La success-story du Paris FC
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La success-story du Paris FC

Qui l’eût cru ? Repêché de dernière minute, le Paris FC réalise un début de saison tonitruant : troisièmes avec 23 points au soir de la 12ème journée, les Parisiens se sont imposés vendredi contre Valenciennes en inscrivant 3 buts à domicile, ce qui ne leur était plus arrivé depuis août 2015 en championnat.

PFC – VAFC : match référence ?

On aurait pu croire à une perte de vitesse après la défaite à Sochaux lors de la 11ème journée (0-1). Fabien Mercadal, le coach du PFC, avait déclaré en conférence de presse que cette défaite devait permettre aux joueurs de « redevenir ce qu’ils étaient précédemment ». Il avait surtout fustigé l’attitude globale de ses hommes, reconnaissant qu’ils « n’avaient pas fait grand-chose pour ne pas perdre ce match ».

Force est de constater que ces déclarations ont été suivies d’effet : malgré une entame difficile menant à l’ouverture du score de Roudet (0-1, 15e), les Parisiens ne se sont pas démobilisés et ont continué de pousser pour finalement égaliser avant la mi-temps par l’intermédiaire de Julien Lopez d’une belle « Madjer » (1-1, 41e). Psychologiquement et physiquement, les Parisiens ont pris l’ascendant sur une équipe valenciennoise sans grande inspiration. Boostés par cette égalisation -méritée-, les hommes de Mercadal se créent quelques occasions et parviennent à prendre l’avantage grâce à Redouane Kerrouche, à la réception d’un centre millimétré de Dylan Saint-Louis (2-1, 60e).

Touchés mais pas abattus, les nordistes égalisaient sur un but contre son camp de Frédéric Bong (2-2, 85e), suite à un centre vicieux du très remuant Sébastien Roudet, l’un des seuls Valenciennois à avoir été influent dans ce match. C’est alors qu’Idriss Ech-Chergui s’est mué en clutch player : entré à la 73ème minute, le meneur de jeu n’a pas hésité à se projeter dans la surface adverse pour reprendre de la tête un nouveau centre millimétré de Saint-Louis (3-2, 89e).

L’ironie du sort, c’est que ce scénario improbable intervient contre l’ancien coach du Paris FC Réginald Ray… raillé l’an passé pour le manque de spectacle proposé par son équipe. Pour rappel, les Parisiens n’avaient inscrit que 30 petits buts en championnat. Surtout, il manquait à cette équipe du talent offensif : tout était poussif. Mais la donne semble toute autre cette année. 

Les clés du succès

En effet, le PFC affiche un visage séduisant, avec du jeu, des combinaisons et une capacité à se projeter vers l’avant non-négligeable, comme en témoigne le but de Redouane Kerrouche à la 60ème minute. Suite à un corner de Valenciennes, les Parisiens procèdent à une contre-attaque éclair : Dylan Saint-Louis (ailier) remonte le terrain sur le côté droit puis adresse un centre parfait au second poteau pour Kerrouche (milieu défensif) qui conclut d’une frappe puissante.

On ne peut saluer le début de saison de l’équipe parisienne sans applaudir le travail réalisé par Fabien Mercadal qui a su, en peu de temps et dans des circonstances très particulières, imprimer à cette équipe des principes de jeu adaptés à ses qualités. Surtout, il assume ses choix : il est vrai que quand le PFC ne joue qu’avec deux milieux défensifs, ses défenseurs n’hésitent pas à allonger pour trouver l’attaquant de pointe en déviation. C’est moins beau, mais c’est efficace. En revanche, lorsque les Parisiens jouent à trois milieux, avec une sentinelle devant la défense, la construction est plus basse et plus longue. Cette alternance entre jeu direct et redoublement de passes entre les milieux et les défenseurs peut déstabiliser les adversaires, puisqu’ils risquent d’hésiter entre presser haut ou attendre plus près de leur surface.

Et puis, il faut signaler les qualités individuelles des recrues : avec 4 buts inscrits, Malik Tchokounté est le meilleur buteur du club. Quatre joueurs ont aussi scoré à deux reprises, d’autant plus que bon nombre d’entre eux découvrent le monde professionnel. Julien Lopez, par exemple, ancien pensionnaire de Marseille Consolat, a déjà inscrit 2 buts en 3 titularisations. Sa polyvalence est un atout non-négligeable : régulièrement aligné sur un côté, il est capable d’occuper des postes axiaux avec la même efficacité.

C’est donc la rencontre de joueurs talentueux ayant bien conscience qu’ils n’ont rien à perdre cette année et d’un entraîneur confirmé connaissant son groupe dans les moindres détails qui fait que la sauce parisienne a pris rapidement.

Et maintenant ?

Cependant, le PFC devra se méfier de son calendrier : en novembre, l’enchainement réception de Lorient (5ème) puis déplacement à Reims (1er) pourrait laisser des traces en cas de contre-performances. Surtout, il faudra que les hommes de Mercadal (et Mercadal lui-même) gardent cette insouciance qui caractérise si bien ce que produit l’équipe francilienne depuis le début de saison : elle joue sans complexe, ce qui est très différent de l’an passé au cours de laquelle elle avait la pression de la montée.

Mercadal relevait en conférence de presse après le match contre Valenciennes un point très intéressant : il associait le plan de jeu volontairement offensif et la confiance des joueurs dans la performance collective, l’un ne va pas sans l’autre. Surtout, il insiste sur la conservation de cet état d’esprit ambitieux mais pas triomphant, qui avait coûté au PFC une défaite la semaine précédente à Sochaux.

L’objectif assuré et assumé est bel et bien le maintien, mais il est clair que si le Paris FC continue de produire ce genre de performances, il peut viser la première partie de classement. Peu d’équipes dans ce championnat ont une identité. Or c’est le cas de l’équipe parisienne : libérés et conquérants, les joueurs de Mercadal disposent déjà d’un capital de points conséquents. A eux de poursuivre dans cette voie.

Baptiste S. (@SRV_Baptiste)

  1. avatar
    22 octobre 2017 a 14 h 45 min
    Par Souleymane

    Je vous remerçier de d’antrer d’an bein sport merçi bocoups

  2. Pingback: Ligue 2 : les révélations de la saison 2017-2018 - beIN SPORTS Your Zone - Partagez votre passion et votre expertise du sport

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