Lyon vers un nouveau chapitre
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Lyon vers un nouveau chapitre

L'Olympique Lyonnais est en train de tourner une page. Une page où est écrit l'histoire d'une génération composée de jeunes talents issus de la maison lyonnaise qui avait tout pour réussir. Mais le départ de cette crue si prometteuse n'est pas la fin du livre, mais seulement d'un chapitre. Et un autre est sur le point de s'écrire.

12 juillet 2016. Samuel Umtiti quitte l’Olympique Lyonnais pour rejoindre le FC Barcelone. Un an plus tard, trois de ses compères l’imitent. Corentin Tolisso, Alexandre Lacazette et Maxime Gonalons ont respectivement signé au Bayern, à Arsenal et à la Roma. Cette exode marque donc la fin d’une génération qui a débarqué en équipe première avec Rémi Garde il y a plus de cinq ans. Avant de devenir, quelques années plus tard, des joueurs clés du onze rhodanien.

Cette génération a fortement progressé, à tel point que certains d’entre eux ont attiré le regard des plus grands clubs européens. A l’image d’Alexandre Lacazette, qui n’a pas manqué de prétendants puisque Arsenal, l’Altetico et Dortmund étaient sur les rangs pour l’enrôler. Mais personne ne va se le cacher, le départ de ces cadres étaient inéluctables. Même si l’OL a retrouvé une situation économique seine et possède des moyens considérables, comme ne cesse de le répéter Jean-Michel Aulas, il ne possède pas (encore) l’attractivité et le standing des clubs du gotha européen. La tentation d’aller voir si le gazon est plus vert hier, après plusieurs saisons de bons et loyaux services, est forcément forte. Seul Anthony Lopes, Jordan Ferri, Nabil Fekir et Clément Grenier, sont encore présents.

Un besoin de se renouveler

Les pertes de Lacazette, Tolisso et Gonalons font donc très mal à l’Olympique Lyonnais. Surtout qu’elles se conjuguent à celles de Mathieu Valbuena, parti au Fenerbahce, et de Rachid Ghezzal, en fin de contrat. Mais avec ces départs, le club si cher à Jean-Michel Aulas à tout de même perçu de belles liquidités. L’OL a en effet récupérer une enveloppe de plus de cent millions d’euros en indemnité de transfert. Une somme non-négligeable, qui va permettre à Lyon de rebâtir une équipe compétitive, car elle avait fort besoin de débuter un nouveau cycle.

Malgré des jeunes joueurs très prometteurs, l’Olympique Lyonnais n’a jamais réussi à renouer avec son passé glorieux du début des années 2000. Seul une Coupe de France et un Trophée des champions (remportés en 2012) figurent au palmarès de cette génération. Une armoire à trophée bien vide qui laisse un sentiment de regret, tant cette génération était pétrie de talent. Même si elle a quand même permis au club rhodanien de rester dans le top 5 de la Ligue 1, après les départs de Lisandro, Cris, Reveillère, Toulalan et autres Lloris.

Virage à 90°

Après être resté discret pendant une dizaine d’années sur le marché des transferts, Lyon a effectué son grand retour cette saison. Avec déjà près de quarante millions d’euros investis, ce mercato marque un tournant dans le projet lyonnais. Et pour venir renforcer son équipe, Jean-Michel Aulas a changé de stratégie. Fini le recrutement Made in France (à l’exception de Ferland Mendy, en provenance du Havre), place aux championnats étrangers. Le plus récent en date ? Marcelo, le défenseur central brésilien du Besiktas. Mais d’autres l’ont précédé depuis juin. Car en plus de prospecter à l’étranger, Lyon a décidé de recruter “jeune”. Les arrivées successives de Bertrand Traoré (21 ans), Mariano Diaz (23 ans) et Kenny Tete (21 ans) permettent de le montrer. Et ces transferts témoignent de la volonté d’insuffler un vent nouveau à l’effectif rhodanien.

Ce vent nouveau sera également accompagné de  joueurs issus du centre de formation. Malgré ce tournant dans son projet, Lyon compte bien continuer de faire confiance à ses jeunes. Ils sont d’ailleurs beaucoup à prétendre à du temps de jeu cette saison. A commencer par Houssem Aouar, en doublure de Nabil Fekir. Amine Gouiri, Myziane Maolida et Williem Geubbels, tous les trois très bons lors des victoires en match amical contre Bourg-Pérronas (3-1) et le Celtic (4-0), symbolisent cette relève, qui devrait faire partie intégrante de cette nouvelle ère.

Ce nouveau projet composé d’investissements importants, de recrutement à l’étranger et d’intégration des jeunes talents du centre de formation semble, sur le papier, très prometteur. Premiers éléments de réponse en mai 2018. Avec pourquoi pas, une finale d’Europa League… au Parc OL. Pour écrire une nouvelle page dans l’histoire du club.

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