Yuri Berchiche, vrai coup d’Emery ou flop “à la Unaï” ?
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Yuri Berchiche, vrai coup d’Emery ou flop “à la Unaï” ?

Le Paris Saint-Germain tient sa première recrue. Un latéral gauche. Espagnol. Non international. Yuri Berchiche débarque dans la capitale en provenance de la Real Sociedad. Un quasi-inconnu en France qui arrive pour concurrencer Layvin Kurzawa. Réussite assurée ? Pas si sûr.

Le mercato au Paris Saint-Germain, c’est un attaquant par jour. Kylian Mbappé (Monaco), Ousmane Dembélé et Pierre-Emerick Aubameyang (Dortmund), ou encore Philippe Coutinho (Liverpool). Finalement, la première recrue parisienne est un défenseur. Il s’appelle Yuri Berchiche et arrive de la Real Sociedad. Dans l’Hexagone, il reste un relatif inconnu du grand public.

Celui que l’on appelle plus communément Yuri débarque dans la capitale pour 15 millions d’euros. Une somme qui peut paraître dérisoire dans le football actuel, mais un montant plutôt rondelet pour un joueur qui n’est même pas international. L’idée ? Venir concurrencer Layvin Kurzawa au poste de latéral gauche, après le départ en retraite de Maxwell. Mais, quitte à concurrencer le presque international français, n’y avait-il pas d’autres choix ?

Moins fort que Maxwell, Marçal ou Mendy

Certes, Yuri Berchiche sort d’une bonne saison avec la Real Sociedad, un club qui en a séduit plus d’un la saison dernière par son jeu flamboyant, lui permettant d’accrocher l’Europa League. Un bon exercice auquel a pleinement contribué le latéral gauche, avec 35 matches, et trois buts et deux passes décisives au compteur. Des chiffres plutôt flatteurs. Si le garçon a de grosses facultés physiques, il présente de grosses lacunes défensives. Et ça, ça ne pardonne pas.

Genre de Benjamin Mendy en beaucoup moins bien, ou de Fernando Marçal ou Dalbert en moins bien là encore, le défenseur basque n’arrive pas en France avec toutes les garanties. Surtout, où est la plus-value pour le club de la capitale en le faisant venir ? Si elle existe, elle est bien cachée. Car une chose est sûre, le roi du café brésilien, même à 35 ans, assurait plus de sécurité sur le flanc gauche que ce nouveau venu.

 

Un trop plein de “cojones”

En plus de ses faiblesses défensives – c’est dommage pour un défenseur, il faut l’avouer – Yuri Berchiche possède un caractère propre à lui. C’est-à-dire mauvais. Conflictuel, parfois mauvais dans l’âme, il peut péter les plombs, pour parler vulgairement. Et prendre des décisions presque kamikazes. Comme celle de rejoindre l’ennemi juré de la Real Sociedad, l’Athletic Bilbao, en 2008, alors qu’il fréquentait les équipes de jeunes. Yuri Berchiche a des “cojones”, comme on dit chez les Ibères. CA peut servir, mais ça lui joue des tours. A la même période, il a notamment menacé un arbitre pour prendre quatre mois de suspension. Pas sûr que Nasser El Khelaïfi apprécierait la façon de fonctionner.

Après êtres descendu jusqu’en quatrième division anglaise, il revient en troisième division espagnole, avec le Real Valladolid et la Real Union. Un parcours de bourlingueur et chaotique qui l’amène à la première division espagnole à 24 ans. Comparé à des Mbappé ou Dembélé, le garçon n’est pas précoce. Mais, après trois saisons dans l’élite, dont une dernière plutôt bonne, Yuri Berchiche semble s’être attiré les faveurs d’Unaï Emery. Alors, vrai bon coup d’Emery ou flop à la Unaï ?

 

Le Serge Aurier du Pays Basque

Yuri Berchiche a deux possibilités : être dans la première catégorie, celle de Julian Draxler, ou dans la deuxième, celle de Grzegorz Krychowiak, Hatem Ben Arfa… Si une bonne surprise n’est jamais à exclure, Paris ne semble pas avoir visé juste avec ce latéral gauche. Son comportement, proche de celui d’un ingérable Serge Aurier – on n’est pas à l’abri d’un Periscope avec un « hijo de puta » pour Unaï Emery en cours de saison – risque de faire de trop grandes vagues à Paris. Un joueur de caractère, c’est bien. Un joueur débile qui menace un arbitre, c’est nul.

Surtout, avec un Layvin Kurzawa qui n’a montré que rarement de bonne choses, la différence avec Yuri Berchiche semble infime. Autant que celle entre Marcel Kittel et Edvald Boasson Hagen lors du sprint à Nuits-Saint-Georges sur le Tour de France. La concurrence, c’est bien, surtout si elle crée une émulation positive pour faire progresser les deux joueurs. Mais, entre deux joueurs similaires, avec une intelligence limitée, comment les départager ? Paris n’aurait-il pas dû aller chercher un latéral gauche bien supérieur à Layvin Kurzawa ? Et ainsi renforcer son effectif ?

 

Alex Sandro, Ricardo Rodriguez, Théo Hernandez…

Une piste, en Italie, semblait pourtant chaude, avec Alex Sandro, de la Juventus Turin. Meilleur joueur au monde à son poste, le Brésilien aurait apporté un élément de grande qualité dans l’effectif. Un joueur-clé, tant sur le terrain qu’en dehors, en terme d’image. Là, le PSG aurait frappé fort. D’autres joueurs auraient pu être visés, comme le Français Théo Hernandez, qui vient de signer au Real Madrid, Ricardo Rodriguez qui est arrivé au Milans AC ou encore Jordan Amavi, l’ancien Niçois aujourd’hui à Aston Villa. Là, le PSG aurait frappé intelligemment. Et d’autres joueurs à ce poste, bien meilleurs que Yuri Berchiche, pourraient être cités. La liste est longue.

Finalement, avec Yuri Berchiche, le PSG frappe aussi fort que la blague de ce qui est jaune et qui attend. C’est drôle, mais ça ne fait pas gagner de titres. Yuri Berchiche, ou le flop à la Unaï. Aïe aïe aïe.

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