La marque Monza
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La marque Monza

Histoire, tradition, passion et vitesse, tels pourraient être les 4 grands marqueurs de Monza et de son identité. Ces valeurs apparaissent comme des signes distinctifs.

Ces valeurs apparaissent comme des signes distinctifs qui, somme toute, nous permettent de distinguer l’Autodromo Nazionale di Monza des autres circuits et d’en faire un rendez-vous incontournable de la saison de F1. Un statut de repère qui a notamment été acquis grâce à une constance dans le temps, puisque Monza fait partie des 7 circuits qui ont accueilli le premier championnat du monde de F1. Circuit le plus visité de l’histoire de la F1 et situé au nord de Milan, ce temple de la vitesse fait donc partie du patrimoine du sport automobile avec ce mythique passé. Un poids de l’Histoire que l’on peut encore ressentir aujourd’hui. Son histoire s’est écrite au fil de moments restés dans les consciences collectives, entre tragédies, combats épiques et instants de gloire : les drames avec Wolfgang Von Trips en 1961 et Ronnie Peterson en 1978, les combats avec la première victoire de Jackie Stewart en 1965 face à Graham Hill, l’incroyable arrivée de Peter Gethin qui passera la ligne d’arrivée un centième de seconde devant Ronnie Peterson et neuf centième de seconde devant François Cevert, le duel Michael Schumacher – Juan Pablo Montoya en 2003, les manœuvres entre Sebastian Vettel et Fernando Alonso en 2011 et 2012… Les joies comme le doublé Ferrari plus que symbolique Gerhard Berger – Michele Alboreto en 1989 quelques jours après la disparition d’Enzo Ferrari, ou encore la liesse des tifosi lors de la victoire de Michael Schumacher en 2006 ou celle de Fernando Alonso en 2010.

Notre imaginaire est aussi façonné par l’environnement du circuit tracé dans la forêt et des monoplaces qui arrivent à plus de 300 km/h en bout de ligne droite, en particulier à la sortie de la fameuse Parabolica.

Même son logo est connu (tracé du circuit), qui est en fait la représentation graphique de la marque Monza où l’on peut deviner les longues lignes droites, promesses de haute vitesse. Monza demeure le circuit du championnat le plus sensible à la puissance moteur étant donné que plus de 70 % du tour se négocie à fond. En 2004, Juan Pablo Montoya sur Williams BMW y a réalisé le tour le plus rapide de l’histoire (262 km/h de moyenne) avant d’atteindre une vitesse de 372,6 km/h lors d’essais privés en 2005. Une marque qui a aussi son identité sonore, avec le bruit des moteurs et la clameur des tifosi, qui, bien sur, envahissent la piste une fois le drapeau à damiers agité. La passion est intacte malgré l’absence de champions italiens sur la piste. La puissance de la marque joue un rôle stratégique évident et apparaît comme un précieux capital qui permet au Grand Prix d’Italie de perdurer dans le calendrier mondialisé et ultra-concurrentiel de la F1.

 

  1. avatar
    7 septembre 2015 a 8 h 36 min

    Tu oublies plein d’épisodes du GP d’Italie, article trop rapide pour un mythe tel que Monza.

    La paix des braves entre Senna et Prost en 1990 demandé par un journaliste de La Repubblica

    La mort de Jochen Rindt en qualifs. et l’émouvante pole position de Stewart en hommage à son ami défunt en 1970

    La victoire de Ronnie Peterson en 1973 devant Emerson Fittipaldi furieux de ne pas avoir été privilégié par Colin Chapman chez Lotus

    Les larmes du Kaiser Schumacher en 2000 à l’évocation en salle de presse de sa 41e victoire (comme son idole Ayrton Senna)

    La résurrection du phénix allemand en 2003 devant Montoya

    La victoire symbole de Fangio en 1953 qui interrompt l’invincibilité de la Scuderia Ferrari, victorieuse depuis 1952 en F1 (hors Indy 500).

    Le titre de Niki Lauda en 1975 devant les tifosi après la victoire de Clay Regazzoni, celui de Scheckter également acquis en Lombardie via un doublé Ferrari devant Gilles Villeneuve.

    Le titre de Jim Clark en 1963, interrogé ensuite par la police sur l’affaire de la mort du comte Von Trips en 1961 …

    L’annonce du transfert de Prost en 1989 chez Ferrari pour 1990, le Professeur jetant la coupe du vainqueur dans la foule lombarde, rompant une clause du contrat McLaren à la grande fureur de Ron Dennis.

    L’incroyable erreur de pilotage de Mika Häkkinen en 1999

    L’édition 2001 marqué par l’hommage aux attentats du 11 septembre

    Celle de 2004 gagnée par Barrichello avec une fantastique remontée de Scumacher

    Celle de 2005 où Montoya risquait de voir un pneu éclater à plus de 300 km/h dans les derniers tours, mais le Colombien put gagner sa 6e victoire en F1 ce jour là.

    Enfin, pour le doublé Berger – Alboreto, c’était en 1988 et non en 1989 !

  2. avatar
    7 septembre 2015 a 17 h 45 min

    Devant les risques de voir le mythique circuit de Monza disparaître du calendrier du championnat du monde en 2017, pilotes et fans de F1 sont montés au créneau. «Si on enlève Monza du calendrier pour des raisons merdiques de fric, ce sera comme si on nous arrachait le coeur», a même lâché Sebastian Vettel, 2e du Grand Prix dimanche.

  3. avatar
    9 septembre 2015 a 14 h 49 min
    Par Floyd

    1994 la 1ere pole de Jean Alesi sur la Ferrari n°27

  4. avatar
    10 septembre 2015 a 21 h 48 min

    L’idée de l’article n’est pas de faire un catalogue des évènements qui se sont déroulés à Monza, mais un simple clin d’œil à l’actualité marquée par le Grand Prix de Monza… auquel nous sommes, à l’image de Vettel, si attaché !! Ce qui rejoint mon idée de départ : Monza est une marque. Une marque forte du championnat du monde de Formule 1 :)

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