Supercoupe d’Europe, le paradoxe du combat des chefs
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Supercoupe d’Europe, le paradoxe du combat des chefs

Affrontement annuel entre le vainqueur de la C1 et celui de la C2 (C3 depuis 2000), la Supercoupe d’Europe n’a jamais vraiment décollé. On entend rarement un joueur expliquer en interview qu’il rêve de gagner la Supercoupe d’Europe. Les stars du ballon rond rêvent plutôt de Ligue des Champions ou de Coupe du Monde. Explications.

16 janvier 1985, Stadio Comunale de Turin. Il neige sur le Piémont, et la Juventus affronte le Liverpool Football Club, champion d’Europe 1984, sur un terrain enneigé avec un ballon orange. La Vecchia Signora, lauréate de la Coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupe en 1984 à Bâle face au FC Porto, bat 2-0 (doublé de Zbigniew Boniek) le club de la Mersey, qu’elle retrouvera quatre mois et demi plus tard pour la tragique finale de C1 du Heysel. A Bruxelles, le Liverpool FC pensait gagner en utilisant son soi-disant porte-bonheur, la compagnie irlandaise Aer Lingus et son logo en forme de trèfle à quatre feuilles. “Chaque fois que nous avons voyagé en Europe avec cette compagnie, nous avons gagné. Pour la Supercoupe à Turin, ce n’était pas Aer Lingus et vous avez vu ce qui est arrivé”, expliquait le vice-président du club anglais Peter Robinson avant la grande finale de Bruxelles du 29 mai 1985.

Faute de date, le match retour n’aura pas lieu à Anfield, et la Juventus de Giovanni Trapattoni s’offre ce trophée qui a longtemps vécu un apartheid de l’UEFA au niveau du calendrier européen. L’instance suprême du football du Vieux Continent, qui organise la Supercoupe d’Europe depuis 1973, a longtemps laissé les clubs s’organiser entre eux, sans fixer de dates. De même, à l’exception de 1986 où le drame de Tchernobyl empêchait la tenue raisonnable d’une manche à Kiev entre le Dynamo et le Steaua Bucarest, il a fallu attendre 1998 pour que le stade Louis II de Monaco, terrain neutre idéal avec le soleil estival de la Riviera et un nombre de places limitées (21 000, ce qui limite le nombre de places vides), devienne le théâtre de ce combat des chefs entre le vainqueur de la C1 et le lauréat de la C2 (puis de la C3).

A plusieurs reprises, la Supercoupe d’Europe n’a même pas eu lieu, comme pour la Coupe Intercontinentale entre le champion d’Europe et le champion d’Amérique du Sud, soit le vainqueur de la Copa Libertadores (duels annulés en 1975 entre le Bayern Munich et Independiente, en 1978 entre Liverpool et Boca Juniors).

En 1974 d’abord, étant impossible de trouver un accord entre les Wessies du Bayern Munich et les Ossis du FC Magdebourg. En pleine guerre froide entre RFA et RDA, les deux Allemagne étaient encore irréconciliables, entre Bonn et Berlin-Est. RFA et RDA venaient de s’affronter en Coupe du Monde, et tout le monde avait eu une raison de se réjouir. L’Est avait gagné son bras de fer contre l’Ouest (1-0) à la surprise générale, tandis que la RFA avait fini par gagner le tournoi face aux Oranje de Johan Cruyff. L’année suivante, le Bayern traversera de fait le Rideau de Fer pour affronter le Dynamo Kiev, la double joute révélant le futur Ballon d’Or, Oleg Blokhine, auteur de trois buts contre Sepp Maier, un à Munich au match aller et deux à Kiev au match retour.

En 1981 ensuite, entre Liverpool et le Dinamo Tbilissi, le club anglais n’ayant aucune date disponible, ayant privilégié le duel à Tokyo en Coupe Intercontinentale face au Flamengo de Zico. Le club de Rio de Janeiro s’imposera en Toyota Cup au Japon, et Liverpool ne voudra pas surcharger son calendrier en 1982. Les Géorgiens n’iront pas plus sur les rives de la Mersey que les Reds ne se déplaceront dans le Caucase, sur le territoire de l’ancienne contrée de Colchide. Mais l’UEFA aurait dû faire appel au vice-champion d’Europe, le Real Madrid, plutôt que de voir le duel reporté aux calendes grecques pour finalement rester utopie et devenir lettre morte à jamais. En Coupe Intercontinentale, le vice-champion  d’Europe avait joué son rôle de suppléant à quatre reprises, soit concrètement en 1973 (Juventus Turin remplaçant l’Ajax) et 1974 (Atletico Madrid prenant la place laissée vacante par le Bayern Munich), 1977 (Borussia Mönchengladbach remplaçant Liverpool FC) et 1979 (Malmö FF suppléant Nottingham Forest).

En 1985, enfin, du fait de la suspension d’Everton comme tous les clubs anglais suite au drame du Heysel, l’UEFA ne songea pas à faire jouer la Supercoupe d’Europe par le finaliste de la Coupe des Coupes. Le 15 mai 1985 au Kuip de Rotterdam, Everton avait battu le Rapid Vienne, qui aurait pu affronter la Juventus Turin. Il n’en fut rien, le club autrichien n’étant pas sollicité par Jacques Georges et l’UEFA.

En 1991, seul le match aller a lieu entre Manchester United et l’Etoile Rouge de Belgrade. Les Red Devils l’emportent 1-0 à Old Trafford. Du fait du conflit en Yougoslavie, le match retour n’aura jamais lieu. L’UEFA exclura quelques mois plus tard la Yougoslavie de l’Euro suédois de 1992. L’instance sportive aurait dû faire jouer le match retour sur terrain neutre, par exemple à Trieste à la frontière italo-yougoslave, ou envisager dès le départ le remplacement des coéquipiers de Darko Pancev par leur dauphin de Bari, l’OM de Bernard Tapie. Tant mieux pour le club mancunien et Alex Ferguson, qui perdront ensuite deux finales de Supercoupe d’Europe jouées en bonnes et dues formes, en 1999 et 2008.

C’est en 1972 que le journaliste néerlandais Anton Witkamp, du quotidien De Telegraaf, à l’occasion du centenaire des Glasgow Rangers, propose un affrontement entre le club protestant écossais, récent vainqueur de la Coupe des Coupes, et l’ogre de l’Ajax Amsterdam, auteur du doublé en Coupe des Champions après leur première victoire en 1971. En C2, la victoire des Rangers a été entachée de débordements de hooligans écossais, face au Dynamo Moscou, dans les gradins du Camp Nou de Barcelone. L’UEFA refusa de prendre en charge l’organisation de cette compétition cette année-là. La confrontation se déroula en matchs aller-retour et financée par De Telegraaf. L’Ajax s’imposa face aux Rangers et remporta ainsi la première Supercoupe d’Europe, bien que non officielle.

L’année suivante, en 1973, l’UEFA prit officiellement en main l’organisation de cette Supercoupe. L’Ajax gagna encore la compétition, face à l’AC Milan. Battus 1-0 par les Rossoneri à San Siro, les Godenzonen de Johan Neeskens sortirent le bleu de chauffe au match retour, au stade olympique d’Amsterdam, surclassant les Lombards sur le score sans appel de 6-0. Bien qu’orpheline de Johan Cruyff parti au Barça à l’été 1973, l’Ajax était encore trop forte. Ce fut aussi violent que l’opération Ajax organisée en 1953 en Iran par Kermit Roosevelt, petit-fils de Theodore Roosevelt (troisième président américain en partant de la gauche au Mont Rushmore), nom de code inspirée du produit décapant de Colgate-Palmolive et non du héros grec de la guerre de Troie. En 1977, pour le retour de Kevin Keegan à Liverpool sous le maillot de Hambourg, le club allemand sera écrasé 6-0 par les Reds …

En 1990, l’AC Milan reçoit la Sampdoria Gênes non pas à Giuseppe Meazza mais au stade Renato Dall’Ara de Bologne, signe que la Supercoupe n’intéresse pas les foules. Pour l’édition 1996, la Juventus fera de même après avoir terrassé le PSG 6-1 au Parc des Princes début janvier 1997, terrible camouflet à domicile pour le vice-champion de France 1996. La Vieille Dame recevra au match retour en Sicile, au stade la Favorita de Palerme, où les Bianconeri s’imposeront 3-1, soit un humiliant 9-2 pour le club parisien sur l’ensemble de la double confrontation … Vu la médiocrité du PSG tourné en ridicule par les Guignols de l’Info de Canal + avec le mythique Désolé de Michel Denisot par la voix d’Yves Lecoq, le Rapid Vienne aurait pu se dire qu’il aurait été moins éparpillé façon puzzle que les coéquipiers de Rai et Leonardo. Mais comme en 1985, le club autrichien n’affrontera pas la Juventus Turin, cette fois de façon légitime …

En 1993, l’AC Milan remplace l’Olympique de Marseille forfait, le club phocéen étant suspendu de toute  compétition internationale par la FIFA et l’UEFA après le scandale de corruption du 20 mai 1993 contre Valenciennes. Le suppléant lombard est cependant battu par un compatriote, le club romagnol de Parme, tout comme le onze de Fabio Capello avait cédé  en finale intercontinentale contre le Sao Paulo FC de Tele Santana. Comme si l’ombre de sa bête noire marseillaise l’avait privé du titre. Un dauphin qui veut devenir empereur, quelle idée saugrenue …

C’est ensuite la Principauté de Monaco qui devient le port d’attache du vilain petit canard de l’UEFA, lors du dernier vendredi du mois d’août, en marge du tirage au sort du premier tour de la Ligue des Champions. Du fait de clubs en rodage, les surprises seront nombreuses au stade Louis II : Chelsea contre le Real Madrid en 1998, la Lazio Rome face à Manchester United en 1999, Galatasaray devant le Real Madrid en 2000, le FC Séville contre FC Barcelone en 2006, le Zénith Saint-Pétersbourg face à Manchester United en 2008, l’Atletico Madrid devant l’Inter Milan en 2010, l’Atletico Madrid contre Chelsea en 2012  …

Grâce à cet évènement annuel, Monaco gagne donc un évènement sportif de plus, en marge du Rallye de Monte-Carlo (janvier), du tournoi de tennis de Monte-Carlo (avril), du Grand Prix de Formule 1 de Monaco (mai) ou du meeting d’athlétisme Herculis (juillet). L’organisation de cette finale à Louis II a très souvent conduit l’AS Monaco à jouer à l’extérieur en championnat de France en fin août, pour faire reposer la pelouse du club du Rocher : à Gerland contre Lyon le samedi 29 août 1998, au stade de la route de Lorient contre Rennes le samedi 26 août 2000, au stade du Moustoir contre Lorient le samedi 25 août 2001, au stade Bollaert contre Lens le samedi 31 août 2002, au stade Bollaert contre Lens le samedi 27 août 2004, au stade Chaban-Delmas contre Bordeaux le samedi 1er septembre 2007, au stade des Alpes contre Grenoble le samedi 30 août 2008, au stade Bonal contre Sochaux le samedi 29 août 2009. Le club princier jouera cependant parfois à domicile dans la foulée de la finale du vendredi soir, comme le dimanche 29 août 1999 contre Troyes, le dimanche 31 août 2003 contre Metz, le dimanche 28 août 2005 contre Lens, le dimanche 27 août 2006 contre Sedan, le dimanche 29 août 2010 contre Auxerre.

1999 marque la dernière finale impliquant un lauréat de Coupe des Coupes, compétition qui disparaît en 2000. Le péché originel de 1972, avec l’idée du journal De Telegraaf, fut d’opposer champion d’Europe et vainqueur de C2. Il aurait fallu organiser depuis le début un duel entre vainqueur de C1 et lauréat de la C3, qui avant la refonte de la Ligue des Champions accueillait les dauphins ainsi que les 3e et 4e des meilleurs championnats. En 1995-1996, le Bayern Munich, bien qu’en zone de turbulences FC Hollywood du fait de l’animosité violente entre Jürgen Klinsmann et Lothar Mätthaus, avait gagné une compétition qui réunissait le FC Barcelone de Johan Cruyff, l’AC Milan de Fabio Capello et le Manchester United d’Alex Ferguson. Le plateau des favoris n’avait pas grand-chose à envier à celui de la Ligue des Champions 1995-1996 : Juventus Turin de Marcello Lippi, Ajax Amsterdam de Louis Van Gaal, Real Madrid de Jorge Valdano, Borussia Dortmund d’Ottmar Hitzfeld. A plusieurs reprises entre 1972 et 1999, un affrontement C1 / C3 aurait été au moins aussi alléchant sur le papier, voire préférable dans certains cas …

-  1972 : Ajax Amsterdam / Leeds au lieu de Ajax Amsterdam / Glasgow Rangers

-  1973 : Ajax Amsterdam / Liverpool au lieu de Ajax Amsterdam / AC Milan

-  1974 : Bayern Munich / Feyenoord Rotterdam plutôt que Bayern Munich / FC Magdebourg

-  1975 : Bayern Munich / Borussia Mönchengladbach au lieu de Bayern Munich / Dynamo Kiev

-  1976 : Bayern Munich / Liverpool plutôt que Bayern Munich / Anderlecht

-  1977 : Liverpool / Juventus Turin au lieu de Liverpool / Hambourg SV

-  1978 : Liverpool / PSV Eindhoven à la place de Liverpool / Anderlecht

-  1979 : Nottingham Forest / Borussia Mönchengladbach au lieu de Nottingham Forest / FC Barcelone

-  1980 : Nottingham Forest / Einthracht Francfort plutôt que Nottingham Forest / FC Valence

-  1981 : Liverpool / Ipswich au lieu de Liverpool / Dinamo Tbilissi (match jamais joué)

-  1983 : Hambourg SV / Anderlecht en lieu et place de Hambourg SV / Aberdeen

-  1985 : Juventus Turin / Real Madrid au lieu de Juventus Turin / Everton (finale annulée)

-  1986 : Steaua Bucarest / Real Madrid au lieu de Steaua Bucarest / Dynamo Kiev

-  1988 : PSV Eindhoven / Bayer Leverkusen plutôt que PSV Eindhoven / FC Malines

-  1989 : AC Milan / Naples plutôt que AC Milan / FC Barcelone

-  1990 : AC Milan / Juventus Turin plutôt que AC Milan / Sampdoria Gênes

-  1991 : Etoile Rouge Belgrade / Inter Milan au lieu de Etoile Rouge Belgrade / Manchester United

-  1992 : FC Barcelone / Ajax Amsterdam à la place de FC Barcelone / Werder Brême

-  1993 : AC Milan / Juventus Turin plutôt que AC Milan / Parme (Milan remplaçant l’OM suspendue par l’UEFA du fait de l’affaire OM – VA)

-  1994 : AC Milan / Inter Milan plutôt que AC Milan / Arsenal

-  1995 : Ajax Amsterdam / Parme au lieu de Ajax Amsterdam / Saragosse

-  1996 : Juventus Turin / Bayern Munich plutôt que Juventus Turin / PSG

-  1998 : Real Madrid / Inter Milan au lieu de Real Madrid / Chelsea

-  1999 : Manchester United / Parme plutôt que Manchester United / Lazio Rome

On retiendra l’émouvante finale de 2007 où l’AC Milan s’imposera face au FC Séville, quelques jours après le décès d’Antonio Puerta le 28 août à l’âge de 23 ans. L’équipe de Milan a voulu annuler le match du 31 août, ce que Séville a refusé. En hommage au joueur, tous les joueurs du match ont porté le nom « Puerta » sur leur maillot, en dessous de leur numéro. Le club italien s’est imposé 3-1  face au club andalou, qui avait ouvert le score.

En 2013, Monaco perd l’exclusivité de la finale de la Supercoupe d’Europe, l’UEFA décidant d’exporter l’évènement dans des villes dont les stades n’ont aucune chance d’accueillir la finale de Ligue des Champions, ni même celle de la Ligue Europa : Prague en 2013, Cardiff en 2014 (exception, la capitale galloise accueillera la finale de la C1 en 2017), Tbilissi en 2015, Trondheim en 2016, Skopje en 2017 ou encore Tallinn en 2018.

Exception faite du Kaiser Franz Beckenbauer (battu en 1975 avec le grand Bayern Munich) et de Diego Maradona (jamais qualifié avec son Napoli), tous les plus grands joueurs de la période 1972-2017, ceux qui sont nourris au nectar et à l’ambroisie par les fées du destin, ont gagné ce trophée qui échappera pour toujours aux pionniers des joutes européennes, de Di Stefano à Eusebio en passant par Liedholm, Kopa ou Puskas : parmi les vainqueurs on trouve donc Johan Cruyff, Michel Platini, Marco Van Basten, Franco Baresi, Raul, Zinédine Zidane, Lionel Messi, Cristiano Ronaldo.

  1. avatar
    22 février 2018 a 17 h 34 min

    Côté français, la Supercoupe d’Europe a donc été un double cauchemar : suspension de l’OM en 1993 remplacé par l’AC Milan contre Parme, humiliation du PSG au Parc face à la Juventus de Zidane et Deschamps (1-6).

    Avec un sacré sketch des Guignols le lendemain, où PPD s’en donnait à Coeur joie sur la marionette de Michel Denisot …

  2. avatar
    22 février 2018 a 22 h 33 min

    Bonsoir Axel

    Très bon article sur cette compétition qui fait toujours débat, sans qu’n s’en aperçoit. Par contre je suis en désaccord sur le fait qu le match doit se jouer entre le vainqueur de la C1 et le vainqueur de la C3. Je penses qui aurait dû être fait c’est une petite phase de poules sans aller retour (2 matchs chacun) et se jouer dans tous les cas sur terrains neutres. Mon idée est ambitieuse sur le papier mais qui ne passera pas problème de calendrier. Au pire des cas, il aurait du être dissout il y a bien longtemps et il y aurait eu aucun problème pour tout le monde. Pour le reste, merci pour la lecture

  3. avatar
    23 février 2018 a 10 h 13 min

    Salut Marko,

    Je ne comprends ta proposition. Si tu supprimes le principe du match sur terrain neuter entre vainqueurs de la C1 et de la C3, qui mets-tu dans ta poule ?

    Parles tu d’une poule de 3 à l’époque des vainqueurs de C1, C2 et C3 ? Oui cela aurait pu être marrant mais plutôt en matches A/R

    Genre ceci en 1993
    - 1re journée Marseille – Parme
    - 2e journée Juventus – Marseille
    - 3e journée Parme – Juventus
    - 4e journée Parme – Marseille
    - 5e journée Marseille – Juventus
    - 6e journée Juventus – Parme

    Ou une poule de 4 avec le tenant de la Supercoupe ?
    Dans ce cas on aurait Barcelone (SCE 1992), OM, Juventus et Parme pour la Supercoupe 1993.

    Mais cela faisait en effet comme une poule de C1, soit 6 journées de 2 matches … Ingérable dans le calendrier UEFA !

    • avatar
      23 février 2018 a 20 h 15 min

      Bonsoir de nouveau

      Je vais le formuler autrement et être plus clair dans mes réponses. Je préconise pour la Supercoupe d’Europe 2 réformes au choix si la Coupe des Coupes continuerait d’exister (ce qui n’arrivera jamais malheureusement problème de calendrier):

      - la 1re: organiser la compétition avec 4 clubs dont le tenant du titre sous le format demi-finale et finale à match unique et sur terrains neutres (modèle de type Final Four comme sous l’Euroleague de basket et la Ligue des Champions de handball) sachant deux joueront une finale en plus et les demi-finale se joue sur une journée (1re match à 19h et 2me à 21h, finale trois jours plus tard à 20h45)
      - la seconde: organiser une phase de poules unique avec 4 clubs (incluant aussi le tenant du titre) dont le tenant du titre et sans matchs retour (sur le modèle de la phase de poules de la Coupe du Monde de football) et même chose sur terrain neutre dans 2 stades (un peu sur le modèle du futur Euro 2020) et là aussi les deux matchs le même jour (1r match 19h, 2me 21h et on laisse 3 ou 4 jours de repos pour qu’ils puisse récupérer).

      Ce sont pour moi ce qui aurait du être fait dès la création de la Supercoupe d’Europe sachant que la Ligue des Champions existe depuis 1956, la Coupe des Coupes existait entre 1960 et 1999 et la Ligue Europa existe depuis 1971 (peut importe les formules). Mais depuis la disparition de la Coupe des Coupes en 1999, il aurait du être organisé de la façon suivante: le champion d’Europe et le vainqueur de la C3 s’affronte entre eux et une place en finale face au tenant du titre (ce qui reviendrait à décrédibiliser un peu plus la Ligue des Champions) ou bien une phase de poules sans aller retour sur le modèle de la Coupe du monde de foot avec 3 clubs dont le tenant du titre.

      Tout ça est très ambitieux de part mais ce n’est pas prêt d’arriver. J’espère cette fois avoir été plus clair dans ce que j’ai dit précédemment (pardon pour certaines fautes d’orthographe que j’ai pu faire mon clavier d’ordi a un peu déconné)

      • avatar
        26 février 2018 a 17 h 12 min

        Salut Marko,

        Mais pour tes 4 clubs, c’est donc tenant de la SCE, et lauréats de la C1, C2 et C3 c’est bien cela ?

        Sympa la formule à Final Four en effet façon Euroligue de basket …

        • avatar
          1 mars 2018 a 22 h 46 min

          Salut Axel

          C’est exactement cela (tenant de la Supercoupe, vainqueurs des C3, des C2 et C1). Après aucune garantie que cela marchera sur le long terme d’ailleurs je ne sais pas combien temps encore la Supercoupe existera mais il est certain que cette compétition n’a pas une bonne image auprès des fans de foot (du moins pas à ma connaissance)

          • avatar
            2 mars 2018 a 10 h 04 min

            Salut Marko,

            En plus, l’UEFA a réussi à ringardiser encore plus sa Supercoupe. A Monaco au moins cela avait de la gueule dans le cadre du tirage au sort de C1 / C3, du trophée UEFA du meilleur joueur ed la saison passée.

            Un vendredi soir fin aout c’était pour finir l’été au moment de Rock en Seine.

            Tandis qu’un mercredi soir début aout ou mi aout dans une ville perdue d’Europe de l’Est ou du Nord, c’est vraiment pas genial. Et les equipes sont encore plus en mode rodage dans leur preparation de début de saison …

            Bref Platini a voulu remercier son électorat de 2007, les petits pays, comme pour le dossier Euro 2016 élargi à 24 nations. Pour un résultat identique, un spectacle appauvri …

  4. avatar
    23 février 2018 a 11 h 00 min

    J’aime bien la dernière formule à 4 … Voici ce que cela aurait donné de 1972 à 1999 (sauf si le tenant de la SCE regagne une des 3 Coupes d’Europe, tournoi réduit à 3 dès lors), puis à 3 de 2000 à 2017 :

    – 1972 : Ajax Amsterdam (C1), Glasgow Rangers (C2), Tottenham (C3)

    – 1973 : Ajax Amsterdam (SCE et C1), AC Milan (C2), Liverpool (C3)

    – 1974 : Ajax Amsterdam (SCE), Bayern Munich (C1), FC Magdebourg (C2), Feyenoord Rotterdam (C3)

    – 1975 : Ajax Amsterdam (SCE), Bayern Munich (C1), Dynamo Kiev (C2), Borussia Mönchengladbach (C3)

    – 1976 : Dynamo Kiev (SCE), Bayern Munich (C1), Anderlecht (C2), Liverpool (C3)

    – 1977 : Anderlecht (SCE), Liverpool (C1), Hambourg SV (C2), Juventus Turin (C3)

    – 1978 : Liverpool (SCE et C1), Anderlecht (C2), PSV Eindhoven (C3)

    – 1979 : Anderlecht (SCE), Nottingham Forest (C1), FC Barcelone (C2), Borussia Mönchengladbach (C3)

    – 1980 : Nottingham Forest (SCE et C1), FC Valence (C2), Einthracht Francfort (C3)

    – 1981 : FC Valence (SCE), Liverpool (C1), Dinamo Tbilissi (C2), Ipswich Town (C3)

    – 1982 : Aston Villa (C1), FC Barcelone (C2), IFK Göteborg (C3)

    – 1983 : Aston Villa (SCE), Hambourg SV (C1), Aberdeen (C2), Anderlecht (C3)

    – 1984 : Aberdeen (SCE), Liverpool (C1), Juventus Turin (C2), Tottenham (C3)

    – 1985 : Juventus Turin (SCE et C1), Rapid Vienne car Everton suspendu du fait du Heysel (C2), Real Madrid (C3)

    – 1986 : Steaua Bucarest (C1), Dynamo Kiev (C2), Real Madrid (C3)

    – 1987 : Steaua Bucarest (SCE), FC Porto (C1), Ajax Amsterdam (C2), IFK Göteborg (C3)

    – 1988 : FC Porto (SCE), PSV Eindhoven (C1), FC Malines (C2), Bayer Leverkusen (C3)

    – 1989 : FC Malines (SCE), AC Milan (C1), FC Barcelone (C2), Naples (C3)

    – 1990 : AC Milan (SCE et C1), Sampdoria Gênes (C2), Juventus Turin (C3)

    – 1991 : AC Milan (SCE), Etoile Rouge Belgrade (C1), Manchester United (C2), Inter Milan (C3)

    – 1992 : Manchester United (SCE), FC Barcelone (C1), Werder Brême (C2), Ajax Amsterdam (C3)

    – 1993 : FC Barcelone (SCE), Olympique de Marseille (C1), Parme (C2), Juventus Turin (C3)

    – 1994 : Parme (SCE), AC Milan (C1), Arsenal (C2), Inter Milan (C3)

    – 1995 : AC Milan (SCE), Ajax Amsterdam (C1), Saragosse (C2), Parme (C3)

    – 1996 : Ajax Amsterdam (SCE), Juventus Turin (C1), Paris SG (C2), Bayern Munich (C3)

    – 1997 : Juventus Turin (SCE), Borussia Dortmund (C1), FC Barcelone (C2), Schalke 04 (C3)

    – 1998 : FC Barcelone (SCE), Real Madrid (C1), Chelsea (C2), Inter Milan (C3)

    – 1999 : Chelsea (SCE), Manchester United (C1), Lazio Rome (C2), Parme (C3)

    – 2000 : Lazio Rome (SCE), Real Madrid (C1), Galatasaray Istanbul (C3)

    – 2001 : Galatasaray Istanbul (SCE), Bayern Munich (C1), Liverpool (C3)

    – 2002 : Liverpool (SCE), Real Madrid (C1), Feyenoord Rotterdam (C3)

    – 2003 : Real Madrid (SCE), AC Milan (C1), FC Porto (C3)

    – 2004 : AC Milan (SCE), FC Porto (C1), FC Valence (C3)

    – 2005 : FC Valence (SCE), Liverpool (C1), CSKA Moscou (C3)

    – 2006 : Liverpool (SCE), FC Barcelone (C1), FC Séville (C3)

    – 2007 : FC Séville (SCE et C3), AC Milan (C1)

    – 2008 : AC Milan (SCE), Manchester United (C1), Zénith Saint-Pétersbourg (C3)

    – 2009 : Zénith Saint-Pétersbourg (SCE), FC Barcelone (C1), Chaktiar Donetsk (C3)

    – 2010 : FC Barcelone (SCE), Inter Milan (C1), Atletico Madrid (C3)

    – 2011 : Atletico Madrid (SCE), FC Barcelone (C1), FC Porto (C3)

    – 2012 : FC Barcelone (SCE), Chelsea (C1), Atletico Madrid (C3)

    – 2013 : Atletico Madrid (SCE), Bayern Munich (C1), Chelsea (C3)

    – 2014 : Bayern Munich (SCE), Real Madrid (C1), FC Séville (C3)

    – 2015 : Real Madrid (SCE), FC Barcelone (C1), FC Séville (C3)

    – 2016 : FC Barcelone (SCE), Real Madrid (C1), FC Séville (C3)

    – 2017 : Real Madrid (SCE et C1), Manchester United (C3)

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