Rijkaard 93-95, d’une vexation parmesane au triomphe viennois
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Rijkaard 93-95, d’une vexation parmesane au triomphe viennois

En 1993, Frank Rijkaard quitte le Milan AC de Capello et rentre au bercail, à Amsterdam. L’Ajax, orpheline de Bergkamp parti à l’Inter, s’appuie sur l’expérience de Rijkaard. Louis Van Gaal va pourtant humilier son capitaine en quarts de finale de retour de la C2 93-94, remplaçant Rijkaard contre Parme. Un an plus tard, Rijkaard savoure sa revanche contre le Milan AC en finale de la Coupe d’Europe, bouclant sa somptueuse carrière en apothéose à l’Ernst Happel Stadion de Vienne.

26 mai 1993, stade Olympique de Münich. Sur un corner d’Abedi Pelé, Basile Boli trompe la vigilance de Sebastiano Rossi.

Pourtant en duel avec Frank Rijkaard, le meilleur joueur de tête du Milan AC, le défenseur phocéen marque le but de la victoire de l’OM. L’apothéose bavaroise de Marseille fait du club de Bernard Tapie et Raymond Goethals le premier club français champion d’Europe.

A la fin de la saison, Rijkaard quitte le Milan AC de Fabio Capello. C’est le chant du cygne pour le trio néerlandais qui débarqua en 1987 et 1988 en Lombardie. En désaccord profond avec le staff technique mais aussi avec Berlusconi, Ruud Gullit claque la porte des Rossoneri et rejoint la Sampdoria de Gênes.
Quant à Marco Van Basten, il ne sait pas encore qu’il vient de jouer à Münich le dernier match de sa fantastique carrière professionnelle. Sa cheville droite le condamne à une fin de carrière en 1995, après deux ans d’un purgatoire où le cygne d’Utrecht entretient l’espoir d’un retour que tout le monde sait pourtant utopique.
Par respect pour Van Basten, Milan et Capello ne recrutent pas d’autre attaquant vedette. L’intérim est assuré par Marco Simone, épaulé par le virtuose Dejan Savicevic. En 1995, venant d’être battu par l’Ajax Amsterdam en finale de la Coupe d’Europe des Clubs Champions à Vienne, le Milan AC recrute coup sur coup George Weah (Paris SG) et Roberto Baggio (Juventus Turin). Avec Weah, Berlusconi offre à Capello un buteur capable de faire oublier Van Basten. Et Baggio, convoité depuis des années par Il Cavaliere, sera le complément idéal de Savicevic en tant que milieu offensif. Berlusconi prouve ainsi qu’à l’exception de Diego Maradona, viscéralement attaché à Naples, il aura pu recruter depuis 1987 toutes les stars dont il aura voulu : Gullit et Van Basten (1987), Rijkaard (1988), Boban (1991), Savicevic et Papin (1992), Brian Laudrup (1993), Weah et R.Baggio (1995).

Pourtant, à l’Ernst Happel Stadion de Vienne, le 24 mai 1995, disposer d’un effectif pléthorique n’a pas empêché Fabio Capello de terminer la soirée avec la mine défaite. Battu par les Lanciers de Louis Van Gaal, le coach milanais était orphelin de Dejan Savicevic, sa clé de voûte offensive. Ironie du destin, le seul but du match a été marqué par le jeune espoir Patrick Kluivert, que l’on désigne déjà comme l’héritier de Van Basten, sur une passe décisive d’un certain Frank Rijkaard, ancien poumon de l’entrejeu rossonero !

Remplacé à Milan par un certain Marcel Desailly, Rijkaard tire sa révérence sur ce triomphe viennois. Pourtant, si 1994-1995 se solde par une réussite insolente pour l’Ajax, la saison 1993-1994 n’a pas été de tout repos pour Rijkaard.

Quant il rentre au pays à l’été 1993, Frank Rijkaard retrouve un championnat orphelin de ses deux meilleurs joueurs, ayant cédé aux sirènes de la Liga et du Calcio. Romario a quitté le PSV Eindhoven pour le FC Barcelone et la Dream Team de Johan Cruyff, tandis que Dennis Bergkamp a délaissé l’Ajax pour signer à l’Inter.

La saison 1992-1993 du grand club d’Amsterdam a laissé à désirer. Battu en championnat par le rival Feyenoord, éliminé en quart de finale de la C3 par Auxerre, l’Ajax a pu se consoler avec la Coupe des Pays-Bas.

Louis Van Gaal, coach de l’Ajax depuis 1991, aborde la saison 1993-1994 avec une équipe à la croisée des chemins. Sans son leader naturel Bergkamp, Van Gaal doit s’appuyer sur la jeune génération, celle des Marc Overmars, Edwin Van der Sar, Frank de Boer … Le Finlandais Jari Litmanen, lui, est appelé à succéder à Bergkamp dans le secteur offensif, où le Suédois Stefan Pettersson fera parler son expérience.
Van Gaal a besoin d’un autre joueur d’expérience pour encadrer ces jeunes, alors que pointent déjà à la porte de l’équipe première de futures vedettes, les Clarence Seedorf, Nwankwo Kanu, Edgar Davids et autres Patrick Kluivert.

Ce leader sera Franklin Edmundo Rijkaard, ancien joueur de l’Ajax entre 1982 et 1987, sous l’égide de son premier mentor, Johan Cruyff.
Entré en conflit avec Cruyff, Rijkaard était alors parti pour le Sporting CP, puis pour le Real Saragosse, avant de trouver son Eldorado au Milan AC entre 1988 et 1993, sous les ordres de Sacchi puis Capello.

Considéré comme un des meilleurs milieux de terrain du monde entre 1987 et 1993, Rijkaard est nommé capitaine de l’Ajax par Louis Van Gaal. Son aura doit permettre au club de la capitale de renouer avec le titre national, attendu depuis 1990.

En Coupe des Coupes, l’objectif est d’aller le plus loin possible face à la concurrence incarnée par Parme (tenant du titre), Benfica, le Real Madrid, Arsenal, le PSG, le Bayer Leverkusen ou le Torino.

Au premier tour de cette C2 1993-1994, l’Ajax rencontre les Croates d’Hajduk Split. Au match aller, sur la côte dalmate, Split se paie l’exploit de battre l’Ajax par 1-0.
Vexée, l’Ajax quitte l’Adriatique bien décidée à renverser la vapeur. Au match retour, l’Hajduk est réduit en poussière 6-0 !

Au deuxième tour, l’Ajax a retenu la leçon de ce léger péché d’orgueil et triomphe sans difficulté du Besiktas Istanbul (2-1 à Amsterdam puis 4-0 sur les rives du Bosphore).

Les quarts de finale offrent à l’Ajax une opposition d’un tout autre niveau avec Parme, l’équipe qui ne cesse de monter dans la hiérarchie du Calcio, derrière le tandem Milan – Juventus. L’équipe parmesane, coachée par Nevio Scala, dispose d’un secteur offensif de premier plan où l’Italien Gianfranco Zola, virtuose et faiseur de caviars au point de parfois faire de l’ombre à Baggio, est le premier pourvoyeur du Suédois Tomas Brolin et du Colombien Faustino Asprilla.
En quelques saisons, l’alchimiste Scala a fait de Parme, ancien club condamné pendant des décennies au purgatoire de la Serie B, une équipe de premier plan sur la scène européenne, puisqu’elle a battu en finale de la C2 1993 le Royal Antwerp à Wembley !

Au match aller, l’Ajax et Parme se quittent sur un match nul et vierge 0-0. Au match retour, au stade Ennio Tardini de Parme, Parme l’emporte par 2-0 sur des buts de Lorenzo Minotti (16e) et Tomas Brolin (50e).

C’est alors que Van Gaal, entraîneur au management peu diplomate, franchit le Rubicon en ce 16 mars 1994, et se permet de remplacer Rijkaard, son capitaine, sa boussole pour faire entrer Ronald de Boer.

A la 60e minute, alors que l’Ajax a une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête, Van Gaal commet ce crime de lèse-majesté. Il reste une demi-heure à jouer, marquer deux buts à cette formidable équipe de Parme semble impossible, mais Rijkaard sort par la petite porte ce jour là …

Du Capitole à la Roche Tarpéienne, il n’y a qu’un pas. Rijkaard serait-il fini ? Certains le pensent.

La World Cup américaine, où Rijkaard ne brille pas particulièrement, ne permet pas d’infirmer les thèses de ses détracteurs. Contre le Brésil, en quarts de finale les Pays-Bas s’inclinent 3-2, Frank Rijkaard joue alors son dernier match en équipe nationale.

La saison 1994-1995 va offrir une revanche éclatante à Frank Rijkaard. L’homme, qui a connu le pinacle du football européen avec le Milan AC (trois fois lauréat du Scudetto en 1988, 1992 et 1993, deux Coupes d’Europe des Clubs Champions en 1989 et 1990) va pourtant connaître la plus belle saison de sa carrière.

L’Ajax terminera invaincue en championnat des Pays-Bas et en Ligue des Champions. Ironie du destin, Rijkaard retrouve son ancien complice d’enfance Ruud Gullit en phase de poules de la C1.
Revenu au Milan AC, Gullit quittera à nouveau le club lombard en novembre.

L’émergence de Litmanen, la révélation de Kluivert, l’éclosion d’Overmars sont autant de phénomènes qui permettent à l’Ajax d’asseoir son hégémonie sur le plan national comme européen.

En cette saison 1994-1995, la classe biberon de l’Ajax, merveilleusement couvée par Rijkaard, va triompher avec panache tout en profitant des déboires de la concurrence .

Manchester United n’a pas encore pris la mesure du niveau de compétition européenne, et se fait surprendre par Gôteborg en poules.
Le Barça voit sa Dream Team se lézarder. Johan Cruyff, qui a recruté Hagi, le Maradona des Carpates, perd Romario en janvier. Le Brésilien repart à Rio de Janeiro tandis que Stoïtchkov se démotive de jour en jour alors que les tensions vont crescendo avec Cruyff, comme un an plus tôt avec Michael Laudrup.
Battu par le PSG qui a commencé le saison sur les chapeaux de roue, Barcelone ne retrouvera pas le Milan AC, qui a commencé la saison de façon moribonde. Fatigue de la World Cup pour Maldini et d’autres cadres, départ précipité de Gullit vers la Sampdoria, défaite contre Velez Sarsfield en Coupe Intercontinentale, perte sur tapis vert d’un match européen contre le Casino Salzbourg, le club milanais frôle la correctionnelle.
Battus deux fois par l’Ajax à l’automne, les joueurs de Fabio Capello profitent des mois de janvier et de février pour se refaire une santé, même si la Juventus et Parme sont très loin devant dans la course au Scudetto.

Battant Benfica et le PSG sur la route de la finale, le Milan AC retrouve tout son lustre au moment idéal …
L’Ajax, elle, triomphe d’un Bayern Münich trop limité en demi-finale. Au match retour, les Allemands sont pulvérisés 5-2 comme à l’apogée de la domination ajacide sur l’Europe.
C’était au printemps 1973, et la bande à Cruyff avait infligé une véritable punition aux coéquipiers de Beckenbauer 4-0 ! Le 7 mars 1973, Cruyff lui-même avait parachevé ce chef-d’oeuvre collectif.

En ce 19 avril 1995, l’Ajax retrouve le goût d’une finale de Coupe d’Europe des Clubs Champions, vingt-deux ans après le triomphe de 1973.

A l’Ernst-Happel Stadion de Vienne, lieu de son dernier titre européen avec Milan contre Benfica en 1990, Rijkaard sait que les Italiens, plus expérimentés, sont favoris.

Mais les coéquipiers de Baresi ne profiteront pas de leurs occasions. Les Rossoneri ne parviennent pas à marquer, et à cinq minutes du terme, la délivrance arrive. Une passe lumineuse de Rijkaard pour Kluivert décante la situation.

Comme un symbole, l’aîné passe le ballon à son cadet. Certes, Van Gaal peut remercier son trio Kluivert, Overmars, Litmanen mais le grand artisan de ce titre européen est Frank Rijkaard.

Rijkaard termine sa carrière par un rêve éveillé, en finissant au sommet, par un titre européen. De plus, Rijkaard a le sentiment du devoir accompli, avec un deuxième titre national consécutif.

On remarquera que dans les joueurs ayant débuté leur carrière sous la coupe de Louis Van Gaal, leur réussite future a été inversement proportionnelle à la durée de leur collaboration avec l’entraîneur hollandais. Faut-il y voir l’influence de Van Gaal sur ses joueurs ? Leur a-t-il véhiculé sa légendaire arrogance, sa notoire étroitesse d’esprit ?

Ainsi, Clarence Seedorf n’est resté que deux ans à l’Ajax (1993-1995) avant de devenir le grand joueur que l’on connaît au Real Madrid puis au Milan AC.

Edgar Davids a passé trois ans avec Van Gaal (1993-1996) avant de faire le bonheur de la Juventus, après cependant un échec retentissant au Milan AC.

En Lombardie, Patrick Kluivert avait aussi échoué, arrivant peut être trop sûr de lui, embourgeoisé par sa jeunesse triomphante, après trois saisons avec Van Gaal (1994-1997). Après une saison médiocre au Milan AC sous les ordres de Fabio Capello, Kluivert retrouvera Van Gaal, avec plus de réussite, au FC Barcelone. L’attaquant hollandais formera un trio étincelant avec Rivaldo et Luis Figo, entre 1998 et 2000, passant fort près d’offrir sa deuxième Ligue des Champions à Van Gaal.

En 2000, en quittant Barcelone, Van Gaal succède à Rijkaard comme sélectionneur national, et le contraste sera saisissant. D’une équipe proche de la finale de l’Euro 2000 (butant en demi-finale à domicile face à l’Italie et Francesco Toldo en état de grâce), épouvantail du football mondial, les Oranje passent en 2002 au statut d’équipe non qualifiée pour le Mondial asiatique, devancée en éliminatoires par le Portugal et l’Irlande.

Ironie du sort, après leur collaboration à l’Ajax entre 1993 et 1995, Rijkaard et Van Gaal entraîneront ensuite Barcelone, mais seul Rijkaard parviendra à conduire le club catalan sur le toit de l’Europe, quatorze ans après celle décrochée par les hommes de Johan Cruyff (1992) : Cruyff, l’ennemi notoire de Van Gaal, qui n’avait cessé de vivre dans son ombre immense, Cruyff encore, le mentor de Rijkaard, de Van Basten et de toute une génération de joueurs bataves.

Van Gaal sera coach de Barcelone de 1997 à 2000, puis pendant la saison 2002-2003 avant d’être évincé par Gaspart, les mouchoirs blancs devenant un leitmotiv dans les travées du Nou Camp. Radomir Antic assure l’intérim en 2003 avant que Rijkaard ne prenne un club au creux de la vague, dans l’ombre des Galactiques du Real Madrid. Le phénix barcelonais renaît de ses cendres sous l’égide de Rijkaard, devenant crescendo l’équipe mythique que l’on connaît désormais jusqu’à l’actuelle ère Guardiola.

En 2004, un an après son arrivée en Catalogne (2003), Frank Rijkaard n’hésitera pas à détruire l’ossature hollandaise de l’ancienne équipe de Van Gaal au Barça : Overmars prenant sa retraite, Cocu et Kluivert quittant le navire, l’ancien poumon du Milan AC construite une Dream Team autour du virtuose Brésilien Ronaldinho arrivé en 2003 du PSG : Deco, Samuel Eto’o, Xavi et Henrik Larsson seront les artisans du titre européen de 2006 face à Arsenal.

Et Rijkaard devient alors l’un des rares à avoir gagné la C1 comme joueur et entraîneur, comme Miguel Munoz, Johan Cruyff et Carlo Ancelotti. Ils sont rejoints par Pep Guardiola en 2009.

  1. avatar
    2 août 2014 a 23 h 06 min

    La Tulipe de Fer fut le dernier coach de Rijkaard, avec qui il gagna le titre européen de 1995 contre le grand Milan de Capello.

    Ensuite, chacun fut entraineur de Barcelone, avec une reussite différente. Sur la duree, Van Gaal reste cependant 1 coach de plus grande valeur que Rijkaard.

    On verra si LVG réussit a MU comme a l’Ajax, a Barcelone ou au Bayern Munich, ou il sut s’affranchir des héritages Cruyff, Cruyff encore et Klinsmann. Cette fois la tache est encore plus énorme, faire oublier Ferguson, car l’Histoire sera cruelle pour David Moyes, et le destin ne retiendra sans doute que le nom de Van Gaal comme successeur de Fergie a Manchester.

    • avatar
      3 août 2014 a 23 h 16 min
      Par tweety

      Superbe article !!
      Je Like.
      On sent le fan des Pays-Bas non ?
      Pour ce qui est de Rijkaard, je vais ptet m’enflammer mais perso si je devais faire une équipe type de l’histoire du football, il y serait !
      devant une charnière Baresi Beckenbauer !!

  2. avatar
    4 août 2014 a 8 h 02 min

    Hello Tweeety,

    Oui fan des Pays-Bas depuis que gamin je fus fasciné par le trio Rijkaard Gullit Van Basten de l’AC Milan …

    Puis par les Bergkamp, Overmars, Robben, Sneijder, Van Persie.

    Quelques origines espagnoles et non hollandaises de mon côté, la finale Espagne – Pays-Bas de 2010 fut douloureuse. Content pour la Roja qui le méritait, déçu pour ces Oranje qui ne comptent qu’un titre européen dans leur Histoire, bien maigre en comparaison de leur véritable empreinte sur le foot international.

    • avatar
      4 août 2014 a 14 h 36 min
      Par tweety

      La photo de l’article est très belle.
      Moi aussi ce trio ma fait aimer les Pays-Bas et le Milan Ac même si je n’ai pas d’origine néerlandaise.
      Selon moi la France peut s’estimer heureuse d’avoir évité les PB en 98-2000 sinon pas sûr qu’elle aurait gagné ses deux tournois

  3. avatar
    4 août 2014 a 15 h 24 min

    Oui on peut dire merci à Kluivert d’avoir raté de peu le cadre en fin de match en 1998 contre le Brésil, et à Ronaldo d’avoir réussi un exploit en marquant contre Van der Sar, Frank de Boer et Stam ce soir là au stade Vélodrome de Marseille …

    Car en finale, les Oranje auraient posé bien plus de problèmes. Il me semble avoir entendu dire que Jacquet et Deschamps étaient ravis de l’élimination néerlandaise.

    On avait cependant croisé les Pays-Bas à l’Euro 2000 pour un match sans enjeu, le 3e match de poule, la France et la Hollande ayant gagné leurs 2 rencontres précédentes face au Danemark et à la République Tchèque.

    En 2000, on peut dire merci à Toldo et à la maladresse des tireurs oranje (2 ou 3 penalties ratés dans le jeu, sans compter ceux ratés durant la séances de TAB). Sans doute le plus beau 0-0 que j’ai vu de ma vie.

    Pour en revenir à Rijkaard, sans doute un des plus incroyables milieux défensifs de tous les temps en effet, en effet il serait parfait devant une ligne de défense Baresi – Beckenbauer.

    Il faut se souvenir de la réaction de Marco Van Basten à son 3e Ballon d’Or 1992. A peine France Football lui avait annoncé son triomphe (loin du plébiscite cependant vu la concurrence de Hristo Stoïtchkov) que le cygne d’Utrecht se plongea dans le classement et s’exclama :

    - Frank n’est que dixième !

    Et MVB de saluer en interview le formidable travail de l’ombre accompli par Rijkaard, un des maudits du trophée en tant que joueur à vocation défensive, comme Baresi et Paolo Maldini, autres cadres du grand Milan AC de Sacchi puis Capello.

  4. avatar
    5 août 2014 a 10 h 41 min
    Par Dodo

    Bonjour Axel , bel article qui m’a ramené à la mémoire quelques belles années de football peut-être moins tactique que le foot actuel , surtout au niveau organisation défensive , mais tout aussi engagé, et d’un niveau technique au moins équivalent.
    Ls Pays-Bas ont produit beaucoup de bons milieux defensifs-recupérateurs , solides en défense mais portés vers l’attaque , Neeskens, Haan , puis Rijkaard , Seedorf , Davids , De Boer … Je ne parle pas de Dejong très (trop) solide defensivement mais peu porté vers l’attaque.
    J’espère que cet article permettra à ceux qui pensent que le foot est né en 1998 ou avec la Play Station de s’interesser ou de se passionner pour cette période

  5. avatar
    5 août 2014 a 12 h 56 min

    Salut Dodo, oui un vrai milieu défensif doit être (comme un vrai libero d’ailleurs) le premier artisan d’une relance de la balle pour créer le décalage offensif et le surnombre.

    Et comme tu le dis, les Neeskens, Seedorf ou Davids, en plus du génial Rijkaard, savaient le faire parfaitement.

    Idem pour Sammer avant qu’il ne passe libero à Dortmund sous l’égide d’Ottmar Hitzfeld.

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