La Ligue 1 danse sa Corée
Photo Panoramic

La Ligue 1 danse sa Corée

Suk, Kwon, deux pépites qui explosent dans l’hexagone. Les deux sud coréens ne sont pas là uniquement pour exporter le foot français en Asie. Ils jouent leur partition aux côtés des virtuoses.

Lee Young Pyo, Ji-Sung Park, Heung Min Son. Ils ne sont pas nombreux les Coréens à avoir su s’imposer en Europe. Longtemps très attirée par les grands gabarits africains et par les petits joueurs techniques sud américain, le championnat de France tente le pari asiatique, et ça marche.

Kwon Chang-Hoon, le pari dijonnais

À Dijon, le stade Gaston-Gerard ne scande plus le nom de Lois Diony parti à Saint-Etienne. La nouvelle coqueluche bourguignonne se nomme Kwon Chang-Hoon. Le coréen de 23 ans est arrivé à Dijon l’hiver dernier en provenance de son club formateur, les Suwon Bluewings. Dijon, première expérience européenne pour celui qui a déjà connu la sélection nationale aux JO de Rio en 2014. Adaptation difficile pour le sud coréen qui ne parle ni français, ni anglais. Les consignes à l’entraînement ne passent pas, Kwon ne parvient pas à être performant. Devant lui, Pierre Lees-Melou et Lois Diony brillent, lui laissant peu de temps de jeu dans l’effectif d’Olivier Dall’Oglio. Le seul coréen du championnat de France peine à s’adapter.

Pourtant, à 9000 km de là, les performances du DFCO sont scrutées et chaque mouvement de l’enfant prodige de Séoul est analysé. Pendant la trêve estivale, Kwon rentre au pays et est surpris de voir la place que la Ligue 1 a prise en Corée du Sud. « Mes parents n’ont jamais voulu de télé. Quand je suis rentré ils en avaient une pour regarder mes matchs. Je me devais de m’arracher pour qu’ils puissent me voir enfin sur le terrain » confiera-t-il dans un entretien accordé à KBS-Sports. De retour à Dijon, Pierre Lees-Melou a rejoint Nice, si Kwon applique les consignes du coach, son heure viendra. En 14 matchs il a joué 11 fois et a déjà marqué cinq buts et délivré trois passes décisives. Son français s’améliore et ses performances aussi.

Il ne marche plus tout seul

Depuis quelques semaines, le championnat de France a vu débarquer un autre sud-coréen : Suk Hyun Jun. Un parcours bien différent pour le joueur troyen qui connaît parfaitement l’Europe. Forme à l’Ajax aux côtés de Luis Suarez, il appartient désormais au FC Porto qui le prête un an en Champagne. Et Suk porte bien son nom. Il sème la pagaille dans les défenses de Ligue 1. Trois matchs, trois buts avec l’ESTAC. Jamais passé par son pays natal au niveau professionnel, il est pourtant surnommé “Suk-Zlatan”. Son mètre 90 est à l’origine de ce surnom, mais pas ses performances. Il peine à franchir la barre des 10 buts par saison. Porto l’a prêté à Trabzonspor et à Debrecen sans qu’il ne devienne une terreur des surfaces. Et si c’était en France qu’il justifiait le surnom qu’il porte au Pays du matin calme ?

Un effervescence en Asie

La L1 n’ose pas recruter des joueurs asiatiques. Le niveau du football n’y est pas très élevé mais recruter un joueur de ce continent, c’est assurément le jackpot pour les clubs.Le maillot de Shinji Kagawa faisait partie du top 10 des maillots les plus vendus dans le monde, malgré un statut loin d’être indiscutable à Manchester. A Dijon, les maillots de Kwon sont les plus vendus et si la tendance n’est pas encore la même pour Suk, ça ne saurait tarder, tant ses performances sur le terrain sont bonnes. En plus de l’aspect financier, le championnat rayonne en Corée du Sud et les joueurs répondent présent sur le terrain. Ces deux protagonistes seront très certainement en Russie en juin prochain, l’occasion de briller aux yeux du monde entier et de montrer qu’en Ligue 1, il n’y a pas que Neymar ou Falcao.

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