Javier Pastore : l’anniversaire du magicien
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Javier Pastore : l’anniversaire du magicien

En ce weekend d’août 2017, Javier Pastore célébrait ses 6 ans dans la capitale française. Cela en fait le joueur le plus ancien avec Blaise Matuidi, arrivé lui aussi à l’été 2011. Avant de continuer de lire ce papier, il vaut mieux préciser que mon objectivité est nulle lorsqu’il s’agit d’aborder le cas du plus célèbre numéro 27 de l’histoire du PSG.

Comment ne pas aimer El Flaco ? Cette question me vient en tête à chaque fois que j’entends des critiques, voire de violentes attaques sur Pastore. Bien sûr, il n’a pas toujours été irréprochable, notamment sur son physique. Mais il faut croire que c’est une caractéristique propre à certains magiciens du terrain d’être inconstant, comme Riquelme, qui est justement l’idole de Javier Pastore.

Malgré cela, le profil et les qualités de Pastore en font un joueur difficilement détestable. Il sera à jamais affilié au projet qatari après avoir été la première grosse recrue de cette ère pour 42M€, en provenance de Palerme. C’est le premier amour d’une nouvelle ère, le premier à avoir permis aux supporters du PSG de « rêver plus grand ». Ne serait-ce pas déjà une raison de tomber amoureux ?

Sa première saison a fait frémir les supporters du PSG, qui n’étaient plus habitués à voir des joueurs de son niveau à cet âge-là, en pleine croissance. C’est d’ailleurs sa saison la plus complète avec 13 buts en Ligue 1 en 33 matchs joués. On se souviendra de ses performances contre Lyon ou Differdange en Europa League.

Car il faut le bien comprendre, Javier Pastore, ce sont surtout des « moments », des matchs à être parfois transparents et à apporter l’étincelle, le but, la passe, le dribble décisif et magnifique à voir. Même ses détracteurs ont tous au moins une fois frissonné en voyant le n°27 évoluer sous les couleurs rouge et bleue, avec bien sûr en point d’orgue les matchs contre Barcelone et Chelsea en 2013 et 2014. Le dernier tour de magie du maestro doit sans doute être la match au Vélodrome lors de la saison 2016/2017 (1-5).

Pour un numéro 10 qui a besoin d’avoir la place nécessaire sur le terrain, avoir un électron libre à ses côtés comme l’a été Zlatan Ibrahimovic n’a pas forcément été un cadeau pendant toutes ses années. La fragilité du Flaco et sa tendance à avoir des blessures récurrentes l’ont également empêché de devenir un véritable cadre et un titulaire indiscutable du Paris Saint-Germain.

Mais en plus de sa classe sur le terrain, l’amour que lui apportent les supporters parisiens leur est rendu à chaque fois que Javier Pastore évoque le PSG. En 2013, il déclare : « je suis le premier à avoir signé pour ce club et je serai le dernier à partir ». Dans un football où l’amour du maillot et la passion semblent de moins en moins être présents, ce genre de déclaration ne peut qu’accentuer l’admiration qu’on peut avoir pour Pastore.

Le joueur est lié au PSG jusqu’en 2019, finira-t-il sa carrière à Paris ? On peut l’espérer lorsqu’on le lit dans un ouvrage intitulé PSG BackStage : « Ce club est devenu ma maison. Je me sens heureux à Paris et les gens qui travaillent dans ce club me rendent heureux. C’est en cela que le Paris Saint-Germain est unique à mes yeux. Ce club est comme une famille portée par une immense ambition, une volonté affirmée de progresser et de devenir plus grand. C’est en cela que mes rêves rejoignent ceux du club. »

234 matchs toutes compétitions officielles confondues, 41 buts, 50 passes décisives, et un style si singulier. Pastore n’a peut-être pas le charisme de Zlatan, la grinta de Cavani, le vice de Thiago Motta, mais il apparaît discret et talentueux à la fois, et toujours sans prétention. Le dernier exemple en date aura été son geste fort et respectueux : donner le n°10 à Neymar et récupérer le 27, le nombre préféré de sa mère. Un exemple qui résume le personnage. Le 10 lui allait parfaitement mais était peut-être trop grand pour les épaules du petit Flaco, qui n’est peut-être pas fait pour être la star du PSG, mais au moins le prince du Parc.

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