez nos amis Britanniques et Irlandais, il n’est pas rare néanmoins de voir de nombreux tricolores se rendre dans les Iles anglo-saxonnes à l’occasion du Tournoi des VI Nations. Ils étaient même près de 10 000 en Nouvelle-Zélande lors de la dernière Coupe du Monde. Alors certes le public du Rugby est souvent issu de classes plus aisées que celui du football ( encore que les choses s’atténuent de plus en plus ) mais se rendre à l’autre bout du monde est quand même bien plus compliqué qu’aller en Allemagne ( Mondial 2006 ) ou en Suisse ( Euro 2008 ), ce que nous n’avons pas été capables de faire à l’époque.

    En tout cas, merci pour ton commentaire.

    • avatar
      13 octobre 2014 a 10 h 33 min
      Par Cullen

      Rayon Rugby toujours, les clubs du Top 14 sont encore très implantés dans le quart sud-ouest du pays, du coup ça limite la distance des trajets pour les fans. Mais en dehors des phases finales, ce ne sont pas pour autant de gros contingents de supporters qui suivent leur équipe chaque week-end, excepté peut-être pour Clermont dont la “Yellow Army” ( clin d’œil à la Red Army du Munster irlandais, surement les meilleurs supps au monde ) fait tout de même honneur à la France.

      PS : pour le graphique des affluences, il représente bien les 21 ligues européennes majeures, mais comme les petits championnats sont tous représentés en gris très clair, on les voit très mal et on ne peut de toute façon pas les distinguer les uns des autres.

  8. avatar
    15 octobre 2014 a 10 h 26 min

    Hello,

    quelques petite remarques bien évidemment!

    ““Quand je conduis à Londres, il y a une croix de Saint Georges sur la
    moitié des voitures. J’étais à Paris la semaine dernière et je n’ai pas vu une seule voiture avec un drapeau français. Cela résume tout”. Il est malheureusement bien difficile de contredire l’Alsacien sur ce point.”

    On l’a déjà dit, les anglais s’emmerdent sévèrement, du coup le football c’est obligatoire pour eux afin d’affirmer la réalité de leur île… puis c’est surtout une façon de rappeler la nation anglaise au sein du Royaume Uni, de base, il y a un contexte différent au nôtre…

    En France et en Allemagne, on a subi les affres de la 2nde guerre mondiale, et l’affichage fort du drapeau et très connoté… du coup, même l’allemagne énorme pays de foot ne s’en sert pas trop… cet exemple est mal venu je trouve.

    Pareil pour le Gabon… déjà il y a moins de distance morale et physique avec l’AF Sud (parce que comme pays, c’est pas bandant, tu fais une coupe du monde en sierra leone ou en inde, bah t’a de base plein de gens que ça tente même pas, rien qu’au niveau de la destination), et Interim rajoute une explication à laquelle j’aurais pas pensé, mais qui semble bien intéressante… En plus, le prix des billets pour le gabon ou la France, c’est pas la même…

    Effectivement, les anglais, allemands et hollandais sont devant nous, nettement! Pour ce constat, la culture foot dans ces pays surtout au niveau des “riches” est bien mieux imprimé que chez nous, effectivement. Ceux qui aiment le foot chez nous en général sont classe moyenne ou moyen moins… ce qui fait qu’ils n’ont pas les moyens véritables d’y aller! Les classes riches et moyen + déconsidèrent le football et eux qui ont les moyens de bouger ne s’y intéresse pas… J’en discutais avec un pote qu’est ingé dans le nucléaire, il a une mission en allemagne, et là bas ce sont les ingés qui vont dans les tribunes et qui font beaucoup de déplacements, ils vivent vraiment le football. Je dois bien être le seul d’ingé à kiffer le foot dans tous mon étage… D’ailleurs c’est cohérent avec le fait qu’on ait beaucoup de licenciés et peu de déplacés…

    C’est pour ça quand tu dis “Aujourd’hui encore, il jouit d’une image assez ringarde, non seulement auprès des élites de la nation, mais également auprès d’une partie du grand public, tandis qu’il est apprécié comme un art à part entière dans la plupart du monde, et fait même partie intégrante de la culture locale dans certains pays. ”

    Je suis plutôt d’accord, le football est connoté prolo encore majoritairement en France. Mis à part l’aspect bling bling parisien qui explique que les gens se déchirent pour être vus au parc pour recevoir barcelone… il y a un côté pauvrette à suivre un club de ligue 1 anonyme, sans rêve ou sans personnalité : comment supporter Le Mans???? Il n’y a rien de spécial à ce club.

    D’ailleurs tu le suis en disant : “Du coup, ce ne sont plus seulement deux équipes qui se rencontrent dans une compétition sportive, mais deux projets, deux visions des choses parfois très différentes, autrement dit deux communautés. La rivalité dépasse alors le cadre du seul rectangle vert, et s’inscrit dans une opposition sociale, culturelle, politique ou religieuse, donnant dès lors une toute autre ampleur au football. La France, elle, en est totalement dépourvue.”

    En France, il y a un projet, une vision et une communauté : c’est l’état. Le particularisme régional a été de tous temps chassé en France et ce depuis plusieurs siècles. Que ce soit au niveau religion, langue, modèle économique,… tout a été unifié. Contrairement au Royaume Uni qui est déjà découpé et crée de facto des particularismes, aux italiens qui se sont unifiés il y a seulement un peu plus d’un siècle, pareil pour les allemands! Leur particularisme et leur diversité de région sont palpables, pas chez nous du tout à part la Corse, les bretons (un peu) et les basques (à la limite), tous le reste c’est à 100% la nation. Tu peux pas te sentir manseau, par exemple, c’est l’état avant tout. Alors ce sel particulier des luttes de régions qui se sert du football comme d’un simple transfert de confrontation, ne peut pas exister chez nous. Et je vais être honnête, la lutte séculaire entre la communauté du celtic et celle des rangers à travers le football, elle est mignonne, le stade est en fusion, mais fondamentalement je la trouve ridicule au niveau foot. Le foot n’est qu’un instrument qui sert de cadre à ces pseudos affrontements, et je trouve pas que cela grandisse le foot….

    “Le Basket par exemple déplace des foules très importantes en Espagne, même chose pour les sports d’Hiver (saut à ski, biathlon, etc…) en Allemagne, ou encore le Cricket en Angleterre.”

    Lol, le ski… c’est vrai qu’en italie ils sont fans, j’ai pu le constaté en direct… mais chez nous, le sport n’est pas bien vu au niveau riche, dans sa globalité, il a un peu la marque de la pauvreté, quel qu’il soit! Et pour suivre en direct, faut de la thune et du temps, chose que n’ont pas les prolos, tandis que les banquiers anglais de la city ils ont le temps de prendre une semaine pour voir du foot, ce que ne font pas les nôtres. Le rugby, je peux aller au stade, boire des bières, c’est populaire et accessible, d’ailleurs je vais plus souvent à Jean Bouin ou Du manoir qu’au parc des princes… pourquoi?? parce que c’est pas cher et populaire comme ambiance. Met des tarots de football, t’auras plus autant de monde… D’ailleurs l’ingé allemand en question dont je parlais plus haut expliquait à mon pote que les prix des places en déplacement en BuLi, bah c’est pas cher du tout! t’associe à ça les plus faibles distances et l’essence moins chez, un déplacement te coûte environ deux à trois fois moins cher qu’en France…

    “On entend souvent ses détracteurs ( mais aussi certains passionnés refusant de voir la réalité en face ) se féliciter que les gens ne passent pas leur temps à s’époumoner dans les tribunes tels les hordes de hooligans anglais alcoolisés (…), et qu’il y ait bien d’autres choses faire en France. ”

    Oui, j’en suis bien content, je fais partie de ceux-là! Et puis on ne peut pas comparer à Londres qui ressemble à l’île de France en entier avec Paris qui est beaucoup plus finement dissocié de sa banlieue… du coup, en volume ce n’est pas pertinent du tout!

  9. avatar
    15 octobre 2014 a 10 h 27 min

    Ah sinon, j’ai écris un article il y a longtemps qui vient de paraître…

    J’en suis plus super content, mais bon, si z’avez le temps!

    http://yourzone.beinsports.fr/hiver-2014-la-nouvelle-campagne-de-france-78751/

    • avatar
      15 octobre 2014 a 17 h 15 min
      Par Cullen

      Salut Général,

      Bon… tu arrives un peu après la bataille ( même si de bataille il n’y a pas vraiment eu étant donné le peu de réactions par rapport à ce qu’on pouvait avoir sur SportVox ) mais vu la précision de ton commentaire, je me dois de t’y répondre à nouveau.

      En ce qui concerne le drapeau que l’on a tellement de mal à exhiber dans les rues ou à nos fenêtres, je ne vois pas bien le rapport avec la seconde guerre mondiale. Au contraire, lors de la libération, on n’en a jamais vu autant. Que les Allemands y rechignent ça je pourrais le comprendre ( même si cet été au Brésil et à la porte de Brandebourg je n’ai pas senti une gêne quelconque de leur part vu le nombre de drapeaux déployés… ) mais nous, quel sentiment de honte devrions nous avoir aujourd’hui vis-à-vis de 39-45 ?

      Ensuite, j’ai pris l’exemple de l’Angleterre mais j’aurais pu prendre n’importe quel autre, la situation serait identique. L’expression “une nation au sein du royaume” m’a d’ailleurs fait sourire parce que l’Angleterre n’est pas du tout dans la situation de l’Ecosse par exemple qui cherche à exister un peu dans une île justement gérée d’une main de fer par les Anglais. Ces mêmes Anglois qui exhibent aussi fièrement l’Union Jack lorsqu’il le faut.

      Ensuite, l’explication financière ne me convainc pas plus que ça. Ce qui est vrai c’est que le football est majoritairement suivi par les classes moyennes et populaires en France, mais ce constat est à peu près identique en Angleterre ou en Allemagne, sauf que les cadres s’y intéressent également. Mais les supporters du Borussia Dortmund – qui étaient plus de 10 000 il y 3 ou 4 ans à débarquer à Paris pour un match de poule de Ligue Europa – ou ceux du Schalke 04 qui vivent également en pleine région industrielle de la Ruhr, sont-ils si favorisés que cela ? Je ne crois pas, ils ont un profil assez proche de ceux du RC Lens chez nous, et qui se saignent chaque semaine pour pouvoir suivre leur club, on appelle ça la passion…

      C’est à peu près la même passion qui consiste à faire des économies pour pouvoir vivre une grande compétition internationale de l’intérieur. Au passage, la délégation française n’a jamais été aussi importante que cette année alors que la CDM avait lieu au Brésil ( pas donné financièrement ) tandis qu’elle était ridicule au Portugal en 2004, en Allemagne en 2006, et en Suisse en 2008 alors que la compétition se déroulait à notre porte. Surement moins fun aux yeux des supporters ( suiveurs ) français…

      Enfin, le démantèlement des régions historiques auquel tu sembles souscrire, aurait justement dû renforcer le sentiment national et pousser le peuple français à suivre son équipe dans les grandes phases finales, d’autant que sur le plan sportif, l’équipe de France est la seule à même d’obtenir des résultats et ainsi nous offrir de grandes émotions, les clubs de Ligue 1 n’étant pas du tout capables financièrement et d’un point de vue culturel de se mêler à la bagarre.

      Je ne sais pas si j’ai oublié d’autres points, j’y reviendrai si c’est le cas lorsque j’aurai plus de temps, mais d’ores et déjà merci pour ta réaction. Et j’irai bien sur jeter un œil à ton article :-)

  10. avatar
    16 octobre 2014 a 14 h 00 min

    Hello Cullen,

    Argh, effectivement ton commentaire est plein de bon sens, et je m’avouerai plutôt convaincu.

    Cependant, concernant le drapeau français, chez nous il est quand même pas très bien vu. Le rôle de la France dans la SGM!!! bah quand même, le passé collaborationniste, le régime de vichy auront salement atteint le tricolore. Et à tel point que le patriotisme est perçu comme du fachisme et mène tout droit au dernier régime dit “fachiste” : Vichy. ça fait une sacrée mauvaise pub quand même! On a d’ailleurs jamais vraiment vu de manifestation accompagnés de grands drapeaux français tellement la connotation est forte. C’est même le FN qui est a récupéré et contribué à maintenir l’amalgame sur les symboles de la république… d’une certaine façon, le drapeau est connoté. De plus, pour les français d’origine étrangère, et maghrebine principalement, il est difficile d’afficher le drapeau français de manière forte, étant donné le passé de l’état français dans ses pays… ceci achève de rétrograder la beauté du tricolore dans les manifestations sportives.

    Quand aux allemands, j’avais vu une rétrospective sur la place de leur drapeau lors des manifestations sportives notamment, et il montrait clairement que le fait d’afficher le drapeau et de le brandir de manière fière et forte était mal vu après le passé douloureux de l’Allemagne pendant la SGM. Il n’y a qu’à partir de la coupe du monde 2006, dixit le reportage, qu’on a vu des drapeaux s’afficher de manière importante et un peu mis en avant, mais aucune commune mesure avec les nanglais…

    Et les anglais, justement, affiche encore plus leur supériorité et leur domination sur “leur” île à travers leur drapeau national. Pour le coup je trouve que c’est toi qui balaie trop légèrement l’importance que revêt ce symbole fort, notamment vis à vis des écossais et gallois.

    Concernant l’argument financier, évidemment il n’est pas si important. Mais quand tu parles de culture sportive, c’est justement le fait de mettre en avant des priorités, et en France, sacrifier un budget vacance pour aller voir une équipe de foot est quelque chose d’ultra marginale voir de limite pathétique. Ceci s’observe dans toutes les classes un peu aisées (moyen+) de la société, où le sport n’est pas vécu comme une priorité. Alors si ces gens là ne peuvent pas faire ces déplacements ou poser des RTT pour aller deux jours à Francfort, qui peut le faire???? certainement pas les gens qui de bases ont des moyens serrés, bien souvent des familles et qui dans la culture française, ne peuvent pas réorienter un budget familiale vers une sortie étiquetée “facultative” (après tout, ce n’est que du foot entendra-t-on) au détriment de vacances en famille. Renseigne-toi sur le nombre de famille qui parte pas en vacances en France, alors c’est pas pour aller faire des week ends foot t’imagines bien! Concernant tes allemands qui se déplacent beaucoup, le paramètre famille est déjà beaucoup moins présent, du fait que leur natalité se casse la gueule et qu’ils ont donc à moyen égale, plus de sous par personne vu qu’ils ont moins d’enfants dans un foyer…

    Et le fait, justement, que tu soulignes qu’il y ait plus de monde à Ryo qu’en Allemagne, illustre bien selon moi le côté “les classes riches peuvent y aller car la destination est sympa (la plage, etc…)”. Alors qu’aller “seulement” en Allemagne voir du foot… aucun intérêt pour une famille…

    Ceux qui ont les moyens, n’ont pas la culture, on est d’accord. Mais ceux qui ont la culture ont bien trop souvent peu ou pas de moyens et des familles!

    Et au contraire, le démantèlement des régions ne créent pas une adhésion mais plutôt un effacement dans un pays centralisé, quand t’es pas à Paris, t’es nulle part. C’est pour ça que je parle du Mans, comment veux-tu que les petits jeunes rêvent de leur club de foot du Mans, rien de spécial et si loin de la province nation/capitale…

    • avatar
      16 octobre 2014 a 17 h 01 min
      Par Cullen

      Associer le drapeau tricolore au régime de Vichy c’est un peu excessif, non ? Il me semble que c’est avant tout le symbole de la révolution menée par les “sans culottes”. Le fait que le FN se le soit accaparé plus récemment a en effet eu pour conséquences le fait que les gens ont plus de honte à s’afficher à ses côtés. Néanmoins, les autres partis politiques tentent depuis quelques années de rectifier le tir, à droite surtout mais aussi à gauche.

      Sinon, pour revenir à nos moutons, ce qui est certain c’est que les instances du football français et les dirigeants de clubs ne font pas le nécessaire non plus. Ils n’ont jamais pris conscience de l’intérêt d’avoir un fort contingent derrière eux à chaque déplacement. Dans le milieu Ultra et du “supporteurisme” d’une manière plus générale, un club est souvent plus respecté en fonction du nombre de fans qu’il parvient à fédérer derrière lui que sur ses résultats sportifs. C’est donc une vraie plus-value pour l’image du club alors que les dirigeants voient plus ces supporters comme un poids, leur responsabilité étant engagée au moindre débordement. Mais s’ils faisaient un peu plus d’effort sur le tarif de ces déplacements, comme la fédération mexicaine l’avait fait en 2010 par exemple, ce qui avait conduit à un très grand nombre d’afficionados en Afrique du Sud, les Bleus et les clubs français seraient un peu moins seuls à chaque fois.

      Pour finir, bien sur que sacrifier les vacances d’été pour ces joutes sportives ça n’est pas recommandé lorsqu’on a une famille en bas âge, mais l’essentiel des supporters qui s’adonnent à cette passion n’ont bien souvent pas 30 ans ( c’était mon cas dans les années 90’ ), que ce soit en Angleterre, en Allemagne ou ailleurs.

      PS : j’ai lu ton article, bien écrit, intéressant même si j’avoue n’avoir pas grand-chose à ajouter. Lu également ta biographie et j’ai bien aimé la réplique sur le rugby :-)

  11. avatar
    17 octobre 2014 a 12 h 30 min

    Bah Cullen, pendant un petit moment l’affirmation excessive du drapeau était perçu comme une forme de nationalisme forcené qui mène tout droit au dernier régime utilisant les symboles de la république de manière exacerbée : VIchy. Il faut se dire que soulever son drapeau, c’est montré qu’on est fier de son pays, comment être fier de son pays après le régime de Vichy, les guerres colonialistes et etc… c’est très délicat pour beaucoup de français, quel que soient leurs origines. Alors soit t’étais Gaulliste et tu retenais qu’une grande partie avait pris les armes et on se focalise sur le côté éthique de la république, soit tu regardes le côté sombre et là t’a du mal à tendre haut et fort ton drapeau… Je pense que c’est quand même un élément important sur ce point que tu évoques en comparaison avec l’angleterre qui a “tenu” face à la plus terrible des armées.

    Enfin, je suis tout à fait d’accord avec le peu d’investissements de la Fédé et dans le prix des voyages. Le foot est cher en France, à tous les niveaux hélas…

    Pour les familles, je pense que notre démographie est sensiblement différente de celles des pays voisins, avec justement beaucoup de jeunes familles dans les quartiers populaires et d’autant plus foyer de culture foot… mais ce n’est qu’un point de vue.

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